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139. (1823) Instruction sur les spectacles « Préface. » pp. -

Il n’est pas douteux que, dans l’ordre de la Providence, il ne paraît aucune réclamation en faveur de la vertu sans qu’elle n’ait tôt ou tard son effet pour quelques-uns.

140. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre VII. Troisieme suite du Fard. » pp. 171-194

Mariée à Rome, séparée aussi de son mari, elle revint en France, comptant de ranimer les feux du Roi, il la méprisa ; elle courut le monde, & par ordre du Roi d’Espagne, elle fut arrêtée en Flandres ; transférée à Madrid, & renfermée dans un couvent. […] par conséquent la nature & le degré de beauté qu’il lui a plu de vous donner ; comme il a réglé la quantité des richesses, l’élévation de la fortune, l’étendue de l’esprit : maître de ses dons, il en a fixé la mesure, c’est à nous à nous soumettre à ses ordres, & à nous contenter de ses largesses. […] Nous n’aimons que le bruit, le trouble & le fracas,         L’ordre pour nous n’a point d’appas, Quittez heures, quittez l’importune justesse,         Et n’exprimez que la vitesse,         Du tems dont vous marquez les pas ; Courons, agittons-nous, le repos nous ennuye,         Brusqu’ons le tems, passons la vie,     Le tems qui suit, ce que je fais, Tout rapide qu’il est, m’ennuye & m’inquiette,         Toujours je le regrette,         jamais je n’en jouis, Suivons le tems & sa vitesse extrême,             Il faut courir aussi vite que lui,         S’agiter, s’étourdir, & s’éviter soi-même ;                 Pour éviter l’ennui,             Tout est chagrin dans la vie,             Mais ce qui tient lieu de plaisir,         C’est de voler de desir en desir,             Hors l’inconstance tout ennuye. […] il paroît qu’il y avoit à Rome un Magistrat, & de compagnies de Guet à ses ordres, chargés de veiller nuit & jour, sur les incendies, pour les prévenir ou les éteindre ; & ce n’étoit pas seulement les incendiaires décidés, qui de propos délibéré mettoient le feu aux maisons, ce qui a toujours, été un crime capital ; mais encore ceux qui négligeoient de couvrir, d’éteindre le feu, qui en portoient négligemment, par la faute desquels le feu pouvoit prendre, sans aucune mauvaise volonté, que ce Magistrat devoit sur le champ punir sévérement, de son autorité, les faisant foueter ou fustiger : Virgis aut fustibus cædi jubet.

141. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre II. Du Philosophe de sans souci. » pp. 36-60

Dans l’ordre littéraire, le Philosophe est un Ecrivain très-mediocre. […] Tout cela est dans l’ordre de la tragédie, & on ne veut pas s’appercevoir du danger. […] Je sais qu’il fait profession de la religion Protestante, quoique ses ancêtres fussent bons Catholiques, & quoique, les Evêchés, les Abbayes, l’ordre Teutonique, dont il possede sans scrupule tous les biens, fussent des fruits de la Catholicité ; source corrompue, dont les eaux lui paroissent tres-pures. […] C’est apprendre beaucoup de voir qu’on ne sait rien, &c Sait-il donc s’il est libre, & si sa volonté N’est pas l’esclave honteux de la fatalité, S’il fut de tous les temps, ou si Dieu par trois mots Tira l’ordre du sein de l’antique cahos ; Dira comme de rien peut se former un être ?

142. (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE III. Suite du Mariage. » pp. 55-79

Les deux époux passent la nuit en priere, & gardent pendant trois jours la continence, selon l’ordre de l’Ange. […] ordre des Anges ! […] Voici l’ordre de l’Ange (sans fouiller dans le cœur des Actrices, j’ose bien assurer qu’un Ange ne viendra pas leur faire une pareille exhortation). […] Ces ordres furent ponctuellement exécutés.

143. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre IV. Bassesse légale du métier de Comédien. » pp. 75-100

Lully saisit ce moment pour parler du refus qu’on faisait de l’admettre, et demanda des ordres. […] Les lettres de noblesse accordées à Lully en 1672, et enregistrées par ordre exprès du Roi, dix ans après, ne prouvent rien. […] L’Auteur voudrait que les troupes ne fussent composées que de Gentilshommes et de Demoiselles bien titrées, à peu près comme les Chapitres de Lyon, de Strasbourg, de Rémirémont, comme l’Ordre de Malte et des Maltaises. […] Quelques jeunes gens de l’Ordre des Sénateurs et des Chevaliers ayant désobéi, il les dégrada et les envoya en exil : « Ex juventute utriusque Ordinis Senatorii, et Equestris, profligatissimos quisque, quominus in opere scenæ edende Senatus consulto tenerentur famosam judicii notam subibant eosque omnes, ne refugium in tali fraude cuiquam esset, exilio affecit. » (Suet.

144. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre VI. Suite d’Anecdotes illustres. » pp. 184-225

La délégation établie pour s’arranger avec les trois puissances qui se sont partagées la moitié du Royaume, & réglent l’ordre nouveau à observer dans ce qu’elles ont bien voulu laisser au Roi. […] Les Jêsuites établis en Prusse, & maintenus depuis leur extinction pour contrarier le Pape, quoique leur ordre soit dans un un état pire que la Pologne, puisqu’il est entièrement détruit ; les Jésuites croyent avec le Roi de Prusse subsister encore malgré la Bulle d’abolition. […] Le nouvel impôt du Palatin de Gnesne a quelque chose d’odieux, il étoit inconnu en Pologne, on l’établit dans le temps le plus misérable de la République où les jeux du théatre sont les plus indécens & les plus onéreux ; c’est un des articles de la nouvelle législation, chargée de rétablir l’ordre dans le Royaume, & qui y établit le désordre à demeure, qui par un abus incroyable de l’autorité qu’on lui a confiée, en fait une loi, un privilège exclusif pour lui-même ; qui l’établit dans son propre Palais, & s’oblige de lui fournir tous les appartemens dont on aura besoin. […] C’est le même esprit dans le second ordre, les maîtresses de la plupart des grands sont des Actrices ? […] Ces loix sont aisées à concilier, n’y ayant point d’ordre de vendre & d’appliquer le prix en bonnes œuvres, il ne reste donc plus qu’à disposer de ces loyers, & savoir à qui ils appartiendront ; s’ils n’ont pas été payés, il est défendu de les exiger.

145. (1666) Lettre à l’auteur des Hérésies Imaginaires et des deux Visionnaires « [Chapitre 2] » pp. 1-7

L’ordre s’exécute. […] Elle donna des ordres tout contraires à ceux du jour de devant.

146. (1756) Lettres sur les spectacles vol. 2 «  HISTOIRE. DES OUVRAGES. POUR ET CONTRE. LES THÉATRES PUBLICS. —  HISTOIRE. DES OUVRAGES. Pour & contre les Théatres Publics. » pp. 101-566

Il y a des loix d’un ordre supérieur qui me défendent de louer un genre d’ouvrages si dangereux ». […] Pierre de Villiers, de l’Ordre de Clugny, mort en 1728, Prieur de Saint Taurin, étoit du nombre de ces honnêtes Littérateurs. […] Il avoit été Dominicain ; & il paroît qu’il ne déserta de son Ordre & de l’Eglise Catholique, que pour satisfaire sa passion pour une Religieuse, dont il eut treize enfans. […] Il déclame contre le privilege que l’Ordre du Clergé à toujours eu d’occuper dans l’Etat le premier rang. […] Richard, Professeur en Théologie de l’Ordre & du Noviciat général des Freres Prêcheurs.

147. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Causes de la décadence du goût sur le théâtre. — Chapitre X. Des Incidens & des Episodes. » pp. 159-164

Alzaïde arrive à Memphis par ordre de son époux ; demande au Roi d’Ægypte la vie de Zaraès.

148. (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre VI. Les spectacles produisent et favorisent l’incrédulité. » pp. 86-89

On s’efforce d’y représenter, par la bouche des infidèles ou des apostats, les chrétiens comme des fanatiques d’un autre ordre, et d’y semer des traits les plus marqués contre les dogmes de la religion chrétienne.

149. (1758) Sermon sur les divertissements du monde « SERMON. POUR. LE TROISIEME DIMANCHE. APRÈS PAQUES. Sur les Divertissements du monde. » pp. 52-97

Je dis avec la paix du cœur, parce que vous jouerez sans passion, parce que vous jouerez dans l’ordre, et que vous réduirez votre jeu à être pour vous ce qu’il doit être, je veux dire, une courte distraction, et non une continuelle occupation ; parce que vous prendrez votre jeu assez pour vous délasser, et trop peu pour vous fatiguer ; enfin parce que vous n’aurez point dans votre jeu le ver intérieur de la conscience, qui vous reproche la perte du temps qui s’y consume et l’inutilité de votre vie. […] Jeu plein d’injustice, jeu également odieux et à Dieu et aux hommes, à Dieu qui voit l’ordre de sa providence renversé et ses loix violées, aux hommes qui se trouvent par-là frustrés de ce qui leur est dû et de ce qui leur appartient par de si justes titres. […] Rien dans l’ordre naturel ne m’est plus précieux que mon œil, rien ne m’est plus utile que ma main pour les actions de la vie, c’est mon pied qui me soutient et qui me conduit ; mais afin de me garantir d’une chûte mortelle, dont je serois menacé en les conservant, il n’y a ni œil, ni pied, ni main que je doive ménager : il faut sacrifier tout pour sauver l’essentiel et le capital, qui est la vie de l’ame : Si manus tua vel pes tuus scandalisat te, abscide eum et projice abs te. […] Car combien de mes Auditeurs, et de ceux même qui professent plus hautement le Christianisme, et qui veulent vivre avec plus d’ordre, m’accusent peut-être de porter ici trop loin la sévérité de la morale évangélique ? […] la pouvez-vous tolérer en celles qui vous appartiennent de plus près, en celles dont vous répondrez spécialement à Dieu, puisqu’il les a soumises à vos ordres et confiées à votre vigilance ?

150. (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Traité de la comédie et des spectacles » pp. 1-50

Il me semble que voilà la meilleure manière et la plus sûre de trouver la vérité, et que cet ordre est le plus naturel, et le plus régulier que je puisse garder. […] On ignore l'origine de la tragédie, et on sait seulement que ça a été le poète Thespis qui a commencé à la mettre dans un ordre plus régulier, encore que la manière dont les acteurs se gâtaient le visage, pour leur tenir lieu de masques, dont on n'avait pas encore l'invention, nous montre, que le siècle, les Poètes et les spectateurs étaient fort grossiers. […] J'y satisfais avec exactitude et avec ordre tout ensemble.

151. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « LIVRE PREMIER. CHAPITRE I. Le Clergé peut-il aller à la Comédie ? » pp. 10-27

(les Casuistes dont nous parlerons sont un ordre à part), j’ose dire qu’on n’en trouvera pas un qui ne défende la comédie aux Ecclésiastiques. […] 3.° Quoique dans l’Empire Romain ce fût un usage immémorial, qui était devenu une obligation dans les grandes magistratures, de donner des spectacles au peuple, cependant on ne pouvait pas admettre aux saints ordres ceux qui pendant le temps de leur administration avaient fait ces libéralités. […] Souciet, Brumoy, Rapin, etc., en ont enrichi la république des lettres, aucun autre Ordre religieux n’a donné de pareils maîtres.

152. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre I. Convient-il que les Magistrats aillent à la Comédie ? » pp. 8-25

Il est vrai que d’abord tous les Ordres, Sénateurs, Chevaliers, peuple, étaient confondus sans distinction. […] Mais le bon ordre y gagnerait. […] Leur devoir se borne à y maintenir le bon ordre, à ne pas y aller, ni laisser aller leur famille.

153. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Causes de la décadence du goût sur le théâtre. — Chapitre I. Du Théâtre des Anciens. » pp. 2-24

A-t-il à dissiper des obstacles que l’ordre, tyran minutieux, oppose à son vol hardi ? […] En fait d’invention, le passage du grand au petit est dans l’ordre universel.

154. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [G] » pp. 408-415

Les Grecs établirent beaucoup d’ordre pour les Places ; & les Romains les imitèrent. […] Ce qui était autrefois l’objet des premiers Magistrats ; ce qui fesait la gloire d’un Archonte Grec, & d’un Edile Romain, j’entens de présider à des Pièces Dramatiques avec l’Assemblée de tous les Ordres de l’Etat, n’est plus que l’occupation lucrative de quelques Citoyens oisifs.

155. (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XI. Si on a raison d’alléguer les lois en faveur de la comédie. » pp. 46-48

 ; on les passe à la sainte table comme des pécheurs publics : on les exclut des ordres sacrés comme des personnes infâmes : par une suite infaillible la sépulture ecclésiastique leur est déniée.

156. (1697) Histoire de la Comédie et de l’Opéra « PREFACE CONTENANT L’HISTOIRE DU DIX-SEPTIEME SIECLE, SUR LA COMÉDIE. » pp. -

Il donna ordre, peu de mois avant son décès, à M.

157. (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « La comédie contraire aux Principes de la Morale Chétienne. — XVII. On y risque tout par une seule assistance. » pp. 40-44

Ils étouffent des remords trop fondés par leur exemple, qui sera d’autant plus contagieux que leur vertu sera regardée dans le monde comme plus pure, contre l’ordre exprès de J.

