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7. (1825) Encore des comédiens et du clergé « TABLE DES MATIERES. » pp. 229-258

Page 53 C’est tout à la fois se rendre utile à la religion et à l’Etat, que de démasquer les hypocrites et les tartufes en religion comme en politique. […] Page 146 De l’autorité temporelle, considérée comme protectrice de la religion. […] Page 156 Caractère odieux de la religion jésuitique. […] Page 180 La religion est dans l’Etat, et non l’Etat dans la religion. Page 181 Article VI de la Charte, concernant la religion de l’Etat.

8. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE V. Des Pièces tirées de l’Ecriture sainte. » pp. 96-119

C’était toujours un mal de moins ; si les mœurs étaient exposées, la religion était respectée. […] Voilà donc le fruit de ces pièces, elles achèvent de perdre la religion. […] Que savent-ils de la religion ? […] Jugez s’il eût approuvé qu’on étalât, ou plutôt qu’on avilît la religion, en la faisant monter sur la scène. […] Cet Abbé, tout Prêtre qu’il était, homme de condition et de probité, paraît partout sans religion et sans connaissance de la religion.

9. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE VII. De l’idolâtrie du Théâtre. » pp. 143-158

Cette extraction peu honorable touche médiocrement les Comédiens ; ils ne se piquèrent jamais de noblesse, moins encore de bonnes mœurs, de religion, de sagesse et de charité. […] En effet, s’il s’agissait de la religion Judaïque, ou de la religion Chrétienne, ce serait une impiété et une extravagance, puisque rien ne leur fut jamais plus opposé. […] Cette idée de religion ne leur sauva pas une infamie si bien méritée. […] Un Païen qui viendrait de l’autre monde, y trouverait sa religion : un des premiers Chrétiens y verrait les mêmes horreurs qui lui faisaient détester le théâtre. […] La religion n’y a plus paru que comme un amusement qui vient quelquefois varier la scène, en fournissant des sujets.

10. (1771) Sermons sur l’Avent pp. 103-172

Une grande indecence pour la Religion, que la Religion a toujours condamnée. […] Indecence pour la Religion. […] La Religion les condamne. […] Indecence pour la Religion. […] La Religion les condamne.

11. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE XI. De l’excommunication considérée comme injuste et par conséquent nulle, de la part des prêtres qui anathématisent les Comédiens, morts sans les secours spirituels de l’Eglise. » pp. 186-211

Du reste, il doit être traité par l’église, comme tous les autres citoyens qui professent la religion chrétienne. […] Cet orgueil démesuré, ce conflit d’autorité, cet abus de puissance est tout à fait contraire à l’esprit de notre sainte religion et à la volonté de notre législation. […] L’autorité séculière défendit enfin aux prêtres, de remplir désormais des rôles de comédiens, et à ceux-ci de ne plus prendre leurs sujets de comédie dans les mystères de la religion. […] N’est-il pas encore évident que ce parti dominateur, pour arriver à ses fins, ne recule pas, lorsqu’il faut fouler à ses pieds les principes de la religion chrétienne, et les maximes de l’évangile ? Il se moque ainsi de la religion, comme il se moque, depuis si longtemps, de l’art de raisonner.

12. (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre VI. Les spectacles produisent et favorisent l’incrédulité. » pp. 86-89

L’effet de la mythologie dans les théâtres est d’embellir les aventures romanesques : la religion n’y est traitée qu’avec indécence. […] Sous l’emblème des fausses religions on attaque la véritable : Mahomet, les Vestales, Eugénie, Argillan, Virginie, Olinde, Sophronie, l’honnête Criminel, les Lois de Minos, les Guèbres et beaucoup d’autres en sont des preuves. […] On s’efforce d’y représenter, par la bouche des infidèles ou des apostats, les chrétiens comme des fanatiques d’un autre ordre, et d’y semer des traits les plus marqués contre les dogmes de la religion chrétienne. […] Jugerait-on, en assistant à la représentation de leurs tragédies, qu’ils n’ont point pensé, en matière de religion, comme Sophocle et Euripide ? […] C’est depuis cette époque que les incrédules se sont tellement multipliés qu’un étranger arrivant en France, dans les grandes villes, aurait bien de la peine à se persuader que la religion chrétienne fût la religion de l’Etat.

