Ces petits Auteurs Montagnards sont sujets aux vertiges : notre Génevois est dans le cas. […] Dira-t-on que c’était un reste de Papisme qui fut l’auteur de leurs Arrêts ? […] Le regret qu’il en eut, rend témoignage que le vin seul fut l’auteur de cette violence. […] Cette Pièce mérita à l’Auteur une Pension du Roi, de mille liv. […] Murald, Auteur des Lettres sur les Français & les Anglais.
Pour parvenir à ce but, un Auteur doit également s’attacher à plaire à l’esprit & au cœur. […] Ressource abominable, sans doute, & dont aucun des Auteurs Forains, ne manque cependant point de faire usage. […] Les premiers Auteurs qui subirent cette rude épreuve & cette humiliante catastrophe, servirent d’exemples aux suivans. […] Ecoutons ce qu’en dit le judicieux Auteur de l’article du Dictionnaire Encyclopédique, au mot Femme. […] Aucun Auteur, & sur-tout, du Théatre, ne veut point, dit M.
Q uel que soit le nombre des Ouvrages que l’on a publiés sur nos Spectacles, cette vaste matière paraît encore inépuisée ; les Partisans du Théâtre & les Misomimes, ne l’ayant chacun envisagée que dans le point-de-vue favorable à leurs préjugés, l’Auteur de la Mimographe, qui en a recherché les avantages & les inconvéniens, aurait voulu tout embrasser ; mais la tâche était au-dessus de ses forces ; elle s’est vue elle-même dans la nécessité de ne faire que l’effleurer. […] Aussi l’Auteur se contentera-t-elle quelquefois de la définition ; & renverra, pour les détails, aux Ouvrages d’où ces Notes ont été tirées.
Et je n'en dirai point l'Auteur, que par des caractères qui ne seront pas plus faciles à déchiffrer que ceux dont je me suis déjà servi. […] Le premier par une nécessité de bienséance, qui ne permettait pas à l'Auteur de rien refuser aux honnêtes désirs d'une des plus belles et des plus vertueuses Dames de notre Siècle.
Comme s’il eût été au Barreau et plaidant sans préparation, il est tombé dans des écarts que l’on pourrait pardonner au feu d’une Eloquence rapide, mais qui dans bien informés des raisons pour lesquelles il a reçu une mortification qu’il avait méritée, croiront que c’est précisément pour avoir pris la défense du Théâtre, que le Livre et l’Auteur ont été en même temps condamnés. […] Son Ouvrage, devenu fort rare, traite la matière à fond ; et le sage Religieux qui en est l’Auteur, a démontré par des raisons sans réplique, que le Théâtre n’a jamais été condamné par l’Eglise, et qu’en soi-même il ne peut être condamnable. […] On fit retomber sur lui l’excommunication lancée contre les Farceurs et les auteurs de leurs Pièces. […] Vous voyez, Mademoiselle, que l’Auteur de la Consultation, ne sait pas sur cette matière tout ce qu’il faut savoir. […] Si la Nation se glorifie des beaux Ouvrages de Théâtre que ses Auteurs ont produit, le Recueil des Opéra Comiques doit lui faire honte.
Cet Auteur fait parler ainsi Pauline à sa suivante à l’occasion de Severe : c’est dans la Tragédie de Polieucte. […] Ces sentimens étoient-ils bien propres à disposer cette femme à une conversion miraculeuse, telle que l’Auteur l’a feint au dénouement de la piéce ? […] Quand on veut copier le langage de la Religion, il faut la connoître plus à fond que les Auteurs dramatiques, il faut sécouer le joug d’une imagination frivole, & ne reconnoître d’autre empire que celui de la vérité. […] Les vertus vraiment chrétiennes ne sont nullement assorties au Théâtre, les Auteurs dramatiques ont été forcés de les farder pour s’accommoder au goût du Parterre, cette profanation a fait défendre la représentation des choses saintes, comme étant plus propres à scandaliser, sous ce déguisement, qu’à l’édification des fidéles.
Les pièces dramatiques font les délices des gens de goût, nulle fête n’est bien solennisée sans elles ; en être le spectateur, c’est un devoir ; amateur, un mérite ; auteur, quelle gloire ! […] D’ailleurs je ne me borne pas à la morale, je sais que l’Evangile a depuis longtemps prononcé, je ne pense pas qu’il rétracte jamais ses arrêts : l’état du théâtre, la vie que mènent les acteurs, les auteurs, les amateurs, ne les fera pas si tôt rétracter ; écoute-t-on l’Evangile ? […] Nous tâcherons d’apprécier ces brillantes qualifications de génie, de sublime, de grand, de chef-d’œuvre, si aisément prodiguées aux auteurs, aux acteurs, aux musiciens, aux danseurs, aux décorations, aux machines. […] Tous les ouvrages solides qu’on a donné contre la comédie, ont quelque chose de trop sérieux, qui rebute le lecteur, et décréditea l’auteur par un air de sévérité, qu’on impute à misanthropie, ou à un intérêt de robe et de parti qui fait tenir ce sombre langage.
Si la Piéce avoit un tour de représentation marqué, qu’elle joignit au caractére des rolles, le génie de l’expression : pourquoi l’Auteur seroit-il aussi inepté à la représentation ? […] Enfin l’Auteur sur la Scène en est réduit au point de ne pouvoir donner de l’ame à ses expressions, de la chaleur à ses mouvemens, de l’éloquence à ses tons, du sentiment à son geste. […] Pour rendre un rolle il faut un feu céleste, une sorte d’inspiration divine ; tandis que pour le composer, avec des connoissances & du talent un Auteur en est quite. […] C’est à l’Auteur à veiller à ce point important, à l’Acteur de son côté à y répondre, le reste ira facilement son train. […] L’Auteur dans la Piéce fait la loi aux événemens ; & dans le monde ce sont eux qui président.
Jamais Auteur tyrannicide n’a dit autre chose. […] Duquel des deux, de l’Auteur ou de l’imitateur, ce choix fait-il l’éloge ? […] Tout Auteur tragique le bégaie en naissant. […] Qui l’ignore, pour peu qu’il ait fréquenté le théâtre ou lu les Auteurs dramatiques ? […] [NDE] Jésuite belge, auteur du Disquisitiones magicæ.
Ce célebre Pontife, après avoir montré en peu de mots, la frivolité & la fausseté des raisons de cet Auteur, ajoute ce qui suit. […] Six autres Auteurs Italiens se joignirent à celui-ci, en trois ans de tems, pour la même cause. […] L’Auteur du grand Vocabulaire ignoroit-il ces faits ? […] Roustaut, Auteur Protestant, dans un ouvrage imprimé en 1769 pag. 8. […] Paul, … ne méritent pas moins d’être punis que les Auteurs, &c.
Mercier, Auteur fort connu, mais fort peu aimé des Comédiens, a tâché de se racommoder avec eux par un Eloge de Moliere, & je crain qu’il ne se brouille encore davantage. […] On n’a pas moins lieu de rire, en voyant le successeur du sieur Querlon dans les Affiches, quoique Ecclésiastique & homme d’esprit, s’écrier d’un ton lamentable : Quand on songe que c’est l’Auteur du Misantrope, le Traducteur de Lucrece, le Disciple de Cassendi, l’appréciateur de Lafontaine, qui s’expose aux huées du peuple, monté sur un âne, on ne peut s’empêcher tout à la fois de le plaindre & de l’admirer. […] L’Auteur du Misantrope, à la bonne heure, cette piece suppose du talent.
C’est dans ces vers sacrez, mêlés de symphonie, Qu’il sied bien aux auteurs d’exercer leur génie. […] [NDE] : Le père François Caffaro, « Théatin », auteur de la « Lettre d’un théologien, illustre par sa qualité et son mérite, consulté par l’auteur pour savoir si la Comédie peut être permise, ou doit être absolument défendu » (dans Pièces de théâtre de Boursault, Paris : Jean Guignard, 1694, p. 1-75.)
Le premier principe sur lequel agissent les Poètes tragiques et comiques, c’est qu’il faut intéresser le spectateur, et si l’auteur ou l’acteur d’une tragédie ne le sait pas émouvoir et le transporter de la passion qu’il veut exprimer, où tombe-t-il, si ce n’est dans le froid, dans l’ennuyeux, dans le ridicule, selon les règles des maîtres de l’art ? […] On dit, et c’est encore une objection de notre Auteur, « que l’Histoire, qui est si grave et si sérieuse, se sert de paroles qui excitent les passions »Pag.47 [« Lettre d’un théologien », page 47]. […] Dites encore, que les discours, qui tendent directement à allumer de telles flammes, qui excitent la jeunesse à aimer comme si elle n’était pas assez insensée, qui lui font envier le sort des oiseaux et des bêtes que rien ne trouble dans leurs passions, et se plaindre de la raison et de la pudeur si importunes et si contraignantes : dites que toutes ces choses et cent autres de cette nature, dont tous les théâtres retentissent, n’excitent les passions que par accident, pendant que tout crie qu’elles sont faites pour les exciter, et que si elles manquent leur coup, les règles de l’art sont frustrées, et les auteurs et les acteurs travaillent en vain.
Un auteur dramatique a un cercle de partisans auquel les actrices donnent le ton, où il est applaudi avec transport. […] Le jeune Prince qu’on a la témérité de comparer à Hyparque, & le sage Ministre à ce frivole poëte, doivent-ils savoir gré à l’auteur d’un éloge si déshonorant ? […] Il est aisé de deviner à divers traits que cet ouvrage leur paroît peu décent : mais ils sont amis de l’auteur & partisan du théatre. […] Voilà dequoi réaliser l’heureuse découverte qui l’en fait l’auteur, & faire sentir que l’éditeur est un homme de théatre. […] L’auteur les appelle des chevaux malais.
J'avais part à l'affront, j'en ai cherché l'auteur. Je l'ai vu, j'ai vengé mon honneur et mon père; Je le ferais encor, si j'avais à le faire. » C'est par la même corruption d'esprit qu'on entend sans peine ces horribles sentiments d'une personne qui veut se battre en duel contre son ami, parce qu'on le croyait auteur d'une chose dont il le jugeait lui-même innocent.
J'avais part à l'affront, j'en ai cherché l'auteur. […] Je le ferais encor, si j'avais à le faire. » C'est par la même corruption d'esprit qu'on entend sans peine ces horribles sentiments d'une personne qui veut se battre en duel contre son ami, parce qu'on le croyait auteur d'une chose, dont il le jugeait lui-même innocent.
Un Auteur qui voudrait heurter le goût général, composerait bientôt pour lui seul. […] Est-il bien sûr que cette haine soit plutôt l’ouvrage de l’Auteur, que des forfaits qu’il leur fait commettre ? […] Non : mais en vérité, pour savoir mettre un fripon sur la Scène, il faut un Auteur bien honnête homme. […] Pour rendre cette vérité sensible, imaginons un dénouement tout contraire à celui de l’Auteur. […] Ah, pauvre Auteur !
« Cet Académicien, qui fut plus d’une fois utile à son corps, par son goût &c, » est Auteur d’un excellent traité de l’Éducation des filles. […] C’est l’Auteur même de l’essai sur la Comédie moderne. […] Ce n’est certainement pas le sentiment de Mezeray, ni des autres Auteurs Contemporains. […] » Non, dit l’Auteur du Mimographe, ou idée d’une femme honnête. […] C’est aussi l’idée de l’Auteur de la réponse à la Préface de Judith.
Mais parmi les Romains, les Patrices, c'est-à-dire, les nobles qui avaient la plus grande autorité ne furent pas si favorables à ces Scéniques, Histrions, Farceurs, Bouffons et Bateleurs que nous avons décrits ; car ils les notèrent d'infamie par les Lois, et les déclarèrent indignes de posséder aucunes Charges publiques, de porter les armes sous leurs Généraux, et d'avoir le droit de suffrage aux Assemblées de leurs Bourgeois, et nous ne voyons point que le peuple qui les regardait comme les Auteurs de tous leurs plaisirs, ait jamais obtenu ni seulement demandé leur rétablissement. […] Aussi dans la suite, l'Auteur ajoute que ni la Noblesse, ni l'âge, ni la Magistrature n'empêcha personne de pratiquer à son exemple l'art d'Histrion, avec des gesticulations efféminées, indignes des hommes ; et tous les Auteurs qui ont blâmé Néron d'avoir monté sur le Théâtre, ne lui reprochent point d'avoir récité des Tragédies et des Comédies, mais d'avoir joué des Instruments et bouffonné sur la Scène, ce que Tacite « Ludicro Juvenalium Theatro sub Nerone mox Mimos actitavit. » Tacit. l. 5. […] Sur quoi nous pouvons remarquer en passant que dès l'âge de cet Auteur, la Langue Latine dégénérant de sa pureté, le nom d'Histrions commençait à s'appliquer à tous ceux qui s'exerçaient aux représentations du Théâtre. […] Et pour dire en passant un mot du mauvais traitement que les Histrions et Scéniques ont reçu quelquesfois des Empereurs, ou verra toujours, si l'on prend bien garde aux Auteurs qui nous en parlent, que cela ne s'adresse qu'aux Bateleurs et Bouffons, et non pas aux Acteurs des Comédies et Tragédies « In Pantominis adversatur et damnata effeminatas artes. » Plin. in Paneg.
Il me souvient que l’Abbé d’Aubignac en composa une selon toutes les lois qu’il avait impérieusement données pour le Théâtreb ; elle ne réussit point ; et comme il se vantait partout d’être le seul de nos Auteurs qui eût bien suivi les préceptes d’Aristote ; « Je sais bon gré à M. d’Aubignac, dit Monsieur le Prince, d’avoir si bien suivi les règles d’Aristote : mais je ne pardonne point aux règles d’Aristote d’avoir fait faire une si méchante Tragédie à M. […] Les Dieux nous manquent, et nous leur manquons ; et si, voulant imiter les Anciens en quelque façon, un Auteur introduisait des Anges et des Saints sur notre scène, il scandaliserait les dévots comme profane, et paraîtrait imbécile aux libertins. […] Néanmoins ce qui eût fait un beau Sermon faisait une misérable Tragédie, si les entretiens de Pauline et de Sévère, animés d’autres sentiments et d’autres passions, n’eussent conservé à l’Auteur la réputation que les Vertus Chrétiennes de nos Martyrs lui eussent ôtée. […] Mais, à confesser la vérité, nos Auteurs ont fait un aussi méchant usage de cette belle passion, qu’en ont fait des Anciens de leur crainte et de leur pitié : car, à la réserve de huit ou dix Pièces, où ses mouvements ont été ménagés avec beaucoup d’avantage, nous n’en n’avons point où les Amants et l’Amour ne se trouvent également défigurés. […] Mais René Ternois explique que Des Maizeaux se fonde sur une copie revue et corrigée par l’auteur et que sa copie est dès lors probablement meilleure.
