Le P. la Chaise, à la tête de trente Révérends de sa Compagnie, s'y rendit avec empressement, et la combla d'éloges.
Tout son feu est consentré sans sa tête : rien n’est capable de le rappeller dans l’extérieur de sa personne, ni de l’y distribuer. […] Celui qui les compose peut en avoir l’idée du monde la plus vraie, que son jeu n’en sera pas plus exact : ce qu’on a dans la tête ne passe pas en pratique avec la même précision.
Ce qui ne doit être restreint aux seules assemblées Ecclésiastiques, car puisque l’Apôtre défend ailleurs à la femme d’enseigner en l’Eglise, il semblerait qu’il le voulût permettre ici, pourvu qu’elle eût la tête couverte. […] dw ; « que son précepteur ne lui avait permis de se trouver aux Théâtres, qu’il n’eût plus de poils au mention, que de cheveux en la tête.
D’autres n’en font point, parce qu’un certain Public n’en veut plus, (& notez que l’on calomnie les femmes d’être ce Public-là) : il a tort ; un Ouvrage sans Préface est un Château sans avenue, un Jardin sans allées, un Apartement sans porte, une Femme sans toilette ; & quiconque ne les lit pas, est un génie superficiel, un ignorant paresseux, une tête à l’évent, un suffisant présomptueux ; ou tout cela en un seul mot, un Petit-maître.
Quand Homère ou quelque Auteur tragique nous montre un Héros surchargé d’affliction, criant, lamentant, se frappant la poitrine : un Achille, fils d’une Déesse, tantôt étendu par terre & répandant des deux mains du sable ardent sur sa tête ; tantôt errant comme un forcené sur le rivage, & mêlant au bruit des vagues ses hurlemens effrayans : un Priam, vénérable par sa dignité, par son grand âge, par tant d’illustres enfans, se roulant dans la fange, souillant ses cheveux blancs, faisant retentir l’air de ses imprécations, & apostrophant les Dieux & les hommes ; qui de nous, insensible à ces plaintes, ne s’y livre pas avec une sorte de plaisir ?
Voulez-vous du pugilat et de la lutte, que d'ennemis vous avez en tête !
Toute la tête est en douleur, et tout le corps est amatti fa. » Gardons qu’il n’ajoute, pour nous comme pour les autres, « Votre pays n’est que désolation, et vos villes sont en feu ; les étrangers dévorent en votre présence votre terre. » Or pource que ces temps sont semblables à ceux auxquels les Goths et les Vandales Aryens, ravageaient tout l’Empire Romain, et auquel cependant, on ne pouvait obtenir de ceux qui portaient le nom de Chrétiens Orthodoxes, un vrai amendement de vie : tellement, que comme on fait à présent, aussi se jetaient-ils en toutes sortes de dissolutions ; auquel temps, sous le règne de l’Empereur Zénon, l’an CCCCLXXX Salvien Prêtre de Marseille, représenta la justice des jugements de Dieu, et sa providence au milieu de toutes ces confusions, rédargantfb avec une sainte liberté, les excès et égarements semblables à ceux de notre temps, même en ce qui concerne les jeux publics des Théâtres. […] Car l’origine étant ôtée ou les autres choses ne sont point ; ou, si elles sont, elles sont sans profit, parce que rien ne peut subsister sans tête. […] Elle est tirée d’Ezéchiel 13, 18 (« Vae quae consuunt pulvillos sub omni cubito manus, et faciunt cervicalia sub capite universae aetatis ad capiendas animas » : « malheur à celles qui fabriquent des coussins pour toutes les aisselles et des oreillers pour la tête de gens de tout âge, pour piéger les âmes »).
Molière a fait des Pièces où les mœurs sont blessées ; Regnard l’a imité dans ce défaut, & la foule de Comiques qui les ont suivis, les Montfleuri, les Dancourt, &c. ne les ont pas ménagées ; c’est une vérité : mais, prenons la plus mauvaise de toutes les Pièces en ce genre, & choisissons-la nouvelle ; le Tuteur-Dupé, par exemple : j’y vois une suite de mensonges, de fourberies, non-seulement de la part d’un Valet, & d’une Soubrette, mais de celle d’une Jeune-personne honnête, à qui l’on fait faire un Rôle indécent, qui marque une tête tournée par la passion ; j’y vois une vieille Folle, dont l’impudence révolte & dégoûte ; ce tableau n’est pas édifiant : mais j’y vois aussi, un Vieillard qui cherche le bonheur, où il n’est pas pour les gens de son âge ; je vois que son aveugle passion le fait seule donner dans tous les piéges d’un vil intriguant, & rejetter les sages conseils d’un homme simple & droit : j’y découvre, qu’on ne peut jamais violer impunément cette loi de la nature, toujours sainte, toujours sacrée, qui veut que la jeunesse s’unisse à la jeunesse, pour former un lien, où toutes les convenances doivent se rencontrer ; j’y trouve le mordant ridicule jeté sur la passion insensée, qui veut associer à l’hiver de l’âge, les fleurs du printemps ; assemblage bizarre, dont il ne peut résulter que le discord & l’infécondité. […] par vous, l’homme qui devait être respecté vieillard, savait être respectable dès la bouillante jeunesse : il craignait de rien faire dans le cours de sa vie, qui souillât un jour la blancheur honorable de sa tête. […] Vous mettez à la tête les grandes Pièces de caractère, telles que le Misanthrope, avec celles que vous nommez Pièces d’Instruction : mais presque toutes les Comédies sont Pièces d’Instruction ? […] Plaçons à la tête, pour satisfaire à l’ancien préjugé, Thespis 3, & même Iscarias, Phrynicus, Cherylus, qui composerent dans le goût de Thespis : descendons à Eschyle ; passons à Epicharmus & à Phormus : nous viendrons ensuite à Aristophane ; au Tragique Sophocle, à son émule Euripide ; aux Comiques Cratinus & Eupolis, qui suivirent le genre d’Aristophane ; enfin à Ménandre, à Dyphille, à Philémon : la Tragédie commença de tomber, entre les mains de Lycophron & de Sosithée, qui marchèrent sur les traces de Sophocle & d’Euripide.
& les têtes couronnées ne se doivent-elles pas des égards ?
Ce fouguex Poëte lui alloit jetter son assiette à la tête, si M. le Duc n’eût arrêté son bras.
Cette fable n’existe en effet que dans leur tête.
Il faut que ce goût, ou plûtôt cette fureur soit bien dominante, pour avoir fait penser à une personne qui paroît d’ailleurs sage & pieuse, qu’une éducation théatrale formera de bonnes mœurs, qu’en dégradant l’Écriture on donnera de la religion, qu’une tête pleine depuis l’enfance de décorations, de parures, de farces, fera une bonne fille, une bonne mère, une femme chrétienne, & que les Communautés Religieuses porteront l’aveuglement jusqu’à adopter un systême d’éducation qui choque les premiers principes de la religion & de la vertu.
L’ancien Acteur étoit défiguré par le cothurne, & ce masque énorme qui enveloppoit toute la tête, & grossissoit les voix pour être entendu des milliers d’hommes dans une étendue immense ; rien n’étoit naturel.