. ; mais persifler ne s’applique qu’à la moquerie, il se prend toujours en mauvaise part, on ne s’y sert pas de siflers, ce n’est pas un siflement proprement dit, ce n’est qu’une expression figurée, qui exclut le vrai siflet : c’est la définition, le vrai caractère du théatre. […] C’est un vrai caractère que de savoir & vouloir peindre tous les caractères pour les ridiculiser. […] Vrai calot, qui faisit tous les grotesques, ce n’est pas moins un genre de peinture, que les paysages, les marines, les foires, les batailles, &c. […] Il est vrai que ces deux troupes se ressemblent, & se font mutuellement peu d’honneur : quels modéles ! […] Les apologistes qui concluent de l’un à l’autre, ne font qu’un vain sophisme, dont un esprit raisonnable ne se dissimulera point le faux, & un vrai chrétien craindra toujours le poison.
Mais remontons au principe : la vraie indécence est de mettre les choses saintes sur le théâtre ; il n'est pas fait pour elles, il ne peut que les profaner, les défigurer, faire une religion à sa mode, détruire toute vraie religion. […] » Elle ne dit que trop vrai. « Mon amour y volait avec tous les transports. […] Il est vrai qu'elle n'était pas encore professe, comme son amant. […] Il n'y a de vrai que la loi naturelle et le théisme. […] Il n'est pas vrai qu'un objet affreux devienne aimable.
Qu’importe, le peuple comme le grand n’a besoin que de Théatre : l’aimer, c’est avoir toutes les vertus ; il en est la vraie école. […] Portrait ingénieux & vrai du caractere des spectateurs, dont les plus réguliers en apparence ne cherchent qu’à satisfaire leur passion, lors même qu’ils blament la licence. […] Il est pourtant vrai que le Roi lui donna l’exclusion. […] Mais, en la supposant vraie, n’auroit-on pas dû s’appercevoit qu’on faisoit tort à sa mémoire ? […] Il est vrai que cet honneur immortel est borné au Foyer : ce qui ne va pas loin.
Voici qui est plus vrai. […] La vraie origine de l’Inquisition, c’est que S. […] Cela est vrai. […] Tout cela est vrai ; quel Aumônier s’en est jamais avisé ? […] Mais n’est ce pas le vrai mérite de ce siecle ?
il ressemble au vrai Dieu ou aux Dieux de la fable. […] C’est le faux goût des hommes, la philosophie est la vraie gloire, l’unique mérite des grands hommes. En le donnant à Moliere, on dit plus vrai qu’on ne pense. […] C’est dire Moliere n’étoit pas un fripon ; l’éloge est médiocre & n’est pas toujours vrai. […] Cette réflexion, vraie à bien des égards, est pourtant injuste.
Il est vrai, Monseigneur, (et j’ai trop de respect pour vous pour rien imposer) qu’étant en Province où je fis la Comédie d’Esope, un bon Curé, qui peut-être n’avait jamais ouï parler de la Comédie que dans son Rituel, qui faisait une bonne partie de sa Bibliothèque, fit scrupule de me donner l’absolution, et enfin ne me la donna qu’à condition que je m’informerais à de plus habiles Gens que lui, si je pouvais en sûreté de conscience la faire représenter. […] 1 » Il est donc vrai, Monseigneur, que le Pape avait un Théâtre où sa Sainteté occupait la première place, l’Empereur la seconde, et le Doge de Venise la troisième : Eh qu’y pouvait-on représenter de plus beau, de plus pur, et, si je l’ose dire, de plus profitable que les Pièces de Corneille et de Racine ? […] En Espagne et en Portugal, où l’Inquisition est si sévère, ne représente-t-on pas des Comédies : et parmi des Peuples où la moindre peccadille envers la Religion est souvent un crime irrémissible, ces Spectacles seraient-ils permis s’il était vrai qu’ils fussent si pernicieux ? […] Comme un Sot me chagrine, et qu’un Méchant m’irrite, Avec un vrai plaisir je loue un vrai Mérite ; N’importe dans quel rang on en soit revêtu : Aux petits comme aux Grands j’aime à rendre justice ; Et je défigure le Vice Comme j’embellis la Vertu. » Vous voyez, Monseigneur, par la Matière que je me prescris que je ne cherche ni à corrompre les mœurs, ni à favoriser le libertinage ; et qu’en soutenant les Spectacles nécessaires, je souhaite qu’ils soient toujours innocents.
