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360. (1762) Apologie du théâtre adressée à Mlle. Cl… Célébre Actrice de la Comédie Française pp. 3-143

Si dans l’ordre Physique les productions de la nature sont sans prix ; dans l’ordre moral elles ne sont pas plus relevées.

361. (1694) Lettre d’un théologien « Lettre d'un théologien » pp. 1-62

L’illustre Baronius, dont le témoignage est d’un si grand poids, dit qu’on ne peut expliquer combien au Concile de Trente la Doctrine de ce grand Docteur, reçut de louanges et d’acclamations de la part des Pères et des Théologiens qui y assistèrent ; et si vous en voulez davantage, je vous renvoie à Jean de saint Thomas et à Gonet, Théologiens célèbres de l’Ordre de saint Dominique, qui vous fourniront une infinité d’approbations pour autoriser la Doctrine de saint Thomas. […] J’en excepte les Comédies qui se jouent en certains Pays, comme à Rome, à Venise, et dans toute l’Italie, où il est si ordinaire de voir des Religieux assister aux Spectacles, que cela est passé en coutume, et qu’il n’y a plus de scandale à donner ni à recevoir : de même qu’il n’y a point de mal pour eux de se trouver aux Comédies qui se jouent dans les Maisons Religieuses, ou dans les Collèges pour exercer la jeunesse, puisque c’est aussi un usage d’y voir sans scandale les Religieux des Ordres les plus austères.

362. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Sixième Lettre. De madame Des Tianges. » pp. 40-72

Enfin il semble que ceux dont les Troupes dépendent immédiatement, pourraient y faire règner un ordre exact, sans employer la voie honteuse des châtimens, qui ne serait propre qu’à rétrécir le génie, & à abâtardir le talent : des hommes & des femmes comme la plupart de nos Comédiens formés, ne sont pas des machines qu’on ne remue que par la force : ils ont de l’esprit, du bon sens ; & la manière la plus efficace avec des gens de cette trempe, ce serait des distinctions flateuses, lorsqu’ils quitteraient le Théâtre.

363. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre VII. Est-il de la bonne politique de favoriser le Théâtre ? » pp. 109-129

Si on ne peut les morigéner en effet, qu’on sauve au moins les apparences, qu’il y ait une ombre de bon ordre : « Teneat scenicos, si non veras saltem umbratilis ordo. » Que l’honnêteté en impose à des gens sans honneur : « Honestas imperet inhonestis. » Qu’il y ait quelque loi pour ceux qui n’ont aucune connaissance de la bonne vie ; il faut un gouvernement à ceux qui ne savent pas se conduire eux-mêmes, il faut un tuteur à ces troupeaux d’hommes, « gregibus hominum », pour arrêter leurs passions effrénées, comme on en donne aux enfants dans la faiblesse de l’âge.

364. (1590) De l’institution de la république « SIXIEME TITRE. Des Poètes, et de leurs vertus, item quels Poètes on peut lire et quels on doit rejeter des Théâtres. » pp. 117-127

lequel apporta maintes utilités aux humains, rédigea par ordre les mots, institua les Sacrifices et cérémonies, inventa plusieurs harmonies, enseigna aux Grecs les interprétations des mots, dont il est appelé Hermès, c’est-à-dire, interprète, et disent fabuleusement qu’il fut changé en une Planète.