Après la destruction de l’Empire de Rome, la Comédie, suivant l’expression de beaucoup d’Auteurs, resta ensevelie sous les ruines des Villes. […] Les autorités que le P. le Brun tire des Auteurs Payens, ont-elles plus de force ? […] Jérôme, qui sans doute étoit de la même Doctrine, & qui vivoit dans le même Siécle, eût dit, dans l’une de ses Epîtres, qu’il faisoit ses délices de la lecture de cet Auteur ? […] Quichotte, qui rend mal de fort bonnes pensées ; mais les Auteurs n’ont eu assurément en cela aucune idée de jouer le Ciel. […] On n’est responsable que des couleurs que l’on prête aux vices ; & à l’égard de la punition Théâtrale que Dom Juan éprouve à la fin, qu’elle soit bien ou mal représentée, il n’en résulte pas moins l’aveu des Auteurs, que l’impiété de Dom Juan est digne du dernier supplice.
Personne sans doute n’aurait plus d’intérêt que nous à desirer, comme le voulait cet Auteur, que les Comédiennes fussent pour jamais bannies du Théâtre réformé : mais cette proposition me paraît également odieuse à faire, injuste & inadmissible. […] Je conviendrai donc, que l’austérité Républicaine ne peut comporter les Drames de ces deux derniers genres, parce que, eu égard au besoin qu’ont les hommes d’un contrepoids qui balance cette consentanéité dont jouit le vice, ils sont presque toujours pernicieux ; non pas absolument par l’action en elle-même, mais par la manière dont elle est présentée, & parce que l’Auteur n’ayant cherché qu’à donner du plaisir, il a laissé toute leur force aux inconvéniens de l’Histrionisme. […] Le premier n’est-là que pour le contraste, pour faire saillir le caractère du bouillant d’Ormilli ; caractère bien dans la nature, dont la Comédie fait un joli Tableau, mais que l’Auteur n’a pas eu l’art de présenter de manière à nous corriger : au contraire, l’on peut dire que le jeu de l’Acteur n’est propre qu’à rendre charmant un original vicieux, à porter nos Petits-maîtres, à se donner de plus-en-plus son ridicule brillanté ; ils en seront plus insupportables aux yeux des femmes sensées, plus courus des folles ; ils ne prétendent que cela. […] Que leur apprend le Tuteur dupé, dont on a laissé l’Auteur s’applaudir tout seul de cultiver ce qu’il nomme l’ancien genre * ? […] On accorderait de même l’entrée journalière aux Auteurs.
C’est lui qui prétend que l’on doive supprimer les deux premieres Races de nos Rois, que les fameux Ecrivains du siécle d’Auguste, sont la plûpart des Auteurs supposés par des Moines, qui, dans un siécle où le bon goût étoit ignoré, ont composé tant de beaux Ouvrages sous des noms imaginaires. Le Pere Hardouin étoit le plus sçavant & le plus ridicule Pirrhonien qui ait paru depuis l’Auteur de la Secte ; il a renversé la cervelle, avant de mourir, au pauvre Pere Berruier, qui a débité dans son nouveau Peuple de Dieu, un grand nombre d’erreurs, de faussetés & d’impertinences, sur la foi de son Maître, sans y entendre malice : Or, l’opinion d’un tel homme doit-elle balancer celle de tous les Sçavans & de l’Eglise même, relativement au premier Concile d’Arles ? […] Le sieur de la M** avoit d’autres principes dans la tête quand il a composé son Mémoire : Au milieu de votre troupe, Mademoiselle (que je crois copiée d’après celle dont Scarron raconte les Aventures dans le Roman Comique) je me représente le vénérable Jurisconsulte que vous introduisez, pour y faire trophée de son sçavoir contre les censures qui vous lient : il triomphe à peu de frais, aucun des Auditeurs n’est en état de le contredire ; il peut sans aucun risque avancer autant de contre-sens, d’Anachronismes1, de citations fausses, qu’il lui plaira : c’est assez qu’il débite force loix pour éblouir, qu’il vomisse du Latin à grands flots, & s’exprime en bons termes de Palais, avec un déluge de paroles : Dans ce cercle de Sénateurs de nouvelle fabrique, feu M. de Noailles, Auteur prétendu de leur Excommunication, est fort maltraité ; le Clergé de France, surtout les Auteurs de la réclamation, n’ont pas eu beau jeu ; enfin on a concédé à l’Apologiste, sans la moindre repugnance, le titre de Docteur de l’Eglise : on l’a proclamé l’Interpréte des Loix, l’appui de l’État, la lumiere du monde entier, tandis qu’il érigeoit la troupe en Académie Royale, la faisant marcher de pair avec les premiers Académiciens de l’europe. […] Je prie l’Auteur du Mémoire de faire attention aux termes de ce dernier Capitulaire : il suppose dans les Prêtres le pouvoir d’instituer des jeûnes, il ne donne aucun droit aux Comtes d’y trouver à redire : A Sacerdotibus indicta jejunia observent & suis observare doceant. […] 18) c’est un Brûlot que l’Auteur voudroit lancer entre le Clergé & les Magistrats.
Les sentimens de quelques Auteurs entêtés sur leur Nation, ne sont pas toujours ceux des Personnes éclairées dans cette Nation. […] Montiano de l’Académie Royale de Madrid, auteur de la Virginie. […] Nous ne connoissons aucun Ouvrage généralement estimé, fait par un esprit supérieur aux Regles, & l’Auteur de D. […] Sont-elles capables de faire marcher leurs Auteurs de pair avec les Grecs ? […] C’est-à-dire, qu’après les premiers complimens faits à l’Auteur par un petit nombre de Gens de Lettres, elle seroit demeurée ensevelie dans l’oubli.
Je fais plus : je vous avoue même que plusieurs des pièces de ce grand Comique ne répondent point à la pureté du théâtre ; d’autres auteurs l’ont profané à son exemple. […] Vous avez du sentiment, les beaux morceaux doivent vous toucher ; le livre est sous vos yeux ; vous méditez, vous avalez à longs traits le venin que l’auteur a répandu dans les vers que vous admirez ; enfin, vous faites vous-même le rôle du comédien que vous condamnez si sévérement. […] Il ne me reste plus qu’à vous faire sentir l’injustice de votre procédé envers M. de Voltaire ; car on n’ignore pas qu’il est l’auteur de l’épître que vous condamnez. […] Elle est bien pardonnable au transport d’un poëte & d’un amant, & d’ailleurs les sentimens de l’auteur sont généralement connus.
Vous-même, Auteur sublime du Misantrope ! […] Les Auteurs excités par une noble émulation, échauffés par le sentiment de la vertu, consacreroient leurs talents à sa gloire. […] Un Auteur recommendable vouloit qu’on ne le montrât qu’avec les malheurs qui l’accompagnenta. […] L’Auteur que je cite ici est Juge naturel en ce genre.
Les Auteurs ont avec raison, de la répugnance à faire des démarches auprès des Comédiens, pour la réception de leurs Ouvrages ; & ils concluent avec un égal fondement, à ne les point faire, quand ils peuvent s’en dispenser. La conduite des Comédiens envers les Auteurs, est si indécente qu’elle soulève tous les esprits.
Ce n’est point ici une accusation hasardée ni exagérée par un vain scrupule ; c’est leur objet direct, c’est le but formel de leurs auteurs. […] » En vain lui diroit on que la réprésentation de ces passions trop amies de la corruption du cœur ne les excite qu’indirectement ; il prétend que le soutenir, c’est combattre les régles des grands maîtres. « Le premier principe, ajoûte-t-il ; sur lequel agissent les Poëtes tragiques & comiques, c’est qu’il faut intéresser le Spectateur ; & si l’Auteur ou l’Acteur d’une Tragédie ne sait pas l’émouvoir & le transporter de la passion qu’il veut exprimer, où tombe-t-il ?
Mais je n’ai point négligé de rappeller très-souvent à leurs Auteurs les règles sages & judicieuses, qui forment seules un Drame parfait. […] Si mes vœux étaient remplis, la gloire du Spectacle moderne & de ses Auteurs en deviendrait plus éclatante, plus réelle, & le goût de la Nation serait justifié.
Il me semble que les Auteurs n’ont pas tout-à-fait lieu d’être mécontens d’un pareil usage. […] C’est souvent à la crainte de mal-faire que tel Auteur doit ses succès. […] Quel Ouvrage ne me préparerais-je pas, si je voulais éxcuser tout ce qui déplaira dans mon Livre, ou si je voulais même calmer les craintes que la raison, ou trop de délicatesse, fait éprouver à l’Auteur attentif ?
Ne semble-t-il pas que ce maudit sifflet s’adresse à l’Auteur du Drame, ou aux Acteurs qui viennent de représenter ? […] S’ils vivaient de nos jours, ils feraient comme les Auteurs d’à-présent. […] Je voudrais que les Auteurs du nouveau Théâtre eussent soin de faire dire à leurs personnages un mot au sujet des décorations.
Genet qui en est l’Auteur dans son Séminaire, afin qu’il l’y enseignât lui-même : Et c’est apparemment ce qui l’a fait le plus connaître à Rome. […] Abelly après plusieurs de vos Auteurs. […] On voit par là que cet Auteur peut être à votre goût, et que c’est apparemment par votre conseil que l’on a voulu le faire enseigner dans le Séminaire d’Aix.
Malgré ces saintes traditions, et malgré encore le passage exprès que l’auteur produit « pour exclure la musique des jours de deuil »Eccl. […] ad Mais d’abord, il est certain qu’il ne s’y agit point du carême dont il n’y a pas un mot dans tout cet endroit : mais quand on voudrait, comme il est juste, étendre au carême jusqu’à un certain degré, ce que propose ce saint docteur en général sur l’état des pénitents, il n’y aurait rien qui ne fût contraire à la prétention de notre auteur. […] Qu’on ne fasse donc point ce tort à Saint Thomas, de le faire auteur d’un si visible relâchement de la discipline : c’est assez de l’avoir fait sans qu’il y pensât, le défenseur de la comédie ; sans encore lui faire dire, qu’on la peut jouer dans le carême, quoiqu’il n’y ait pas un seul mot dans tous ses ouvrages qui tende à cela de près ou de loin ; et qu’au contraire il ait enseigné si expressément que les spectacles publics répugnent à l’esprit de pénitence que l’église veut renouveler dans le carême.
Il n’y auroit point d’Acteurs s’il n’y avoit point d’Auteurs. […] Voilà pourtant les Auteurs que vous excusez. […] L’invention de l’Auteur et; l’adresse de l’Acteur me font plaisir. […] L’Auteur en a fait le contraste du Misantrope. […] Il auroit au contraire été plus raisonnable, il n’auroit pas rempli le caractere que l’Auteur lui donne.
Si vous proscrivez les Comédiens, méprisez donc, dèshonorez les Auteurs des Ouvrages qu’ils représentent. […] Il n’est que trop vrai qu’il leur fait un tort considérable ; mais ils n’ont qu’à redoubler de soins & de travail, qu’à bien traiter les Auteurs sur-tout, s’ils veulent balancer les succès d’un genre rempli d’agrémens. […] Aucun Auteur ne s’est encore avisé d’en accuser un autre de plagiat, parce qu’il se sert, ainsi que lui, des vingt-quatres lettres de l’alphabet ; or de même qu’il est permis à tout le monde de faire des Livres par le moyen de ces vingt-quatres lettres de l’alphabet, en leur faisant prendre un arrangement inconnu ; il doit être permis aussi d’inventer un Spectacle nouveau, où l’on pourra parler & chanter, pourvu toutefois que la parole & la musique soient employées différemment qu’ailleurs. […] Il est aisé de concevoir, qu’alors les Comédiens ne se laisseraient point séduire par le bruit flatteur des applaudissemens ; ils craindraient toujours de voir triompher leurs rivaux ; cette noble émulation ferait croître & agrandir leurs talens ; ils feraient leurs efforts pour attirer les Auteurs, qui n’éprouveraient plus tant de petites mortifications, & qui seraient encouragés par l’espoir de parcourir deux vastes champs de gloire.
Quel est en effet l’objet de ces Piéces, où l’Auteur paroît ne songer qu’à faire rire ? […] Ce sel de l’Esprit assaisonne les Comédies d’Aristophane, les écrits de Lucien, & ceux de l’Auteur dont parle Rousseau dans ces Vers : C’est dans ce bel Esprit Gaulois, Que le gentil Maître François Appelle Pantegruelisme, Qu’à Neuilli, la Fare & Sonin Puisent cet enjouement benin Qui compose leur Atticisme. […] Je l’ai lue, & j’y ai cherché inutilement ce que l’Auteur y pouvoit trouver de plaisant. […] De quel genre étoient les anciennes Comédies des Italiens, & dans quel Ville celle qui est regardée comme la meilleure, & qui a pour Auteur Machiavel, a-t-elle pû trouver un Théâtre & des Spectateurs !
dans tous les Ecrivains des derniers siècles, et même dans la Préface de Donat sur Térence, que Livius Andronicus fut l'Auteur de la Comédie et de la Tragédie parmi les Romains, ce que les Anciens n'ont jamais écrit, et si l'on n'avait point été prévenu de cette erreur, je ne crois pas qu'aucun homme de bon sens l'eût jamais mis en avant. […] Mais enfin Andronicus donna publiquement dans Rome des Fables qu'il jouait lui-même, et dont ces vieilles Satires lui prestèrent le fondement et l'invention ; et je ne vois pas pourquoi l'on a voulu deviner que ce fussent des Tragédies et des Comédies, car il est certain que ce n'en pouvait pas être ; c'étaient des Mimes, ou de petites Fables qu'il mettait en Vers, comme les Fableaux de nos vieux Poètes français, et qu'il dansait lui-même en sautant, chantant et touchant quelque instrument ; comme tous les autres Poètes de son temps, selon mêmes les termes de Tite-Live ; mais j'estime qu'il les fit avec plus d'art, et qu'il se rendit si célèbre qu'il en fut nommé l'Auteur ou le premier. […] Aussi l'Auteur ne dit pas que les Mimes furent chassés de Marseille, et moins encore la Comédie, mais seulement que l'on ne permit point aux Mimes de monter sur le Théâtre. […] écrits des anciens Auteurs, mais il n'en avait pas épuré les lumières ; car il dit bien que les Pantomimes étaient de beaucoup inférieurs aux Comédiens et aux Tragédiens, en la société desquels ils n'étaient point, mais il ajoute qu'ils n'étaient pas Histrions Scéniques, ce nom ne convenant point aux Bateleurs, et n'étant propres qu'aux Joueurs de Poèmes Dramatiques, car il est bien vrai que les Comédiens et Tragédiens étaient distingués des Mimes et Pantomimes, mais il n'est pas vrai que le nom d'Histrion qu'il prend pour un Acteur de Drames, ne comprenait point cette espèce de Bouffon ; car au contraire il leur était propre, et leur fut donné dès l'origine des Jeux Scéniques, comme nous l'apprenons clairement de Tite-Live.
