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2. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre V. Infamie civile des Comédiens. » pp. 101-125

Infamie civile des Comédiens. […] De quoi se plaindrait un Comédien dont la femme est infidèle ? […] Les lois civiles souffrent les mariages des Comédiens et des Comédiennes entre eux. […] Des Comédiens ne s’arrêtent pas pour si peu de chose. […] Un Comédien vertueux, une Comédienne sage et honnête, est une espèce de prodige.

3. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [I] » p. 418

Aujourd’hui nous avons des Troupes de Comédiens sédentaires ; tels sont les Comédiens-Français, les Comédiens-Italiens, établis à Paris, sous l’autorité du Gouvernement ; plusieurs autres Troupes qui ont des Théâtres fixes dans les principales Villes du Royaume ; & les Comédiens qui courent les Provinces & s’établissent pour un temps dans nos Villes de la seconde grandeur : on les nomme Comédiens de Campagne. La profession de Comédien est honorée en Angleterre : on n’y a point fait difficulté d’accorder à Mademoiselle Olfilds un tombeau à Westminster à côté de Newton & des Rois. […] Les Comédiens étaient autrefois considérés comme infâmes, & par cette raison, on les a regardés comme incapables de rendre témoignage. Un Canon de l’Eglise, dit qu’un Comédien n’est pas recevable à intenter une accusation ; & qu’un fils, qui, contre la volonté de son père, s’est fait Comédien, encourt son indignation. […] Notre Jurisprudence tient néanmoins toujours pour certain que les Comédiens dérogent ; mais il en faut excepter ceux du Roi, qui ne dérogent point.

4. (1705) Traité de la police « Chapitre IV. De la Comédie Française ; son origine, son progrès, et les Règlements qui ont été faits pour en permettre, corriger et discipliner les représentations, ou pour en assurer la tranquillité. » pp. 439-445

Ordonnance de Police touchant la discipline qui doit être observée par les Comédiens. […] Ordon. en faveur de l’Opéra, signifiée aux Comédiens le 27. du même mois. […] Octobre 1680, Ordon. du Roi, pour l’union des deux Troupes de Comédiens Français. […] Ordon. en faveur de l’Opéra, signifiée aux Comédiens le 27. du même mois. […] Octobre 1680, Ordon. du Roi, pour l’union des deux Troupes de Comédiens Français.

5. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE IV. Du Clergé considéré comme protecteur et fondateur des Comédiens du troisième âge en France, et comme en ayant lui-même exercé la profession. » pp. 113-119

Du Clergé considéré comme protecteur et fondateur des Comédiens du troisième âge en France, et comme en ayant lui-même exercé la profession. Si on veut se donner la peine de lire le livre intitulé des Comédiens et du Clergé, on y verra que les ecclésiastiques furent autrefois les instigateurs, les protecteurs, les co-associés, et en quelque sorte les fondateurs des comédiens du troisième âgen, et qu’ils en exercèrent la profession. […] Si on examine et si on apprécie l’intention et l’esprit des saints canons, relativement aux comédiens qui existaient dans ces temps reculés, on jugera bientôt qu’à cet égard les conciles, que nous avons déjà nommés plus haut, ne sont plus applicables aujourd’hui ni aux comédiens en général, ni aux comédiens français en particulier. […] Si un saint concile a défendu aux prêtres de jouer la comédie, donc ils s’étaient permis de se faire comédiens. […] [NDE] Dans l’ouvrage auquel ce livre fait suite, l’auteur trace l’histoire des comédiens, en commençant par les Grecs et les Romains, avant de tracer les trois âges des comédiens sous les rois de France.

6. (1731) Discours sur la comédie « TABLE DES MATIERES CONTENUES DANS CE VOLUME. »

Fait punir le Comédien Stephanion, 54 S. […] Ils font ôter les Images des Comédiens mises dans les Places publiques, 110. Les Comédiens apportent les vices en France, 220. […] Louis n’a jamais fait aucun Edit contre les Comédiens, 203. 300. […] Ne veut pas qu’on fasse des impositions sur les Comédiens pour l’Eglise, 294.

7. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre VII. De l’infamie canonique des Comédiens. » pp. 153-175

De l’infamie canonique des Comédiens. […] Dans l’une c’est le Comédien, dans l’autre la Comédienne, qui a fait les avances, et dans toutes les deux c’est précisément celui qui a séduit qui demande la cassation du mariage que ses intrigues lui ont procuré. […] La Duclos, Comédienne Française, s’avise à l’âge de soixante ans d’être éprise de Duchemin, jeune homme de dix-sept ans, fils d’un Comédien. […] Il n’y a que des Comédiens qui puissent tenir cette conduite et ce langage. […] Des traits de ce caractère ne feront pas révoquer les lois qui déclarent les Comédiens infâmes.

8. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre VIII. De l’excommunication des Comédiens. » pp. 176-199

De l’excommunication des Comédiens. […] Mais la qualité de Comédiens dissipe tous ces nuages. […] Les Comédiens peuvent donc être, et sont certainement infâmes, indépendamment de toute censure. […] Il n’est pas douteux qu’un Comédien qui a du bien ou des troupeaux, ne la doive. […] Il demande si les Comédiens et les Courtisanes doivent la dîme des profits de leur métier.

9. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre IV. Bassesse légale du métier de Comédien. » pp. 75-100

Bassesse légale du métier de Comédien. […] Le Comédien n’était pas en reste avec l’Orateur. […] Que conclura-t-on de cette comédie en faveur de la noblesse comédienne ? […] Un homme de condition Comédien est un phénomène ; à peine s’en trouve-t-il d’une honnête famille. […] Il chassa tous les Comédiens de l’Italie (Tacit.

10. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Seconde partie « Causes de la décadence du goût sur le théatre. — Chapitre XVI. De la présentation des Poëmes aux Comédiens ; de leur réception, & du choix de ceux qu’on joue dans les intervales. » pp. 8-11

Le Comédien peut être comparé en ce sens, au Médecin. […] C’est donc pour le spectateur que le Comédien joue. […] Le public n’a pas même reclamé un droit, qui dans les mains des Comédiens, est la source de mille abus. […] La conduite des Comédiens envers les Auteurs, est si indécente qu’elle soulève tous les esprits. […] Mais celle-ci se tourne contre les Comédiens, dès que par des démarches indiscrétes, ils donnent lieu à quelque plainte.

11. (1825) Encore des comédiens et du clergé « TABLE DES CHAPITRES ET ARTICLES CONTENUS DANS LE PRESENT VOLUME. » pp. 7-9

Réflexions. sur le titre de l’ouvrage, intitulé : Des Comédiens et du Clergé. […] De la comédie et des comédiens chez les païens et chez les chrétiens. […] Actes de fanatisme et avanies exercés par quelques prêtres, contre les Comédiens français. […] De la protection due aux Comédiens par le ministère public, contre les entreprises du fanatisme. […] De l’utilité de l’art théâtral, dans l’ordre social, et des dangers attachés à la profession de Comédien, sous le rapport des mœurs.

12. (1825) Des comédiens et du clergé « Table des matières, contenues dans ce volume. » pp. 409-427

Beauchateau, comédien, sa piété et sa bienfaisance, pag. 365. […] Jongleurs, espèce de comédiens, pag. 77, 81. […] Mere sotte, à Paris, association de comédiens et personnages de théâtres, pag. 99. […] Plaisantins et conteurs, espèce de comédiens, pag. 73. […] Richelieu (le cardinal de) protège nos premiers comédiens, pag. 164.

13. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Seconde partie « Causes de la décadence du goût sur le théatre. — Chapitre XX. Suite des prétendus talents du Comédien & de la Déclamation théatralle. » pp. 63-85

Mais s’ils étoient Comédiens avec de l’esprit, ils n’étoient pas gens d’esprit, parce qu’ils étoient Comédiens. […] Des Comédiens ont joué leurs Piéces. […] Donc le Comédien est aussi nécessaire au Poëte que celui-ci à celui-là. […] Le spectateur les doit-il au Comédien, ou au Poëte ? […] Arrive-t-il rien de semblable aux Comédiens ?

14. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre V. Procès des Comédiens. » pp. 169-224

Les comédiens [tant est grande la modestie des Lucreces !] […] En embrassant la profession, le comédien s’y assujettit, &c. […] Les comédiens sont fort glorieux de ce procès. […] Mais comment les Comédiens ont-ils tardé si longtemps à se plaindre ? […] Palissot, à l’assemblée des Comédiens ; le Lundi 20 Mars 1775.

15. (1825) Des comédiens et du clergé « Des comédiens et du clergé. — Conclusions générales. » pp. 371-378