13. (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE IV. Pieces singulieres. » pp. 107-153

Si la Religion pouvoit se réconcilier avec le Théatre, Metastasio en seroit le médiateur. […] Elles y ont défriché quelque désert, & s’y sont maintenues dans leur religion. […] Toutes les religions sont-elles également bonnes ? […] Ces traits ne tiennent à aucune religion en particulier. […] Je ne sais de quelle religion est l’Auteur, mais sûrement il n’est pas Catholique. 2°. 

14. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre IV. Christine de Suede. » pp. 111-153

On voudroit aujourd’hui la relever pour en faire honneur à la philosophie, parce que dans le fonds elle n’avoit point de Religion. […] Elle a joué la Religion. […] Des raisons de politique peuvent autoriser à se taire, à différer l’éclat d’une abjuration, & à ne pas faire des actes extérieurs de la Religion qu’on veut embrasser ; mais aucune raison n’autorise à faire des actes positifs contraires de la Religion qu’on croit fausse. […] Quel odieux assemblage de religion & de crime, de tendresse & de cruauté, assassiner son amant, parce qu’on le croit infidèle ! […] Il faut être sans Religion pour lui faire un mérite de son indifférence pour toutes les Religion, il faut encore être sans probité pour lui faire un mérite de son hypocrisie, de se conformer sans scrupule en apparence aux sentimens des peuples chez lesquels on vit.

15. (1825) Encore des comédiens et du clergé « DISCOURS PRELIMINAIRE. » pp. 13-48

Ils travestirent la morale pure de l’évangile et ils y substituèrent une morale mondaine, une morale relâchée, qui ne fait consister la religion, que dans de simples pratiques, que dans des croyances symboliques et mystiques, qui dans les fausses religions, sont si fabuleuses et si ridicules. […] Ce n’est donc qu’en dégageant la vraie religion des épaisses ténèbres de l’ignorance, de la superstition et du fanatisme dont elle est obscurcie, qu’on pourrait la ramener à sa pureté primitive. […] Des chefs si impérieux, sont intolérants en religion comme en politique. […] Il est temps de réformer les mœurs, le langage et les principes des prêtres fanatiques qui, en divers pays, et principalement en Espagne et en Portugal, nuisent aujourd’hui à la religion chrétienne, apostolique et romaine. […] Que sa sainteté, surtout, proscrive le jésuitisme qui enseigne la manière de commettre toute espèce de crimes sans remords, et qui autorise le régicide pour la gloire de Dieu, et dans l’intérêt de la religion.

16. (1691) Nouveaux essais de morale « XXI. » pp. 186-191

Il faut que dans toutes ses études il ait pris bien peu, et du goût de la science qu’il professe, et de l’esprit de la Religion de Jésus-Christ, pour entreprendre la défense de ces spectacles, que les Pères et les Canons de l’Eglise ont condamnés comme contraires à la sainteté des mœurs et à la pureté du cœur, que nous veut inspirer Jésus-Christ par ses paroles et par ses exemples. […] Il dirait sans doute que nous aurions bien perdu le goût de la Religion de Jésus-Christ. […] Parmi Messieurs de la Religion Prétendue Réformée, on ne lit les Pères et les Canons de l’Eglise que pour les critiquer, non pas pour les suivre. […] Voilà ce qu’un véritable Théologien qui a une juste idée de la Religion de Jésus-Christ, trouve sans peine. […] On m’avouera qu’il n’y a pas lieu d’espérer des décisions bien justes en matière de Religion, d’un Théologien qui se rend le défenseur des spectacles que l’Eglise et les Pères ont condamnés.

17. (1825) Des comédiens et du clergé « Des comédiens et du clergé. — Conclusions générales. » pp. 371-378