158. (1541) Affaire du Parlement de Paris « Arrêt du Parlement de Paris autorisant, après avis du Roi, les représentations, sous conditions (25 janvier 1542) » pp. 167-166

Et seront, iceux entrepreneurs dudit jeu et mystère, tenus faire commencer lesdits jeu et représentation incontinent à une heure après midi et icelle continuer jusques à cinq heures sans intervalles ; pour la décoration, bien et sûreté de quoicq, enjoint ladite cour, auxdits entrepreneurs, pourvoir et entendre à ce qui sera requis pour l’ordre et exécution dudit jeu, de sorte qu’il ne s’en ensuive aucun scandale, tumulte, émotion ou autres fautes de leur part, sur peine d’amende arbitrairecr, de prison et de s’en prendre à euxcs.

159. (1707) Réflexions chrétiennes « Réfléxions chrétiennes, sur divers sujets. Où il est Traité. I. De la Sécurité. II. Du bien et du mal qu’il y a dans l’empressement avec lequel on recherche les Consolations. III. De l’usage que nous devons faire de notre temps. IV. Du bon et mauvais usage des Conversations. Par JEAN LA PLACETTE, Pasteur de l’Eglise de Copenhague. A AMSTERDAM, Chez PIERRE BRUNEL, Marchand. Libraire sur le Dam, à la Bible d’Or. M DCCVII — Chapitre XIII. Du temps que l’on perd au bal et à la danse. » pp. 280-284

Ainsi je passe à une matiere d’un tout autre ordre.

160. (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — PLAN. DU THEATRE. et autres Règlements, Qui sont la suite de ce qu’on a déjà vu, page 106 de l’Ouvrage. » pp. 329-337

Il est inutile, je pense, d’entrer dans un plus grand détail de tous les arrangements qui peuvent être pris pour l’établissement et le bon ordre du nouveau Théâtre, et qui n’échapperaient pas aux lumières du Conseil, si le Plan en était agréé par le Souverain.

161. (1781) Réflexions sur les dangers des spectacles pp. 364-386

Mais si ces deux inconciliables ennemis ne peuvent faire de conquête qu’aux dépens l’un de l’autre ; si leur gloire simultanée est un monstre dans l’ordre des choses possibles ; que deviendra, à moins d’une révolution imprévue et subite, cette religion antique qui a couvert le globe de ses branches et de ses fruits, qu’un philosophe, qui ne l’aimoit pas, a nommée le foyer de toutes les vertus, la philosophie de tous les âges, la base des mœurs publiques ; le ressort le plus puissant qui soit dans la main des législateurs, plus fort que l’intérêt, plus universel que l’honneur, plus actif que l’amour de la patrie ; le garant le plus sûr que les rois puissent avoir de la fidélité de leurs peuples et les peuples de la justice de leurs rois ; la consolation des malheureux, le pacte de Dieu avec les hommes, et pour employer une image d’Homère, la chaîne d’or qui suspend la terre au trône de l’éternel. […] Une jeunesse vermeille et vigoureuse est devenue une espèce de phénomène dans l’ordre de la nature vivante ; des teints pâles et livides, une marche chancelante, des regards hébétés et languissans, voilà ce que présente l’âge de la croissance et de l’énergie vitale…. […] Les chevaliers romains ne prirent la fuite que par la crainte d’être désigurés ; les Gaulois, par ordre de César, ne les frappant qu’au visage. […] Le pauvre Laberius s’en défendit vainement par tous les moyens qu’un homme d’honneur pouvoit opposer aux ordres d’un despote.

162. (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre I. La Rosiere de Salenci. » pp. 10-37

Médard, la Rosiere le suit, marchant toujours dans le même ordre, l’officiant bénit le chapeau de roses, le met sur la tête de la fille, & fait un discours à l’assemblée. […] La couronne de rose, d’abord fort simple, est garnie d’un Ruban bleu à boucles flottantes, & ornée d’un anneau d’argent, depuis que Louis XIII, Prince recommandable par ses mœurs, voulut faire donner la couronne à la Rosiere en son nom, & chargea le Marquis de Gordes, son premier Capitaine des Gardes, de lui remettre de la part de Sa Majesté cette marque distinctive de sa vertu, qu’elle porta le reste de sa vie, comme les Commandeurs de l’Ordre du S. […] Louis XIII. étant au château de Varenne ; près de Salenci, fut prié par le Seigneur de faire donner en son nom le prix à la Rosiere, il y consentit, & envoya le Marquis de Gordes, Capitaine des Gardes, faire la cérémonie, & par ses ordres ajouter une bague & un Cordon bleu. […] Louis XIII, Prince recommandable par sa chasteté, voulut assimiler la Rosiere avec les Commandeurs de l’Ordre, croyant que la vertu valoit bien la noblesse, & méritoit des distinctions.

163. (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE I. Faut-il permettre aux femmes d’aller à la Comédie ? » pp. 4-29

Directeur, la Générale de l’Ordre la Déesse de Cythère. […] Prenez Bathylle : où trouverez-vous, je ne dis pas dans l’ordre des Chevaliers que vous dédaignez, mais parmi les farceurs, un jeune homme qui fasse mieux la cabriole ? […] La le Maure, Actrice de l’opéra, eut ordre de s’y rendre ; elle refusa d’y aller, si on ne lui envoyoit un carrosse du Roi & des Pages ; le carrosse & les Pages vinrent la chercher. […] Mais plus glorieuse qu’intéressée, cette Héroïne a répondu fierement qu’ayant été appelée par un grand Roi, l’invitation d’un Directeur étoit trop peu pour elle, qu’elle n’iroit en Allemagne que sous les auspices de l’Impératrice-Reine, & qu’à moins d’un ordre de Sa Majesté Impériale, elle n’avoit point de voyage à faire.

164. (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE I. De l’Amour. » pp. 4-29

Ses Officiers avoient ordre d’entrer par-tout où ils entendoient des concerts, de dissiper les Chantres, de brûler leurs instrumens. […] Il détacha un Officier pour en savoir la cause : On célèbre, lui dit-on, les funerailles de la musique, que vos ordres ont mise à mort ; & les cris que vous entendez, sont ceux de ses enfans, qui la pleurent. […] distingue divers ordres de femmes qui le composent. Les Musiciennes, les Danseuses font un ordre à part, elles sont divisées par bandes, chaque troupe a sa maîtresse pour le chant & pour la danse.

165. (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE IV. Suite des Masques. » pp. 82-109

Cependant quelqu’un, qui avoit entendu donner cet ordre, en avertit le Pape & les Cardinaux. […] C’est une apostasie de ne pas porter la soutane & la tonsure, comme à un Religieux de ne pas porter l’habit de son ordre. […] L’ordre de la providence fut toujours de distinguer les espèces, les sexes & les individus par des traits qui les rendissent reconnoissables. […] Les êtres insensibles suivens la même loi ; il n’y a pas deux plantes dans une campagne, deux fleurs dans une prairie, deux fruits dans un jardin, deux feuilles dans les arbres d’une forêt, qui soient parfaitement semblables, quoique chacun dans son espèce soit composé des mêmes parties, arrangées dans le même ordre & pour les mêmes usages.

166. (1822) De l’influence des théâtres « [De l’influence des théâtres] » pp. 1-30

Les Théâtres, depuis ceux du premier ordre jusqu’aux tréteaux de la foire, (C’est ainsi que s’appelaient, il y a quarante ans, les entreprises Nicolet, Audinot et Sallé, privilégiésb, obligés d’avoir spectacle aux enclos, connus sous les noms d’Abbaye Saint-Germain, des Foires Saint-Laurent et Saint-Ovide.) ne sauraient être trop censurés, tant les actions dramatiques, qu’on y représente chaque jour, ont d’influence sur toutes les classes et particulièrement sur la plus nombreuse, qui vient y chercher le délassement de ses travaux, plaisir toujours moins coûteux que ces orgies, qui laissent après elles des suites fâcheuses, mais qui n’est pas non plus sans danger pour tous les âges, et surtout pour les esprits faciles à s’ouvrir aux pernicieuses impressions d’une morale, parfois voisine de la dépravation. […] La révolution, en abolissant l’obligation où les trois privilégiés étaient d’exploiter les foires qu’elle supprimait, a porté un coup terrible aux théâtres du premier ordre. […] Je ne prétends point dire que le Panorama dramatique actuel puisse offrir des ressources aux théâtres d’un ordre supérieur ; mais plus tard, quand le goût et les connaissances auront présidé au choix des acteurs, à la réception des ouvrages, à la mise en scène et surtout à la bonne administration, sans laquelle il n’est point d’ensemble, nul doute que ce petit spectacle ne devienne une succursale des grands. […] Rentré chez moi, le bonnet de nuit sur la tête, enveloppé dans ma robe de chambre et les pieds sur mes chenets, je récapitulai tout ce que j’avais vu, fait et dit dans le jour, et j’ajoutai à mes remarques que, dans le moment où l’autorité donne des commissaires aux premiers théâtres, sa sollicitude devrait s’étendre sur les théâtres du second ordre ; que le pouvoir, dans les mains d’un homme intègre et nullement intéressé dans les recettes, est nécessaire à la suppression des nombreux abus qui se commettent chaque jour dans les petits spectacles.

167. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Seconde partie « Causes de la décadence du goût sur le théatre. — Chapitre XX. Suite des prétendus talents du Comédien & de la Déclamation théatralle. » pp. 63-85

Le Comédien fait les fonctions d’un subalterne, comme un Bas-Officier donne à ses soldats les ordres de son supérieur. […] Ce sont ses vûes que l’Acteur accomplit ; ce sont ses ordres tracés dans le rôle, qu’il exécute.

168. (1770) Des Spectacles [Code de la religion et des mœurs, II] « Titre XXVIII. Des Spectacles. » pp. 368-381

Les continuelles bénédictions qu’il plaît à Dieu épandre sur notre règne, nous obligeant de plus en plus à faire tout ce qui dépend de nous pour retrancher tous les déréglemens par lesquels il peut être offensé ; la crainte que nous avons que les comédies qui se représentent utilement pour le divertissement des peuples soient quelquefois accompagnées de représentations peu honnêtes, qui laissent de mauvaises impressions dans les esprits, fait que nous sommes résolus de donner des ordres précis pour éviter de tels inconvéniens. […] « du côté de la politique, à se rendre de plus en plus sevère sur le choix des Sujets ; 2°. du côté de la conscience, à maintenir les Règlemens déja établis, lesquels consistent à ne point permettre de Pièces tirées des Ecritures-Saintesa, ainsi que plusieurs Magistrats s’en sont déja déclaré ; 3°. à mettre ordre à la conduite des Acteurs & des Actrices, qui éclateroit trop, comme on en a vû plusieurs exemples ; à recommander enfin aux Censeurs de redoubler d’exactitude, pour ne souffrir dans les Pièces, ni impiétés, ni satyres personnelles, ni obscénités.

169. (1705) Sermon contre la comédie et le bal « II. Point. » pp. 201-218

Répondons par ordre, que veulent donc dire ces paroles de Jésus-Christ, malheur à vous qui riez ? […] Substituons donc ces objets sacrés aux profanes, ces chastes délices aux impures, rappelons dans notre mémoire les jugements que Dieu a exercéd dans tous les siècles, soit en punissant les prévaricateurs de ses ordres, soit en récompensant ses fidèles serviteurs, et nous goûterons une consolation merveilleuse, parce que si la Cité de Babylone, mère des fornications de la terre semble prévaloir quelquefois contre Jérusalem la Cité sainte, ce n’est que pour augmenter l’éclat de leur couronne, et se voir condamnée elle-même à des supplices plus horribles avec tous ceux qui ont eu part à sa corruption.

170. (1665) Observations sur une comédie de Molière intitulée Le Festin de Pierre « Observations sur une comédie de Molière intitulée Le Festin de Pierre » pp. 1-48

., 1664), qui qualifie Molière ainsi : « Un homme, ou plutôt un Démon vêtu de chair et habillé en homme et le plus signalé impie et libertin qui fut jamais dans les siècles passés, avait eu assez d’impiété et d’abomination pour faire sortir de son esprit diabolique une pièce toute prête d’être rendue publique, en la faisant monter sur le Théâtre, à la dérision de toute l’Église, et au mépris du caractère le plus sacré et de la fonction la plus divine, et au mépris de ce qu’il y a de plus saint dans l’Église, etc. » Le pamphlet a été pilonné, apparemment sur ordre de Louis XIV. […] L’Athée se met au-dessus de toutes choses, et ne croit point de Dieu : l’Hypocrite garde les apparences, et au fond il ne croit rien : le Libertin a quelque sentiment de Dieu, mais il n’a point de respect pour ses ordres, ni de crainte pour ses foudres : et le malicieux raisonne faiblement, et traite avec bassesse et en ridicule les choses saintes : voilà ce qui compose la Pièce de Molière. […] Ou Louis XIV, le plus glorieux de tous les Roys au monde (s.l., 1664), qui qualifie Molière ainsi : « Un homme, ou plutôt un Démon vêtu de chair et habillé en homme et le plus signalé impie et libertin qui fut jamais dans les siècles passés, avait eu assez d’impiété et d’abomination pour faire sortir de son esprit diabolique une pièce toute prête d’être rendue publique, en la faisant monter sur le Théâtre, à la dérision de toute l’Église, et au mépris du caractère le plus sacré et de la fonction la plus divine, et au mépris de ce qu’il y a de plus saint dans l’Église, etc. » Le pamphlet a été pilonné, apparemment sur ordre de Louis XIV.

