[Ces Pièces sont, Isabelle-&-Gertrude, la Fée-Urgelle, Cendrillon, Blaise-le-Savetier, Pigmalion, Le-Jardinier-& son-Seigneur, Rose-&-Colas, Tom-Jones, & quelques autres, dont l’Editeur supprime les citations, parce qu’il s’est aperçu que l’Auteur de l’Art du Théâtre en général, s’était complaisamment & prolixément étendu sur cet objet : voyez Tome II, pages 30-58]. […] Un éclatant succès fut la recompense de son estimable Auteur. […] loin de-là… si j’écrivais pour eux, & que je voulusse les flater, comme tant d’Auteurs adulent les Grands dont il attendent le succès de leurs Ouvrages, que de choses j’aurais à dire ! […] Mais non : l’on ne suivra pas cette route : les Auteurs craindraient trop de n’être pas applaudis. […] [On trouve dans l’ Etat actuel de la Musique du Roi et des trois Spectacles de Paris (chez Vente, Libraire 1770) & dans le Calendrier Des Spectacles, les Eclaircissemens nécessaires sur notre Théâtre Italien ; le nom de ses Acteurs, depuis son établissement ; le catalogue de ses Pièces, & la liste de ses Auteurs.
Le but des auteurs et des acteurs dramatiques est d’exciter toutes les passions, de rendre aimables et de faire aimer les plus criminelles. […] Il n’est ni ne peut être généralement vrai ; car cet objet n’étant pas celui sur lequel les auteurs dirigent leurs pièces, ils doivent rarement l’atteindre, et souvent il serait un obstacle au succès. […] « Quant à Mahomet, le défaut d’attacher l’admiration publique au coupable, y serait d’autant plus grand que celui-ci a bien un autre coloris, si l’auteur n’avait eu soin de porter sur un autre personnage un intérêt de respect et de vénération, capable d’effacer ou de balancer au moins la terreur et l’étonnement que Mahomet inspire. […] Ajoutez que l’auteur, pour faire parler chacun son caractère, est forcé de mettre dans la bouche des méchants leurs maximes et leurs principes, revêtus de tout l’éclat des beaux vers, et débités d’un ton imposant et sentencieux pour l’instruction du parterre. […] On convient, et on le sentira chaque jour davantage que Molière est le plus parfait auteur comique dont les ouvrages nous soient connus : mais qui peut disconvenir aussi que le théâtre de ce même Molière ne soit une école de vices et de mauvaises mœurs, plus dangereuse que les livres mêmes où l’on fait profession de les enseigner ?
Tels sont les éloges prodigués au Parnasse & au théatre, & le génie des auteurs. […] Cet auteur est souvent obscur, équivoque, même pour les anglois. […] 32, l’auteur se moque de Léon X, dont nous avons parlé ailleurs. […] Voilà sa généalogie, & à-peu-près celle des auteurs, des acteurs, des suppots du théatre. […] L’acteur en lui deshonoroit l’auteur ; il défiguroit sur le théatre les travaux du cabinet.
Profanation de la sainteté des fêtes et du jeûne introduite par l’auteur : ses paroles sur le jeûne. […] L’un est celui où l’auteur approuvePage 54 [« Lettre d’un théologien », page 54].
C’est un Auteur entierement décrié du côté de la Religion. […] C’est qu’ils se laissoient emporter à la fougue de leur imagination, c’est qu’un Auteur dramatique sacrifie tout & la raison & la probité & la foi, à la satisfaction d’éclore une prétendue belle pensée. […] Mais Seigneur, s’il est vrai que maître de nos cœurs, De nos divers penchants les Dieux soient les auteurs, Quand même vous croiriez que les Etres suprêmes Pourroient déterminer nos cœurs malgré nous-mêmes : Essayez sur le vôtre un effort généreux, C’est là qu’il est permis de combattre les Dieux. […] Ce sont des Héros que nos Auteurs produisent sur la Scéne, ou du moins ils les donnent pour tels, & les sentimens impies qu’ils leur attribuent doivent charmer les Spectateurs & mériter leurs applaudissemens.
Nous lisons dans la vie de Bayle, que ce docte Auteur quittait souvent la plume pour courir aux farces des baladins. […] Plusieurs Auteurs célèbres ont proposé leurs sentimens au sujet de la question sur laquelle j’ai dèssein de réfléchir. […] Sans nous arrêter à discuter les diverses opinions de ces trois Auteurs, disons en peu de mots quel est notre sentiment. […] Ce que je vais de dire sert à prouver la vérité de cette maxime, sur laquelle les Savans ont tant disserté & nous indique peut-être à quoi son Auteur l’appliquait particulièrement.
L’Auteur de la Chronique que M. […] Cyprien, l’Auteur passe à S. […] Racine le fils, et l’Auteur de la République des Lettres : ce que nous a appris l’exemple de M. […] Des Auteurs de ce siècle, qui ont traité la question des divertissements comiques, principalement de S. […] » Il paraît par une exception que fit cet Auteur p. 102 qu’on jouait véritablement des pièces.
En jouissant de la Représentation, on approuve rarement de telles actions ; presque toujours ou les a en horreur, on les déteste, & l’on juge la Pièce & l’Auteur d’après les lumières d’une saine raison. […] Son Auteur y dispute aux Comédiens la qualité d’hommes à talens ; il les regarde comme de vils copistes. […] « Le Comédien, dit-il, doit à l’Auteur son jeu, sa finesse, aussi bien que les idées & les expressions ». Si des dons naturels & des talens acquis ne rendaient pas l’Acteur ou l’Actrice propres à leurs rôles, un Auteur pourrait-il jamais les leur faire énoncer de la façon qu’il le faut ? Quand on remet au Théâtre une Pièce ancienne, & qu’un excellent Acteur la joue d’une manière neuve, est-ce à l’Auteur, qui souvent n’existe plus, qu’il doit son intelligence ?
