L’Auteur du scandale se donne du scandale à lui-même, & se blesse le premier de ses propres traits, non-seulement parce que ses propres regards trouvent en lui comme les autres un aliment de péché, mais parce que le luxe produit d’abord sur lui les plus mauvais effets en flattant sa chair, il entretient sa sensualité en étalant les grâces, il entretient sa vanité en excitant l’impureté dans les autres, il se repaît de leur passion, s’expose à leur invitation, à leur poursuite, & multiplie les occasions & les facilités : vestis libidinem nutrit ; vestis fomitem peccati succendit . […] Son Auteur le P. […] Le recueil des conférences du Médecin Renaudot, dont plusieurs sont très-frivoles, eut de la réputation dans son temps ; l’Auteur étoit habile, avoit de l’esprit, fort répandu dans le monde, Médecin à la mode. […] Inutilement l’auroit-on défendu, les femmes n’auroient point obéi, mais les Auteurs & les Poëtes ne permettent pas de douter que Rome ne le blâmât. […] condamne avec tous les Auteurs, comme un péché, l’usage & la vanité du fard par les raisons ordinaires & les passages de l’Écriture & des Pères que nous avons cités ; il en ajoute qui lui sont propres, que nous allons examiner.
Jésus-Christ n’est point venu bouleverser la société, mais la régénérer : ce n’est point en aggravant le fardeau de la loi de Moïse qu’il a voulu faire venir les hommes à lui : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués, qui êtes chargés, je vous soulagerai. » Ce n’est point en changeant les habitudes des hommes, en rompant les liens qui les unissent mutuellement ; ce n’est point en les détournant des devoirs de citoyens ou même de sujets, qu’il a prétendu établir sa morale sainte, et faire de tous les hommes un peuple de frères : « Prenez, a-t-il dit, mon joug sur vous, et apprenez que je suis doux et modeste de cœur. » Ce n’est point par des craintes et des menaces, qui paralyseraient les hommes dans toutes leurs actions et qui tendraient à détourner toutes leurs pensées des choses de la terre pour les concentrer sur l’avenir qu’il promet à ceux qui suivront exactement ses préceptes, qu’il a voulu faire triompher sa doctrine divine, car il ajoute : « Et vous trouverez le repos de vos âmes. » Il n’a point exigé de ses disciples et de ceux qui seraient amenés à lui la renonciation aux plaisirs et aux jouissances que la bonté du créateur a attachées à l’humanité en compensation des maux naturels et physiques qui l’affligent, encore moins qu’ils se soumissent volontairement à des combats continuels contre leurs désirs, et même contre les passions qui sont l’âme de la société, et qu’ils cherchassent à amortir ces passions par des jeûnes, des privations, des tortures, car il dit en terminant : « Mon joug est doux, mon fardeau est léger. » Comment se fait-il, mes frères, que la loi nouvelle, douce, tolérante, consolante comme son divin auteur, soit devenue une religion n’imposant que de tristes devoirs, contrariant tous les sentiments de la nature, faisant, pour ainsi dire, haïr la vie et les moyens de la conserver ; religion toujours austère, toujours menaçante, toujours effrayante, et dont le joug serait cruel et le fardeau accablant, insupportable ? […] La voici : Un autre auteur profane, un poète se charge de vous la fournir : « Ces visites, ces bals, ces conversations Sont du malin esprit toutes inventions…o. » Chrétiens, vous l’entendez ! […] Dans les ouvrages de nos auteurs modernes, son goût accueille, approuve tout ce que nos pères auraient approuvé, accueilli, et ce goût épuré d’après nos nouvelles mœurs, réprouve ce que nos pères, plus indulgents, auraient peut-être permis et souffert, soit dans l’action, soit dans le langage. […] Avec quel art, quelle magie, tous les portraits sont présentés à nos regards par notre inimitable auteur comique, quel contraste heureux il leur oppose, et comme tous les vices et les travers sont livrés à notre risée. […] Quant aux auteurs et à la foule des spectateurs, double anathème, malédiction !
Nous n'approuvons pas, il est vrai, ces sortes de pièces ; mais ce serait être injuste de ne pas convenir qu'elles sont très différentes du théâtre public, différentes dans les mœurs des Acteurs et des Actrices, dans le goût et les vues de l'Auteur, dans le choix des spectateurs, dans la séduction des passions, l'indécence des parures, la licence des discours, les décorations, les chants, les danses, le lieu, le temps. […] « Madame de Longueville (dit l'Auteur de sa vie, L. […] Ce fut à la comédie qu'elle commença à se développer et à se faire sentir en moi, et je le dirai à ma confusion ou à celle des plus graves Auteurs de la tragédie, que ce fut à la représentation du Cid que je commençai tout de bon à vouloir faire l'amour. […] » L'Auteur observe que les coquetteries des Marquises de nos théâtres jouées en Hollande, y ont gâté depuis vingt ans et continuent à dépraver les mœurs des deux sexes. […] Ignace, qui veut que tout soit en Latin, on jouait une pièce Française entremêlée de ballets de toute espèce, où les danseurs, les musiciens et les instruments de l'Opéra étalaient tout ce qu'ils avaient de talents, au milieu des Jésuites, spectateurs, présidents, Auteurs, par un assemblage qui n'est assurément pas dans l'institut, tout impie qu'on le dise ?