Une austère sagesse doit être l’âme des académies, et pour donner de l’émulation et une honnête hardiesse à des jeunes gens, il suffit de faire, comme à l’Université de Paris, des exercices classiques sur les Auteurs. » M. […] Ce pieux et savant Auteur n’était pas Janséniste, ni ennemi des Jésuites. […] Ces plates bouffonneries, qui dans la stérilité du génie, par l’envie de plaire au peuple, s’emparent de la scène, et dans le sac de Scapin font méconnaître l’Auteur du Misanthrope, le latin les éloigne, ne les fournissant pas, ou les émoussant. […] Rousseau de Genève et Gresset, et d’un Auteur Espagnol, dont le P. […] Il y a bien de l’apparence que l’Auteur de cette pièce, le Recteur et le collège nombreux qui la fit représenter, avaient de bonnes intentions, qu’ils voulaient faire aimer la vertu à la jeunesse, en l’unissant avec le plaisir.
Mais proposées à des hommes charnels par des Auteurs peu versés dans l’Ecriture et peu instruits dans la science des Saints, elles font tout une autre impression. […] Il nous suffit d’avoir montré que les Auteurs qui travaillent pour le Théâtre des Comédiens, ne croient pas pouvoir se passer de mêler de la galanterie dans tous les sujets qu’ils traitent. […] L’expérience et la décision des Auteurs les plus célèbres confirment ces réflexions, et nous devons conclure qu’il n’est pas possible que l’Ecriture puisse jamais paraître sur le Théâtre des Comédiens, sans y être altérée et corrompue. […] L’Auteur qui porte le nom de Saint Denis De Hierarch[ia]. […] Boyer de l’Académie Française en est l’Auteur ; elle fut imprimée en 1695.
Nos premiers Comédiens ont été les Troubadours, connus aussi sous le nom de Trouvères & Jongleurs : ils étaient tout-à-la-fois Auteurs & Acteurs, comme on a vu Molière, Dancourt, Montfleury, Legrand, &c. […] Il s’agit maintenant, sur notre Théâtre Français particulièrement, d’exciter à la vertu, d’inspirer l’horreur du vice, & d’exposer les ridicules : ceux qui l’occupent, sont les organes des premiers génies, & des hommes les plus célèbres de la Nation ; Corneille, Racine, Molière, Renard, monsieur de Voltaire, &c. leur fonction exige pour y exceller, de la figure, de la dignité, de la voix, de la mémoire, du geste, de la sensibilité, de l’intelligence, de la connaissance des mœurs & des caractères, en un mot, un grand nombre de qualités, que la nature réunit si rarement, dans une même personne, qu’on compte plus de grands Auteurs que de grands Comédiens.
L es Auteurs de nos jours, peu capables de remplir un Poëme d’action, parce que leur tête est vuide, & qu’ils ne savent pas tirer d’un sujet toutes les ressources qu’il fournit, se jettent sur les Sentences ou maximes, sans réfléchir qu’elles ne sont pas le moindre obstacle à leurs succès. […] Un Auteur qui a réussi sur la Scene Françoise, & dont les talens supérieurs dans d’autres parties de Littérature, lui ont mérité une place à l’Académie, a pourtant fait des efforts pour justifier l’usage des maximes dans le poëme tragique.
[NDE] George Buchanan (1506-1582), humaniste écossais, auteur de tragédies latines. […] [NDE] Marc-Antoine Muret (1526-1585) humaniste et pédagogue français, auteur d'une tragédie latine Julius Caesar.
Mais il a fait toutes sortes de métiers, il a été acteur, auteur, amateur. […] Cet Auteur fut de quelques Académies. […] L’insolence de l’auteur qui lance ses traits sur ce qu’il y a de plus respectable. […] L’auteur ne s’en cache pas. […] L’auteur ne se reproche pas ces excès.
Mais l’Auteur du Fourbe met ici une enchère sur tous ses rivaux. […] Les exemples de l’Auteur de notre Foi sont autant d’arrêts prononcés contre le crime. […] L’Auteur du Fourbe P. 79. […] Peu de temps après, Ben Jonson et Beaumont vengèrent dans leurs Vers l’Auteur de la Bergère fidèle. […] Ce n’est point assez ; le Traducteur Chrétien enchérit alors sur l’Auteur païen.
Huber, Auteur peu connu, a traduit les ouvrages assez bien, quoique peut-être avec trop de fidélité. […] Tous les Auteurs Protestans l’ont respecté, & tâchent de l’expliquer. […] Cet homme fut si frappé de cette conduite, qu’il se jette à ses pieds, & lui avoue qu’il en est l’auteur, la met au feu, & devient son ami & son panégyriste. […] Le style & les ouvrages de cet auteur en sont pleins. […] Depuis qu’ils se croient des Messieurs & des Dames (de haut parage) ils se sont arrogé le droit de juger les auteurs & leurs ouvrages.
Voici un éloge de Moliere dont on ne devineroit pas l’auteur. […] Bossuet n’en fait pas plus le panégyrique, & c’est assurément tendre un piege à l’innocence, que de donner par ses éloges l’envie de lire un Auteur si pernicieux. […] Une Académie en corps a eu le courage de faire concourir pour le prix de pareilles absurdités, un ouvrage périodique (Mercure novembre 1768) de les publier, d’en faire honneur à leur Auteur ! […] Je ne puis pardonner, dit Fenelon, (Lettre à l’Académie) à cet Auteur (à Moliere), d’avoir donné un tour gracieux au vice, & une autorité ridicule & odieuse à la vertu. […] On a mis à la fin du Théatre de Moliere un recueil des jugemens que différens Auteurs en ont porté, & qui tous font le plus grand éloge de ses talens.
Cet Auteur avance qu’il est également défendu aux Magistrats d’aller au bal et aux danses, si ce n’est tout au plus aux noces de leurs plus proches parents (L. […] Cet Auteur remarque cependant que la scène était modeste, et qu’on n’y représentait rien de criminel ou d’indécent : réflexion dont nous ferons usage contre ceux qui se retranchent sur la décence prétendue du théâtre de nos jours : « Olibrius urbis Præfectus ita in spectacula exarsit ut vitam pene omnem per argumenta scenica amoresque, et si non vetitos et incestos, exegerit. » Menochius (ibid. art. […] Par ce détour artificieux, l’Auteur s’est donné la coupable licence de hasarder les propositions les plus contraires à la religion et aux bonnes mœurs, et de confondre la nature et les bornes des deux puissances. […] On assure que la consultation renferme en peu de mots la certitude des principes de l’Auteur du Mémoire, et qu’« elle couronne le zèle d’une Actrice digne des éloges de l’Eglise même. » On ajoute, « elle ne trouve de vraie gloire qu’à répandre dans le sanctuaire de la religion qu’elle professe, celle que la France lui défère ». […] La conclusion outrée de la consultation achève de révolter les esprits, et d’exciter l’indignation contre le livre entier et contre l’Auteur.
Qu'on ne voie ni Auteur ni Acteur, mais seulement la personne qu'on joue ; que le spectateur soit transporté, et comme transformé dans l'action. […] Le quiétiste souffre la sensation du plaisir, mais ne l'excite pas ; le spectateur va la chercher, il l'achète, l'Auteur et l'Acteur font leurs efforts pour la produire en eux et en autrui. […] L'imagination du spectateur est souvent froide, engourdie, distraite ; celle de l'Auteur, communément belle, vive, cultivée, a formé ce tableau vivant, et en anime tous les traits, pour frapper les yeux et le cœur. […] Il est vrai que par ordre du Roi toutes les pièces sont vues et corrigées avant d'être représentées ; mais l'Auteur ajoute que « les Acteurs s'émancipent à représenter ce qui a été effacé, et dans l'impression les Auteurs rétablissent ce qui a été retranché ». […] Je suis fort de l'avis de Madame de Ville-Dieu (Annal. gal.), Auteur et livre non suspect de rigorisme : C'est un méchant moyen d'enseigner la vertu, de la faire voir par le portrait du vice.
Malgré tous les soins que prennent et les Auteurs et les Acteurs pour toucher et pour plaire, il n'est pas rare qu'ils ennuient, qu'on en revienne fatigué, dégoûté, mécontent, et qu'une pièce tombe à la première ou seconde représentation. […] L'Auteur a cru sans doute pour la récréation des gens dévots devoir donner une farce à laquelle Arlequin n'aurait osé penser. […] Je ne sais si l'Auteur est Comédien de profession, ou enthousiaste du théâtre ; mais il a raison de dire qu'il fait voyager son élève dans un pays peu connu, il ne connaît ni les habitants ni le gouvernement, ni les productions de celui-ci. […] Je n'ai jamais vu d'Auteur qui pour faire l'éloge du siècle de quelque Empereur, marie S. […] Qu'on en compare l'Auteur, les fondateurs, les héros, les exercices, la doctrine, l'origine, l'histoire, etc. je ne sais s'il est possible de trouver deux choses plus généralement, plus constamment, plus directement opposées.
C’est pourtant presque toujours dans de telles circonstances que les Auteurs de la Comédie-mêlée-d’Ariettes placent le Duo ; je crois qu’ils n’ont pas tout-à-fait tort. […] Rousseau a bien raison lorsqu’il parle de la forte(73) : « L’Auteur de la Lettre sur Omphale a déjà remarqué que les duo sont hors de la Nature ; car rien n’est moins naturel que de voir deux personnes se parler à la fois durant un certain tems, soit pour dire la même chose, soit pour se contredire, sans jamais s’écouter ni se répondre ». […] Les Auteurs du Poème épique employent ce moyen avec succès.
» Puis il ajoute jésuitiquement, « on verra l’auteur insinuer qu’un évêque, dînant avec des pauvres, serait tout aussi respecté qu’en sortant de la table d’un ministre ». […] On y lit en effet, à la page 355, qu’un M. de Sénancourt est auteur de plusieurs ouvrages, où l’on trouve beaucoup d’exaltation, du vague, de l’obscurité et une couleur constamment sombre. […] L’article assez mal écrit de cet auteur, ne présente point une analyse claire de mon ouvrage, et n’en fait point connaître les parties principales.
Or, si des Auteurs l’ont nommé la fièvre chaude de la raison, l’étonnement doit cesser pour les délires qui l’accompagnent. […] Il est le premier à convenir qu’Homère est excellent dans ses inventions fabuleuses, et qu’il charme l’esprit par ses agréables rêveries : mais il se déchaîne aussi contre le torrent de la coutume, qui porte à lire des choses si chatouilleuses pour les bonnes mœurs ; jusques là qu’il fait honneur au Christianisme qu’un Auteur nourri dans ces sciences profanes, et dans la Religion du Paganisme, que Cicéron, en un mot, eût reproché à Homère qu’il faisait des Dieux des hommes, et qu’il érigeait les hommes en Dieux : au lieu, dit-il, qu’il aurait dû rendre les hommes semblables aux Dieux, plutôt que d’abaisser la divinité à la condition des hommes. […] [NDE] Il est l'auteur de la Satire nouvelle contre les femmes, imitée de Juvénal et des Satires nouvelles sur l'esclavage des passions et sur l'éducation des enfants (1698) d. […] [NDE] Adrien Baillet (1649-1706) est un théologien auteur d'un ouvrage critique intitulé M. de Molière.
Je remarquais que vous prétendiez prendre la place de l’Auteur des Petites lettres b, mais je remarquais en même temps que vous étiez beaucoup au-dessous de lui, et qu’il y avait une grande différence entre une Provinciale, et une Imaginaire. […] Ne lui a-t-on pas même rendu ses louanges dans l’une des Provinciales, et n’est-ce pas elle que l’auteur entend, lorsqu’il parle d’une « personne qu’il admire sans la connaître j » ? […] D’abord l’Auteur en avait parlé avec mépris, sur le bruit qui courait qu’il travaillait aux Apologies des Jésuites. […] Ce n’était pas assez pour être savant d’avoir étudié toute sa vie, d’avoir lu tous les Auteurs, il fallait avoir lu Jansénius, et n’y avoir point lu les Propositions.
Mais nous avons à leur répondre que notre Auteur, par égard pour le titre primitif de son Ouvrage, a cru devoir le conserver à ce qui en étoit une suite nécessaire ; & nous ajoutons que les relations fréquentes qu’il y a entre les Lettres sur les Spectacles, & l’Histoire des Ouvrages pour & contre les Théatres, ne permettent pas de les séparer. […] Mais notre Auteur a desiré que nous continuions de réserver pour ce second Volume la Lettre, dont M.
Les Auteurs qui l’ont fait avant moi se sont très-peu entendus, ou n’ont suivi que leurs opinions : si le vrai se découvre quelquefois dans leurs Ecrits, c’est une faible lueur qui brille au milieu de la nuit, & qui nous échappe bientôt. […] Je n’éxamine pas si elle est plus accentuée que la nôtre ; il est certain que nous avons aussi un grand nombre de Sillabes longues & brèves, que les personnes qui parlent bien ont soin de faire sentir, & que les Auteurs de nos jours commencent à marquer dans leurs Ouvrages, en employant fréquemment les accens ou les signes qui indiquent la manière de prononcer les mots. […] Rousseau ; & sentiment d’un autre Auteur. […] Voici un passage de cet Auteur, qui étant tout nouveau, puisqu’il est pris dans le Dictionnaire de Musique, semble mériter plus d’attention ; mais on découvre toujours la forte prévention qui anime M. […] C’est ainsi que parle cet Auteur judicieux & éclairé, qui démontre si bien la vérité de mon sistême.