Les comédiens du troisième âge, ayant reçu leur institution du prince et des lois du royaume, ne sont point comptables de leur profession au clergé ; L’abjuration de cette profession, exigée par le clergé, est un véritable délit, parce que aucune autorité dans l’Etat n’a le droit de vouloir le contraire de ce qui a été créé et autorisé par les diplômes du prince et la législation du pays ; Le refus de sépulture, fait par le clergé aux comédiens, est encore un délit manifeste et réel, puisque c’est infliger une action pénale, imprégner un mépris public à une profession que le prince, les lois du royaume, les ordonnances de police ont instituée et régularisée ; et en cette circonstance l’outrage est non seulement fait à la personne et à la profession du comédien décédé, mais encore aux autorités suprêmes qui ont autorisé et commandé son exercice : voilà pour ce qui concerne l’état politique et celui de la législation ; c’est aux procureurs du roi qu’il appartient de faire respecter, par toutes les autorités existant dans l’Etat, ce qui a été institué et par l’action du prince et par le fait de la législation et des règlements de la police du royaume ; Le refus de sépulture est encore un autre délit envers les lois ecclésiastiques même, puisque, pour avoir lieu d’une manière canonique, il faut que les individus auxquels on veut l’appliquer aient été excommuniés, dénoncés dans les formes, et que jamais les comédiens du troisième âge ne se sont rencontrés dans cette catégorie ; Le clergé de France est d’autant moins fondé à frapper les comédiens de ses sentences exterminatoires, qu’il a lui-même aidé à leur institution, et que dans le principe de leur création les prêtres ont rempli des rôles dans les mystères que les comédiens représentaient ; que les obscénités, les scandales qui se pratiquaient alors dans les églises, ou dans ces comédies pieuses, étant tout à fait nuisibles à la religion, l’autorité séculière a fait défendre aux prêtres de remplir désormais des rôles de comédiens, et à ceux-ci de ne plus prendre leurs sujets de comédie dans les mystères de la religion ; Le clergé, dans l’animadversion qu’il témoigne contre les comédiens, signale son ignorance, son injustice, son ingratitude, et démontre en outre qu’il agit avec deux poids et deux mesures, ce qui est on ne peut pas plus impolitique pour un corps aussi respectable ; car on a vu que c’étaient des papes et des cardinaux qui avaient institué des théâtres tant en Italie qu’en France ; on a vu un abbé, directeur de notre Opéra à Paris, on a vu les capucins, les cordeliers, les augustins demander l’aumône par placet, et la recevoir de nos comédiens ; on a vu les lettres où ces mêmes religieux, prêtres de l’Eglise apostolique et romaine, promettaient de prier Dieu pour la prospérité de la compagnie des comédiens. […] On a vu des comédiens enterrés dans nos églises, tandis que d’autres n’ont pu obtenir de places dans nos cimetières ; et l’on voit journellement nos comédiens entrer dans nos temples, participer même aux exercices de notre religion, en même temps qu’ils exercent leur profession ; donc ils ne sont pas excommuniés dénoncés, car en ce cas ils devraient être exclus de l’église, et l’église purifiée après leur expulsion ; Les papes, les rois et tous les souverains de la chrétienté ayant institué des théâtres et des comédiens dans leurs Etats, pour le plaisir et l’instruction de leurs sujets, n’ont pas prétendu se damner eux et toutes leurs nations, par la fréquentation obligée qu’ils établiraient avec des excommuniés ; Le clergé usurpe sur l’autorité séculière en blâmant, en punissant, en damnant ce qu’elle a créé et institué ; Certaines processions et d’autres cérémonies religieuses, pratiquées par le clergé, sont infiniment plus obscènes, plus coupables, plus nuisibles à la majesté de notre sainte religion que l’exercice de la comédie ; Le clergé qui veut anéantir une profession que les princes et les lois ont instituée, prétexte la rigueur des anciens canons des conciles, et il oublie lui-même, en ce qui lui est propre et absolument obligatoire, ce que ces mêmes canons ont dicté et voulu ; circonstance qui met l’auteur dans la nécessité de les lui rappeler ; La puissance séculière doit veiller avec d’autant plus de soins à ce que le clergé ne s’éloigne pas des devoirs qui lui sont imposés par la discipline ecclésiastique, que c’est l’oubli de ces mêmes lois, au dire de notre roi, Henri III, qui a porté le clergé à faire ensanglanter son trône, et à bouleverser ses Etats ; que l’expérience du passé doit toujours servir de leçon pour l’avenir ; Le prince étant le protecteur né des canons des saints conciles, ainsi que l’Eglise le reconnaît elle-même, doit surveiller tant par lui que par ses délégués l’exécution de ce qu’ils ordonnent, afin que la religion ne perde rien de son lustre et des dogmes de son institution, parce qu’il est utile que les ministres du culte donnent eux-mêmes l’exemple de cette conformité aux saints canons, afin d’y amener successivement les fidèles commis à leur instruction ; les procureurs du roi, les préfets, les sous-préfets et les maires qui sont les délégués du prince, tant en ce qui concerne la justice que la police du royaume, doivent, avec tous les procédés convenables en pareils cas, faire sentir aux prêtres qu’ils ont sur eux une suprématie d’action, qui est assez forte pour les faire rentrer dans les lois de la discipline de l’Eglise, s’ils commettaient la faute de s’en écarter. La moindre expression de cette surveillance démontrera au clergé que s’il indique aux citoyens des devoirs à remplir, le prince et ses délégués sont là pour l’obliger à remplir les siens, et qu’ainsi la puissance séculière, devenant la protectrice et la mère tutélaire de la religion, sait en même temps forcer les prêtres et les peuples à observer ses rites et ses dogmes.

18. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE VIII. Actes de fanatisme et avanies exercés par quelques prêtres, contre des Comédiens français. » pp. 141-148

Il semblerait que certains fanatiques, voulant se rendre importants et se faire craindre, font parade d’un faux zèle, qui est si indiscret et si orgueilleux, qu’il ne produit que du scandale et nuit essentiellement à la religion. […] En frappant d’anathème des acteurs de théâtre, et en exigeant d’eux l’abjuration de leur état, comme incompatible avec l’exercice de la religion, le clergé commet un véritable délit contre la puissance du prince, contre celle des lois, et contre l’autorité du pape. […] L’autorité séculière se doit à elle-même ces exemples de justice : ils sont absolument nécessaires pour restreindre l’ambition, la cupidité et le fanatisme de certains ecclésiastiques, dont les entreprises causeraient du trouble dans l’état, et corrompraient la pureté de notre sainte religion. La puissance temporelle est donc la véritable conservatrice d’une religion qui mérite tous nos respects ; car il est démontré, par des faits nombreux dont fourmille notre histoire, ainsi que celle de tous les peuples chrétiens, que si les prêtres n’avaient pas toujours rencontré dans la force et dans l’autorité séculière, une barrière contre leurs écarts, contre leur ambition et leur ignorance, cette même religion serait anéantie par les excès de ses propres ministres. […] Combien de guerres de religion n’a-t-il pas suscitées !

19. (1759) Lettre sur la comédie pp. 1-20

C’est un monument de la Religion, du bon esprit & de l’éloquence de l’Auteur. […] Tout à-coup la Religion, toujours reconnue & respectée de cet Homme de Lettres, mais combattue encore dans son ame par la fausse gloire, par l’habitude, par l’autorité des exemples, la Religion acheve de lui dessiller les yeux. […] L’unique regret qui me reste, c’est de ne pouvoir point assez effacer le scandale que j’ai pu donner à la Religion par ce genre d’Ouvrages, & de n’être point à portée de réparer le mal que j’ai pu causer, sans le vouloir. […] L’Impression ayant donné quelque existence à de foibles productions auxquelles j’attache fort peu de valeur, je me crois obligé d’en publier une Edition très corrigée, où je ne conserverai rien qui ne puisse être soumis à la lumière de la Religion & à la sévérité de ses regards. […] Après avoir apprécié, dans sa raison, ce phosphore qu’on nomme l’Esprit, ce rien qu’on appelle la Renommée, ce moment qu’on nomme la Vie, qu’il interroge la Religion qui doit lui parler comme à moi ; qu’il contemple fixement la mort ; qu’il regarde au-delà, & qu’il me juge.

20. (1685) Dixiéme sermon. Troisiéme obstacle du salut. Les spectacles publiques [Pharaon reprouvé] « La volonté patiente de Dieu envers Pharaon rebelle. Dixiéme sermon. » pp. 286-325

, qui parlant des Lydiens qui furent les premiers entre tous les peuples qui instituerent des festes & des spectacles en forme de Religion, dit fort à propos que, inter cæteros ritus superstitionum suarum, spectacula quoque religionis nomine instituunt , entre les superstitueuses ceremonies de leur culte, ils instituerent des spectacles publiques en forme de Religion. Ces Idolatres pouvoient-ils mieux deshonorer la Religion, qu’en faisant de ces ceremonies des spectacles de divertissement ? […] Il vous répondra sans hesiter, que c’est au moins un peché mortel contre le premier commandement, & une abjuration secrette de vôtre religion. […] Mais je ne m’en étonne pas, c’étoit un artifice des puissances du monde & de l’Enfer : car comme elles craignoient que la fureur & la tempête de la persecution ne pût pas ébranler la fermeté de la religion Chrétienne, elles ont eu recours à la superstition & à la comedie pour en alterer au moins la pureté ; & c’est pour reussir dans cette entreprise que le demon qui est, dit Tertullien, le rival de Dieu, & le copiste de Jesus-Christ, a imité & contrefait les mysteres de la religion, & les Sacremens de l’Eglise, pour opposer Eglise contre Eglise, & Religion contre Religion, & partager ainsi avec luy les adorations & les sacrifices. […] Voilà, M. les exemples que les Payens nous ont donnez ; voilà les leçons de pieté & de religion qu’ils nous ont laissez ; jugez aprés cela si je n’ay pas sujet de m’emporter avec Tertullien, & de m’en prendre à toutes les puissances de la terre comme il a fait, voyant la comedie tolerée dans le monde au prejudice de la religion.