171. (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre V. Remarques Angloises. » pp. 133-170

En France la nuit est le temps des plaisirs & des vices : ce qui a fait changer l’ordre des choses, a fait de la nuit le jour & du jour la nuit. […] On peut douter si le jardinage a beaucoup gagné à cette anglomanie, désavouée peut-être par les anglois mêmes, qui vient de bouleverser tous nos jardins, proscrire la ligne droite, l’ordre simétrique, les formes régulieres, avec les décorations & les points de vue qui en résultent ; offrir des rivieres sans eaux, des montagnes faites à la main, des palais déguisés en masures, des irrégularités étudiées, des accumulations grotesques d’objets disparates, parodier d’une maniere mesquine & bisarre le grand tableau de la nature, tourmenter cette nature, sous prétexte de s’en rapprocher, la contrefaire aulieu de l’imiter, la défigurer pour l’embellit  : voilà le théatre, les drames à deux, à quatre, à cinq actes, ces fragmens qui font un ouvrage de marqueterie à pieces rapportées, ces malheureux qui se tuent en chantant & en dansant, ces bergers qui fredonnent des ariettes, ces paysans ingénieux & courtisans, ces héros petits-maîtres, ces actrices prudes, ces conversations en sentences, cette philosophie que personne n’entend, cette licence modeste, cette malignité bienfaisante, &c. […] Le moine, par ordre du Vice-roi, va sur le champ trouver le Duc dans son cabinet, où étoient les conjurés qui tramoient la conspiration pour le mettre sur le trône. […] Ne seroit-il pas plus d’un grand homme de réunir habilement la sublimité des traits & le bel ordre des regles ? […] Ces mêmes richesses, mises en ordre dans un beau jour, n’annonceroient-elles pas mieux un grand homme que ces éclairs fugitifs ?

172. (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE II. L’Impiété du Théâtre Anglais. » pp. 93-168

Mais après ce qu’il ajoute, ses sentiments ne sont plus équivoques : car il lui plaît de traiter Jéhu de Cocher de Fiacre ; sur quoi l’un de ses personnages réplique : Jéhu fit jeter Jézabel par les fenêtres suivant l’ordre qu’il avait reçu de Dieu d’exterminer la maison d’Achab. […] Le moindre changement au dehors suffira pour renverser notre manière actuelle de concevoir, et nous jeter dans un nouvel ordre de pensées et de désirs. […] « Pleuside souhaiterait que les Dieux eussent établi un autre ordre des choses par rapport à quelques circonstances particulières : il voudrait que les hommes sincères, équitables, généreux vécussent longtemps, et que les fourbes, les injustes, les avares mourussent fort jeunes. […] Le Chœur toutefois ne laisse point de faire bientôt après cela quelque réparation de la faute du Poète : il reconnaît que toutes les disgrâces de la vie, toutes les révolutions d’Etat, tous les maux particuliers des familles sont autant de permissions ou d’ordres exprès de Jupiter : le Chœur réunit ensemble tous ces objets pour en faire un plus fort motif d’obéissance et d’acquiescement aux volontés du Ciel ; d’ailleurs, Sophocle avait déjà usé d’une sorte de préservatif pour qu’on n’envenimât point encore ses paroles : car il avait été dit d’avance à Dejanire que P. 340. […] Jéhu fit jeter Jézabel par les fenêtres suivant l’ordre qu’il avait reçu de Dieu d’exterminer la maison d’Achab.

173. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — [Introduction] » pp. -1

Les morceaux épars sont des matériaux précieux, il faudroit que l’Architecte de Thalie les mît en ordre, & en formât un édifice régulier.

174. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [Q] » pp. 444-446

Une seconde espèce de Parodie Dramatique, est la Parodie-d’imitation, qui consiste à suivre pas-à-pas la marche d’un Ouvrage, à en rendre les situations par des Personnages d’un ordre inférieur, sans critique & sans ridicule.

175. (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre II. De deux sortes de Danses, dont il est parlé dans l’Ecriture Sainte. » pp. 6-13

Et en ce que selon l’ordre de l’Eglise, nous faisons des Processions, où le Chant est accompagné du mouvement du corps, qui même en quelques endroits se fait avec plus de règle, et avec plus de mesure.

176. (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XIII. Si l’on peut excuser les laïques qui assistent à la comédie, sous le prétexte des canons qui la défendent spécialement aux ecclésiastiques. » pp. 52-57

, dans les autres décrets de l’Eglise, que les passages de l’Ecriture sur laquelle on fonde la prohibition de l’usure pour les ecclésiastiques, regardent également tous les chrétiens : il faudra donc conclure dès làs, que l’on a voulu faire une obligation spéciale aux clercs de ce qui était d’ailleurs établi par les règles communes de l’Evangile : vous ne vous tromperez pas en tirant dans le même cas une conséquence semblable des canons, où les spectacles sont défendus à tout l’ordre ecclésiastique, et le canon du Concile de Tours que nous avons rapporté vous en sera un grand exemple.

177. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE XIII et dernier. De l’utilité de l’art théâtral, et des dangers attachés à la profession de Comédien, sous le rapport des mœurs. » pp. 223-228

L’utilité de l’art théâtral dans l’ordre social, et les dangers attachés à la profession de comédien, sous le rapport des mœurs, offriraient la matière d’une discussion importante, qui mériterait d’être traitée avec une certaine étendue : mais ce sujet est entièrement hors de la question que je me suis proposé d’éclaircir.

178. (1731) Discours sur la comédie « Préface de l'Editeur. » pp. -

Ce fut par ordre de M. de Harlay Archevêque de Paris, qu’il traita cette matière ; voici ce qui donna occasion à ces Discours.

179. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Seconde partie « Causes de la décadence du goût sur le théatre. — Chapitre XVIII. Prétention des Comédiens au titre d’homme à talens, mal fondée. » pp. 19-44

En un mot, c’est pour l’accoutumer à se plier aux vûes du public, par la soumission qu’elle doit à ses ordres. […] Je n’imagine pas qu’ils osent se dire Officiers du Roi, ni du second, ni du troisiéme ordre.

180. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre II. Charles XII. » pp. 32-44

L’Ambassadeur avoit ordre d’emprunter un million au Grand-Seigneur ; le Grand-Visir répond : Mon Maître sait donner quand il veut ; mais il est au-dessous de sa dignité de prêter : on fournira abondamment au Roi de Suede tout ce qui est nécessaire pour son voyage, on lui fera des présens. […] Ce long voyage à travers la Turquie, la Pologne, l’Allemagne, pour arriver en Suede, fut un tissu de singularité, par une foule de déguisemens, de marches, de contre-marches, pour n’être pas connu ; quoique par-tout il y eût ordre de lui rendre les plus grands honneurs, & que tout le monde s’empressât a voir cet homme extraordinaire.

181. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre VI. Des Sçènes. » pp. 257-276

Les Scènes de On ne s’avise jamais de tout, ont beau être décousues ; celles de Mazet mal-amenées, & celles des deux Chasseurs & la Laitière, n’avoir aucun ordre, les Drames Bouffons devront toujours être composés de Scènes selon les règles, & ses Acteurs ne doivent pas entrer & sortir sans sujet : le Poète qui se croira en droit de faire autrement, aura très-grand tort. […] Je crois pourtant que cette dernière Pièce n’est point venue jusqu’à nous dans le même état que Térence l’a écrite ; il est clair que l’ordre de ses Scènes a été dérangé, on s’en apperçoit particulièrement au quatrième Acte ; car la Scène six où Démée revient des courses que lui a fait faire le fourbe Syre, paraît devoir être plutôt la prémière Scène du cinquième Acte.

182. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre IV. Fêtes de Théatre. » pp. 95-114

Celle-ci est déjà rapportée ailleurs ; l’histoire de l’Ordre de Saint Dominique, vie du Cardinal dél Prato, Tome I. […] Chevaliers de l’Ordre du St. […] L’Architecte ne manque pas de lui assigner sa place comme pour la cuisine ; car c’est la moitié de la vie Française, panem & circenses ; on manqueroit plûtôt à la Chapelle ; & quand on en bâtit une, elle est infiniment moins grande, & moins belle ; cela est dans l’ordre.

183. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE V. Des Jésuites. » pp. 108-127

Aucun ordre Religieux n'approche de cet abondance, ou plutôt aucun que je sache n'a tenté de les imiter, et n'a rien laissé paraître sur la scène. […] Quel conflit dans le même Ordre, dans la même maison ! […] Non : on n'a pas craint de séparer leurs Casuistes de la foule des autres Ecrivains de tous les Ordres qui ont enseigné la même doctrine.

184. (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Idée des spectacles anciens et nouveavx. — Idée des spectacles novveavx. Livre II. — Chapitre IX. Des Exercices, ou Reveuës Militaires. » pp. 197-204

Cette marche se faisoit en bon ordre, & sans qu’aucun soldat osast quitter son rang, pour quelque raison que ce fust.

185. (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — PREMIERE PARTIE. — CHAPITRE VI. Les obstacles qu’on peut rencontrer pour parvenir à la Réformation du Théâtre. » pp. 59-68

Grand Duc de Toscane, qui avait été dans sa jeunesse Partisan déclaré des Spectacles, ne cessa pas de les proscrire ensuite ; et, si quelques fois il les permit dans le Carnaval, ce fut avec la condition expresse qu’il ne paraîtrait jamais de femmes sur la Scène : Cependant les Florentins ne marquèrent aucune répugnance à se conformer aux ordres de leur Prince.

186. (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE VII. Histoire des Cas de Conscience. » pp. 159-189

Caffaro, Sicilien, Théatin comme lui, & son professeur, homme distingué dans son ordre, qui, depuis quelques années étoit venu à Paris enseigner la Théologie & exercer le Saint Ministere, & que Boursaut Pere, appelle son Confesseur, chose rare & vrai Phénomene au théatre. […] Tout le monde fut dans la derniere surprise, qu’un Prêtre, un Religieux recommandable par son zéle, sa science & sa piété, Professeur de Théologie dans un ordre aussi Régulier, & aussi édifiant que les Théatins, donnat de pareilles instructions à ses Ecoliers, destinés à prêcher & à confesser, & les répandit dans le public, qui ne pouvoit qu’en abuser. […] Tout cela est dans l’ordre poétique ; mais on sçait que les lauriers dont les poëtes couronnent leur tête, ne sont pas d’un plus grand poids, que les décisions dont ils tranquilisent leur conscience. […] Le théatre a eu depuis peu d’années deux adversaires d’un grand poids, Gresset & Rousseau, deux grands maîtres, célebres dans la République des lettres, gens de beaucoup d’esprit, en état d’en juger, tous deux amateurs déclarés, tous deux compositeurs distingués, & qui en ont par eux-mêmes senti le danger, & se sont déclarés hautement contre lui, deux phénomenes bien dignes d’attention, l’un par des principes de Réligion dont il fut toujours rempli, qu’il suivit d’abord en se consacrant à Dieu dans un ordre Religieux, qu’il a suivi de nouveau après quelque éclipse, en embrassant dans le monde la vie la plus édifiante ; l’autre, malgré les préventions de l’irréligion manifestée à l’Europe, de la maniere la plus éloquente & la plus scandaleuse ; mais entraîné malgré ces ténébres par la force de la vérité.

187. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre VIII. Anecdotes illustres du Théatre. » pp. 186-214

L’Etat Eccésiastique est conduit par les mêmes principes de sagesse, par ordre du Pape. […] Barrau eut ordre de se retirer ; la Cour de France ne lui en fit pas de réproches ; peut-être ne lui en sçut-on pas mauvais gré. […] On a ramassé tout ce qu’on a trouvé, avec cette différence qu’on l’a arrangé selon l’ordre des tems, au lieu que dans les autres tout est placé au hazard, sans aucune suite. […] &c. c’est un amphigouri de toutes sortes d’idées tragiques, ramassées çà &c là, & entaffées sans goût & sans ordre, contre la vérité, & sans vraissemblance.

188. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE III. Est-il à propos que les jeunes gens aillent à la Comédie ? » pp. 55-83

Ce n'est pas sans doute la faute des Professeurs, qui toujours pleins de zèle pour le bon ordre, gémissent du dérangement de leurs éleves qu'ils ne peuvent empêcher. […] Le Directeur se rendit ponctuellement à l'ordre, écouta humblement la correction, et donna sa parole d'honneur d'engager ses camarades à satisfaire la sage et savante compagnie. […] Les loges grillées, destinées, dit-on, pour les gens honteux ou timides, et où chacune avec son élève se rendent pour trente sols, les figurantes du second ordre furent plus que jamais fréquentées. […] Madame de Maintenon, cette célèbre fondatrice de l'ordre de S.

189. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre III. Autre continuation des Mêlanges. » pp. 45-87

Il se tue à déchivrer ce manuscrit, à faire des notes, à remplir des lacunes, à donner un sens raisonnable à un écrit presque inintelligible, sans ordre, sans suite, sans goût, fait assez peu de cas de son temps pour y perdre deux années à rajeunir cette guenille. […] Malgré les efforts de l’historien & l’enthousiasme de l’éditeur de l’ouvrage nouvellement découvert, tous deux Religieux d’un Ordre sévere, S. […] Le titre d’Essais qu’il donne à son livre, promet quelque chose de suivi sur l’objet qu’il entreprend de traiter ; mais il le quitte d’abord, & voltige sans suite & sans ordre sur cent autres choses. […] Le bal ou la danse sont très-longs ; on danse sans interruption & sans ordre, tout le monde à la fois, la danse qui leur plaît : ce cahos désagréable aux étrangers est en Pologne un grand plaisir. […] Dans tous les ordres, (les grands) énervés de molesse dans une vieille jeunesse, enfans efféminés des peres sans vigueur, bornés dans un sérail, en nobles histrions, désirer sur la scène, (les Dames) opposer aux mépris un front toujours serein, mêlans l’orgueil au vice, au faste l’imprudence des plus viles Phrinés, emprunter la licence assise dans le Cirque où viennent tous les rangs, souvent bâiller en loge à des prix différens, Sapho qui par bon ton à la philosophie joint tous les goûts divers, tous les amusemens, Sophiste en apparence, au fond coquette, Pedagogue qui gouverne la mode, met en vogue les drames qu’on joue incognito ; (le Marchand) qui déclarant trois fois sa ruine authentique, trois fois s’est enrichi d’un heureux deshonneur, & qui pourtant jouant, le grand Seigneur entretient une actrice.

190. (1686) La Comédie défendue aux chrétiens pour diverses raisons [Traité des jeux et des divertissemens] « Chapitre XXV » pp. 299-346

« Nous défendons aux Prêtres & aux autres Ecclesiastiques qui sont dans les Ordres sacrez d’assister aux Comédies, ni aux autres spectacles vains & profanes, de crainte que leurs oreilles & leurs yeux, qui sont destinez au service de Dieu, ne soient distraits & soüillez par quelques actions deshonnêtes, ou par quelques sales discours. » Les Constitutions & Ordonnances Synodales de saint François de Sales, & de Monsieur d’Arenton d’Alés, Evêques de Genevea : « Nous défendons à tous Prêtres, sous peine de suspension, d’assister à la Comédie, Bals publics & particuliers, & autres spectacles profanes, de peur de soüiller leurs yeux & leurs oreilles, qui ne sont destinez que pour les mysteres sacrez. » Par les Statuts Synodaux du Diocese d’Agenb depuis 1666, jusqu’en 1673. […] « La Scene & le Theâtre des Farceurs & des Comédiens aïant esté condamnez dés il y a long-temps par les sentimens des Saints Peres, par les Decrets des Conciles, & par les Statuts de nos predecesseurs ; & les Chrêtiens ne pouvant y assister sans exposer leur salut à un tres-grand danger, dans le desir que nous avons de détourner nôtre Clergé d’un si pernicieux scandale, Nous défendons sous de tres-grandes peines à tous les Ecclesiastiques, qui sont obligez ou à cause de leurs Ordres, ou à cause de leurs Benefices, de porter la soutane, d’assister aux Comédies, ni aux autres spectacles. » IX. […] Considerez celles qui les regardent danser, comme elles sont assises par ordre, & examinez les gestes, les démarches, la régularité & le faste de celles qui dansent. […] « Nous défendons aux Ecclesiastiques, à ceux qui sont dans les Ordres sacrez, & principalement aux Prêtres, de sauter ni danser. » Du Synode de Sensa en 1514. […] « Nous enjoignons aux Prêtres & à tous les autres Ecclesiastiques qui sont dans les Ordres sacrez de s’abstenir de toutes sortes de danses &c. » Des Statuts Synodaux du Diocese d’Evreux aussi en 1664.

191. (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE II. Melanie. » pp. 29-71

Quoi qu’il en soit, l’impression a été son écueil, & la mise à sa place, parmi les ouvrages médiocres dans le littéraire, mauvais dans l’ordre de la religion. […] Ce n’est point un vœu, c’est un ordre. […] Les plus anciens Ordres, de S. […] La derniere scene du second acte & la fin du troisieme, qu’on donne pour des chefs-d’œuvre, sont des horreurs dans l’ordre des mœurs & de la religion. […] Que Melanie montre son éloignement pour l’état religieux, & le risque qu’y court son salut, qu’elle en parle à son Abbesse, à son Supérieur, qu’elle refuse de faire ses vœux, elle est dans l’ordre.

192. (1804) De l’influence du théâtre « PREFACE. » pp. -

C’est ainsi qu’après avoir parcouru successivement tout ce qui peut tenir à la gloire comme à le décadence de la Chaire, du Théâtre et du Barreau, et « en comparant chacune de mes idées avec l’idée éternelle du vrai et du juste, j’ai vu qu’il n’y avait de bien que ce qui était utile à la société et conforme à l’ordre, de mal, que ce qui leur était contraire. »(Eloge de Marc Aurèle.

193. (1825) De quelques naïves coutumes « De quelques naïves coutumes. » pp. 262-266

[NDE] Les carmes déchaussés étaient membres de l’Ordre des Carmes Déchaux Séculiers (OCDS), héritier de Tiers-Ordre carmélite, fondé au quinzième siècle.

194. (1845) Des spectacles ou des représentations scéniques [Moechialogie, I, II, 7] pp. 246-276

« Quia tunc daretur ratio sufficiens peccatis aliorum sic remotè cooperandi et cuidem periculo se exponendi. » C’est d’après cela, ajoute-t-on, qu’il est permis d’aller aux spectacles non obscènes, aux femmes mariées, pour ne pas déplaire à leurs maris qui exigent d’elles cette complaisance ; aux domestiques, pour servir leurs maîtres ou leurs maîtresses ; aux enfants, sur l’ordre de leurs parents ; aux magistrats et aux gens de police, pour le maintien du bon ordre ; aux rois et aux princes, afin de se concilier l’affection de leurs sujets ; aux hommes de cour, qui sont obligés d’accompagner le prince, etc., pourvu que toutes ces personnes aient une intention pure et ne consentent à aucune délectation charnelle. […] Voici ce que dit Bossuet sur ce point : « Elle (l’Église) condamne les comédiens, et croit par là défendre assez la comédie ; la décision en est précise dans les Rituels, la pratique en est constante ; on prive des sacrements, et à la vie et à la mort, ceux qui jouent la comédie, s’ils ne renoncent à leur art ; on les passe à la sainte table comme des pécheurs publics ; on les exclut des ordre sacrés, comme des personnes Infâmes ; par une suite infaillible, la sépulture ecclésiastique leur est déniée.

195. (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE IV. Spectacles singuliers. » pp. 106-127

Le premier ordre est Toscan, il régne dans toute l’étendue de la façade du palais, & forme la terrasse au devant de la Cour, dans laquelle on entre par trois portes également commodes, & remplies par des menuiseries enrichies de bronze & d’ornemens bien travaillés. Le second ordre est Dorique, & les deux ailes présentent deux avant corps, surmontés d’un fronton, dont les timpans sont remplis d’écussons, soutenues de figures. […] On a peint dans la voussure un ordre en portique, qui fait l’illusion la plus complette.

196. (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE VI. Ericie, ou les Vestales. » pp. 138-159

Cet ordre de Prêtresses, établi depuis long-temps à Albe avant la fondation de Rome, y fut introduit par Numa Pompilius, qui lui donna des règles, des cérémonies, & beaucoup de considération & d’éclat dans le monde. […] comment la seconde fois revient-il, sans être découvert & arrêté, tandis que tout y est en mouvement, & une foule d’esclaves dispersés cherchent par-tout avec des flambeaux par ordre de la Prêtresse pour le découvrir ? comment de si bon matin, à la pointe du jour, se trouve-t-il un monde infini, & des troupes de soldats pour garder le Temple, qui cependant demeurent immobiles, en voyant le sacrilège y entrer, insulter les Dieux, troubler l’ordre de la justice & l’exécution d’un arrêt du Sénat, & enlever une Vestale condamnée.

197. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE IX. Sentiments de Tertullien. » pp. 180-200

On nous accuse de fuir les spectacles par lâcheté, afin que nous rendant la vie dure par la privation des voluptés qui nous y attachent, nous souffrions plus aisément la mort à laquelle nous devons nous tenir toujours prêts : ce qui serait une précaution de prudence plutôt qu'un ordre de Dieu. […] Et le Sénat et tous les Ordres de l'Etat n'en rougiraient point ! […] Ces mêmes Magistrats qui donnent des spectacles au peuple, dégradent un métier dont ils font tant de cas, déclarent infâme, chassent du Sénat, du barreau, de la tribune, de l'ordre équestre, privent de tous les honneurs, les Comédiens, Gladiateurs, Athlètes, qu'ils aiment éperduement, auxquels ils se livrent par des crimes qu'eux-mêmes punissent.

198. (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 2. SIECLE. » pp. 81-106

Serviteurs de Dieu qui êtes prêts d'entrer au service de sa divine Majesté; et vous qui y êtes entrés par la confession, et par la déclaration que vous en avez fait au Baptême, sachez et reconnaissez que l'état de la Foi, l'ordre de la vérité, et la Loi de la discipline Chrétienne, condamnent absolument le divertissement des Spectacles, comme les autres dérèglements du monde, afin qu'aucun de vous ne pèche par ignorance, ou par dissimulation. […] Les Auteurs des Spectacles, et ceux qui sont chargés de les faire représenter abaissent autant les Comédiens, qu'ils relèvent la Comédie; ils les déclarent infâmes par leurs Edits, ils leur font changer d'état pour les exclure de la Cour, du Barreau, du Senat et de l'Ordre des Chevaliers; ils les privent de tous honneurs, et de toutes dignités.

199. (1690) Entretien sur ce qui forme l’honnête homme et le vrai savant « VII. ENTRETIEN. » pp. 193-227

Les hommes se font des ordres d’étude comme il leur plaît : et ils ne consultent rien moins sur cela que la raison. […] Qu’on n’oublie pas de l’entretenir aussi quelquefois de la nature des parties qui composent le monde, et de l’ordre et des rapports qu’elles ont entre elles.

200. (1760) Critique d’un livre contre les spectacles « REMARQUES. SUR LE LIVRE DE J.J. ROUSSEAU, CONTRE LES SPECTACLES. » pp. 21-65

Que deviendrait l’espèce humaine, si l’ordre de l’attaque et de la défense était changé ? […] C’est l’ordre de la nature : et il me paraît plus scandaleux de voir les hommes faire le rôle des femmes.

201. (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Idée des spectacles anciens et nouveavx. — Idée des spectacles novveavx. Livre II. — Chapitre XI. Du Balet. » pp. 209-318

Car on se souvient bien d’une division, qui n’a que deux ou trois membres ; & il n’est presque pas possible de retenir l’ordre ou la suite de douze Entrées. […] Car outre que l’orgüeil suppose toûjours de l’ignorance, il embarasse le sçavoir & tourmente l’habile-homme, il rejette tous les conseils, il se revolte contre tous les ordres, il contrarie sans cesse l’Entrepreneur, & rend ainsi l’estude inutile, ses efforts interrompus, & l’execution imparfaite. […] Il faut toutefois bien prendre garde que le sens personnel n’ait rien d’offensant, ou d’injurieux, & c’est un miracle du petit ordre, de voir avec quelle dexterité, & avec quelle varieté on a dobé sur un mesme visage durant plusieurs années, sans donner ou du moins sans s’attirer des marques de chagrin de la personne interessée. […] Comme il estoit aussi judicieux qu’inventif, il proposa de bastir une Sale grande & spacieuse dans les alignements du dessein du Louvre, dont les dehors Symmetriques avec le reste de la Façade, l’affranchiroient de toute ruine & de tous changemens : Le Roy agrea fort cette proposition, & les ordres furent donnez à M. […] Il y auroit peut-estre a adjouster une Priere au Roy, qui de l’adveu de tout le monde, aime l’ordre & la perfection, & qui par consequent ne sçauroit la trouver mauvaise.

202. (1695) Preface [Judith, tragedie] pp. -

Comme toute sorte de gloire appartient au siècle de Louis le Grand, après y avoir vu les duels et les blasphèmes abolis, l’hérésie exterminée, l’ordre et la discipline partout rétablis, il faut qu’on y voie la piété florissante au milieu des plaisirs, les Spectacles consacrés, le Théâtre sanctifié.

203. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE VIII. Actes de fanatisme et avanies exercés par quelques prêtres, contre des Comédiens français. » pp. 141-148

Pourquoi prétendraient-ils, contre toute justice et en dédaignant les formes prescrites par l’église, exercer contre des citoyens et sans l’aveu du prince, une action publique, une punition et un déshonneur sensibles, qui affligent les familles, qui mettent le peuple en émotion et troublent l’ordre public ?

204. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre IV.  » pp. 97-128

Par ordre du Conseil suprême, qui étoit à la place du Parlement, on choisit pour modele les cérémonies pratiquées à la mort de Philippe II, Roi d’Espagne, on avoit représenté Philippe en purgatoire, pendant deux mois, pour expirer ses fautes légeres ; car il n’en avoit point de considérables ; on le mit dans un appartement tendu de noir, éclairé de peu de flambeaux, on y alloit prier pour lui : après avoir fait sa pénitence, il sortit du purgatoire, la décoration changea, & on le mit dans le Ciel. […] La nation vit pendre les ossemens de celui qu’elle venoit d’enterrer en Roi par l’ordre du fils de celui qu’elle avoit fait mourir comme tiran, & hérétique : opération inutile. […] Ce même Philippe en 1330, institua l’Ordre de la Toison d’Or, en l’honneur d’une de ses maîtresses. […] L’institution d’un Ordre de Chevalerie, pour célébrer une obscénité plus grossiere que celle de la jarretiere, & dont il a fallu changer l’idée, n’est-elle pas un sacrilége ?

205. (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre I. Diversités curieuses. » pp. 5-37

L’ordre, la suite, l’enchaînement, les combinaisons, les vraies beautés d’une piece bien faite demandent une attention qui fatigue un spectateur frivole qui ne cherche qu’à s’amuser. […] Il répondit généreusement : Ma conscience ne me le permet point ; je suis le seul dans la ville, qui puisse y maintenir le bon ordre avec autorité. […] Farinelli, Musicien célebre, & castrato d’Italie, plus si fort au Roi d’Espagne, que ce Prince le fit Chevalier de l’Ordre de Calatrava, sans doute pour faire honneur à l’Ordre, en lui donnant un si grand Sujet.

206. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Huitième Lettre. De la même. » pp. 100-232

Voici mon Plan : je le divise en trois Titres, & par Articles, pour plus d’ordre & de clarté. […] On distinguera quatre ordres de Tragédies : Les Patriotiques ; telles étaient presque toutes celles des Grecs ; telles sont le-Siége-de-Calais, & même dans un degré beaucoup moindre, Adelaïde-Du Guesclin, Tancrède, &c. […] Tous ces genres peuvent être cultivés pour le nouveau Théâtre : mais les Auteurs qui réussiront dans les Tragédies du premier ordre, outre les louanges qui leur seront dues comme Poètes, seront couronnés sur le Théâtre, comme bons Citoyens. […] Créons donc un nouveau Théâtre Français : formons-nous des Acteurs d’un ordre nouveau, dignes des Chef d’œuvres qu’ils représenteront ; du Jeune-homme honnête, de l’innocente & naïve Beauté qui viendront s’y former le cœur & l’esprit. […] mais il n’en est rien ; & la petite Pièce y met bon ordre.

207. (1782) Le Pour et Contre des Spectacles « Seconde lettre contre les spectacles. » pp. 60-145

Il n’est jamais permis de faire du mal, pour qu’il en résulte un bien, quel qu’il puisse être dans l’ordre moral. […] Mais 1°. si les spectacles sont si nécessaires pour le bon ordre & la fûreté publique, il faut donc que les peres de famille jouissent paisiblement de la tranquilité qu’on leur ménage, quand on rassemble ces oisifs &c, . […] méprisez ses ordres, & mettez-vous peu en peine de ses loix. […] Les Ministres du Seigneur feront toujours leurs devoirs, en levant la voix contre les prévaricateurs ; & ceux qui feront la sourde oreille, éprouveront la justice d’un Dieu, dont ils auront negligé les avis, & méprisé les ordres. […] Rousseau, le Prince de Marsillac, Mr. l’Avocat Séguier, dans son réquisitoire du 18 Avril 1770, imprimé par ordre du Roi, le Cardinal Delci &c, les Curés de Paris, en 1779.

208. (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE III. De la Comédie. » pp. 92-118

C’est un fripon du premier ordre, je le regarde comme tel ; mais je suis charmé que l’orgueil, la prodigalité, les penchants libertins d’un plat bourgeois l’exposent au péril de tout perdre et que les autres bourgeois, entêtés de noblesse, apprennent de Jourdain que le sort qui les attend est d’être dépouillés par des Escrocs, quand pour mieux ressembler aux grands Seigneurs, ils osent en affecter tous les vices et les ridicules. » Ma foi, M. le Public, je vois bien que vous avez raison et je condamne M. de Genève à mieux regarder à l’avenir ce qu’il verra, afin d’en porter un jugement plus solide et plus sensé. […] Ecoutez les plaintes de Sigismond, dans La vie est un songe : « Parents dénaturés, à vos ordres bizarres, Quoi ! […] […] « A moins qu’un ordre exprès du Roi ne vienne, De trouver bons les Vers, dont on se met en peine, Je soutiendrai toujours, morbleu, qu’ils sont mauvais, Et qu’un homme est pendable après les avoir faits.  » dn Pourquoi Molière fait-il rire aux dépens d’Alceste ?

209. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE VI. Du sérieux et de la gaieté. » pp. 128-149

La même richesse régnait sur les bases, ainsi que sur l'entablement, les moulures, les rosettes, les modillons et tous les autres ornements du plafonds, dont le fonds était en or et divisés par plates-bandes, étaient aussi enrichis de pierreries distribuées selon l'ordre d'architecture. […] L'Officier qui donne les ordres, le Soldat qui monte la tranchée, le Magistrat qui juge un procès, le Médecin qui visite un malade, une mère qui instruit ses enfants, sont gens très sérieux et font des actions très sérieuses. […] Il se ligue avec tous les ennemis du bon ordre, et par l'esprit frivole qu'il donne, leur assure le plus grand succès ; légèreté qui voltige sans choix et sans discrétion, indifférence qui néglige et ne fait que glisser rapidement sur les plus grandes affaires, vivacité qui offense par mille traits piquants qui font rire aux dépens du prochain, d'autant plus cruels que le bon mot qui les aiguise en rend la plaie plus profonde, épanchement perpétuel hors de soi-même, qui regarde sa maison et son cœur comme une prison insupportable.

210. (1756) Lettres sur les spectacles vol. 2 «  HISTOIRE. DES OUVRAGES. POUR ET CONTRE. LES THÉATRES PUBLICS. — NOTICES. PRÉLIMINAIRES. » pp. 2-100

Ces Pieces, quoique d’un ordre inférieur aux deux premieres especes de Comédies, n’étoient jouées que par la jeunesse Romaine qui, en se réservant cette espece de plaisir, ne permettoit pas qu’elles fussent représentées par des Comédiens de profession. […] S’ils dégénerent de leur premier état, c’est que tout homme est foible, & qu’au bout d’un certain temps la plus grande ferveur se rallentit ; mais ce scandale ne fit jamais loi dans les Ordres Religieux. […] de Fontenelle, il étoit dans l’ordre de la nature corrompue, qu’avec l’esprit poétique il se répandit en France un esprit de galanterie. […] L’ignorance avoit répandu les ténebres les plus épaisses sur tous les Ordres de l’Etat. […] Ces anciennes farces dont le mérite consistoit en pointes, en équivoques & en bouffonneries, devinrent des satyres ; & dans tous les Ordres, il y avoit des gens attaqués de la manie d’en faire les représentations.

211. (1752) Essai sur la comédie nouvelle « HISTOIRE DES OUVRAGES. Qui ont paru pour et contre la Comédie, depuis le 17e Siècle. » pp. 161-175

Il donna ordre, peu de mois avant sa mort, à M. de Voisin de faire imprimer ce Traité, ce que ce Docteur exécuta en 1666, à Paris, chez Promé.

212. (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE V. Remarques sur L’Amphitryon, Le Roi Arthur, Don Quichotte et Le Relaps. » pp. 302-493

Berinthie Actrice du premier ordre est impudente et impie. […] Si le Poète avait mis de suite la Comédie et le Diable, je crois que l’ordre naturel des choses, et l’air de vraisemblance eussent été beaucoup mieux observé. […] dont la fonction était de veiller au bon ordre et à la pureté des mœurs, regardaient les Pièces de Théâtre comme autant de batteries dressées contre la vertu et l’honnêteté. […] Le but néanmoins qu’on s’y propose, est de rappeler l’idée de l’Action, de suivre l’ordre du Poème, et d’ajuster au tout cette partie. […] Moyens efficaces pour renverser tout l’ordre de la discipline, pour amollir les peuples et corrompre les mœurs !

213. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [B] » pp. 380-390

Cratès, à l’exemple d’Epicharmus & de Phormus, Poètes Siciliens, l’élèva sur un Théâtre plus décent, & dans un ordre plus régulier. […] Les hommes ne se touchent que par la surface, & tout serait dans l’ordre si l’on pouvait réduire ceux qui sont nés vicieux, ridicules ou méchans, à ne l’être qu’au-dedans d’eux-mêmes.

214. (1705) Sermon contre la comédie et le bal « I. Point. » pp. 178-200

Quoique les désordres que cause dans le monde le vice d’impureté soient presque infinis, ainsi que je crois l’avoir démontré dans le Sermon d’avant-hier, ils ne font néanmoins qu’une partie de ceux que produit la comédie, c’est une source aussi féconde que funeste de dérèglements, et une vraie sentine de corruption, pour procéder avec ordre, je dis qu’elle gâte l’esprit, amollit et corrompt le cœur, infecte l’imagination et la mémoire. […] Nos rituels y sont formels, ils sont encore irréguliers pour les ordres sacrés, et la sépulture Ecclésiastique leur est déniée après leur mort, or si leur profession est illicite et reprouvée par les lois du Christianisme, en quelle conscience peut-on contribuer à les entretenir et les autoriser par sa présence ?

215. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre IV. Le Peuple doit-il aller à la Comédie ? » pp. 60-74

Sans doute que le temps donné au culte d’un Dieu à qui nous devons tout, est un temps perdu, et que l’ordre qu’il a donné dès le commencement du monde, et tant de fois renouvelé, ne doit être compté pour rien. […] l’ordre et la décence sont de fort minces objets.

216. (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE I. Où l’on prouve que le spectacle est bon en lui-même et par conséquent au-dessus des reproches de M. Rousseau. » pp. 13-64

Ce n’est peut-être qu’aux scènes ingénieuses si souvent décochées contre les Procureurs qu’on doit l’attention que nos intègres Magistrats font maintenant à leur conduite, on n’a pas sûrement attendu qu’ils fussent devenus honnêtes gens pour jouer leurs manœuvres en plein Théâtre ; si l’on n’a pas corrigé les Financiers de leur voracité, les Procureurs et les autres Commis subalternes de la Justice de leur friponneries, au moins par les avis qu’on a donnés au Public, aux Magistrats et aux Ministres, a-t-on suggéré à ceux-ci l’attention nécessaire pour y mettre ordre ; c’est ainsi qu’on a trouvé les Administrateurs du remède. […] Nous devons sans doute à l’éducation de nos Militaires d’aujourd’hui, à leur politesse, aux progrès de la sagesse dans cet ordre, et surtout au discrédit des parties de Cabaret jadis trop à la mode, l’extinction de cette fureur des duels malheureusement si fréquents autrefois. […] On ne verrait en lui qu’un martyr du point d’honneur ; et toutes les réflexions que vous faites sur l’établissement des lois qui le proscrivent se présenteraient à l’esprit de tout homme sensé pour justifier le prétendu Criminel : êtes-vous bien sûr d’ailleurs que ces lois ne seraient pas mitigées en faveur d’un fils qui ne serait criminel que par l’ordre de son père et par excès d’attachement pour lui ? […] […] A l’égard du reste, comme je vous ai dit, ayez de la vertu, aimez l’honneur plus que la vie, et vous serez dans l’ordre. […] La vie est un dépôt confié par le Ciel, Oser en disposer c’est être criminel ; Du monde, où m’a placé la Sagesse immortelle, J’attends que dans son sein son ordre me rappelle : N’outrons point les vertus par la férocité, Restons dans la nature et dans l’humanité. » au Quoi de plus contraire aux maximes outrées du point d’honneur que ces vers : cependant ils ont été applaudis et admirés ; si vous en doutez, informez-vous-en.

217. (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE V. Des Comédiens. » pp. 156-210

C’était l’ordre et la police qu’on peut y mettre qu’il fallait indiquer, au lieu d’écrire contre toute vérité qu’il n’en est pas susceptible. […] Si la Police était trop sévère à l’égard de nos figurantes et de nos chanteuses du petit ordre, elle serait injuste puisqu’elle exigerait l’impossible, puisqu’elle contraindrait à bien vivre des personnes à qui leur état en refuserait les moyens. […] Troisièmement, le peu d’ordre établi pour les mettre à couvert de la mauvaise foi des Directeurs de spectacle, qui leur font si souvent banqueroute, et les réduisent à des ressources honteuses pour subsister. […] Soumis eux-mêmes au Règlement, ils ne pourraient étendre leur autorité au-delà des bornes qui leur seraient prescrites, ni se piquer d’une indulgence préjudiciable au bon ordre dont ils seraient comptables en première instance aux Gouverneurs, aux Intendants, aux Chefs des Parlements, aux Subdélégués ou autres Magistrats ou Préposés qu’il plairait à la Cour d’indiquer. […] La loi contre les Duels n’est pour ainsi dire qu’une demie loi, et vous le démontrez ; au lieu qu’il ne manque rien aux règles que je prescris au Théâtre pour y établir le bon ordre et le rendre respectable.