Quoique l’Action qu’il imite soit véritable, il n’est pas moins créateur & auteur de sa Fable, parce que l’œconomie avec laquelle il l’a disposée, est ce qui en établit la vraisemblance. […] L’Auteur à leur exemple a soin, autant qu’il est possible, de ne faire chanter que des choses propres à être chantées, des prieres, des vérités morales, des réflexions. […] Saint Evremond n’exempte de cette obéissance aux Poëtes, que Lully, parce que, dit-il, ce Musicien connoît mieux les Passions & va plus avant dans le cœur des hommes que les Auteurs. […] Saverio, d’illustres Auteurs en eurent compassion, & travaillerent à la rendre, si non parfaite, du moins plus supportable. […] Ces Auteurs qu’il nomme, sont Lemene, Manfredi, Maffei, Monsignor Bernini, & l’Abbé Metastasio, dont il rapporte quelques petits Vers destinés aux Ariettes.
N os Auteurs n’ayant point en eux-mêmes assez de force pour conduire une action simple jusq’au cinquiéme Acte, la remplissent d’épisodes, & d’incidens mal liés au sujet, d’idées entortillées, de mouvemens inarticulés, qui n’offrent qu’un corps monstreux, dont les membres, sans jeu, sans proportion, ne peuvent que fatiguer le spectateur. […] L’armée déjà bien éloignée à la fin du second Acte, est rappellée au commencement du troisieme, en conséquence de ce nouvel incident, quoique Zaraès soit censé mort ; mais on a dit à Amœnophis que cette armée étoit désormais inutile en Arabie : étoit-elle plus nécessaire à Memphis, sur-tout depuis que l’Auteur des troubles n’étoit plus ?
« Toutes ces piéces de Théâtre, dit un célébre Auteur, ne sont que de vives représentations de passions, d’orgueil, d’ambition, de jalousie, de vengeance, & principalement de cette vertu Romaine, qui n’est autre chose qu’un furieux amour de soi-même. Plus leurs Auteurs colorent ces vices d’une image de grandeur & de générosité, plus ils les rendent dangereux & capables d’entrer dans les ames les mieux nées ; & l’imitation de ces passions ne nous plaît que parce que le fond de notre corruption excite en même tems un mouvement tout semblable qui nous transforme en quelque sorte, & nous fait entrer dans la passion qui nous est représentée.
Les spectacles condamnés par les auteurs profanes anciens et modernes. […] Si la décision de ces auteurs n’emporte pas une interdiction juridique, elle sert du moins à prouver, suivant les lumières de la raison, le danger des spectacles.
Je n’adopte point l’opinion des Auteurs qui ont traité de la Comédie ; voici comme ils racontent son origine. […] En mémoire de cet évènement, on établit une fête annuelle, dans laquelle on immolait un bouc à l’honneur de Bacchus ; la fête se terminait par une Hymne à la louange de ce Dieu. » Les Auteurs soutiennent que c’est de-là que les Spectacles ont pris naissance. […] En effet, tandis qu’Éschyle composait ses Drames sérieux, tandis qu’il jettait de nouveaux personnages dans les Chœurs, une foule d’Auteurs ajoutait divers ornemens aux Drames enjoués. […] Au reste, les Mystères ont commencés plutôt que quelques Auteurs ne le prétendent ; mais je ne m’éfforcerai point de le démontrer : qu’importe qu’un ridicule ait deux cents ans de plus ou de moins ? […] L’auteur est François Corbueil, dit Villon.
Une Troupe n’oserait les recevoir pour Acteurs ; pourquoi les admettre pour Auteurs ? l’Auteur est encore plus coupable, il est le mobile de tout ; il y aurait moins d’indécence à employer les habits que les ouvrages. […] les revenus ecclésiastiques sont-ils destinés à des Auteurs comiques ? […] Si ce sont les usages des lieux où ces Auteurs ont écrit, du moins ce ne sont pas ceux de France. […] Cet Auteur permet encore aux Religieux de se masquer dans leur couvent, et d’y représenter des pièces de théâtre pour se divertir.
CHOCQUET (Louïs) fameux Poëte François vers le milieu du XVI. siecle, & Auteur d’un Ouvrage fort rare & fort singulier, dont nous donnerons ci-dessous des Extraits (A). […] comme l’Auteur d’un in folio qui fut imprimé à Paris l’an 1541. […] [Remarque] (A) Il est Auteur d’un Ouvrage… fort singulier, dont nous donnerons des Extraits. […] Il faut noter que l’Auteur se conforme soigneusement aux traditions populaires.
Tout ce qu’on put faire, fut d’amener au moins ses Auteurs à chérir l’apparence des bienséances théâtrales : il fallut se contenter de ce faible succès. […] Un de ses Auteurs eut encore recours à un autre stratagême : comme il était dit que les Acteurs de l’Opéra-Comique ne parleraient point sur le Théâtre, il s’avisa de les faire parler en l’air ; dans la Pièce intitulée Les Perroquets, il était naturel de voir tous les personnages sur des arbres. […] Il s’agit d’une nouvelle subtilité qu’imaginèrent ses Auteurs afin de le faire paraître en dépit de ceux qui cherchaient à le détruire ; elle est digne d’être conservée aussi bien que ses autres stratagêmes : la voici. […] Grands Auteurs quittez la Lyre, Et cessez de travailler ; A présent on aime à rire, Le Sublime fait bâiller ; C’est le tic, tic, tic, tic, C’est le tic du Public.
Si ces Auteurs ont voulu servir la Religion, ils ont mal réussi, ils n’ont fait au contraire que l’avilir, en dégradant les objets les plus respectables. […] Le même Auteur, dans une autre Lettre, rapporte un trait fort plaisant. […] « Les Comédiens, dit cet Auteur, sont de minces apôtres ; jamais ils ne serviront ni à combattre l’erreur, ni à établir la vérité ». […] Quel auteur, quel acteur, quelle actrice donnent des pièces pieuses pour instruire, toucher, sanctifier les hommes, et procurer la gloire de Dieu ? […] La description qu’il en fait pourrait être la matière d’une dissertation sur la musique du quatorzième siècle, que nos historiens et auteurs de la musique ont négligée.
Les premières, et qui furent introduites de bonne heure en ces divertissements furent les Fables Atellanes, ainsi nommées de la Ville d'Atelle dans la Campanie, qui fut toujours la Province des délices et des voluptés d'Italie, et d'où elles furent transportées à Rome ; Elles étaient comme des Satires agréables, sans aigreur et sans turpitude, et que la vertu Romaine avait accompagnées de bienséance et de modestie, et dont les Acteurs étaient en bien plus grande estime que les Scéniques et Histrions, et jouissaient même de quelques privilèges particuliers, entre autres de sortir du Théâtre avec les habits dont ils s'étaient servis dans leurs représentations ; ce qu'à parler franchement je ne saurais bien comprendre, quoique les Auteurs en fassent grand bruit ; car si l'on entend qu'ils sortaient ainsi de la Scène où ils avaient paru, je ne vois pas quel était leur avantage, ne croyant pas que les autres Histrions y reprissent leurs vêtements ordinaires avant que de disparaître aux yeux du peuple ; et si l'on veut dire qu'ils pouvaient même sortir de ce grand lieu que l'on nommait Théâtre, et aller à travers la Ville jusques dans leur logis, avec les ornements qu'ils avaient portés en jouant leurs Fables, je ne connais point quelle était l'excellence de ce privilège ; car c'était les exposer en mascarades publics aux petits enfants et aux grands idiots, qui n'étaient pas plus sages, à mon avis, dans la Ville de Rome, que dans celle de Paris ; et qui sans doute les auraient suivis avec beaucoup de bruit et de tumulte. […] Et c'est tout ce que les mémoires de l'antiquité m'en ont appris, avec les noms de quelques célèbres Auteurs de ces Fables ; car nous n'en avons aucun exemple, il ne nous en reste pas seulement des fragments, et nous n'avons aucun Écrivain qui nous en ait enseigné la composition.
La seconde, qu’il justifie lui-même la Comédie, tant par rapport aux Acteurs, qu’aux Auteurs et aux spectateurs. […] Je ne vois pas que ces Auteurs aient rien rapporté des Comédies, je ne sais si c’est par scrupule ; pour moi je m’en fais un véritable. […] Mais si cela est vrai dans ceux qui vont à la Comédie, que dirons-nous des Auteurs et des Acteurs. […] En effet comment un Auteur peut-il donner la gêne à son esprit pour exprimer vivement une passion sans la ressentir lui-même ? […] Il y en a même un qui a dit en Chaire, qu’elle méritait le feu, et que l’Auteur devait en faire une pénitence publique.
[Je crois qu’on doit honorer le talent dès qu’il se montre : quelques-uns des Enfans-Acteurs du Théâtre-Ephébique promettent beaucoup : mais je le répète d’après l’Auteur, il faudrait envisager l’avenir pour ces jeunes Elèves, & dans les Pièces, respecter scrupuleusement leur innocence. […] Auteurs des Pièces actuelles. […] Messieurs Arnould & Nougaret sont Auteurs de la plus grande partie des Scènes automatiques].
Les comédiens de tout temps furent assez souvent auteurs et acteurs à la fois. […] de Sénancourt ne sait donc pas que ce principe qu’il professe, se trouve inscrit positivement et clairement dans les constitutions de l’infâme société des jésuites dont on ne saurait trop dévoiler les doctrines fausses et horribles ainsi que tant d’auteurs l’ont prouvé et pour ainsi dire inutilement, tant est grande leur influence ! […] Lafont d’Aussonne, auteur de l’Histoire de madame de Maintenon, et de la cour de Louis XIV, in-8° de 432 pages.
Tout Auteur dramatique n’est-il pas obligé d’établir les caracteres qu’il fait agir, non-seulement pour soulager l’attention des spectateurs, mais même pour les guider dans leurs jugemens ? […] Cet Auteur n’est-il pas entre les mains de la plus tendre jeunesse, sans qu’on apréhende qu’il encourage des Catilina ? […] La haine pour les scélérats n’est pas l’ouvrage de l’Auteur ; c’est un sentiment qu’il ne fait que développer & fortifier en nous. […] Oseroit-t-on soutenir que ce n’est pas le but de l’Auteur, qu’il ne l’a pas atteint, & que cette leçon n’est pas utile ? […] Vous accusez les Auteurs de concourir à l’envi, pour l’utilité publique, à donner une nouvelle énergie, un nouveau coloris à l’amour .
Or, si l’importance de ce point est reconnue, n’est-il pas constant que les Auteurs, qui ont retranché de leur Pièce le personnage de Créon, s’exposent à faire paraître Œdipe trop vertueux ? […] La catastrophe, c’est-à-dire les sentiments de haine et d’horreur qu’on concevra contre l’Auteur de la mort de Géta et de Justine, en seront plus violents ; et en ce cas les Spectateurs pourront les plaindre l’un et l’autre tant qu’ils voudront : d’un côté, la compassion la plus tendre ; de l’autre, l’horreur du crime de Caracalla rempliront tout ce qu’on peut souhaiter dans une Tragédie. […] A l’égard de la compassion que l’on peut avoir pour les personnages qui meurent, elle ne doit point balancer l’horreur que l’Auteur de tant de carnage inspire ; et c’est, comme je l’ai déjà dit et comme je le pense, l’horreur du crime, ou l’amour de la vertu, qui établit la catastrophe. […] Le Spectateur, voyant Médée rester en vie, ne cesse point de détester l’Auteur de tant de crimes, et sent un plaisir secret à espérer qu’elle languira longtemps dans des tourments égaux à sa méchanceté, s’il est possible, et dont enfin elle sera accablée. […] Quinault son Auteur a nommée lui-même Tragicomédie, a fait longtemps mes délices.
Vous en appelleriez à vos Casuistes, qui prétendent qu’on doit moins s’arrêter à ces bons Docteurs, pour ce qui est de la Morale, qu’à vos nouveaux Auteurs qui ont mieux connu qu’eux le génie de ces derniers siècles. […] L’Auteur de la vie de S.
[NDE] Ce prologue est le premier d’un ensemble de six que l’auteur dit avoir composé à la demande de comédiens. Les six prologues suivent le récit lucianesque de L’Asne ruant : il donne le titre au volume et, au dire de l’auteur, met en scène des étudiants en droit de Bourges sous des identités illustres.
Mais quelque spécieux que soit le prétexte dont les auteurs de ces pièces veuillent se couvrir, et quelque pures et saintes que puissent être leurs intentions ; il y a néanmoins tant de mélange dans leurs ouvrages, et les Saints qu’ils font paraître sur le théâtre y témoignent tant de faible touchant l’amour, qui est la passion dominante des comédies, qu’il est bien difficile qu’on ne prenne pas le change, et qu’au lieu de sanctifier le théâtre par les actions des martyrs que l’on y représente, on ne profane la sainteté de leurs souffrances par les fictions amoureuses que l’on y mêle. […] La Sainte même dans la suite de la pièce vient enfin à découvrir la passion secrète qu’elle a pour un jeune homme : et quoique l’auteur la lui fasse combattre, elle ne laisse pas néanmoins de donner lieu à ceux qui l’entendent de justifier en eux-mêmes par son exemple la passion qu’ils ressentent, et de l’entretenir sous prétexte de n’y vouloir point consentir. […] On y voit le mouvement de la charité chrétienne, qui oblige cet illustre Saint à exposer sa vie pour la défense de la pureté de cette Sainte, tellement obscurci par la passion feinte, que l’auteur met dans ses paroles et dans celles de la Sainte, qu’on ne sait non plus que les Acteurs qu’il introduit sur le Théâtre. […] « L’auteur de la vérité, dit Tertullien, n’aime point le mensonge : et tout ce qui tient de la fiction passe devant lui pour une espèce d’adultère. […] Cyprien, ou l’auteur du traité des spectacles, qui est entre ses ouvrages ; tout ce que Salvien, et tout ce que les autres Pères de l’Eglise ont dit contre les spectacles des anciens, retombe naturellement sur les comédies de notre temps.
Il en a été vivement affecté : aussi a-t-il été le solliciteur, & a paru à la tête des poursuites qui se sont faites pour en découvrir & punir l’auteur. […] Les recherches sur l’auteur de ce libelle n’ont pas été plus heureuses : il est sans doute venu de dehors. […] Le cardinal Maresfoschi a son palais sur cette place : il a été soupçonné d’avoir favorisé l’auteur du libelle. […] L’auteur n’en parle pas : il en est amateur, & n’a pas l’air dévot, & vraisemblablement ne se pique pas de l’être. […] Cet auteur mérite plus de réputation qu’il n’en a.