Les comédiens du troisième âge, ayant reçu leur institution du prince et des lois du royaume, ne sont point comptables de leur profession au clergé ; L’abjuration de cette profession, exigée par le clergé, est un véritable délit, parce que aucune autorité dans l’Etat n’a le droit de vouloir le contraire de ce qui a été créé et autorisé par les diplômes du prince et la législation du pays ; Le refus de sépulture, fait par le clergé aux comédiens, est encore un délit manifeste et réel, puisque c’est infliger une action pénale, imprégner un mépris public à une profession que le prince, les lois du royaume, les ordonnances de police ont instituée et régularisée ; et en cette circonstance l’outrage est non seulement fait à la personne et à la profession du comédien décédé, mais encore aux autorités suprêmes qui ont autorisé et commandé son exercice : voilà pour ce qui concerne l’état politique et celui de la législation ; c’est aux procureurs du roi qu’il appartient de faire respecter, par toutes les autorités existant dans l’Etat, ce qui a été institué et par l’action du prince et par le fait de la législation et des règlements de la police du royaume ; Le refus de sépulture est encore un autre délit envers les lois ecclésiastiques même, puisque, pour avoir lieu d’une manière canonique, il faut que les individus auxquels on veut l’appliquer aient été excommuniés, dénoncés dans les formes, et que jamais les comédiens du troisième âge ne se sont rencontrés dans cette catégorie ; Le clergé de France est d’autant moins fondé à frapper les comédiens de ses sentences exterminatoires, qu’il a lui-même aidé à leur institution, et que dans le principe de leur création les prêtres ont rempli des rôles dans les mystères que les comédiens représentaient ; que les obscénités, les scandales qui se pratiquaient alors dans les églises, ou dans ces comédies pieuses, étant tout à fait nuisibles à la religion, l’autorité séculière a fait défendre aux prêtres de remplir désormais des rôles de comédiens, et à ceux-ci de ne plus prendre leurs sujets de comédie dans les mystères de la religion ; Le clergé, dans l’animadversion qu’il témoigne contre les comédiens, signale son ignorance, son injustice, son ingratitude, et démontre en outre qu’il agit avec deux poids et deux mesures, ce qui est on ne peut pas plus impolitique pour un corps aussi respectable ; car on a vu que c’étaient des papes et des cardinaux qui avaient institué des théâtres tant en Italie qu’en France ; on a vu un abbé, directeur de notre Opéra à Paris, on a vu les capucins, les cordeliers, les augustins demander l’aumône par placet, et la recevoir de nos comédiens ; on a vu les lettres où ces mêmes religieux, prêtres de l’Eglise apostolique et romaine, promettaient de prier Dieu pour la prospérité de la compagnie des comédiens. […] On a vu des comédiens enterrés dans nos églises, tandis que d’autres n’ont pu obtenir de places dans nos cimetières ; et l’on voit journellement nos comédiens entrer dans nos temples, participer même aux exercices de notre religion, en même temps qu’ils exercent leur profession ; donc ils ne sont pas excommuniés dénoncés, car en ce cas ils devraient être exclus de l’église, et l’église purifiée après leur expulsion ; Les papes, les rois et tous les souverains de la chrétienté ayant institué des théâtres et des comédiens dans leurs Etats, pour le plaisir et l’instruction de leurs sujets, n’ont pas prétendu se damner eux et toutes leurs nations, par la fréquentation obligée qu’ils établiraient avec des excommuniés ; Le clergé usurpe sur l’autorité séculière en blâmant, en punissant, en damnant ce qu’elle a créé et institué ; Certaines processions et d’autres cérémonies religieuses, pratiquées par le clergé, sont infiniment plus obscènes, plus coupables, plus nuisibles à la majesté de notre sainte religion que l’exercice de la comédie ; Le clergé qui veut anéantir une profession que les princes et les lois ont instituée, prétexte la rigueur des anciens canons des conciles, et il oublie lui-même, en ce qui lui est propre et absolument obligatoire, ce que ces mêmes canons ont dicté et voulu ; circonstance qui met l’auteur dans la nécessité de les lui rappeler ; La puissance séculière doit veiller avec d’autant plus de soins à ce que le clergé ne s’éloigne pas des devoirs qui lui sont imposés par la discipline ecclésiastique, que c’est l’oubli de ces mêmes lois, au dire de notre roi, Henri III, qui a porté le clergé à faire ensanglanter son trône, et à bouleverser ses Etats ; que l’expérience du passé doit toujours servir de leçon pour l’avenir ; Le prince étant le protecteur né des canons des saints conciles, ainsi que l’Eglise le reconnaît elle-même, doit surveiller tant par lui que par ses délégués l’exécution de ce qu’ils ordonnent, afin que la religion ne perde rien de son lustre et des dogmes de son institution, parce qu’il est utile que les ministres du culte donnent eux-mêmes l’exemple de cette conformité aux saints canons, afin d’y amener successivement les fidèles commis à leur instruction ; les procureurs du roi, les préfets, les sous-préfets et les maires qui sont les délégués du prince, tant en ce qui concerne la justice que la police du royaume, doivent, avec tous les procédés convenables en pareils cas, faire sentir aux prêtres qu’ils ont sur eux une suprématie d’action, qui est assez forte pour les faire rentrer dans les lois de la discipline de l’Eglise, s’ils commettaient la faute de s’en écarter.

16. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE V. De la protection spéciale sanctionnée par le Pape, accordée aux Comédiens du troisième âge, par l’autorité spirituelle, et par l’autorité temporelle. » pp. 120-129

De la protection spéciale sanctionnée par le Pape, accordée aux Comédiens du troisième âge, par l’autorité spirituelle, et par l’autorité temporelle. […] On doit faire attention à ces différentes manières dont les comédiens sont considérés dans les canons et décrets des saints conciles déjà cités. […] Il est évidemment résulté de ce nouvel ordre des choses, que la protection spéciale de l’autorité séculière en faveur des comédiens a reçu la sanction de l’autorité du souverain pontife. […] Les mesures fixes que je réclame en faveur des comédiens français, ne sont point contraires au principe de la liberté des cultes. […] La question concernant la cause des comédiens, se trouve réduite à un seul point facile à comprendre.

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