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265. (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — SIXIEME PARTIE. — Comédies à conserver. » pp. 276-294

Le Misanthrope dont nous venons de parler, n’est pas une Pièce où cette passion paraisse avec les défauts contre lesquels je me suis si fort révolté ; les Amants de la Coquette aiment plutôt en petits Maîtres et en étourdis, qu’en hommes véritablement amoureux : Célimène fait son métier, et le Misanthrope, quoique passionné, traite l’amour suivant son caractère qui influe beaucoup sur sa passion, ce que le grand Molière n’a pas négligé en travaillant : je cherchais donc dans une Comédie un de ces excès de la passion d’amour qui portent les Amants à tout tenter pour se satisfaire : qui les rendent aveugles : en un mot un de ces excès qui font regarder les Amants comme des insensés, et qui leur attirent tout à la fois l’indignation et la compassion des Spectateurs, et je l’ai trouvé à la fin.

266. (1756) Lettres sur les spectacles vol.1 pp. -610

Voulons que la copie des Présentes, qui sera imprimée tout au long, au commencement ou à la fin dudit Ouvrage, soit tenue pour duement signifiée, &c. […] Cette anecdote se trouve rapportée à la page 109 d’un Ecrit qui parut sur la fin du dernier siecle, sous le titre de Sentimens pour servir de décision sur la Comédie & les Comédiens, Paris, 1694. […] Il ne faut, pour sentir la mauvaise foi de toutes ces réponses, que consulter l’état de son cœur à la fin d’une Tragédie. […] Pour moi j’ai toujours cru entendre chaque Spectateur dire en son cœur à la fin de la Tragédie : Ah ! […] Mais il ne faut pas imputer aux Sciences ce qu’on ne doit attribuer qu’à la corruption de ceux qui les éloignent de leur fin légitime.

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