Si elles savaient en quoi consiste la vraie vertu, elles tiendraient un langage bien différent. […] « Il est vrai que peu de personnes connaissent tout le danger des passions, dont on n’est ému que parce qu’on les voit ; mais ces passions ne causent guère moins de désordres que les autres, et elles sont encore en cela plus dangereuses, que le plaisir qu’elles causent n’est point mêlé de ces peines et de ces chagrins qui suivent les autres passions et qui servent quelquefois à en corriger ; car ce qu’on voit dans autrui touche assez pour faire plaisir, mais ne touche pas assez pour tourmenter : c’est en cela que consiste le danger du théâtre. […] C’est un désordre auquel le chrétien ne peut remédier qu’avec le secours de la religion et des grâces que Dieu lui accorde ; mais les spectacles augmentent le dégoût des vrais biens, et en affaiblissent la connaissance. […] « Il est vrai qu’on s’y ennuie quelquefois ; mais on n’en est pas moins coupable, et rien ne fait mieux voir au contraire combien on est injuste de chercher sa satisfaction dans des choses que le cœur trouve insipides malgré sa corruption. […] « Il est vrai aussi que toutes les personnes qui vont aux spectacles n’en sont pas également blessées ; mais c’est la louange de la grâce de Jésus-Christ, et non la justification des spectacles.
Quand elles auront appris un jour de l’Ecriture et de l’Esprit de Dieu, en quoi consiste la vraie vertu, elles tiendront bien un autre langage. […] Il est vrai que peu de personnes connaissent tout le danger des passions, dont on n’est ému que parce qu’on en est le Spectateur ; mais elles ne causent guère moins de désordre que les autres, et elles sont encore en cela plus dangereuses, que le plaisir qu’elles causent, n’est point mêlé de ces peines et de ces chagrins qui suivent les autres passions, et qui servent quelquefois à en corriger : car ce qu’on voit dans autrui touche assez pour faire plaisir, et ne le fait pas assez pour tourmenter. […] Mais les Spectacles rendent le dégoût des vrais biens encore plus grand, et en affaiblissent encore plus les idées. […] Il est vrai qu’on s’y ennuie aussi quelquefois ; mais on n’en est pas moins coupable, et rien ne fait mieux voir au contraire combien on est injuste de chercher sa satisfaction dans des choses que le cœur trouve insipides malgré sa corruption, et de n’être pas averti par son dégoût qu’il est destiné à un plus grand objet. […] Il est vrai aussi que toutes les personnes qui vont aux Spectacles n’en sont pas également blessés ; mais c’est la louange de la Grâce de Jésus-Christ, et non la justification des Spectacles.
S’il est vrai que la représentation des passions agréables ne les excite que par accident. […] Si les peintures immodestes ramènent naturellement à l’esprit ce qu’elles expriment, et que pour cette raison on en condamne l’usage, parce qu’on ne les goûte jamais autant qu’une main habile l’a voulu, sans entrer dans l’esprit de l’ouvrier, et sans se mettre en quelque façon dans l’état qu’il a voulu peindre : combien plus sera-t-on touché des expressions du théâtre, où tout paraît effectif : où ce ne sont point des traits morts et des couleurs sèches qui agissent, mais des personnages vivants, de vrais yeux, ou ardents, ou tendres et plongés dans la passion : de vraies larmes dans les acteurs, qui en attirent d’aussi véritables dans ceux qui regardent : enfin de vrais mouvements, qui mettent en feu tout le parterre et toutes les loges : et tout cela, dites-vous, n’émeut qu’indirectement, et n’excite que par accident les passions ?