) Conviendrait-il à une femme prostituée, disent là-dessus les Auteurs, de déshériter sa fille sous prétexte de prostitution ? […] Je ne sais où cet Auteur, d’ailleurs habile, et dont l’ouvrage a été bien reçu, a pu trouver ce sentiment, dont il ne donne aucun garant. […] Il cite là-dessus une foule d’Auteurs. […] C’était la veuve d’un riche Marchand, qui aimant beaucoup la comédie, avait donné un appartement chez lui à cet Auteur, dit Ménage (Menagiana. tom. […] [NDE] Nicolas Boileau, "Damon, ce grand auteur..." dans Satires.
Il est visible que l’Auteur du Relaps n’est ici qu’une copie de M. […] Je ne vois pas néanmoins que l’Auteur du Relaps dût si peu ménager son fonds. […] » Telle est l’opinion de ces célèbres Auteurs touchant le Théâtre. […] Je les termine toutes par celle d’un de nos Auteurs plus modernes ; c’est Didacus de Tapia. […] Je conviens que le Théâtre n’est pas l’Auteur de la damnable coutume de se venger.
Secondement, des Auteurs qui composent les Pièces pour le Théâtre ; et généralement de tous ceux qui coopèrent à la Comédie. […] » Or dans la pensée d’un ancien Auteur parmi les ouvrages de saint Augustin ; par les pompes du diable, on doit entendre les vanités du siècle et tout ce qui peut exciter au-dedans de l’homme l’ambition, et les mauvais désirs de la chair. Les pompes du démon43 , dit cet Auteur, sont les désirs de la chair, les désirs des yeux, et les ambitions du siècle. […] L’on ne croit pas aussi que les Auteurs dont on a parlé dans l’objection demeurassent d’accord de cette conséquence. […] Tome 6 de falsa et vera poen. cap. 15 [Auteur anoyme dans les œuvres de S.
Ces trois repas durent autant que tout le reste : sans doute l’auteur aime la bonne chere. […] Ici l’auteur y fait entrer incidemment des caracteres historiques, ce ne sont que des accessoires, dont il a cru avoir besoin pour remplir & varier la scène. […] Mais si l’auteur a cru faire honneur à ses ancêtres & à lui-même, par ce petit roman, il n’en a point fait à Henri IV. […] Ce petit drame est suivi d’un Traité sur l’art, selon l’auteur, nouveau de faire des proverbes. […] L’auteur croit ce genre bien nouveau, il se trompe : on fait des proverbes depuis un siecle ; il y en de Mad.
Quelle joie pour les auteurs ! […] Quels éloges ne mérite pas le religieux Prince qui arrête ces désordres, & en punit les auteurs ! […] Mais l’auteur a-t-il voulu faire honneur au théatre ou s’en moquer ? […] L’auteur des Trois Siecles, qui ne paroît pas craindre les prisons, n’a pu être intimidé par le malheur de M. […] L’auteur a peu de délicatesse, de trouver le bonheur en lui-même, dans un amour purement animal où il n’y a que des désirs.
Un Auteur plus moderne, nous « Quae sacrae, etc. » Alexander ab Alexandro 166 dierum genit. […] Imaginez-vous, Monsieur, si ce pouvait être de belles choses, puisque 1’Infâme Héliogabale en était l’Auteur. De peur que vous ne croyez que les Saints Pères exagèrent, et que la Comédie n’était pas autre dans ce temps-là qu’elle est aujourd’hui, mais que pour en détourner les Fidèles, les Prédicateurs de l’Evangile et les Auteurs Ecclésiastiques, la dépeignaient avec de si affreuses couleurs ; je veux bien que vous ne vous en rapportiez pas seulement à ceux-ci, mais que vous consultiez les Auteurs profanes. […] se prostitue jusqu’à toucher des Cartes et des Dés : et l’on n’a qu’à feuilleter les Saints Pères et les Auteurs Ecclésiastiques, il n’y a guères de pages où l’on ne trouve quelque chose contre les Jeux. […] LXXII, et il a pour auteur saint Martin de Dume, qui fut évêque de Braga et mourut en 580.
Enfin en 1751 il a plu au sieur Fagan, homme obscur, & Auteur médiocre de quelques pieces jouées aux François, aux Italiens, & à la Foire, de se mettre sur les rangs, & il a été suivi d’une foule d’autres. […] Il ne confond pas moins le siecle des Auteurs que celui des événemens. […] Les Auteurs ne font pas le même mal que les Acteurs ; la poësie peut être châtiée, & l’exécution dangereuse. […] L’Auteur méprise trop l’autorité ecclésiastique pour en être arrêté. […] Un Auteur disoit ingénieusement : Quand la vertu n’est gardée que par des vices, il est aisé de forcer la garde & de surprendre la sentinelle.
Je conseille aux jeunes Auteurs de suivre leur éxemple, & celui de J. […] Lorsqu’un des Auteurs du nouveau Théâtre(68) a dit quelque part, Et l’on pense bien peu quand on fait des Chansons ; Il ne prétendait sûrement pas que sa remarque passât pour une règle. […] C’est pourquoi il me semble que l’Auteur de la Fée Urgèle se trompe lorsqu’il met tant de finesse & de choses recherchées dans ses Ariettes. […] Celui-ci même ne réussit jamais si bien, que lorsque l’Auteur s’en est tiré avec habileté. […] M. le Marquis de Chatlus, Auteur de l’Essai sur l’union de la Musique & de la Poèsie.
Les monuments élevés aux Princes, & de même aux auteurs pendant leur vie, sont bien équivoques, ils peuvent n’être, & ne sont très-souvent que l’ouvrage de la flatterie, de l’intérêt, de la crainte, de l’intrigue, ils peuvent avoir été mandiés, ordonnés, achetés par le maître, les courtisans, les parents, les amis ; & communément ils sont très-flattés. […] Arrivée auprès d’elle, elle se prosterne dévotement à ses pieds, le prie humblement de répandre quelques rayons de son génie sur tous ses adorateurs : sentant qu’elle étoit exaucée, elle se releve gravement, jette de l’encens dans le brasier, & fait brûler ces feuilles malignes, qui avoient osé blasphémer tant de fois ie nom sacré d’Arouet ; que ne peut-elle lui immoler de même leurs obscurs & toujours vils & envieux auteurs ! […] Du même, à l’Auteur de l’Ode. […] Oser le dire, est-ce faire honneur à l’auteur & au Héros de cette misérable production ? L’auteur n’est point marin ; où a-t-il vu que les tempêres, le flux & le reflux de la mer aillent expirer dans les roseaux ?
Cette sorte de Précieux ridicule est une maladie épidémique, qui dans les hommes, dans les femmes, dans les auteurs, dans les ouvrages de toute espece, a fait & fait encore bien du ravave, il ne l’a pas même attaquée, quoiqu’elle lui eût fourni une matiere abondante : que n’a-t il fait une seconde comédie des Femmes beaux esprits ? […] On a donné au public la vie de deux avanturieres, Niéces du Cardinal Mazarin, l’une Marie Mancini, femme du Connétable Colonne, écrite, dit-on, par elle-même, & assez mal écrite pour l’en croire auteur. […] L’auteur pour former trois volumes, qui, réduits à leur juste valeur, en formeroient à peine un bon, a ramasse tous les noms des femmes qu’il a trouvé dans les livres, & en a fait autant d’articles, dont les trois quarts n’étoient connus que dans leur quartier. […] L’auteur se promet un grand fruit de son livre ; c’est qu’il sera utile au théatre, en enseignant aux comédiens le vrai costume de tous les tems, ce qui contribuera à rendre l’illusion plus parfaite, bien inestimable pour l’Etat, les mœurs & la Réligion. […] Cet auteur appuye sa décision de plusieurs autres : Navarre, Tostat, Armilla, &c.
Il honora l’auteur de sa plus intime familiarité. […] Il y en a peu parmi les auteurs & les acteurs qui ne les acceptent. […] C’est à-peu-près le sort de la plupart des Auteurs Dramatiques, à sept à huit près, qui ont réussi. […] Cette pensée n’est pas élégante, l’auteur ne s’en pique pas ; mais est-elle décente ? l’Auteur devroit s’en piquer.
Si l’Auteur de cette tragédie y a fait paroître beaucoup d’esprit & d’imagination, il les a bien mal employés. […] Je ne parle pas des drames des autres Auteurs, Rotrou, Quinaut, Lagrange, &c. […] Que sera-ce du jugement de Dieu, qui les condamne toutes avec leurs Auteurs & leurs Acteurs pendant l’éternité ? […] L’Auteur sera tenu de se conformer à toutes ces notes. […] Il semble aussi que c’est éteindre le feu du génie dans l’Auteur & dans l’Acteur, de bannir l’amour, qui fut toujours leur unique Apollon.
Quant à l’irrégularité de cette infamie, on peut consulter tous les Auteurs qui ont traité des irrégularités, Navarre, Saïrus, Suarez, Tolet, Gibert, etc., les uns sous le titre d’Irrégularités defectu bonæ famæ, d’autres sous celui d’Irrégularités ex delicto ; on trouvera les suffrages unanimes pour déclarer le Théâtre indigne de l’Autel. […] Lorsque le demandeur en cassation est auteur du défaut sur lequel il la fonde, comme Gervais et la Duclos, est-il recevable à profiter de sa mauvaise foi pour revenir contre son propre fait ? […] Cette pièce, en constatant le fait, découvre l’irréligion de l’Auteur, et celle que le théâtre inspire. […] le bel objet pour les fidèles qui viendront à la sainte messe ou au sermon, le bel objet pour le Prédicateur qui, selon son devoir, prêchera contre les spectacles, que des Muses à demi nues, des Génies portant le masque et le cothurne, autour d’un Auteur dramatique, qui lui donne le démenti par les honneurs religieux qu’il reçoit ! […] L’un des plus grands reproches que fait le concile de Calcédoine contre Dioscore d’Alexandrie, auteur du brigandage d’Ephèse, c’est d’employer à entretenir des Comédiens les revenus ecclésiastiques destinés aux pauvres : « Pecuniam pauperibus erogandam theatralibus expendisse personis ».
Dans toutes les Pièces nouvelles qui seront écrites pour le Théâtre de la Réformation, soit Tragédies, Comédies, ou autres de quelque genre que ce puisse être, la passion d’amour, telle qu’il est d’usage de la représenter aujourd’hui, sera entièrement exclue : bien entendu, cependant, que, si quelque nouvel Auteur trouvait le secret de donner des instructions utiles sur cette passion, en sorte que les Spectateurs puissent en devenir meilleurs, il faudrait admettre sa Pièce, comme on admet celles où sont représentées la haine, la vengeance et les autres passions ; lorsque ces passions, loin d’être approuvées ou victorieuses, ne peuvent inspirer aux Spectateurs qu’une horreur salutaire. […] Alors la Pièce sera remise à l’Auteur, afin qu’il la corrige suivant les notes qui lui auront été communiquées ; et ce n’est que lorsqu’il l’aura réformée, qu’elle sera lue au Conseil assemblé, qui décidera si elle doit être reçue et inscrite sur le Registre. […] Peu à peu le Spectacle se repeuplera ; et le vide, causé par la désertion des libertins, sera bientôt rempli par des hommes sages et raisonnables, dont l’approbation sera plus flatteuse et d’un plus grand poids pour les Auteurs et les Acteurs du nouveau Théâtre.
Le théatre & le monde ont bien tort de faire au Clergé le procès sur des fautes dont ils sont auteurs & complices, s’ils se perdent, ce n’est que pour lui plaire en lui ressemblant que le clergé se dèshonore. […] Pour celui de Melanie, l’auteur a eu la maladresse de mettre à découvert un Curé de Paris, ce qui jette un vrai ridicule sur lui & sur sa piece. […] L’Editeur de cette farce en a honte, dit qu’elle est indigne de lui, qu’elle n’auroit pas dû être imprimée : d’où il conclud qu’il n’en est pas l’Auteur. […] Le succès éclatant & soutenu qu’elle eut à la réprésentation, justifia le goût de l’Abbé & le talent de l’Auteur. […] Son mari comédien comme elle & auteur de plusieurs pieces de Théatre, ne fut pas si heureux, il mourut subitement trois ans après sortant du cabaret.
L’Auteur de Don Sébastien porte des coups aux Evêques à l’aide du Musti, et badine sur le nom de Chrétien à l’abri du nom de Turc. […] L’Eglise Anglicane (j’entends ceux qui la composent) est peut-être la seule communion dans le monde qui tolère de telles insolences : l’Auteur du Relaps se signale par-dessus tous les autres en ce métier. […] Tout ce qui appartient en propre à l’auteur du Relaps, c’est P. 97. […] L’Auteur immédiat de la Religion Chrétienne, les pouvoirs, les fonctions, la fin du Sacerdoce de ses Ministres, tout cela est bien plus relevé qu’il ne l’était dans le Judaïsme. […] Dégrader de Noblesse les Ministres de l’Evangile à cause de leurs saintes fonctions, ce serait comme imposer des lois pénales à l’Evangile même et mépriser souverainement l’Auteur de la Religion chrétienne.
C’est ordinairement le dénouement légitime de toutes leurs intrigues, l’heureux terme des artifices des auteurs & des acteurs, la récompense & le couronnement de deux amants. […] Mais ce ne sont pas les ridicules qui font la honte des rois & le malheur des peuples ; ce sont les passions qui les dominent ; & jamais les auteurs ni les acteurs tragiques & comiques n’en ont guéri aucune, ni dans les princes, ni dans les sujets. […] Le caractere des auteurs dramatiques. […] Mais, dans le fond, que peuvent être, pour la vertu, les auteurs du théâtre italien, de la foire, des parades, &c ?
Il me paraît donc que, si c’est là ce qui fait la grandeur de la Tragédie de Bérénice, il y a bien à rabattre du principe que l’Auteur établit dans sa Préface. […] Je ne m’arrête pas au mérite de l’Auteur, pour avoir bien traité un sujet si épineux ; je ne regarde que le sujet en lui-même ; car, il est bien moins question au Théâtre de la Réformation de savoir si les Auteurs ont de l’esprit, que d’être assuré que leurs Pièces sont extrêmement correctes pour les mœurs, et ne peuvent causer aucune mauvaise impression dans le cœur des Spectateurs. […] Je ferai mention, en passant, de l’art du Poète pour préparer l’attentat que prémédite Rodogune, quand elle veut faire assassiner Cléopâtre : l’Auteur, qui a senti la bassesse d’une telle action, s’est imaginé de la relever et de la rendre digne du tragique par l’horreur extraordinaire que Rodogune inspire en la proposant.
