Nous remarquons d’abord que la Tragédie tire son origine chez les Grecs, des fêtes & des cérémonies en l’honneur d’un de leurs Dieux. […] Les sciences & les arts , dit-il, sont l’appui des trônes, les sources de l’urbanité & des mœurs… mais les hymnes en l’honneur des Dieux & les louanges des grands hommes, sont la poésie qu’il faut admettre.
On ne peut faire chanter avec vraisemblance que les personnes qui sont dans une situation tranquille : l’employ du Chœur chez les Grecs étoit d’invoquer les Dieux, de donner des avis, & d’être conciliateur, & concilietur amicis, ceux qui font cet office, sont dans une situation tranquille. […] Dans ces nouveaux ouvrages on ne voit plus à la vérité des Dieux & des Déesses, des Magiciennes, & des enchantemens : on y voit les grands sujets de l’Histoire ; & l’on est fort surpris de les y trouver.