21. (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE V. Eloge de Moliere. » pp. 154-202

Mais voici l’oracle que la religion & la sagesse ont dicté. […] Quel honnête homme refusera d’être de la religion de Fenelon ? […] ils ne sont pas de la religion de Fenelon). […] La religion, les mœurs ne sont comptés pour rien. […] On ne voit en lui qu’un libertin licencieux, un bouffon sans mœurs, un rabatin sans religion.

22. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE III. De la comédie et des comédiens chez les païens et chez les chrétiens. » pp. 101-112

Les jésuites, de tout temps grands comédiens de religion et de vertu, furent également amateurs de comédie. […] M. de Sénancourt, et la chose est claire, voudrait m’accuser de porter atteinte aux choses saintes, d’exciter la haine contre les ministres de l’autel, et nuire à la religion. Il lui répugne que je professe moi-même du respect pour cette même religion ; car, suivant lui, ce respect n’est qu’une vénération apparente. Il préférerait de ma part des attaques inconvenantes et irrespectueuses qui tourneraient en ridicule notre sainte religion, afin d’avoir sans doute la douce jouissance si jésuitique, de me voir condamné comme sacrilège. […] de Sénancourt va me dire encore que c’est nuire à la religion et exciter la haine contre les prêtres, que de dévoiler leur inconduite et leur corruption ; et moi je lui répondrai que c’est précisément ce fatal principe qui a le plus nui jusqu’à présent à la religion et au respect qu’on doit aux bons prêtres.

23. (1825) Des comédiens et du clergé « Des comédiens et du clergé. —  De la discipline ecclesiastique, et des obligations imposees par les saints conciles dans la vie privee des pretres.  » pp. 341-360

La religion chrétienne renferme dans ses principes, dans ses éléments, tout ce qui mène l’homme au bonheur, tout ce qui le rend cher et utile à ses semblables, et la pratique de toutes les vertus qu’elle consacre et qu’elle commande, ne peut que fortifier les nations qui vivent dans sa foi. […] L’exercice constant de cette religion ne peut donc qu’être conseillé avec ferveur, par les écrivains qui désirent sincèrement l’ordre et le bonheur, dans le système social qui nous régit. […] Les législateurs ecclésiastiques sont les évêques et les prêtres qui ont composé nos premiers conciles, ces conciles étaient, par rapport à la religion et à l’Eglise, ce que sont nos assemblées législatives par rapport à nos lois et à la politique qui régit les Etats ; les lois émanées des conciles se nomment décrets et les articles de ces décrets s’appellent canons, c’est-à-dire, articles de la loi. […] Nos rois sont les protecteurs des saints canons ; ils sont en outre les ministres de Dieu sur la terre, et ils doivent employer toute leur autorité, toute leur surveillance pour que l’Eglise, commise à leurs soins, ne tombe pas dans l’anéantissement, par l’effet de la non-exécution des décrets des conciles de la part des ministres de la religion. […] L’équité a ses lois immuables, grands et petits, prêtres et paroissiens, tous doivent s’y soumettre, s’ils veulent assurer le triomphe de la religion.

24. (1833) Discours sur les spectacles « [Discours sur les spectacles] » pp. 3-16

Un hideux assemblage de bouffonneries où la religion et les choses les plus saintes étaient jouées comme des farces ; où les ministres de la religion même venaient donner l’exemple de la plus cynique immodestie, et corrompre autant par leur mise et leur jeu, que par la liberté révoltante de leurs paroles, les peuples qu’ils devaient édifier. […] Sous le spécieux prétexte de zèle pour la religion, trop souvent nos chers confrères laissent apercevoir des projets d’envahissement et de domination. […] Il est vrai que bientôt l’extrême licence des gens d’Église blessa la cour même ; il fut défendu de jouer des pièces qui eussent trait aux mystères de la religion et aux choses saintes. […] La morale et la religion ont beaucoup gagné à ce changement ; les prêtres seuls y ont perdu de leur influence. […] Le sens voudrait : « ne refusons point à la cendre (des comédiens)… les devoirs que la religion et l’humanité réclament pour tout homme.

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