Des Auteurs qui composent les Pièces pour le Théâtre, et généralement de tous ceux qui coopèrent à la Comédie ? […] Tous les Auteurs modernes ne s’opposent pas beaucoup à la fréquentation de la Comédie d’à présent. […] », dit cet Auteur, sont les désirs de la chair, les désirs des yeux, et les ambitions du siècle. […] L’on ne croit pas aussi que les Auteurs dont on a parlé dans l’objection, demeurassent d’accord de cette conséquence. […] Les paroles de cet Auteur ont été rapportées plus haut.
d’indignes bateleurs avec d’honnêtes gens, dont la fonction exige, pour y exceller, de la figure, de la dignité, de la voix, de la mémoire, du geste, de l’ame, de l’esprit, de la connoissance des mœurs & des caractères ; en un mot, un grand nombre de qualités que la nature réunit si rarement dans une même personne, qu’on compte plus d’excellens auteurs, que d’excellens comédiens. […] Le talent d’acteur & d’auteur de comédie lui paroît celui d’un homme abominable. […] L’auteur de Didon se déclare aussi pour le théâtre, mais pour un théâtre plus décent, plus réservé encore que le nôtre. […] C’est ainsi que cet auteur, qui posséde si bien son art, mais que son art n’aveugle point, sçait réunir les intérêts de l’homme de lettres, du philosophe & du chrétien. […] Arrêtons-nous à un seul, dans lequel tout porte l’empreinte du génie de l’auteur.
L’Auteur ayant été fait Cardinal en 1514, on doit croire charitablement, qu’il l’avoit composée avant que d’être du Sacré Collége. Elle fut imprimée en 1523, sous ce titre, Comedia nobilissima è ridiculosa per il Reverendissimo Cardinale da Bibiena : cette Piéce ridiculosa paroissant faire beaucoup d’honneur à son Auteur, Reverendissimo. […] Nous en pourrions tirer davantage de notre Farce de Pathelin, dont l’Auteur est inconnu. […] L’Amour Tyrannique de Scuderi qui parut deux ans après le Cid, causa une grande joie au Cardinal, qui ne doutant point que cette Piéce ne dût anéantir Corneille, défendit à l’Auteur de répondre à toute critique, parce qu’il les devoit toutes mépriser ; il déclara sa Tragédie, un Ouvrage parfait, & engagea Sarasin à le prouver. […] Je n’ai parlé de l’Opera dans l’Histoire de la Poësie Dramatique moderne, qu’à cause de l’usage où l’on est d’appeller Tragédies des Piéces qui ne font jamais verser de larmes, des Piéces qui composées par deux Auteurs, dont celui qui commande est celui qui devroit obéir, font devenir la Poësie la Complaisante & presque l’esclave de la Musique.
Il est auteur de la vie de deux autres fameux jésuites saint Ignace de Loyola, fondateur de son ordre, et saint François-Xavier son successeur. On doit remarquer que c’est l’historien du grand saint Ignace qui a proclamé le mérite de Molière, en disant : « Les Français rougiront un jour de leur ingratitude envers cet auteur et ce comédien célèbre. » Le vénérable évêque d’Avranches, M.
Si un pareil Ouvrage avait pour Auteur un homme grave et respectable par son état ou par sa dignité, il n’en serait pas pour cela plus à couvert de la critique ; elle serait seulement plus ménagée, et se ressentirait des égards que mériterait l’Auteur : mais qu’il vienne de moi qui, pendant plus de quarante ans, ai exercé la profession de Comédien, qui ne suis ni savant ni homme de Lettres, et qui par conséquent ne mérite ni égard ni ménagement ; c’en est assez pour me faire craindre que mon Livre soit mal reçu, ou qu’il fasse peu d’impression sur mes Lecteurs.
Des Auteurs d’un si petit poids, n’étoient pas faits pour calmer les consciences. […] Le zéle s’échauffa d’autant plus que plusieurs personnes qui s’accommodoient fort de ce systême, s’en autoriserent pour aller au spectacle, & que quelques Confesseurs, quoiqu’en petit nombre, devenoient plus indulgents ; en effet, quoique cet ouvrage ait été mis en poudre, & solemnellement rétracté par son auteur. […] L’Avocat, son auteur, homme d’esprit & de mérite, quoiqu’obligé par l’intérêt de sa cause de la justifier dans le for extérieur, où en effet il est toléré, se livre aussi-bien que nous à l’anathême dans le for de la conscience. […] Il fit prendre les conjurés, & leur générosité, dit cet Auteur, rendit leur mort glorieuse. […] Hérode sit une exacte recherche, & découvrit les auteurs par le moyen de quelque femme que la violence des tourmens força de le confesser.
Or toutes les créatures sont bonnes, puisque leur auteur est essentiellement bon. […] Il y a plusieurs auteurs parmi eux qui ont écrit sur cette matière. […] Disciple de Jésus-Christ ne détesterez-vous pas des objets, dont les auteurs doivent vous paraître si détestables. […] Enfin on sait que Castor et Pollux, que Mercure et Hercule, sont les auteurs des exercices de la lice. […] Non, non : l’auteur de la vérité ne saurait approuver rien de faux.
Le Comédien est au Poëte, ce que cette machine est à son auteur. […] L’Auteur pour ménager la délicatesse minutieuse des Comédiens, ou du public, se trouve dans un double embarras. […] Que de chicanes frivoles ne font-ils pas à ce sujet aux Auteurs ?
Osera-t-on accuser les Auteurs de l’Opéra-Bouffon & de la Comédie-mêlée-d’Ariettes, de parler souvent dans leurs Poèmes ? […] Je montrerai en même-tems par l’éxemple de la Scène grecque de quelle manière nos Auteurs tragiques devraient couper le Dialogue de leurs Poèmes. […] Il serait à souhaiter que les Auteurs des Drames en tout genre eussent un Dialogue aussi vif, aussi serré.
L’Auteur a-t-il voulu nous faire naître un doute impie sur la certitude de la révélation ? […] Disons plutôt, son sort peut-il être autre que celui de ces Auteurs (p. 23.) […] Mais n’est-ce pas plutôt, comme le dit encore le même Auteur, (p. 106. […] pour Auteur Encyclopediste . […] Alors, alors, chers Concitoyens, sans cesser d’être Auteurs ou Lecteurs, Acteurs ou Spectateurs, puissions-nous (p. 7.)
Ces Auteurs appuient ce sentiment de deux Canons du Décret qui ne sont pas exprès, et dans lesquels la prohibition de la Danse n’est pas formellement contenue. […] Cette condition néanmoins, que cet Auteur particulier ajoute, ne saurait mettre les Clercs en assurance, ni excuser leur péché, s’ils désobéissent en ce point à l’Eglise, et s’ils violent les Canons.
Le caractère des Auteurs dramatiques. […] Mais dans le fond, que peuvent être pour la vertu les Auteurs du Théatre Italien, de la Foire, des Parades, &c. ? […] J’examine ailleurs les raisons & les ouvrages de ces insignes Auteurs, je n’envisage ici que la sainteté de leurs personnes ; la sagesse hésitera-t-elle à prononcer ? […] Ce sont leurs œuvres qui les y forceront, leurs discours qui les trahissent, & la lumiere de l’Évangile qui dissipe les ténèbres dans lesquelles ils s’efforcent en vain de s’ensevelir : comme s’il y avoit, dans le monde même, de fait plus notoirement démontré par l’expérience que la dissipation, l’irréligion, la dépravation des Acteurs, Auteurs & amateurs du théatre, & le goût pour le théatre de tout ce qu’il y a de plus irréligieux & de plus corrompu. […] Elle y a été reçûe par le Dieu des Auteurs en Déesse des Actrices ; l’admiration, les applaudissemens, les transports ont été au comble.
C’est un Auteur grave pour elles, il est instruit & expérimenté. […] Quelques Auteurs ont transformé ces chansons en cantiques par des paroles saintes. […] Quels noms brillans & tendres n’auroit pas obtenu du Mogol l’Actrice Italienne Camille, si on s’en rapporte à l’éloge qu’en fait l’Auteur du Mercure (septembre 1768), qui assurément devoit en être amoureux ! […] Arnaud moins sévère, quoique plus ardent Janséniste, se mêloit de tout, même des pieces de Racine, qu’il protégea, & réconcilia l’Auteur avec Port-Royal. […] Cette double chimère de la nature & du besoin de l’amour a été combattue par divers Auteurs.
[NDA] Auteur du temps. […] [NDA] Auteur du temps. […] [NDA] Auteur du temps. […] [NDA] Audinot, acteur de la Comédie Italienne, est auteur du Tonnelier. […] Camel est un acteur et auteur dramatique.
Quelques Auteurs le lui refusent ; le plus grand nombre d’après S. […] L’Auteur des Causes célèbres (Tom. […] Tout fut terminé par ces paroles tranchantes et décisives : « Je suis chez moi, tout est à moi ; fille de l’opéra, je suis ma maîtresse, je ne dépends de personne. » Se peut-il, conclut l’Auteur, que d’honnêtes gens soient assez aveugles pour placer si mal leur argent et leur cœur, et consacrer leurs plus beaux jours à des filles de théâtre nées dans le libertinage ? […] Sur quoi Godefroy fait cette réflexion : « Quoique éloignée du théâtre, ses vices font voir qu’elle est toujours Comédienne de cœur ; car Comédienne et prostituée, dit cet Auteur, sont deux choses très voisines et très liées » : « Proxime confines cohærent meretrix et scenica. » On ne tient aucun compte des promesses de chasteté qu’on ne tient que par force, « quæ votum castitatis infregit, minuit, elusit ». […] L’Auteur des Lettres Juives, qui aime le théâtre, l’a fréquenté, le connaît bien, et n’est pas scrupuleux.
» Que vois-je dans vos Auteurs dramatiques ? […] Nous ne parlons pas des traités que fit cet Auteur depuis sa chute contre l'impureté. […] peut-on en condamner l'usage, comme contraires à la gloire de leur auteur ? […] L'abus et l'usage, l'auteur et le profanateur sont bien différents. […] Le théâtre a même des fêtes bachiques du nom de leur auteur.
C’est une branche très-frivole du luxe & du commerce de la librairie, comme la richesse des relieurs, la largeur des marges, les ornemens des titres, les quadres des pages, la broderie des dorures, qui, sans rien apprendre, ne servent qu’à grossir le livre, & à enrichir le Libraire & le Graveur, à satisfaire la vanité de l’Auteur & le libertinage du lecteur. […] Les appartemens, ameublements, équipages, bijoux, jardins, tout est plein de tableaux, d’estampes, de statues, de miniatures ; mais ce luxe frivole n’est point l’objet de nos réflexions : nous nous bornons au luxe à l’Iconomanie littéraire & théâtrale, sur lesquelles il ne paroît pas qu’aucun auteur air exercé sa plume, nous en avons déjà parlé. […] Les Théologiens de toutes les écoles conviennent unanimement que c’est un péché de regarder avec complaisance des peintures, des statues obscénes ; à plus forte raison de les garder pour les avoir toujours à portée de les étaler aux yeux du public, de les répandre dans les livres ; c’est un vrai scandale qui rend l’auteur comptable devant Dieu de tous les péchés que ces figures indécentes font commettre à l’infini. […] Elles passent de main en main, elles volent des Alpes aux Pyrennées ; elles traversent les mers ; il s’en tire des milliers ; on les regarde à loisir dans son cabinet, on y revient cent fois ; on y passe les heures entieres : on avale à long trait le poison de la volupté : ainsi le peintre, le sculpteur, le graveur qui les travaille, l’auteur qui les insére dans son livre, le libraire qui les débite, le libertin qui les achete, qui s’en repaît, tout se rend coupable. […] L’auteur lui-même n’en faisoit aucun cas, & pour en peindre la frivolité & le danger, qui en font tout le mérite.
Dans les Lettres Persanes qui ne sont pas, à la vérité, l’ouvrage d’un Magistrat, l’Auteur de l’Esprit des Lois en parle avec cette légèreté et cette vérité qui caractérisent le style de M. de Montesquieu lorsque la modestie et la religion n’ont pas à se plaindre. […] C’est là que le galant Jurisconsulte s’égaie sur tous les crimes et toute la matière de cette passion, à l’occasion des lois et des canons qui peuvent y avoir quelque rapport, qu’il entre-mêle d’une infinité de passages, d’histoires et de fables des Poètes et des Auteurs profanes, à peu près dans le goût du recueil des Arrêts d’amour. […] ) Croirait-on que cet ouvrage, imprimé pendant la vie de l’Auteur, en 1572, avec privilège du Roi, a été réimprimé à Paris dix-huit ans après sa mort, en 1595, et dédié par son neveu à M. […] Tout ce code de galanterie roule sur la fiction d’un palais magnifique et d’un jardin délicieux, dans lesquels l’Auteur se promène, et fait venir ce qui lui plaît. Après avoir parlé de la parure, de la danse, de la peinture, de la musique, et de tous les aliments de la passion, toujours hérissé de lois et de canons, et émaillé de vers et de contes, il ne pouvait manquer de parler du théâtre, l’aiguillon, et le règne brillant de la volupté, à côté de laquelle ce galant amateur le place au premier rang, avec de grands éloges : place qui n’annonce pas que l’Auteur qui la lui donne, le regarde comme l’école de la vertu.
« Et tu dois haïr toutes les choses dont tu ne saurais te dispenser de haïr les Auteurs. » Et il conclut en ces termesc. 24. […] Aussi notre Auteur fait-il le rapport de Vanité avec l'Idole de BélialDe Verb. […] Les Spectacles ont deux grands maux ; l'homme se rend lui-même l'auteur de sa perte, et Dieu s'y trouve grièvement offensé ; l'homme y cherche des divertissements honteux qui le font déchoir du salut éternel des Chrétiens, et la Majesté Divine est outragée par des superstitions sacrilèges : Il ne faut point douter que Dieu n'en soit grièvement offensé, puis qu'elles sont consacrées aux Idoles. Minerve est adorée dans les Gymnases, Vénus dans le Théâtre, Neptune dans le Cirque, Mars dans les Arènes des Gladiateurs, Mercure dans les Combats d'escrime ; et ce culte superstitieux est fait selon la qualité des Auteurs de ces Jeux.
