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337. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre III. Du Cardinal de Richelieu. » pp. 35-59

Ils n’auraient pas apparemment souffert qu’elle eût infecté toutes les villes du royaume, qu’on eût soudoyé des milliers de Comédiens, et abandonné l’agriculture, les métiers, les professions, pour aller amuser le public de sornettes, d’intrigues et de crimes. […] C’est celle d’Armand, le Dieu tutélaire des lettres : c’est la voix de cet oracle. » On trouve dans cette pièce des traits bien singuliers : « Les Rois sont au-dessus des crimes … Toutes choses sont légitimes pour les Princes qui peuvent tout … Raison, dont la voix importune vient s’opposer à ma fortune, tais-toi, le conseil en est pris » … quelle morale !

338. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre IV. Christine de Suede. » pp. 111-153

Quel odieux assemblage de religion & de crime, de tendresse & de cruauté, assassiner son amant, parce qu’on le croit infidèle ! […] Voltaire en convient : ce n’est point un juge qui condamne un coupable, un Souverain qui proscrit un crime d’État, c’est une femme qui termine une galanterie par un meurtre . […] Quel que fut le crime de Monal Deschi, Christine ayant depuis long-temps renoncé à la royauté n’avoit aucune juridiction.

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