Cet ouvrage contiendra donc tout ce qu’on peut dire de plus important sur chaque espèce de Drames ; il donnera aussi une idée de l’art que chaque Peuple éxige de ses Auteurs Dramatiques. […] Serait-il impossible de prouver que les Auteurs de Poétiques n’ont pas tout dit au sujet du Théâtre ? […] En achevant d’éclairer les Auteurs des Pièces d’un genre tout-à-fait neuf, & dont on fait tant d’éloges, je rapellerai à tous les Poètes dramatiques en général, les principes qu’ils ne doivent jamais oublier.
« Ce n’est pas que j’approuve, en un sujet Chrétien, Un Auteur follement idolâtre et Païen, Mais dans une profane et riante peinture, De n’oser de la fable employer la figure, etc. » Le sujet pouvait-il être plus Chrétien, qu’une Procession où on portait le S. […] Et les Auteurs de ces deux pièces, que l’on sait bien, Mes Pères, n’être point des Ecoliers, mais des Religieux et des Prêtres, pouvaient-ils être plus follement idolâtres, au sens de M. […] Pour le reste de ses bévues et de ses sottises il en a reçu la confusion qu’il méritait par le jugement qu’a fait de son libelle l’Auteur des Nouvelles de la République des Lettres que votre fameux P.
Le célèbre abbé Nicole (Pierre), né en 1625, mort en 1675, auteur des Essais de morale, qui jouissent d’une haute réputation, rapporte que « Saint-Augustin (évêque d’Hippone, en Afrique, en 395), s’accusait de s’être laissé attendrir à la comédie. […] Ils ne pardonneront jamais à cet auteur, d’avoir fait un chef-d’œuvre qui offense si vivement les tartufes anciens et modernes. En effet, leur ressemblance est parfaite avec le tableau qu’en a tracé cet auteur célèbre, le père de la comédie.
Est-ce stérilité dans l’Auteur qui n’a sçu que faire dire à ses acteurs ? […] Ce n’est pas dans son cœur que l’Auteur a trouvé ces monstres. […] Je ne sais si l’Auteur est Protestant, du moins il en rient le langage. […] C’est un ami de l’Auteur, peut-être l’Auteur lui-même, qui sous le nom d’extrait a fait son apologie. […] L’Auteur en est plein, il voit par tout des Actrices.
Au reste je ne combats plus dans ma Réfutation celui qui a désavoué la Lettre avec édification du Public ; mais celui qui en est le véritable Auteur, et non pas tant l’Auteur même que les raisons dont il se sert pour soutenir une si méchante cause.
Je ne veux pas, M. le Grand-Vicaire, énumérer tous vos droits à notre reconnaissance, je craindrais de blesser votre modestie ; mais ils ne peuvent que m’encourager à vous soumettre la réplique que je fais à la réponse du Laïc ; je prends donc la liberté de vous l’envoyer avec quelque étendue, et comme si je l’adressais à l’auteur même de la réponse. […] Enfin, Monsieur, et puisque vous m’avez reproché de n’être pas heureux dans mes citations, voyons, en terminant sur le théâtre, si vous êtes plus adroit dans les vôtres, lorsque vous citez l’auteur de la fameuse lettre à d’Alembert. […] Quant au concile de Trente, si des auteurs ont écrit qu’on avait donné un bal à Philippe II, que ce bal fut ouvert par le cardinal Hercule de Mantoue et que les pères y dansèrent avec décence et gravité, c’est qu’ils avaient à ce sujet d’assez bons renseignemens. […] Le même auteur nous apprend, quoiqu’il soit opposé à la danse, que dans plusieurs villes les fidèles passaient une partie de la nuit, la veille des fêtes, à chanter des cantiques et à danser devant les portes des églises ; qu’on dansait à Limoges dans l’église de St. […] Voici ce qu’on lit sur là danse à la fin de la lettre à d’Alembert : « Je n’ai jamais conçu, dit l’auteur de cette lettre, pourquoi l’on s’éffarouche si fort de la danse et des assemblées qu’elle occasionne, comme s’il y avait plus de mal à danser qu’à chanter ; que l’un et l’autre de ces amusemens ne fût pas également une inspiration de la nature ; et que ce fût un crime à ceux qui sont destinés à s’unir, de s’égayer en commun. par une honnête récréation !
L’Auteur y suit le précepte de saint Charles Borromée, & il allegue à la premiere lettre les Péres de l’Eglise, que Dieu nous a donnés après l’Evangile pour être la juste regle de nos actions : il en rapporte les dicisions contre la Comedie de leur tems, dont la censure convient fort au Theatre de nos jours. Comme tout relachement ne manque jamais de patron ; on trouve à la seconde lettre les raisons, par lesquelles l’esprit du monde veut justifier ce divertissement : mais la troisiéme lettre doit convaincre l’esprit du veritable Chrêtien, que toutes ces raisons portent â faux : puisque l’Auteur y demontre, que le nom de Jesus-Christ que nous portons, & qui lui a coûté tant de sang, est deshonoré par ceux qui assistent à la Comedie ; que ces spectacles otent tout sentiment de pieté ; qu’ils sont dangereux à l’égard de tout le monde ; & que plusieurs n’y peuvent assister sans pêché mortel.
Jugement qu’ont porté sur les spectacles les Auteurs tant profanes que sacrés, depuis Auguste jusqu’à Justinien. […] Où l’Auteur des Discours précédents répond à quelques difficultés qu’on lui avait proposées. 275 III.