Je ne m’ingère pas de remettre en jugement cette production sous le rapport dramatique ou littéraire ; cette cause a été plaidée et bien jugée ; il y a long-temps que c’est une affaire finie ; d’ailleurs, il y a prescription à cet égard : il serait trop ridicule d’y revenir et de paraître vouloir, de concert avec des étrangers jaloux de la supériorité de nos compatriotes, détruire une réputation légitimée par une si antique possession ; il ne s’agit ici que d’erreurs, ou de démontrer, d’après l’expérience, qu’une composition dramatique, quelle que soit sa perfection, présente toujours des côtés très-défectueux ; que souvent la forme, par exemple, a des effets contraires qui nuisent au fond, et empêchent l’auteur d’arriver heureusement à son but. […] Je prie d’observer aussi que je ne me suis permis cette discussion tardive ou réchauffée sur cet auteur respectable, dont on ne peut lire les principaux ouvrages sans admiration, qu’enhardi par la pensée que malgré tout ce qui en a été dit, on pourra encore le discuter sous quelque rapport, même dans des siècles, comme nous le faisons tous les jours des anciens auteurs grecs et latins les plus fameux ; et me sentant d’ailleurs soutenu, quant au fond, par de grandes autorités, par celles de Labruyère, de Racine, du président de Lamoignon, de Bourdaloue, des savants de Port-Royal et d’autres, qui en ont parlé dans le même sens, qui ont combattu la comédie en question à sa naissance, et l’ont jugée dangereuse unanimement, par des présomptions, par des calculs de probabilité seulement, et sur qui j’ai donc l’avantage du temps, de plus longues observations, des faits, ou de raisons positives, en un mot, de l’expérience.
Soyons de bonne foi, Monsieur, avec nous-mêmes, et convenons que les Auteurs de Théâtre n’ont rien en cela qui les distingue des autres. […] Et pourquoi s’imaginer, comme ont fait presque tous nos Auteurs, qu’une pièce ne puisse nous intéresser sans amour ? […] » lui répond le valet, qui ne veut que faire rire le parterre ; j’ose inviter l’illustre Auteur de cette pièce à retrancher ces trois mots, qui ne sont là que pour défigurer un chef-d’œuvre. […] Vous feriez le procès sur le même principe, à tous les Auteurs de pièces de Théâtre, bien plus obligés encore que les Comédiens, de se transformer dans les personnages qu’ils ont à faire parler sur la scène. […] [NDE] Le Devin du village, est un opéra en un acte, un « intermède », de Rousseau lui-même (il est l’auteur de la musique et du livret).
Votre Conseil fertile en expédiens, imagine une alliance essentielle entre votre troupe & les Auteurs dramatiques : ceux-ci, dit-il, sont honorés dans l’état, ils remplissent les premieres places dans les différentes Académies, cependant ce sont leurs ouvrages qui sont dans la bouche des Comédiens ; pourquoi donc un sort si différent des uns aux autres ? […] Il suit de-là que les Auteurs qui travaillent pour le théâtre, quoiqu’on ne puisse les excuser devant Dieu, n’ont toutefois aucune note infamante aux yeux des hommes, parce que ce ne sont pas des mercenaires, au lieu que votre troupe, Mademoiselle, qui joue pour de l’argent, ne peut éviter cette humiliante flétrissure ; c’est une maniere de mort civile à quoi elle est condamnée, & qu’elle subit, en effet, dans toute l’étendue du Royaume.
J’avoue qu’il est mal aisé d’assembler tout ce qui est nécessaire à la composition de cette sorte d’ouvrages, d’autant plus qu’il y a peu de modèles dans ce genre d’écrire, et peu d’Auteurs qui soient d’humeur de les imiter. […] Quel plus digne sujet peut occuper l’Auteur tragique, s’il veut conserver la vérité de l’Histoire sans blesser la sainteté de la matiere ?
Plus l’intrigue est conduite avec art, plus le théâtre retentit d’applaudissements ; plus la pièce renferme de corruption, plus le crime de l’auteur est récompensé 5 Juvenal ne le cède point à Ovide dans la peinture qu’il fait des Spectacles. […] Pourquoi l’image des peines qui naissent des passions, effacerait-elle celle des transports de joie et de plaisir qu’on en voit naître, et que les auteurs ont soin d’embellir encore pour rendre leurs pièces plus agréables ? […] Je ne sais là-dessus comment les auteurs s’y prennent ; mais je vois que les spectateurs sont toujours du parti de l’amant faible, et que souvent ils sont fâchés qu’il ne le soit pas davantage. […] Prenons le plus parfait auteur comique, dont les ouvrages nous soient connus. […] Et quelle force ne doit-il pas avoir, quand on en connaît l’auteur !
Barbieri, dit Beltrame, Auteur Italien. […] Enthousiasme du seizieme siecle pour les Auteurs Payens, b, 89. […] Auteur de l’Homme du monde éclairé, b, 458. […] Caractere des Ouvrages de cet Auteur, a, 190, 306. […] Cet Auteur n’accorde pas à la Comédie l’honneur de corriger les mœurs en riant, b, 193 Young.
Ceux qui appuyeroient les auteurs des incendies & des empoisonnemens pecheroient moins contre la charité publique, que ceux qui fomentent ces causes de la corruption generale des vertus, & de la perte eternelle d’un si grand nombre de personnes. […] Les Auteurs des Pieces de theatre suivent en cecy les vestiges de cet ancien ennemy de la Grace, dont saint Augustin a triomphé avec tant de gloire pour luy, avec tant d’avantage pour l’Eglise, avec tant de satisfaction, de reconnoissance, & d’honneur pour l’auteur d’un bien-fait si necessaire aux hommes. […] L’Auteur est peut-estre vivant, reconnu de toute la terre pour Saint, pour orthodoxe ; ses ouvrages precedens ne respirent, & ne sont capables d’inspirer que la plus saine doctrine, & que la plus pure pieté. […] L’Auteur est un homme de probité. […] L’Auteur ne traite le sujet que par divertissement.
A l’égard des hommes, la corruption est parvenue à un tel degré sur ce point, qu’il me paraît inutile d’en parler ; je me contenterai seulement de citer et d’adopter la maxime d’un Auteur recommandable qui ne craint pas de dire, qu’il n’y a plus d’honnêtes gens dans le monde, parce que la façon avec laquelle on traite aujourd’hui la passion d’amour déshonnore également tous les hommes. […] Mais on sait que l’intention de l’Auteur, quand il la fit, n’était pas qu’elle fût représentée sur un Théâtre public. […] Je n’ai rien à dire non plus contre l’amour de Plisthène et de Théodamie ; c’est plutôt l’effet d’une sympathie naturelle, qu’une véritable passion ; puisqu’il se trouve à la fin qu’ils sont frère et sœur : cependant cet amour a servi infiniment à l’Auteur, que je trouve très louable de l’avoir imaginé, et encore plus d’en avoir sû faire un si bon usage : car, outre qu’il n’offre rien qui blesse la bienséance la plus austère, les deux Amants sont d’ailleurs occupés de motifs trop importants pour s’amuser à filer des Scènes de tendresse ; aussi l’Auteur les a-t-il évitées avec grand soin, et ne s’est servi de l’amour que pour donner plus de force à la compassion de Plisthène, qui sans cela ne devrait s’intéresser que médiocrement à la vie du père de Théodamie, ne sachant pas qu’il fût aussi le sien. […] Quand les Auteurs se seront imposés la loi de punir la passion d’amour dans leurs Ouvrages, comme ils punissent toutes les autres passions, alors elle sera digne du Théâtre ; parce que la représentation en deviendra utile à la République : mais toutes les fois que la passion d’amour sera non seulement accompagnée de mollesse, mais encore récompensée, comme on ne le voit que trop souvent dans les Pièces de Théâtre ; alors on ne pourra en aucune manière la justifier, et je serai toujours le premier à la condamner.
Felix, le plus ancien de nos Auteurs, « qui faisons profession d'une vie honnête, nous nous abstenons de vos Pompes, de vos Spectacles, et de tous les mauvais plaisirs que l'on prend, dont nous savons bien que l'origine est un effet de votre superstition, et que leurs agréments sont condamnables ; Car dans le Cirque qui peut souffrir la folie de tout un peuple qui se querelle ; dans les Gladiateurs le cruel art de tuer les hommes, dans les Jeux Scéniques une prodigieuse turpitude ? […] » Et ce que l'on ne doit pas oublier en ce discours est que les Hébreux n'avaient point estimé les Poèmes Dramatiques indignes de leurs soins, ni contraires à la sainteté de leur Religion, comme nous le pouvons juger par le fragment qui nous en reste de la Tragédie d'Ezéchiel, intitulée, La Sortie d'Egypte ; mais les Auteurs du Talmud, ou Livre de narration d'Enoch, condamnent les Mimes, chansons, danses et bouffonneries, auxquelles ils disent que les enfants de Caïn s'étaient trop adonnés, sans avoir parlé de Tragédies ni de Comédies.
Ce qu’ils nous disent confusément et par lambeaux, quand ils nous font la description de leurs Théâtres, nous laisse, il est vrai, dans l’incertitude sur bien des articles, et ne nous donne pas une idée précise de la construction et des usages de la Scène ; mais c’est ce qui arrive tous les jours aux Ecrivains même les plus exacts, lorsqu’ils parlent de quelque chose que tout le monde a sous les yeux : il est rare qu’en pareil cas un Auteur se donne la peine d’en faire un détail circonstancié, parce que les vivants en sont instruits. […] Ils se contredisent sans cesse, en cherchant à éclaircir des faits par l’assemblage de quelques mots dispersés dans plusieurs Auteurs différents ; c’est vouloir trouver des rayons de lumière dans les ténébres les plus obscures.
Les nouveaux Administrateurs de l’Opera ont fait la Parodie de la Fête de Salenci ; ils ont établis des récompenses pour les meilleurs Auteurs, Acteurs, Chanteurs & Danseurs qui auront le mieux réussi : sera-ce aussi une belle émulation de vertu qui la méritera ? […] Exhortation d’autant plus nécessaire, que dans la plupart des ouvrages qui ont paru sur l’agriculture, ou se contenter d’enseigner différentes méthodes pour bien cultiver la terre, & qui n’en est bien peu où l’on invite l’Agriculteur à recourir à l’Auteur de tous les biens. […] Les Académiciens y lisent leurs ouvrages, après la semonce de Mr. le Directeur, ensuite on distribue les prix ; savoir : à l’Auteur du meilleur ouvrage & aux deux Curés des filles qui ont été jugé les plus vertueuses de la Paroisse, & les plus digne de la couronne, lesquels doivent le leur livrer lorsqu’elles se marieront & en faire mention dans le Contrat de mariage. […] Il avoit été prononcé le matin après la Messe un très-beau sermon sur le même sujet ; enfin tout est terminé par la lecture & la distribution d’un programme où l’on assigne aux Auteurs la matieres des mémoires qu’ils doivent fournir pour l’année suivante, & où l’on trouve le nom des filles à qui le prix a été accordé.
L’auteur des Lettres Persannes n’essuya aucune critique, celles de ce caractère ne seront pas aujourd’hui à craindre, l’Archevêque de N.… n’en fera pas. […] C’est dommage que ces taches répandues par la main d’une actrice, déparent cet ouvrage immortel, qui a immortalisé son auteur. […] La voici, on prétendoit l’avoir prise en flagrant de lit, sous le théatre avec N.… Le public attribue ce mémoire à l’Abbé de la Marre, auteur de l’opéra de Zaïde ; il fait honneur au Poëte, il en fait peu à l’Abbé. […] Bien des auteurs ont suivi ses traces sur-tout Dom Pedro de Calderas qui a excellé. […] Un grand Seigneur me fit entrer dans une galerie où il y avoit des tablettes de bois de cedre, pleines de livres, il me dit : ce sont des trésors, j’y ai amasse toutes les comédies des bons Auteurs, la fureur du théatre a franchit les Pyrenées, & dérange la gravité Espagnole.
Je ne garantis pas que ses auteurs & ses restaurateurs se soient fort embarrassés de l’enseigner ; mais je garantis du moins qu’elle est très-vraie. […] On admire tout dans les auteurs qu’on adopte ; tout est mauvais dans ceux qu’on rejette. […] Chacun des auteurs l’a désignée par des circonstances particulieres, comme des broderies differentes sur le ménu fonds ; les mœurs n’ont rien gagné, ni la raison n’est pas plus satisfaite par ces différentes décorations. […] La Tragedie ou Tragi-Comedie de Psiché attribuée à Moliere, est insérée dans ses œuvres ; quoique de divers auteurs. […] Cette piéce très-mediocre, oubliée depuis plusieurs années fut extrêmement célébre dans son tems, par les soins & le goût de Louis XIV ; & la reputat on de cès quatre auteurs, qui sembloient y avoir fondu tous leurs talents.
Il n'est pas possible qu'un homme d'esprit, comme l'est certainement l'Auteur, n'ait fait ici qu'une sottise ; la plaie est bien plus profonde, il y a dans cette pièce plus d'irréligion que de ridicule ; et si elle s'établit jamais sur le théâtre public, comme elle a été déjà jouée sur des théâtres particuliers, elle produira les plus mauvais effets. […] » Voilà le corps réduit en poussière, comme l'Auteur en avertit : précaution fort inutile, la chose est claire ; mais elle sert à détourner l'attention aux paroles qui suivent, où est le venin. […] Le dessein de l'Auteur dans cette pièce est de décrier les vœux et l'état monastique. […] L'Auteur, qui dit dans sa préface qu'il aurait pu pousser la pièce jusqu'à cinq actes, fort embarrassé d'en remplir trois, appelle à son secours l'autre monde, et nous transporte dans le pays des songes, pour pouvoir faire « les déserts, les ténèbres, les torches sanglantes, les ombres qui se traînent, le lamentable écho, les noirs tombeaux, les monceaux de cercueils, les débris épars, le cimetière du monde, etc. […] L'Auteur du drame ne pouvant s'en dissimuler le scandale et l'absurdité, quoique fort content de lui-même, dit modestement dans sa préface pour s'excuser : « Le génie doit s'élever au-dessus des règles pour produire des beautés.
Par l’Auteur de Podalire et de l’Aristenète français A PARIS Chez LE PETIT jeune, Libraire du Tribunat,galeries du bois, Nº 323.
et l'opinion des auteurs tant profanes que sacrez, touchant les Spectacles.
[NDE] Le Catalogue de la BNF identifie l’auteur, Jules Boll, et note un autre titre : Mimicologie, ou Règles du geste et de l’éloquence dramatique fondées sur l’analyse philosophique et physiologique des passions.