365. (1639) Instruction chrétienne pp. -132

Il y a environ huit ans, qu’expliquant en leçons publiques, en l’Académie de Leyden, le xx Chapitre du livre de l’Exode, auquel sont contenus les dix Commandements de la loi Moralea ; et remarquant sur un chacun d’eux, tant les vertus commandées, que les vices défendus ; comme je traitais en son ordre, du troisième commandement de la seconde table, où Dieu défend toute impureté et souillure de la chair, et tout ce qui y peut induire ; et par le contraire, recommande la chasteté et pudicité, et tout ce qui l’entretient : je me trouvais obligé à parler des jeux et spectacles publics, esquels jadis ont été représentées diverses passions vicieuses, et notamment celles de l’amour et de la vengeance, ès Comédies et Tragédies ; et examiner sur cela les raisons de ceux qui les condamnent, et les défenses de ceux qui s’y plaisent : reprenant le tout de plus haut, et m’arrêtant aussi sur ce qui continuait en notre temps : ayant eu lors pour but principal, d’en instruire et informer les jeunes hommes, qui se préparaient au service de Dieu, en son Eglise. […] Augustin, entre ceux qui ne pouvaient être admis aux ordres sacrés, est marqué celui, « qui in scena lusisse dignoscitur ce », qui est connu pour avoir joué sur le Théâtre. […] Cyprien, étant enquis par Eucratius, si un bateleur qui avait été nourri en la Religion Chrétienne, et avait fait métier d’enseigner aux jeunes hommes la manière de contrefaire la femme, changeant le sexe par son art, combien que lui-même eût cessé de servir au Théâtre, devait être privé de la communion de l’Eglise ; répondit53, « qu’il n’était pas convenable à la majesté Divine, ni à la discipline Evangélique, que l’honnêteté de l’Eglise, fût souillée, par une si orde contagion. » Tout ce que nous venons de dire, est aussi remarqué par Patrice au second livre de sa République. « Les Anciens Romains, dit-il, ont haï tous les acteurs de Comédies, et tous ceux qui exerçaient ces arts de jouer sur le Théâtre ; et par lois expresses, ont défendu qu’aucun de telles gens s’assît ès premiers quatorze ordres : Et chez Cicéron, Scipion le témoigne par ces mots.

366. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre IV [III]. La Grange & Destouches. » pp. 90-114

Saisi par ordre du Regent, & renfermé dans l’isle de Sainte Marguerite, il écrivit pour marquer son repentir.

367. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre I. Des Parfums. » pp. 7-32

Montagne dans ses Essais dit de lui-même qu’il aime fort les bonnes odeurs, & ne peut souffrir les mauvaises ; que c’est une de ses folies, qu’il les distingue de plus loin que personne, & se compare au chien de chasse qui a l’odorat le plus fin ; namque sagacius odoror quam canis ubi lateat , il aime ou haït outre mesure tout ce qui est outre mesure n’est plus dans l’ordre.

368. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre I. Continuation des Mêlanges. » pp. 7-31

Le Tasse étoit un homme savant ; un écrivain éloquent, un courtisan poli ; il avoit une imagination brillante, un génie fécond, un esprit d’ordre, un style coulant, une grande facilité à faire des vers, & de bons vers, il méritoit sa réputation littéraire, & la couronne poëtique, qu’on lui avoit décernée, & qu’une mort précipitée l’empêcha de recevoir.

369. (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE I. Réformation de Riccoboni. » pp. 4-27

Une piece, pour être bonne dans l’ordre des mœurs, doit être une leçon de vertu & une censure du vice.

370. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [R] » pp. 447-466

A quinze, les Filles pourront monter sur le Théâtre de la Nation, & les jeunes-hommes à dix-huit ; & les unes & les autres ne pourront le quitter que de l’ordre du Prince, ou des personnes préposées par lui, dans le cas où les Théâtres n’appartiendraient pas à la Ville ; ou de celui des Magistrats-municipaux, si les Villes font bâtir les Théâtres à leurs dépens, & se chargent de la Direction.

371. (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE III. Des Comédies de ce temps, si elles sont moins mauvaises et moins condamnables que celles du temps passé. » pp. 55-81

Qu’un mari soit soumis au pouvoir d’une femme, Qu’il se laisse mener en bête par le nez. » Mais il plaît à Molière de renverser cet ordre divin, il veut qu’elles soient maîtresses, et d’abord, et hautement.

372. (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE II. De la Tragédie. » pp. 65-91

« Vous n’avez jamais vu qu’une fois l’Auteur d’Atrée et de Catilina, et ce fut pour en recevoir un service : vous estimez son génie et vous respectez sa vieillesse ; mais quelque honneur que vous portiez à sa personne, vous ne devez que justice à ses pièces ; et vous ne savez point acquitter vos dettes au dépens du bien public et de la vérité. »cc Ne dirait-on pas que vous êtes un de nos Académiciens et que par conséquent, juge éclairé de la Littérature Française, vous ayez été forcé par état de prononcer contre les écrits de votre bienfaiteur, et que les ordres de la Cour vous aient mis dans le cas d’opter entre le ménagement que vous lui deviez et l’accomplissement de vos devoirs ?

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