218. (1756) Lettres sur les spectacles vol.1 pp. -610

Je demande seulement que l’amour de l’ordre soumette à Dieu vos lumieres & vos sentimens, & que le même amour de l’ordre se répande sur votre conduite ; il vous donnera la justice, & la justice assure toutes les vertus…. […] Ne seroit-ce point, Monsieur, dans l’ordre moral un phénomene fort singulier ? […] Car, dès qu’elle exige une exemption de tous vices, aucun vicieux n’osera donc se présenter pour être reçu dans cet Ordre. […] Il est bien intéressant que cet Ordre soutienne le caractere d’une profession qui exige les plus grandes qualités. […] Il obtint du Gouverneur de Milan un ordre qui défendit de représenter aucune Piece qui n’eût été examinée, & trouvée conforme à la Morale chrétienne.

219. (1758) Lettre de J. J. Rousseau à M. D’Alembert « JEAN-JACQUES ROUSSEAU. CITOYEN DE GENÈVE, A Monsieur D’ALEMBERT. » pp. 1-264

Pensez-vous, Monsieur, que cet ordre soit sans inconvénient, et qu’en augmentant avec tant de soin l’ascendant des femmes, les hommes en seront mieux gouvernés ? […] Elle n’est qu’une invention des lois sociales pour mettre à couvert les droits des pères et des époux, et maintenir quelque ordre dans les familles. […] Que deviendrait l’espèce humaine, si l’ordre de l’attaque et de la défense était changé ? […] [NDA] Je parle dans l’ordre moral : car dans l’ordre physique il n’y a rien d’absolument mauvais. […] Il faut qu’il y vive agréablement : afin qu’il en remplisse mieux les devoirs, qu’il se tourmente moins pour en sortir, et que l’ordre public soit mieux établi.

220. (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre XIII. Que les lois civiles défendent de danser, et d’aller à la Comédie les jours des Fêtes. » pp. 67-75

Mais la cinquième Loi est plus forte : « C’est une chose entièrement nécessaire, et toute dans l’ordre de Dieu, que tous les Chrétiens, et tous les fidèles, s’occupent de tout le cœur, et de tout l’esprit au culte divin, et aux actions de la piété, et de la religion qu’ils professent, avec un renoncement absolu de tous les plaisirs du Cirque, et du Théâtre, dans toutes les villes du monde, le jour du Dimanche, qui commence la semaine, et qui attire les bénédictions de Dieu sur toutes les œuvres qu’on y fait ; et pendant le temps de l’Avent, des Fêtes de Noël, et de l’Epiphanie ; aux Fêtes de Pâques, et pendant tout le temps Pascal, c’est-à-dire jusques à la Pentecôte, dans lequel ceux qui ont été baptisés portent publiquement les signes de la lumière Divine dont ils ont été éclairés, et remplis au saint Baptême, par la blancheur de leurs habits  » ; Item l. 5. eod. tit.

221. (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE PREMIER. Peinture & Sculpture. » pp. 4-40

Parmi les regles sur la lecture & l’impression des livres, faites par ordre du Concile de Trente, qu’on trouve ordinairement à la fin, il en est une qui défend absolument toute image indécente, jusques dans les vignettes, les culs de lampe, les lettres majuscules, ce qui étoit sort commun dans le seziéme siécle, c’étoit l’imitation du théatre grossier du tems, qui mêloit les bouffonneries aux mystères dans les rôles, & les décorations ; car le théatre prit ou donna dans tous les tems le ton du vice, obscenœ imagines in libris etiam in litteris grandiusculis, quas initio librorum, vel capitum imprimi moris est, hujus generis omnia penitus, obliterentur. […] On ne souffre que la nudité du Crucifix, à laquelle le monde est accoutumé, & qui ne fait point de mauvaise impression ; ces ordres ont été suivis. […] Un plâtrier eut ordre de mettre une légère couche de plâtre, depuis la ceinture jusques vers les genoux, qui, pourtant ne dérobe point la beauté des formes, à peu-près comme la Pagne des négresses. […] Le Concile l’a si fort à cœur, qu’il charge nommément les Evêques de donner ces instructions ; ces avis, ces ordres sont un peu différents des rubriques modernes qui proscrivent les images : Diligenter doceant Episcopi per historias picturis expressas.

222. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [A] » pp. 297-379

Les couleurs sombres & funestes, que donne aux passions l’Auteur du Drame, ne peuvent blesser personne, pas même ceux sur lesquels elles ont le plus d’empire ; l’amour-propre y met bon ordre, sans que l’effet du correctif en devienne moins efficace : ces défauts, ou ces vices trop réels qu’on se dissimule, frappent, au Théâtre, ils effraient ; on s’examine enfin, & l’on bannit peu-à-peu des imperfections, auxquelles on ne croit que fermer la porte de son cœur. […] Ces trois Ordres admirables, Dorique, Ionique & Corinthien, appartenaient aux Grecs ; les Romains ne formèrent leur Composite qu’en réunissant deux de ces Ordres ; car pour leur Toscan, c’est un Dorique grossier. […] pourquoi les Ministres composent-ils le premier Ordre de l’Etat ? Quel ordre de Citoyens, que celui qui ne peut subsister par lui-même ? […] Que le l’asteur soit le lien qui unissent les deux Ordres, mais qu’eux-mêmes ne fassent pas un Ordre dans l’Etat.

223. (1643) Les Morales chrétiennes « Des Théâtres. » pp. 511-519

L’esprit qui ne laisse pas de prendre interêt à ce qu’on lui représente, devine les événements, découvre les embuscades, préside aux conseils, donne les avis et les ordres avec autant de chaleur, que s’il avait à vaincre lui-même la fortune ; néanmoins comme la prudence humaine n’est pas assez éclairée, pour voir bien nettement l’avenir, mille accidents font des bigarrures, et des surprises qui l’entretiennent dans une délicieuse admiration.

224. (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre V. Suite des Mêlanges. » pp. 146-197

Elles sera livrée le premier janvier à quiconque de quelque condition, âge ou province du royaume qu’il soit, qui, dans le cours de l’année précédente, aura fait, sans pouvoir être soupçonné d’ambition, de vanité, d’hypocrisie la meilleure action dans l’ordre moral & politique, comme un génereux sacrifice de ses intérêts pour un malheureux, la libération d’un prisonnier pour dettes considérables, le relevement de quelque honnête famille, la dotation de quelques orphelins, l’établissement de quelque communauté, la construction d’un pont nécessaire, un acte extraordinaire de piété filiale, d’union conjugal, de réconciliation, de reconnoissance, &c. […] Pendant le blocus de Luxembourg le gouverneur de la place, d’ailleurs officier de mérite, fit venir des violons sur les remparts, pour braver l’armée françoise, & dans toute la ville ce ne fut que bals, comédies, réjouissances : il fut fort heureux que le maréchal de Créqui, qui commandoit le blocus, n’eût pas ordre de l’attaquer, les canons & les bombes auroient bientôt fait taire l’orchestre, & fuir les masques & les comédiens. […] Il faudroit donc, pour bien rencontrer cet ordre, donner les rôles mauvais aux enfans vertueux, qui résisteroient au danger, & les bons aux méchans, qu’ils corrigeroient : ils ont besoin de prendre une autre tournure, & repaîtrir leur caractere . […] Il est aisé de faire parler des animaux dont les especes, les démarches, les mœurs sont si variées & si multipliées ; il est si aisé de composer une vintaine de vers libres de toutes especes, de toutes sortes de rimes, quelquefois des petits mots d’une ou deux syllabes qu’on donne pour un vers, sans ordre & sans regle. […] Comme Son Excellence a pris les plus grands airs auprès du Ministre maroquin, avant de partir elle avoit donné ordre de lui louer un appartement.

225. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre V. Du Luxe des coëffures. » pp. 115-142

Il faut prendre le siécle dans l’état où il est, puisqu’aussi bien la réforme subite seroit contre l’ordre des événemens humains. […] Ce genre de folies les favorise encore, parce qu’il entre dans l’ordre des mœurs, & flatte la mollesse & la vanité de ceux qui le voyent, quelle mine plus riche pour le Théatre & ses suppôts ! […] Chacun avoit son Officier, sa charge & son emploi ; tout se faisoit avec le plus grand ordre, pour peu qu’elles manquassent à leur devoir, elles étoient sur le champ fustigées, & pour être plus en état de recevoir les coups, elles avoient les épaules nues ; on peut voir cette belle description dans Juvenal, Sat.

226. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre IIbis. Autre suite du Fard. » pp. 61-89

Une femme à sa toilette croit-elle avoir des devoirs à remplir, se souvient-elle qu’elle a un pere, une mere, un mari, des enfans, des domestiques, une messe à entendre, une priere à faire, des ordres à donner ? […] Quand tous ces ornemens sont naturels & dans l’ordre, ils en font la beauté. […] Sans doute la legereté de la matiere, la briéveté du temps, la force d’un ordre supérieur, la droiture de l’intention, diminuent le péché ; mais c’en est toujours un qui peut devenir, & devient ordinairement très-grand, & si grand que S.

227. (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE II. Des Masques. » pp. 28-54

Monsieur, frère unique du Roi, étoit élevé dans le même goût ; on l’habilloit en femme, on le mettoit à la toilette, on le coëffoit, on lui ôtoit son juste au corps pour lui mettre des jupes, par ordre, disoit-on, du Cardinal Mazarin, qui par raison de politique vouloit le rendre efféminé, de peur qu’il ne fît peine au Roi, comme avoit fait Gaston d’Orléans à Louis XIII. […] Le Roi, informé de tout, la fit menacer d’y mettre ordre. […] Que pâles & difformes casques, Que fronts couverts de vieux drapeaux, Que nez perdus sous des chapeaux, Larges perruques, robes flasques, Noirs camails sur de gris manteaux, Que grands théatres sans flambeaux, Dont quelques Pasquins Bergamasques Et deux châtrés sont les héros, Où les pavés sont des canaux, Où l’on ne marche qu’en batteaux, Jouet des vents & des bourrasques, Des rameurs au lieu de chevaux, Et pour carrosse des tombeaux, Palais à superbes crenaux, A triple rang de chapiteaux, D’ordres divers groupes fantasques, Au-dedans tristes ridottos, Salons sans foyer ni fourneaux, Au sein de l’hiver & des eaux, En juin fête des soupiraux, Au demeurant force bureaux, Des joueurs & faiseurs de frasques ; Pour dîners antiques tableaux, Pour soupers opéras nouveaux, Et batteurs de tambours de basques ; Phrinés de tous les numéros, Sel de Naple en détail & en gros, Et la liberté pour les masques, &c.

228. (1640) Traité des Spectacles des Gentils « SAINCT CYPRIAN DES SPECTACLES. » pp. 155-193

L’vn fait exprimer à sa trompette vn son guerrier & enroüé, & l’autre fait exprimer à sa flute des voix plaintiues ; vn autre voulant accorder vn instrument auec la voix delicate d’vn homme, emplit le corps du sien de l’air qu’il a premierement attiré dans ses poulmons ; il se peint la face à force d’y souffler, & puis retirant par les pertuis l’air qui s’y est gardé quelque temps, & entrecouppant le son à diuerses reprises, il tasche de donner à ses doigts l’vsage de la parolle : Et bien qu’il forme seulement des voix inarticulées, n’est-il pas bien m’éconnaissant de renuerser ainsi les ordres du createur, qui pour parler ne luy a pas dõné les doigts mais la langue. […] Il raisonnera en passant sur l’vnion qui est entre les choses naturelles, il verra qu’elles conspirent vnaniment par des secrets diuers & ocultes, à accomplir les ordres de cette adorable prouidence.

229. (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE IX. Spectacles de la Religion. » pp. 180-195

Ainsi tous les Peres, en condamnant les jeux du théatre, offrent au Chrétien des plaisirs d’un ordre bien supérieur. […] la foudre, l’éclair, le tonnerre, entendent-ils votre voix, & après avoir volé à l’exécution de vos ordres, viennent-ils à vos pieds vous offrir leurs services ?

230. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre III. De l’Unité de lieu, de Tems & de Personne. » pp. 211-238

Ce serait vouloir déranger l’ordre prescrit par la Nature, qui veut que tous les êtres vivans jouissent du repos, quelques tems après le Soleil couché. […] De cette règle bien entendue résulte le bon ordre dans un Poeme : lorsqu’on s’en écarte, on péche contre tous les principes ; vous compliquez l’intrigue mal-à-propos ; vous faites un seul Ouvrage de ce qui pourrait en faire deux ; vous blessez la vrai-semblance.

231. (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique — CHAPITRE VII. Histoire de la Poësie Dramatique moderne. » pp. 176-202

Montiano parfaite dans l’ordre, le stile, & les sentimens. […] De son autorité il fit porter le corps chez un Parfumeur avec ordre de l’embaumer.

232. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE VII. De l’idolâtrie du Théâtre. » pp. 143-158

Un collège de Prêtres du premier ordre était chargé d’ordonner l’appareil, et de veiller à l’exécution ; si on manquait à quelque cérémonie, il fallait recommencer le spectacle. […] ) le peuple était debout, soit parce que les jeux n’étaient qu’une chose passagère, où on ne cherchait pas tant de commodités, soit parce qu’on ne voulait pas laisser accoutumer le peuple à tant de dissipation et de mollesse, et afin qu’on ne se laissât emporter à ces plaisirs dangereux, et qu’on n’y passât les journées entières : « Stantem populum spectavisse, ne si consideret, dies totos theatro continuaret. » Quelqu’un ayant commencé de construire un théâtre fixe pendant la censure de Messala et de Cassius, Scipion Nasica, par ordre du Sénat, fit tout démolir, et vendre à l’enchère tous les matériaux, les sièges et les meubles (Val.

233. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE VIII. De la Folie. » pp. 163-179

 » Qui voudrait donner son suffrage à des absurdités et des impertinences, à des rêveries et des chimères, à des raisonnements faux, des réflexions insensées, et des paroles sans liaison, sans ordre, sans suite, qui surprennent par leur bizarrerie, font rire par l'excès de ridicule ? […] Rien de tout cela chez les Juifs, il n'y avait ni gavotte, ni pavanne, ni pas de trois, ni bal, ni ballet, etc. on ne connaissait ni maître à danser, ni livre de chorégraphie ; ce n'était que des sauts et des bonds, des courses ajustées, il est vrai, assez grossièrement à la mesure de quelque air que tout le monde bat naturellement, ou joué par quelque instrument, ou chanté par des voix humaines, mais sans ordre, sans liaison, sans dessein, tout au plus des danses en rond, que les femmes faisaient d'un côté, et les hommes de l'autre.

234. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Dix-Huitième Lettre. De madame D’Alzan. » pp. 287-295

…   A cinq heures, suivant l’ordre que j’en avais donné, Agathe est venue me prendre chez monsieur de Longepierre.

235. (1710) Instructions sur divers sujets de morale « INSTRUCTION II. Sur les Spectacles. — CHAPITRE I. Que les Spectacles sont des plaisirs défendus. Preuves de cette défense tirées de l'Ecriture sainte, des Pères de l'Eglise, des Conciles, des Rituels, et des Lois civiles. » pp. 43-53

On les exclut des Ordres Sacrés comme des personnes infâmes, et on leur refuse la sépulture Ecclésiastique.

236. (1823) Instruction sur les spectacles « Conclusion. » pp. 195-203

Ne soyez donc plus étonnés s’ils ne vous respectent plus, s’ils méprisent vos ordres, s’ils ont secoué le joug de l’obéissance et de la soumission qu’ils vous doivent, s’ils se livrent au libertinage ; ce sont là les tristes résultats des maximes antichrétiennes et libertines qu’ils ont recueillies au théâtre : sous prétexte de corriger en eux quelques travers et quelques ridicules, on leur a fait avaler le poison de la volupté, dont la violence les porte à toute sorte d’excès.

237. (1758) Lettre de J. J. Rousseau à M. D’Alembert « PRÉFACE » pp. -

Toutes les fois que des ménagements particuliers lui font changer cet ordre, il est coupable.

238. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre premier.  » pp. 4-42

Plusieurs bouffons mangoient à sa table, & payoient leur écot par leurs plaisanteries, par les nouveaux ragouts qu’ils inventoient, & par les tours que leur jouoient les cuisiniers, qui avoient ordre de leur présenter des ragouts, aussi bizarrement que ridiculement composés, pour se mocquer d’eux. […] Les Italiens, comme les Suedois, qui dans les Etats du Royaume, outre l’ordre des nobles, & celui des bourgeois, admettent encore l’ordre des paysans, aussi-bien que le Clergé ; les Italiens, dis-je, reçoivent dans les Etats dramatiques les Oratorio qui sont comme le Clergé ; les tragédies qui répresentent la noblesse, les comédiens qui sont la bourgeoisie, & enfin les piéces campagnardes, qui répondent à l’ordre des païsans : elles sont sous divisées en deux especes, les Pastorales & les Rustiques.

239. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre IV. Christine de Suede. » pp. 111-153

Le théatre eut-il jamais de tragédie aussi bisarrement atroce, & si jamais quelque Shakespear s’avisoit de mettre Christine & Monal Deschi sur la scène, ne craindroit-il pas de se déshonorer & de révolter tout le parterre, ne fut-il composé que des cannibales, s’il faisoit venir un Mathurin donner l’absolution à cet amant infortuné par l’ordre d’une si barbare & si ridicule Héroïne. […]  juin 1684) dit que Christine encore Reine de Suède, mit tout en œuvre pour avoir le naturalisme de Jean Bodin, qui n’étoit alors qu’un manuscrit très-rare, & qu’on tenoit fort caché ; on fit par son ordre bien des recherches, enfin on le trouva, elle en fit faire des copies, & en enrichit la bibliothèque royale de Stocholm ; il est intitulé : de abditis rerum sublimium arcanis, à l’exemple du fameux Médecin Fernel qui avoit donné plusieurs années auparavant son Traité de abditis rerum causis, dont Bodin a profité, mais très-mal ; en donnant dans les deux excès opposés d’une superstition puérile & d’une impiété audacieuse ; c’est à tous égards un fort mauvais livre où l’Auteur dans des dialogues mal écrits entre sept interlocuteurs, combat toutes les Religions, surtout la Chrétienne pour établir le Judaïsme, ou plutôt la Religion naturelle, ce qui l’a fait appeler le naturalisme de Bodin, à peu près comme de nos jours le système de la nature. […] Huet qui a daigné combattre dans sa démonstration évangélique, ce qu’il auroit dû mépriser les incrédules modernes en ont pris plusieurs choses comme le Président de Montesquieu a mis à contribution avec beaucoup d’élégance dans son Esprit des Loix, l’érudition immense que Bodin a entassé sans goût & sans ordre dans sa république, sans faire mention de la mine d’où il avoit tiré ses matériaux ; ces livres de la république avoient fait autant de bruit dans leur temps, qu’en a fait dans le notre l’Esprit des Loix qui les a effacés. […] Voltaire & ceux qui en font une Savante du premier ordre, ont oublié de remarquer que sa grande érudition étoit de savoir toutes les intrigues & les galanteries de la Cour ; les noms & les aventures des amans & des maîtresses, de les en railler à tout propos, d’apprécier, de comparer la beauté des femmes, la bonne mine des hommes ; elle ne paroissoit occupée d’autre chose, elle faisoit des minauderies continuelles auprès d’Anne d’Autriche qu’on disoit avoir la main belle pour lui faire ôter ses gans, toucher, louer, admirer ses mains, à crier au miracle.

240. (1733) Traité contre les spectacles « TRAITÉ CONTRE LES SPECTACLES. » pp. 145-246

De là cette constance stoïque, qu’ils font paraître dans les tourments ; et qui est plutôt l’effet d’une prévoyance humaine, qu’une véritable soumission aux ordres du ciel. […] nous en tenir à l’ordre que nous avons marqué, parlons maintenant du jeu des Athlètes. […] On condamne donc authentiquement cette espèce de gens à la dernière ignominie, en les excluant absolument de la cour, du barreau, du sénat, de l’ordre des chevaliers, enfin de toute sorte de dignités. […] [NDE] police = le gouvernement civil, l'ordre public.

241. (1819) La Criticomanie, (scénique), dernière cause de la décadence de la religion et des mœurs. Tome II « Résumé et moyens de réformation. » pp. 105-200

Voici même encore un autre aspect sous lequel cette vérité se confirme : cet usage d’un rassemblement, qui cache dans sa confusion un tel renversement d’ordre, a été funeste à l’harmonie sociale, au système nécessaire de la hiérarchie des rangs et des états plus généralement que je ne l’ai dit plus haut, en ce qu’il a dérangé ou rompu dans toutes les classes les rapports de supérieurs à inférieurs. […] Il est si raisonnable, si juste et si facile (moyennant la réformation votée ), d’établir une distinction satisfaisante entre les comédies et comédiens actuels, et les ordures ou farces et farceurs qui ont motivé dans le principe les monitions et les peines spirituelles, qu’il est à espérer que les sages législateurs des deux ordres s’en occuperont, et trouveront convenable à notre temps et conforme à la justice de faire revivre une ancienne déclaration d’un roi de France, de Louis XIII. […] Mais puisque ces vampires ne sont pas chimériques, qu’ils existent trop réellement, que tout le monde est convaincu de leur brigandage, et qu’une multitude de faibles victimes sans argent, sans interprètes, dont les plaintes isolées ne sont pas entendues, en peut fournir des preuves incontestables, pourquoi des écrivains sensibles, amis de l’ordre et protecteurs énergiques des opprimés, n’en pourraient-ils prendre fait et cause ?

242. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre III.  » pp. 68-96

Un grand ordre Corinthien comprend toute la hauteur de l’Edifice. […] En cela ils ne faisoient que suivre le conseil, où plutôt l’ordre de Mercure ; car ce Dieu vint avertir Ulysse que Circé lui offriroit sa couche, & qu’il se gardât bien de la refuser. […] Et qui ne gémiroit que l’entousiasme de Madame d’Acier pour lors poëte, justifie les ordres de Mercure ?

243. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Le Comte de Chavagnac & le Marquis de… » pp. 188-216

Le Roi la leur accorda très galamment, & me donna ordre de les escorter. […] J’eus ordre de m’y rendre avec des Ingénieurs, paur tracer un camp, & bâtir une forteresse. […] Elles ont ordre de préferer les Matelots revenus des Indes à tous les autres.

244. (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre VII. Autre suite de diversités curieuses. » pp. 173-202

Chaque année c’est la belle & la noble occupation tous les jours de carnaval, mais on y veut de l’ordre, de l’esprit, de la science, au lieu qu’en France ce sont des chaos. […] Tous les Danseurs descendent avec précipitation, les Maçons jettent leurs outils, tout se mêle en forme de danse sans ordre en apparence, mais un beau désordre qui étoit un effet de l’art. […] Quelquefois plusieurs font une bande uniformement déguisés ; on y entre, on y court, on s’y parle, on s’y mêle, on y danse, on y saute sans ordre & sans suite ; on se trouve, on se perd, on s’égare, on se livre au premier venu, & on le quitte au hasard.

245. (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE V. » pp. 82-97

Il n’a pas voulu considérer les Spectacles dans l’ordre des vertus chrétiennes.

246. (1697) A Monseigneur de Harlay, Archevêque de Paris « A MONSEIGNEUR DE HARLAY, ARCHEVEQUE DE PARIS, DUC ET PAIR DE FRANCE  » pp. 394-406

Si malgré toutes les précautions que je prends pour ne rien laisser échapper à ma plume qui me puisse brouiller avec la Pudeur la plus délicate, il plaît à Votre Grandeur de m’employer à quelque chose de plus sérieux, mon obéissance à ses Ordres lui fera connaître avec combien de soumission et de respect je suis, Monseigneur, De Votre Grandeur, Très humble et très obéissant serviteur.

247. (1667) Traité de la comédie et des spectacles « La tradition de l'Eglise sur la comédie et les spectacles. Les conciles » pp. 53-68

Et la dernière, de lancer ses foudres sur ceux d'entre ses enfants qui désobéiraient à ses ordres et à sa discipline; de sorte que bien loin de tirer aucune conclusion de ce Concile en faveur de la Comédie, c'est des résolutions de cette célèbre Assemblée que nous tirons de plus fortes armes pour la détruire.

248. (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 3. SIECLE. » pp. 107-119

Mon cher Frère, Comme nous avons de l'affection et de la déférence l'un pour l'autre, il vous a plu de me demander mon sentiment sur le sujet d'un Comédien de votre Pays, qui exerce encore ce métier, et instruit la jeunesse, non pas à se bien conduire, mais à se perdre; enseignant aux autres le mal qu'il a appris, s'il doit être reçu dans notre communion: Je vous dirai, qu'il me semble, que le respect que nous devons à la majesté de Dieu, et l'ordre de la discipline Evangélique , ne peuvent souffrir que la pudeur et l'honneur de l'Eglise soient souillés par une si dangereuse contagion.

249. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE III. De la comédie et des comédiens chez les païens et chez les chrétiens. » pp. 101-112

Leur esprit d’indépendance s’irrite toutes les fois qu’on leur oppose une digue pour arrêter les progrès de leurs entreprises fanatiques et audacieuses, qui, sans cesse, troublent l’ordre social.

250. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE X. De la protection due aux Comédiens par le ministère public, contre les entreprises du fanatisme. » pp. 174-185

Tous les employés du gouvernement qui sont l’organe des lois et les délégués du prince, doivent sans doute donner eux-mêmes les marques du plus profond respect pour la religion, et témoigner de la vénération pour les ministres du culte, lorsque ceux-ci sont pénétrés de la majesté de leurs fonctions et qu’ils méritent l’estime de leurs ouailles, par leur conduite sage et éclairée : mais lorsque ces derniers s’écartent de leurs devoirs, lorsqu’ils commettent des délits et lorsqu’ils troublent l’ordre social par des actes de fanatisme, il faut que les agents du ministère public, aient le sentiment de la dignité du poste qui leur est confié ; il faut qu’ils ne s’en laissent point imposer par le crédit du clergé, ni se laisser effrayer par l’ascendant que les prêtres n’usurpent que trop souvent sur le gouvernement ; et enfin ne pas courber honteusement la tête, sous le joug de la secte ultramontaine, si puissante et si menaçante, qui, aujourd’hui, sème de toute part, la division, le trouble et le désordre.

251. (1760) Critique d’un livre contre les spectacles « EXTRAIT DE QUELQUES PENSEES SAINES. Qui se rencontrent dans le livre de J.J. Rousseau contre le Théâtre, ou condamnation de son système par lui-même. » pp. 66-77

Il faut qu’il y vive agréablement, afin qu’il en remplisse mieux les devoirs, qu’il se tourmente moins pour en sortir, et que l’ordre public soit mieux établi : les bonnes mœurs tiennent plus qu’on ne pense, à ce que chacun se plaise dans son état.