Monfleuri, célebre Acteur & Auteur, aussi bien que son fils, dont les pieces sont indécentes, mourut presque sur le théatre, comme Moliere. […] Il fit venir dans sa loge l’Auteur qui avoit été aussi Acteur, & jouoit le rôle de Caton ; le loua d’avoir si bien rendu les beautés, & lui donna cinquante guinées. […] Discours sur la gloire des illustres François, à l’honneur des Comédiens, dont le tribunal agit en souverain avec les Auteurs. […] On a fait à cette occasion le couplet suivant : Voici l’Auteur de l’ingénu, Jean Pigalle l’a fait tout nud ; Mais Jean Freron le drapera, Alleluia. […] En vain le monde lui donn-t-il des noms spécieux, en vain tâche-t-il de l’ennoblir par la pompe & l’appareil du spectacle, l’élevation des sentimens & l’art de la poësie ; en vain des Auteurs, par une autre foiblesse, prostituent-ils leur plume à son apologie.
Cette passion devint si indécente, que, sous le règne de Tibère, le sénat fut obligé de rendre un décret pour défendre aux sénateurs de fréquenter les écoles des pantomimes, et aux chevaliers de leur faire cortège : « Tant il est vrai, dit un auteur, que les professions les plus infâmes peuvent parvenir à être honorées, quand elles servent à l’amusement des grands ! […] Les basochiens et les enfants sans souci eurent la préférence : ils avaient pour auteurs les meilleurs poètes du temps. […] On ne trouva alors plus rien de beau que ce qui avait été pensé et dit par les auteurs du paganisme.
Cela ne saurait être indifférent : si toute sérieuse qu’elle est, je quitte souvent le ton sérieux, c’est que malgré qu’on en ait, l’Auteur donne lieu à la plaisanterie.
[NDE] Dans cette préface restée inédite, Racine explique les raisons pour lesquelles il n’a pas publié la « Seconde Lettre de Monsieur Racine aux deux apologistes des Hérésies imaginaires », réponse aux deux lettres attribuées à Barbier d’Aucour et à Goibaud-Dubois qui répondaient elles-mêmes à son attaque contre l’auteur des Hérésies imaginaires.
MONSEIGNEUR, Je n’ai pu apprendre qu’on me croyait dans le monde Auteur d’un libelle fait en faveur de la Comédie, sous le titre de Lettre d’un Théologien, etc. […] Je fis il y a dix ou douze ans un écrit Latin sur la Comédie, où sans avoir mûrement examiné la matière, et par une légèreté de Jeunesse, je prenais le parti de la justifier, de la manière que je me figurais qu’elle se représentait à Paris, n’en ayant jamais vu aucune, et m’en faisant, sur les rapports que j’en avais ouï, une idée trop favorable, et je ne puis que je ne reconnaisse à ma confusion, que les principes et les preuves qui se trouvent dans la Lettre qui s’est donnée au public sans ma participation, sont les mêmes que dans mon écrit particulier, quoi qu’il y ait quelques endroits de différents entre les deux, où l’Auteur de la Lettre dit ce que je ne dis pas, et parle autrement que je ne fais moi-même dans mon écrit, comme en ce qu’il apporte sans raison en faveur de la Comédie, votre silence sur sa représentation, Monseigneur, pour en inférer un consentement et une approbation tacite de votre part, ce que je n’ai point fait dans mon écrit, où je ne dis rien du tout qui puisse regarder personnellement V.
Et ne croyez pas, mes Frères, que ce soit ici seulement l’opinion particulière d’un Auteur connu par son austérité : c’est le sentiment de toute l’Eglise. […] Cette fureur pour les Spectacles, qui nous anime & nous transporte aujourd’hui, a été, mes Frères, selon la remarque des Auteurs les plus judicieux, un des vices de ce peuple qui avoit conquis l’univers, & un des signes avant-coureurs de sa décadence. […] Non : si les Auteurs dramatiques qui les ont prises pour modèles, en ont imité les beautés, ils en ont encore plus copié les vices. […] Tel est le ton qu’a donné à la scène Françoise cet homme trop fameux, auquel ses aveugles disciples rendent aujourd’hui une espèce de culte fanatique, & qui est devenu leur idole pour avoir prostitué à l’impiété & au blasphême les grands talens qu’il avoit reçus de l’Auteur de la nature. […] Mais plus vous devez de reconnoissance à l’Auteur de tout bien qui vous les a inspirées, plus aussi vous devez vous éloigner du monde son ennemi.
Dans la vérité, c’est un très-mauvais sujet, dans la Réligion & les mœurs ; c’est un très-médiocre auteur dans la littérature, qui n’a du quelques célébrités momentanées, qu’à l’ignorance de son siécle, où un homme qui savoit lire étoit un prodige. […] 19, n’approuve point, à la vérité, ce genre de comédie, par une raison littéraire, s’il paroît quelque observation qui blesse l’amour propre des auteurs, ils courent aux armes ; que seroit-ce, si on exposoit leurs fautes, leurs vices, leurs foiblesses sur le théatre ? […] Il y eut un Professeur établi au Seminaire, qui chaque jour faisoit des conférences, où il traduisoit, expliquoit les auteurs, interrogeoit les Seminaristes. […] Caffaro, Théatin, qui est à la tête du théatre de Boursaut, quoique condamnée par l’Archevêque de Paris, & rétractée par son auteur ; & l’Oraison du P. […] Peu aguerri avec les manœuvres théatrales, le jeune écrivain a tout confessé, nommé les auteurs qui l’avoient mis en œuvre : un Dignitaire du Chapitre, Grand.
C’est le dénouement légitime de toute l’intrigue, l’heureux terme des artifices des Auteurs & des Acteurs, la récompense & le couronnement de deux amans. […] L’Auteur de la vie de Moliere convient de tous ces défauts, des grossieretés des valets ; de l’excès du gentilhomme, du libertinage scandaleux de la femme, dont les démarches criminelles tournent toûjours à son avantage, en sorte qu’on est tenté d’imiter sa conduite, toûjours heureuse, quoique toûjours coupable. […] Cette pièce & bien d’autres auroient attiré cent bastonnades à l’Auteur & aux Acteurs dans l’empire de la Chine, où le respect pour les parens est un des principes fondamentaux qui y maintient le bon ordre depuis quatre mille ans. […] Si le théatre n’est pas fait pour inspirer la vertu (quel aveu dans un Comédien auteur & acteur !) […] Quel Auteur oseroit composer, quelle Actrice jouer ce rôle maussade ?
Seconde Edition, revûë et augmentée par l'Auteur.
Ce qu’un Auteur satyrique disoit avec aigreur d’un Peuple trop envié, s’est réalisé de nos jours : Natio comœda est. […] Car enfin, depuis qu’on a mis les Poëtes à la tête des gens de Lettres, & les Auteurs dramatiques à la tête des Poëtes, qu’en est-il résulté ? […] Si ce nouvel ordre de choses venoit à s’introduire, bientôt on concevroit du dégoût pour les Auteurs qui ne cherchent à se rendre recommandables que par des gentillesses & le coloris ; on leur diroit, avec dédain : Nîl sacri es. […] Quand cet habile Rhéteur donnoit ce conseil, il n’avoit probablement pas en vue les Auteurs Dramatiques, qui sont esclaves nés de leurs Spectateurs.
, comme dit l’Auteur de la Lettre ; mais ç’a été pour plusieurs autres raisons tout à fait dignes d’eux. […] Les Chrétiens ne doivent pas aimer un divertissement dont ils savent que le Diable est l’auteur, ni aller dans un lieu où Dieu est si offencé. […] Tu es donc obligé, ô Chrétien, d’avoir en aversion une chose dont tu ne peux t’empêcher de haïr l’Auteur, dit Tertullien : car, que peut-il y avoir de commun entre la lumière et les ténèbres, et entre la vie et la mort ? […] En effet, dit-il ailleurs, ce n’est pas pour nous divertir que l’Auteur de la nature nous a mis au monde ;L. 1.
Il semble que pour ôter la prévention que le nom de Saint Thomas pourrait jeter dans les esprits, il faudrait commencer ces réflexions par la discussion des passages tirés de ce grand auteur en faveur de la comédie : mais avant que d’engager les lecteurs dans cet examen, je trouve plus à propos de les mener d’abord à la vérité par un tour plus court, c’est-à-dire par des principes qui ne demandent ni discussion ni lecture.
L’Auteur des querelles littéraires auroit dû dire quelque chose de ce désaveu. […] L’on est tout étonné d’apprendre, dit l’Auteur du Dictionnaire du Droit Canonique, que nos Comédiens François d’aujourd’hui n’ont succédé qu’à des farceurs, qui au commencement du dernier siècle représentoient toujours des scènes pieuses, telles que la passion de Jesus-Christ, sa naissance, &c. […] « Quoi de plus odieux à la société, dit un Auteur moderne, que de voir tous les jours des citoyens consacrer leurs plus beaux jours à des filles de théâtre nées dans le libertinage ?
L'auteur à qui je réponds est un de ces sages réformateurs, mais comme il est encore apprenti dans le métier, il n’ose pas condamner ouvertement ce que nos prédécesseurs ont toujours permis. […] Il s’est si bien imaginé que c’est une charité des plus chrétiennes de diffamer un homme pour l’obliger à vivre saintement, que si cette manière de corriger les hommes pouvait avoir un jour l’approbation des docteurs et qu’il fût permis de juger de la bonté d’une âme par le nombre des auteurs que sa plume aurait décriés, je réponds, de l’humeur dont je le connais, qu’on n’attendrait point après sa mort pour le canoniser. […] Notre auteur trouve que la morale en aurait été bien plus belle et les sentiments plus chrétiens, si ce jeune éventé se fût retiré de ses débauches et qu’il eût été touché de ce que Dieu lui disait par la bouche de son père ; et si on lui montre qu’il est de l’essence de la pièce que le foudre écrase quelqu’un, et que par conséquent il nous faut supposer un homme d’une vie déréglée et qui soit toujours insensible aux bons mouvements, lui dont les soins ne butent qu’àb la conversion universelle nous répliquera sans doute que l’exemple n’en aurait été que plus touchant si, malgré cet amendement de vie, il n’avait pas laissé de recevoir le châtiment de ses anciennes impudicités.
Approbation des Docteurs Le but que s’est propose l’Auteur du Livre qui porte pour titre, Histoire et Abrégé des Ouvrages Latin, Italien et Français, qui ont paru dans ce Siècle, pour et contre la Comédie et l’Opéra, est de détruire les raisons de ceux qui croient ces Spectacles permis, et d’appuyer celles de ceux qui les condamnent ; ce qu’il fait par des réflexions solides tirées de l’Ecriture des Pères, et de la conduite de l’Eglise dans tous les temps.
Or en excitant par les Comédies cette passion, on n'imprime pas en même temps l'amour de ce qui la règle: les spectateurs ne reçoivent l'impression que de la passion, et peu ou point de la règle de la passion: l'auteur l'arrête où il veut dans ses personnages par un trait de plume ; mais il ne l'arrête pas de même dans ceux en qui il l'excite.
Les pieces dans ce goût sont sans nombre : elles prouvent également la stérilité d’un auteur, qui a recours à cette intrigue usée, & le danger de ces illusions qui ont été un piége pour des ames innocentes. Un recueil d’Anecdotes Ecclésiastiques, que n’a pas dicté la soumission à l’Eglise & le respect pour les choses saintes, mais qui renferme plusieurs choses vraies, accuse le Théatre d’être l’auteur de toutes ces rapsodies, qui ne seroient que burlesques si elles n’intéressoient la vertu.
C’est avec raison que j’employe le terme peindre, puisque la plupart des Auteurs de Poètique appellent un Drame un tableau : le Poète n’est donc que le Peintre, & le Comédien prend réellement la ressemblance des objets qu’on lui indique. […] Les paroles de cet aimable Philosophe, apprendront à tous les Auteurs dramatiques dans quels cas ils doivent désigner le jeu de l’Acteur.
On en trouve les semences non seulement dans les comédies où cet Auteur joue la dévotion, et les dévots, mais encore dans la plupart des autres, d'une manière si subtile qu'il est très difficile de s'en défendre. Ce qui a fait dire à un célèbre Auteur Baillet jugement des Savants.
Ces trois qualités ont Dieu pour auteur : mais c’est au milieu de cet ouvrage de Dieu, que l’attache forcée au plaisir sensible et son attrait indomptable, c’est-à-dire la concupiscence introduite par le péché, établit son siège. […] Lorsqu’on blâme les comédies comme dangereuses, les gens du monde disent tous les jours avec l’auteur de la dissertation qu’ils ne sentent point ce danger.
Les auteurs de ces pièces ne sont pas dignes d’être les interprètes de l’Ecriture sainte et les organes du Saint Esprit. […] Votre présence au théâtre est un sujet de scandale pour les auteurs dramatiques, qui, pour flatter la corruption de votre cœur, composent licencieusement et chargent la scène d’intrigues amoureuses et d’impiétés révoltantes.
« Dico, saltem in Galliâ, quia in Italiâ, in Germaniâ, in Poloniâ, in aliisque regionibus, viri et mulieres ab Ecclesiæ sacramentis non excluduntur præcisè ob scenas theatricas quibus inserviunt, sed liberum est confessariis eos admittere vel repellere, secundùm naturam repræsentationum ad quas concurrunt. » Suivant le même auteur, saint Liguori, Sanchez et l’opinion commune des théologiens au moins étrangers, il n’y a point de péché mortel à assister à des représentations qui ne sont point notablement indécentes, ni exécutées d’une manière indécente, sauf néanmoins tout danger particulier et tout scandale. […] L’auteur, comme nous venons de le dire, s’appuie sur Sanchez et sur saint Liguori, auxquels il renvoie sans en rapporter le texte, mais que nous citerons tout-à-l’heure. […] Les mêmes auteurs affirment qu’il n’y a nul péché à assister aux spectacles non obscènes, si pour cela il y a quelque raison de nécessité, d’utilité ou de bienséance d’état, decentia statûs, comme ils disent, en supposant toujours qu’il n’existe ni danger particulier ni scandale. […] Quelques pages plus haut, l’auteur avait dit : « On doit refuser l’absolution à ceux qui sont dans l’occasion prochaine du péché mortel…. […] Nous terminons tout cet article par l’indication des principaux auteurs qui ont écrit sur et contre les spectacles.
L'auteur l'arrête où il veut dans ses personnages par un trait de plume ; mais il ne l'arrête pas de même en ceux en qui il l'excite.