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233. (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE I. Réformation de Riccoboni. » pp. 4-27

La méthode Françoise est la plus pernicieuse, elle rend familieres & domestiques des intrigues qui uniquement confiées à des mains étrangères & infames, en laissent subsister dans les familles honnêtes une juste horreur, l’idée de la difficulté de l’exécution, & la comédie Françoise y apprivoise & la facilite. […] S’il se dérange, & qu’on soit obligé de le congédier, il sortira sans récompense. 2.° L’amour fera exclus de toutes les pieces, à moins qu’il n’y soit puni & représenté avec horreur, comme les passions brutales de la haine & de la vengeance. 3.° On examinera les anciennes pieces, & on ne retiendra que celles qui ont ce caractère, ou qui du moins pourront être corrigées, & devenir propres à corriger les mœurs, faire aimer la vertu, & inspirer une bonne morale. 4.° Il n’y aura point de femme dans la troupe qui ne soit mariée & ne vive avec son mari.

234. (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE II [bis]. De la Comédie considerée dans elle-même, et dans sa nature. » pp. 29-54

Et il est bon de remarquer ici en passant, que Messieurs les Ecclésiastiques de cette grande Paroisse, ont les Comédiens en si grande horreur, qu’ils ont discontinué de faire passer la Procession du S. […] Ainsi l’on ne participe pas au crime d’un blasphémateur quand on a horreur de l’entendre blasphémer.

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