Caffaro Religieux Théatin, qui passait dans tout Paris pour en être l’Auteur.
conformément au Règlement de 1723, qui fait défenses, art. 4. à toutes personnes, de quelque qualité qu’elles soient, autres que les Libraires ou Imprimeurs, de vendre, débiter, et faire afficher aucuns Livres pour les vendre en leurs noms, soit qu’ils s’en disent les Auteurs, ou autrement ; et à la charge de fournir à la susdite Chambre neuf Exemplaires prescrits par l’article 108. du même Règlement.
Gueret en Normandie, sur-tout avec cinq à six Recolets, qui y ont un couvent, & qui armés des traits de la satyre, inonderent le Royaume de brochures contre les deux Evêques, qui de leur côté très-féconds écrivains, firent gemir la presse par des Mandemens, Mémoires, Factums, Traités sans nombre ; heureusement ensévélis avec leurs auteurs, & ne méritent pas qu’on les arrache du tombeau de l’oubli. […] M. de Chalabre a fait peu de cas de ces plaintes, ce qui leur paroît peu épiscopal ; mais il a ménacé d’en punir les auteurs, ce qui l’est bien d’avantage. […] La preuve évidante de ce panégyrique que fait de son Vauxhal, le Marseillois, auteur de l’anonce répandue dans les papiers publics, sans doute un des directeurs de la fête : la voici.
.), et tous les anciens Auteurs. […] Depuis ce temps-là on voit distinguer dans les Auteurs les jeux sacrés qui se donnaient en l’honneur des Dieux, et les jeux ordinaires du théâtre ; les jeux sacerdotaux, où devait toujours se trouver quelque Prêtre qui offrît des sacrifices, et où il était défendu aux bouffons et aux mimes de se trouver, et les jeux profanes, auxquels Julien l’Apostat défendait aux Prêtres d’assister, pour imiter, disait-il, la retenue et la modestie des Prêtres Galiléens (c’est-à-dire Chrétiens). […] [NDE] Hermann Busenbaum est un théologien jésuite, auteur du Medulla theologiae moralis, facili ac perspicua methodo resolvens casus conscientiae.
Le manque de Décorations entraîne l’impossibilité des changemens, & celle-ci borne les Auteurs à la plus rigoureuse unité de lieu ; règle gênante, qui leur interdit un grand nombre de beaux sujets, ou les oblige à les mutiler.
Pour lutter avec plus d’avantage contre le tourbillon de ces esprits légers pour qui le langagea de la religion est trop sublime, nous avons emprunté des armes, non seulement aux saints Pères et aux saints Docteurs de l’Eglise, mais encore aux incrédules des deux derniers siècles et aux auteurs dramatiques eux-mêmes.
[NDE] Quinault fut l'auteur des livrets de ces opéras, dont Lully composa la musique.
Paroles de l’Auteur de la lettre. […] L’Auteur de la lettre, qui est sans doute un des grands amis qu’aient jamais eu les Comédiens, fait de grands efforts pour persuader au monde que ce sont d’honnêtes gens. […] Paroles de l’Auteur de la lettre. […] Cet Auteur met encore cette différence entre les autres crimes et la Comédie ; que les premiers n’attaquent chacun qu’un de nos sens à la fois ; les pensées déshonnêtes par exemple ne souillent que l’esprit ; les regards impudiques ne se commettent que par les yeux ; les mauvaises paroles ne sont reçues que par les oreilles ; et lorsque l’un de ces sens est souillé et corrompu par le crime qui lui est propre, les autres en sont cependant exempts.
Apprenez m’en seulement quelques-unes en passant, puisque assurément ce ne sont pas là vos meilleurs Auteurs ? […] Auteurs louent encore Alcibiade, qui faisant noyer un certain Comédien lui cria tout haut, Puisque tu m’as si souvent abîmé dans ta Scène, il faut que je t’abîme une seule fois dans la Mer.
Et je ne sais comment il s'est pu faire que certains Canonistes prévenus de l'erreur public, et sans avoir examiné les sentiments des Anciens, ont allégué deux Canons, tirés des paroles de Saint Jérôme, comme une condamnation absolue de la représentation des Poèmes Dramatiques, car il n'en parle point ; il ne s'agit que des Ecclésiastiques qui lisaient les Comédies, au lieu de s'appliquer à l'étude des Ecritures Saintes, et l'on ne peut en tirer aucune conséquence, parce qu'il confond dans cette défense Virgile, et toutes sortes d'Auteurs profanes.
Quelle folie, je vous prie, que le Diable auteur des spectacles, comme le nomme TertullienDe Spectaculis.
Son pere & son Roi en étoit l’auteur. […] Cette contradiction déshonore plus les auteurs qu’elle n’honore l’idole qui en fut l’objet. […] Son pere, auteur & chef de son Eglise, sa mere, pour l’amour de laquelle tout avoit été bouleversé, ne lui avoient pas donné des leçons de continence. […] Cet Auteur frivole, Poëte galant, & ce qui est inséparable, amateur du théatre, composa plusieurs mauvaises comédies. […] Le même Auteur rapporte très-agréablement ses aventures dans un dialogue entre Elizabeth & le Duc.
L es Auteurs qui ont entrepris de donner des règles sur le Théâtre, ont été jusques à marquer combien on pouvait faire parler d’Acteurs dans une même Scène.