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503. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre prémier. — Chapitre IV. Histoire de l’Opéra-Bouffon, autrefois Opéra-Comique & ses progrès. » pp. 50-66

Il lui resta toujours un penchant irrésistible au mal, un reste de ce qu’il avait été dans son origine.

504. (1666) Seconde Lettre de Mr Racine aux deux apologistes des Hérésies Imaginaires « De Paris ce 10. Mai 1666. » pp. 193-204

Pascal, il est vrai que j’ai eu quelque pitié de voir traiter l’Auteur des Chamillardes avec tant d’inhumanité, et tout cela, parce qu’on l’a convaincu de quelques fautes, il fera mieux une autre fois, il a bonne intention, il s’est fait cent querelles pour vos amis, voulez-vous qu’il soit mal avec tout le monde, et qu’il ne soit estimé des Jésuites, ni des Jansénistes ?

505. (1726) Projet pour rendre les spectacles plus utiles à l’Etat « Projet pour rendre les spectacles plus utiles à l’Etat » pp. 176-194

Les parodies de nos Opéra, lorsqu’elles sont bien faites, sont très propres à tourner en ridicule les maximes lubriques, dont Despréaux fait mention ; Don Quichotte en parodiant finement nos romans a fait cesser en Espagne et même en France, la folie de ce que l’on nommait autrefois Chevalerie qui faisait mépriser les devoirs ordinaires de la vie pour courir après une réputation chimérique et mal entendue.

506. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Huitième Lettre. De la même. » pp. 100-232

Si mon esprit avait la vigueur de celui du fixe fort, j’en dirais bien davantage : mais je sens que je me lasse : une même matière, traitée trop longtems m’excède : ma vue troublée ne voit plus qu’un assemblage confus de Décorations, d’Acteurs, d’Actrices… les dernières sur-tout… mais c’est un mal nécessaire. […] Il séyait peut-être aux Anciens, qui regardaient leurs Esclaves comme des hommes d’une autre espèce, de les supposer d’une nature méchante, & de croire qu’un Ingénu ne pouvait se porter au mal que par leurs conseils ; mais nous qui savons que les âmes des hommes sont égales dans toutes les conditions, n’ajoutons pas à la misère du pauvre, en le croyant incapable de vertu : n’avilissons pas les Maîtres, en les représentant toujours menés, & plus valets dans l’intérieur, que leurs gens ne le sont au-dehors. […] Je ne connais point de Tragédies qu’on doive rejetter : il n’y a de mauvaises que celles qui sont ou froides ou mal tissues : & le Public s’en fait justice lui-même, à mesure qu’elles paraissent. […] J’ajoute : Quel mal y a-t-il donc, que les fils des Grands connaissent qu’ils sont hommes, sujets à mille imperfections, & que les talens ne sont pas plus innés chez eux que les vertus ? […] Des hommes & des femmes qui ne feront qu’un seul personnage, dont on aura formé, éprouvé les talens, ne peuvent presque pas le rendre mal.

507. (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre IV. Suite d’Anecdotes Ecclésiastiques. » pp. 106-132

La patience & le silence sont de grands remedes aux maux de la vie. […] Quoique les comédies soient indifférentes d’elles-mêmes, de leur nature elles sont très-pénétrantes, & inclinées du côté du mal, pleines de dangers & de périls.

508. (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE I. De l’Amour. » pp. 4-29

C’est le fruit de la science du bien & du mal (il y manque à la vérité le fruit de vie). […] Je suis coupable, dit-il, d’avoir écrit des vers licencieux ; mais ce n’est pas le plus grand mal, le théatre fait bien d’autres ravages.

509. (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Idée des spectacles anciens et nouveavx. — Des anciens Spectacles. Livre premier. — Chapitre III. Du Triomphe. » pp. 112-160

*Les Ovations estoient decernées à ceux qui avoient soustenu une guerre ou mal fondée ou peu glorieuse, & dont les succez avoient eu de foibles obstacles & de peu considerables ennemis. […] Il en arrivoit un grand bien pour la Republique, & un grand mal pour ses ennemis.

510. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Causes de la décadence du goût sur le théâtre. — Chapitre XII. Des Machines & du merveilleux. » pp. 179-203

Les mouvemens y sont si mal combinés, les incidens si peu naturels, les situations si forcées, qu’il n’y a guére d’homme de sens sur qui cette scène fasse une certaine impression.

511. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Seconde partie « Causes de la décadence du goût sur le théatre. — Chapitre XX. Suite des prétendus talents du Comédien & de la Déclamation théatralle. » pp. 63-85

Si Santeuil n’eût point ressenti, longtems même après la composition, tout ce qui anime ses Hymnes, eût-il fait tant d’extravagances quand il les entendoit mal chanter ?

512. (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre V. De l'impudence des Jeux Scéniques. » pp. 104-134

Scéniques, ayant quelque indignation de voir les pratiques de cet art de mal faire autorisé par les Lois.

513. (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre IX. Que les Acteurs des Poèmes Dramatiques n'étaient point infâmes parmi les Romains, mais seulement les Histrions ou Bateleurs. » pp. 188-216

ou Lutteurs, bien qu'ils combattissent tous nus sur l'Arène, ni les Thyméliques ou Musiciens, bien qu'ils joignissent leur voix et l'adresse de leurs mains aux Danses des Mimes et des Bouffons ; ni les Conducteurs des Chariots au Cirque, ni même les Palefreniers qui servaient auprès des chevaux employés aux Courses sacrées, bien qu'ils fussent de la plus méprisable condition, d'où l'on peut aisément juger, et certainement, que les Acteurs des Poèmes Dramatiques n'ont jamais souffert cette tache ; ils ne paraissaient point sur le Théâtre que modestement vêtus, bien que ce fut quelquefois plaisamment ; ils n'occupaient les Musiciens qu'aux Danses et aux Chants de leurs Chœurs, ou de quelques vers insérés dans le corps de leurs Poèmes, comme ceux de nos Stances que l'on récite mal à propos, au lieu de les chanter, étant Lyriques.

514. (1705) Sermon contre la comédie et le bal « II. Point. » pp. 201-218

Et lorsqu’on a une fois de l’eau par-dessus la tête, en ressent-on le poids, on ne devient pas méchant tout d’un coup, la corruption s’insinue insensiblement, et comme goutte à goutte, on n’en est pas moins submergé à la fin, le mal n’est pas encore déclaré, mais il est déjà dans les entrailles, il s’y amasse un levain qui produira dans peu la fièvre et la mort.

515. (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XIV. La fréquentation des spectacles ne peut se concilier avec la vie et les sentiments d’un véritable chrétien. » pp. 118-132

N’est-ce pas le comble de la misère de ne pouvoir trouver de plaisir que dans ses propres maux, et de récompenser ceux qui apprennent à les entretenir et à les rendre incurables ?

516. (1607) Prologue de La Porte, Comédien

Je serais véritablement plus ladrec que les ladres dont il parlait, si ressentant ses injurieuses pointes, je ne me plaignais de l’ignorance d’un chirurgien si mal expert que, au lieu de quelque baume ou médicament lénitif propre à la consolidation des plaies récentes, y veut appliquer, comme aux ulcères envieillis, gangrenés, eschionnésd et hors d’espoir de toute guérison, le feu, le rasoir et le cautère ardent du premier coup.

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