Il est vrai que comme les Comédiens sont gagés du Prince, ils auraient tort de faire trop valoir leur libéralité ; c’est au Prince que la gloire en doit revenir. […] Il est vrai qu’en ce point le beau monde est très peuplé. […] Il est vrai que le Roi et le Parlement les laissèrent faire, et même les favorisèrent ; mais on ne tarda pas longtemps à s’en repentir. […] Il est même vrai qu’ils s’étaient si fort décriés par le mélange des choses profanes, qu’il eût été honteux de recueillir leur succession. […] Il est vrai qu’elle était médiocre : elle ne devait pas passer douze cents livres, puisqu’on n’en demande que six cents pour plusieurs mois.
Il n’est ni ne peut être généralement vrai ; car cet objet n’étant pas celui sur lequel les auteurs dirigent leurs pièces, ils doivent rarement l’atteindre, et souvent il serait un obstacle au succès. […] Il n’est pas même vrai que le meurtre et le parricide y soient toujours odieux. […] On voyait couler du sang, il est vrai, mais on ne souillait pas son imagination de crimes qui font frémir la nature. […] Tant il est vrai que les tableaux de l’amour font toujours plus d’impression que les maximes de la sagesse, et que l’effet d’une tragédie est tout à fait indépendant de celui du dénouement ! […] Il fait rire, il est vrai, et n’en devient que plus coupable, en forçant, par un charme invincible, les plus sages mêmes de se prêter à des railleries qui devraient attirer leur indignation.
Il est vrai qu’on leur a quelquefois reproché de souffrir sur leur terrain cette comédie licencieuse, de louer leurs boutiques aux Comédiens, et d’en tirer un profit considérable. […] On a tort : Quand tout cela serait vrai, les Lazaristes ne seraient pas plus coupables qu’on ne l’est à Rome, à Venise, à Naples, à Florence, etc., de louer des maisons aux femmes publiques. […] Les jeux de théâtre, il est vrai, n’ont pas passé la capitale. […] M. l’Ambassadeur, entouré de Jésuites et de Missionnaires, jugeait des coups. » Il est vrai qu’il n’y avait point de femme : circonstance qui n’est pas indifférente. […] Il est vrai que M.
Il est vrai que Champagne & Frontin ne sont pas toujours sur la Scène, comme ce Bucheron, ce Maréchal-ferrant, &c. […] Serait-il moins facile à saisir que le sublime du Tragique, ou le vrai génie ne saurait-il s’abaisser jusqu’à lui ? […] Il n’avait garde de se montrer dans un tems où le vrai Beau seul avait des admirateurs. […] On commence, il est vrai, à jetter dans les Drames du nouveau Théâtre des personnages relevés. […] Les Grecs & les Latins, il est vrai, ne donnaient guères à leurs Drames des titres plus relevés.
Il est Pantomime, il fait bien les Lazzis, son jeu est naturel & vrai. […] Chez nous les Religieuses elles-mêmes en representent ; il est vrai que ce n’est qu’entr’elles, & que ce n’est pas dans le chœur. […] Il est vrai qu’on y trouve le fameux Connétable du Guesclin, qui mena les troupes Françoises & eut beaucoup de part à la victoire. […] Quelle idée donne-t-il de la réligion d’Emilie, s’il dit vrai ; quelle idée de sa droiture, s’il dit faux ! mais vrai ou faux, quelle idée donne de sa réligion un homme qui fait un mérite de l’irreligion ?
C’étoit un vrai Protée. […] C’est assez la politique des Cours ; mais est-ce bien là la route de la vraie grandeur ? […] Il est vrai qu’uniquement occupé de galanteries, il n’a connu que les historiettes secrettes du temps. […] C’étoit un vrai paradis. […] Ecoutons encore Brantome, vrai comédien par ses goûts & sa frivolité.