252. (1759) Lettre d’un ancien officier de la reine à tous les François sur les spectacles. Avec un Postcriptum à toutes les Nations pp. 3-84

nombre de satellites préposés par une sage police pour nous contenir dans l’ordre, la paix & la tranquillité ; au coup de sifflet la toile se lève, paroissent de nouveaux satellites en plus grand nombre encore, préposés par le diable, pour jetter dans nos cœurs le trouble, la confusion & le désordre, suites inévitables des passions qu’ils font naître ou qu’ils fortifient. […] des génies du premier ordre, la gloire de la Nation, les restaurateurs de la vraie science, & les bienfaiteurs de l’humanité . […] avec nous des lumières de la vérité, qu’ils nous laissent en possession de notre créance ; qu’ils voyent parmi les ours à trouver des caractères analogues à leur manière de penser… & à leurs maximes capables de troubler l’ordre de la société . […] L’ordre des Cieux, l’éclat du jour, L’air du Printemps que l’on respire, Tout nous annonce son amour. […] Oui portion privilégiée de l’Univers Chrétien, Enfans chéris du Fils aîné de l’Eglise, envain pour nous tant de millions de Martyrs de tout âge, de tout sexe, de toutes conditions auront scellé de leur sang les vérités que nous croyons, si nous ne pratiquons celles que nous enseignent tant d’Orateurs fameux, tant d’Ecrivains célèbres, tant de génies du premier ordre respectables par leurs talens & par leurs mœurs , quand ils nous disent : rendez droites les voies du Seigneur… (Jean 1.

253. (1760) Sur l’atrocité des paradoxes « Sur l’atrocité des paradoxes —  J.J.L.B. CITOYEN DE MARSEILLE, A SON AMI, Sur l’atrocité des Paradoxes du Contemptible J.J. Rousseau. » pp. 1-128

Jean de Jérusalem, maintenant Maltais, malgré les sages remontrances de Roger Desmoulins, alors Grand Maître des Hospitaliers : cette milice intrépide qui s’était dévouée à la conservation de la Terre sainte, animée l’un contre l’autre pour des motifs indignes de leur Profession, joignirent les effets à la menace ; leur haine éclata au point que les deux Ordres en vinrent aux mains ; ils se firent la guerre avec un acharnement incroyable, que l’autorité du Pape calma en apparence. […] Les esprits de ceux qui sont du dernier ordre & des plus basses conditions d’un état, ont si peu de commerce avec les belles connaissances, que les maximes les plus générales de la morale leur sont absolument inutiles ; c’est en vain qu’on les veut porter à la Vertu par un discours soûtenu de raisons & d’autorités ; ils ne peuvent comprendre les unes, & ne veulent pas déférer aux autres, &c.… Toutes ces vérités de la sagesse sont des lumières trop vives pour la faiblesse de leurs yeux. […] N’a-t-on pas vu un Charles-Quint, après le saccagement de Rome, exécuté par ses ordres, faire des processions, des prières publiques dans ses Etats, pour la délivrance de Clément VII qu’il retenait captif. […] Childébert & la Reine son épouse furent empoisonnés par ses ordres. […] Grand Maître de Malthe, François Foulques de Villaret, Conquérant de Rodes, Crillon, Chevalier du même Ordre, Guerrier intrépide.

254. (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE V. Réforme de Fagan. » pp. 110-128

Il fut entrepris par l’ordre de l’Archevêque de Paris, & prononcé aux Conférences de S. […] Il conclud son ouvrage par un plan de réforme qui n’est pas difficile : il consiste en deux choses ; faire choix de bons sujets, & mettre ordre à leur mauvaise conduite, si elle éclatte trop ; recommander aux Censeurs d’examiner soigneusement les pieces, & de n’en point approuver d’indécente ou qui soit prise de l’Ecriture.

255. (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique —  CHAPITRE VI. Histoire de la Poësie Dramatique chez les Romains. » pp. 145-175

Le Magistrat y mit ordre ; les Jeunes Gens reciterent des Vers plus sages, en les accompagnant de Chants & de Danses. […] Ce n’est pas seulement la populace qu’Horace accuse, puisqu’il nous dit que dans l’Ordre même des Chevaliers on préféroit le plaisir des yeux à celui des oreilles : Equitis quoque jam migravit ab aure voluptas.

256. (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique — CHAPITRE IX. Défauts que les Etrangers ont coutume de reprocher à notre Tragédie. » pp. 231-259

Tout son secret consiste à n’en savoir employer que de nobles, & à les savoir ranger dans un ordre harmonieux, & tel a été je crois le secret de notre Euripide. […] Les Etrangers s’imaginent qu’en prononçant deux Vers, nous nous reposons quatre fois, à cause des quatre hémistiches : le sens & l’ordre des mots s’y opposent souvent, surtout dans les Vers de passion, & nous obligent d’y faire deux ou trois Césures, & d’enjamber.

257. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE III. Des Pièces de Collège. » pp. 48-67

L’ordre du collège en souffre, les études sont interrompues, la dissipation s’introduit là où il ne devrait y avoir que du recueillement, et enfin la pompe du théâtre et les déclamations tendres inspirent le goût de la vanité, et viennent à bout d’énerver les mœurs. […] « Qui sibi nequam est cui bonus erit. » Ces pièces de collège fussent-elles tolérables pour des laïques, peut-on sans gémir voir de jeunes Ecclésiastiques sur le théâtre, quitter leur habits, vêtus en mondains, en arlequin, en femmes, fardés, mouchetés, débitant des galanteries, chantant des airs efféminés, dansant, cabriolant, ce qui leur est absolument défendu par tous les canons, et qui est ordinaire dans les collèges où l’on emploie sans distinction les clercs, comme les autres, souvent bénéficiers dans les ordres sacrés ?

258. (1715) Dictionnaire de cas de conscience « COMEDIE. » pp. 739740-750

Qu’on ne nous dise pas, que ces sortes de divertissements se font d’une manière si secrète, qu’il n’est pas possible que les gens du dehors en puissent avoir connaissance ; car nous savons le contraire : puisqu’un Prêtre qui avait été Religieux dans un Ordre qui a de la réputation, nous a assure que cela s’y pratiquait dans le temps qu’il y était ; et il n’y a pas un mois qu’un Docteur de Sorbonne nous assura, que celui qui est le Maître de ces habits de théâtre, lui dit au mois de Janvier de cette année 1717. qu’il en avait fourni à une autre Communauté Religieuse, d’un Ordre même réformé, pour représenter dans le Convent une pièce de cette nature.

259. (1666) La famille sainte « DES DIVERTISSEMENTS » pp. 409-504

D’autres fois un voyageur nous débitera si bien ses aventures, et nous déclarera ses allées et ses venues avec un si bel ordre, que si nous voulons l’écouter avec application nous apprendrons à l’aise, et avec plaisir tout ce qu’il n’a su qu’avec peine et beaucoup de dangers. […] En est-il qui veuillent écouter ce que le bel ordre du monde leur dit ? […] de pervertir l’ordre que Dieu a mis dans le monde ? […] Histoires nous en rapportent, qui y ont employé plus d’un million : Elles taxent particulièrement Marcus Scaurus, lequel sortant de l’Office d’Edile voulant se frayer le chemin à quelque chose de plus, fit dresser un superbe amphithéâtre relevé partout de trois étages, et soutenu de trois ordres de colonnes très magnifiques : chaque ordre était composé de six-vingts qui faisaient en tout trois cent soixante, avec leur bases, corniches, chapiteaux, traves, architraves excellemment bien travaillées. […] On fait venir par ordre, et comme à divers actes la naissance et la ruine des plus illustres Monarchies, les entrées et les sorties des Savants, des Conquérants, des hommes d’Etat.

260. (1767) Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs « Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs — TROISIEME PARTIE. Des obstacles qui s’opposent parmi nous à la perfection de la Comédie. » pp. 57-75

Le bon ordre régneroit donc à la place de la licence, & la vertu à la place du crime.

261. (1759) Lettre sur la comédie pp. 1-20

Je laisse de si minces objets pour finir par des considérations d’un ordre bien supérieur à toutes les brillantes illusions de nos Arts agréables, de nos Talents inutiles, & du Génie dont nous nous flattons.

262. (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — Lettre premiere. » pp. 2-17

Voici l’ordre dans lequel je dois vous l’offrir.

263. (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — [Introduction] » pp. 2-9

Veut-on que tour à tour l’ordre & le désordre regnent sur la scène ?

264. (1738) Sentimens de Monseigneur Jean Joseph Languet Evéque de Soissons, et de quelques autres Savans et Pieux Ecrivains de la Compagnie de Jesus, sur le faux bonheur et la vanité des plaisirs mondains. Premiere partie « Sentimens de quelques ecrivains De la Compagnie de Jesus, Touchant les Bals & Comedies. Premiere Partie. — Entretien premier. Sentiment du reverend Pere Bourdaloue de la Compagnie de Jesus, touchant les Bals & les Comedies en general. » pp. 8-16

J’Ai lû par ordre de Monseigneur le Chancelier, Les Sermons pour les Dimanches de l’Année prechez par le R.

265. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [M] » pp. 426-430

Le but de l’Eglise en rassemblant ses enfans, n’est pas de les attrister, par des idées sombres, & de les tenir immobiles plusieurs heures de suite, dans une posture gênante : elle cherche au contraire à les remplir d’une joie pure, dans la célébration des Fêtes, pour leur rapeler les bienfaits de Dieu ; Héliot (Hist. des Ordres Monastiques) raporte que les persécutions ayant troublé la sainte paix des Chrétiens, il se forma des Congrégations d’hommes & de femmes qui, à l’exemple des Thérapeutes, se retirèrent dans les deserts ; là ils se rassemblaient dans des hameaux les Dimanches & Fêtes, & y dansaient pieusement en chantant les prières de l’Eglise.

266. (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre XIV. Que les danses sont aussi défendues les jours des Fêtes par les lois Canoniques. » pp. 76-93

« Bellimachiæ et turpia cantica prohibenda sunt a sanctorum natalitiis. » Et dans l’ordre des Chapitres de ce Concile, il est aussi dit, sans restriction « que l’on défendra qu’on ne danse point les jours des Fêtes des Saints ».

267. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « [Introduction] » pp. 1-9

J’envisage cet objet du côté du bon ordre et du bien de l’Etat, et j’ose dire que quoique le gouvernement tolère les spectacles, la bonne politique, toujours d’accord avec la religion et les mœurs, ne leur est pas plus favorable.

268. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre VIII. Du Clergé comédien. » pp. 176-212

Le Clergé de France a toujours fait profession de le condamner & de l’interdire au second ordre, quoiqu’assez souvent on y ferme les yeux. […] Les autres qui n’ont pas donné dans des excès si éclatans, sont pourtant bien éloignés de leur état par leur amour du théatre, aucun d’eux n’y a réussi, ils sont aussi mauvais Poëtes que mauvais Ecclésiastiques ; il est vrai que la plupart n’ont pas reçu les ordres sacrés, c’est un sacrilege & un scandale de moins. […] Les deux Chevaliers après avoir quitté l’épée pour la soutane, ont travaillé pour le théatre, & fait des farces après la piece, dont le ridicule & le scandale postérieur à leur Ordination, ne doit retomber ni sur l’Eglise, ni sur l’Evêque, qui les initia dans les Ordres sacrés, qui, sans doute, n’auroit pas ordonné des Comédiens.

269. (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE V. De la Parure. » pp. 107-137

Il obligeoit les Grands de la Cour, jusqu’au Cardinal de Lorraine & au Duc de Guise, de venir comme lui couvert d’un sac à ces processions, & rioit à gorge déployée des bouffonneries qu’y faisoient ses Mignons, peut-être par son ordre, du moins de son aveu, portoit & marmotoit son gros chapelet jusqu’au bal & dans les parties de débauche, & en lioit les femmes dans le temps qu’il en abusoit. […] La brodeuse, le tailleur, les femmes de chambre empressées à servir la Déesse ; les Dames du monde qui viennent admirer, étudier, copier ce sublime modelle ; une multitude d’amans ou soi-disans qui la contemplent, dont les fadeurs ne peuvent épuiser le détail de ses charmes, lui répettent les vers flatteurs composés à sa gloire, lui appliquent ceux qu’on a adressés à d’autres, qu’on a débité dans les pieces, & lui en débitent de nouveaux ; elle-même en extase devant son miroir, enivrée de sa beauté, qui s’adore elle-même & se préfere à ses rivales, & compte les victoires qu’elle va remporter, les conquêtes qu’elle va faire ; quelquefois aussi transportée de colère, si un ruban n’a pas son pli, si un cheveu n’est pas à sa place, si la coiffeuse a oublié une épingle, &c. donnant ses ordres, lisant ses lettres, parcourant quelque brochure, parlant à ses adorateurs, recevant leur encens, les récompensant d’un souris, d’un coup d’œil, &c. […] Non, elle renonce encore à tout, s’ensevelit de nouveau dans la retraite, d’où elle n’étoit sortie que par l’ordre de Dieu ; le cilice & la cendre redeviennent sa parure, le jeûne & la priere ses délices.

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