Dieu voyant l’homme insensible à son amour, ne propose rien de plus terrible que ces objets pour le retenir sur le penchant du précipice ! […] C’est aussi ce que Jésus-Christ, qui a refusé tous les plaisirs qui lui étaient proposés pour embrasser la Croix avec les douleurs et les opprobres qui en sont l’accompagnement, n’a point voulu que nous ignorassions, lorsqu’il a dit : Malheur à vous qui riez à présent, parce que vous pleurerez.
M. d’Alembert a proposé aux Genevois d’avoir un Théâtre de Comédie. « Voilà, dit M. […] Mais que pour détourner les Genevois de l’établissement proposé, il leur présente le théâtre le plus décent de l’univers comme l’école du vice, les Poètes comme des corrupteurs, les Acteurs comme des gens non seulement infâmes, mais vicieux par état ; les spectateurs comme un peuple perdu, et à qui le spectacle n’est utile que pour dérober au crime quelques heures de leur temps ; c’est ce que l’évidence de la vérité peut seule rendre pardonnable. […] Le but de Molière a donc été de démasquer les fripons, et de corriger les dupes ; et c’est l’objet le plus utile qu’il put jamais se proposer.
On proposa de le bâtir dans les alignements du Louvre pour faire corps avec cet Édifice & lui donner la même solidité.
Dieu punit l’usage du fard par un effet contraire à celui que la vanité s’y propose, il fait plus de mal que de bien, même à la beauté, au lieu d’embellir il défigure. 4.° Cette annonce approuvée par les Docteurs de la Faculté des Perruquiers, contredit les autres annonces du fard par eux également approuvées, par lesquelles on assure que le fard ne gâte pas la peau ; les fards se combattent, les faiseurs se détruisent, les amateurs se contredisent.
Il propose dans ses mémoires, & souhaite que le Gouvernement ordonne par une loi que le produit soit conservé à l’Auteur ou à ses héritiers, tant que la piece est jouée, ou a droit de l’être.
Ce Silene sortant du cabaret, avec une troupe d’ivrognes, & tout délabré, étourdissant par des discours sans suite, balbutiant de la morale : ne voilà-t-il pas un modele bien fin & bien noble à proposer dans un poëme didactique ?
L’ennemi est trop rusé pour proposer grossierement le mal ; son intérêt est de rassurer par un air de paix & de décence.
Aujourd’hui donc, pour nous restreindre au sujet que nous nous proposons de traiter, nous sommes forcés de tourner tous ensemble les feuillets de cette histoire de quinze siècles de sang pour arriver à l’époque où nous vivons.
C'était une leçon qu'elle se donnait à elle-même, elle se proposa d'en profiter.
Cette question importante et toujours délicate, n’entrait point dans le plan de discussion que je me suis proposé. […] « Sans doute, pour me servir des nobles expressions de l’orateur judicieux, qui, au nom même du gouvernement, a proposé cette loi si désirée ; “sans doute le culte est rétabli, l’église gallicane est reconstituée, sa hiérarchie est de nouveau reconnue, son harmonie avec l’état est assurée ; les temples retentissent du chant des fidèles qui demandent à Dieu de longs jours pour celui qui les a rachetés de la dispersion et de l’opprobre, pour celui qui a été ramené miraculeusement des lieux même qui furent le berceau du christianisme, pour sécher tous les pleurs et faire cesser toutes les alarmes. […] Voici ce qu’il nous apprend lui-même du puissant effet de son art : « Nous ne nous proposons pas, dit-il, d’éclairer l’esprit sur le vice ou la vertu, en les peignant de leurs vraies couleurs.
L’Abbé d’Olivet, quoique tenté de faire des tragédies de Racine un livre classique, n’a pas osé proposer ce parallele, ou plutôt donner cette préférence à Racine, quoiqu’aussi bien écrit que Térence.
Il est surprenant qu’on aye osé proposer, & il le seroit beaucoup qu’on reçut ce systeme inhumain dans un siécle philosophe, où on ne parle que d’humanité & de bienfaisance, & qu’on en vint jusqu’à en faire un plaisir, qui jamais ne pourra plaire qu’à des mauvais cœurs.
Le Chinois sans doute se réjouit comme le François, aux dépens des ridicules ; mais jamais n’a fait une affaire d’Etat d’un divertissement frivole ; jamais la ville de Pekin n’a fait bâtir une salle d’opéra, jamais la Cour Impériale n’a pensionné de troupe d’acteurs, jamais n’a proposé aux Lettres des récompenses pour l’éloge d’un comédien ; jamais on n’a disserté pour ou contre la comédie, en vaut-elle la peine ?
Il a proposé à ces bons Artistes, qui ne sont que des Artisans, de créer le titre nouveau, à eux inconnu, de leur Historiographe.
Holopherne en pensa de même, & se proposa de profiter de sa bonne fortune.