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142. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Treizième Lettre. De madame Des Tianges. » pp. 254-259

elle que je préfère… que j’ai toujours préférée ; elle sans qui je ne saurais vivre… l’avoir trahie… m’être privé de mes droits à sa fidélité !

143. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre VI. Des Sçènes. » pp. 257-276

Les Scènes de On ne s’avise jamais de tout, ont beau être décousues ; celles de Mazet mal-amenées, & celles des deux Chasseurs & la Laitière, n’avoir aucun ordre, les Drames Bouffons devront toujours être composés de Scènes selon les règles, & ses Acteurs ne doivent pas entrer & sortir sans sujet : le Poète qui se croira en droit de faire autrement, aura très-grand tort. […] Si l’on présume qu’on est en droit de faire leurs procès, il faut condamner les plus célèbres Auteurs, qui n’ont pas craint de commettre les mêmes fautes : ces grands Hommes sont les seuls coupables, puisqu’ils ont donné le prémier éxemple de l’oubli des règles.

144. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre IV. Fêtes de Théatre. » pp. 95-114

toutes très-Françoises, à qui ce nom étranger donnoit droit de parler licencieusement. […] La manie des petites loges , dit-il, outre le ridicule & l’incommodité qu’elles produisent, prive le public des nouveautés, & donne aux commédiens la liberté de se négliger, & de rébuter les auteurs parce qu’elle leur assurent un révénu considérable ; les principeaux d’entr’eux, qui passent quatre mois dans leurs terres, ou leurs maisons de campagne, ne veulent pas se donner la peine d’apprendre les pieces nouvelles dont leurs porte feuiles sont remplis, à moins que les auteurs ne renoncens à leurs droits. […] Il étoit d’ailleurs en procès contre son Chapitre, pour des intérêts temporels, & le Théologal le plus habile & le plus ferme de son Corps, en soutenoit vivement les droits.

145. (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE VI. Euphemie. » pp. 129-148

De l’homme naturel reprenons tous les droits. […] Elle lui représente que si elle étoit mariée à un autre, il n’auroit aucun droit, à plus forte raison étant unie à Dieu. Il répond en forcéné : J’aurois les droits les mieux fondés d’une prompte vengeance : Tout devient légitime à l’amour qu’on offense.

146. (1758) Lettre à M. Rousseau pp. 1-42

La nature et l’expérience nous apprennent qu’un homme qui souffre a de l’humeur, et que l’humeur corrompt tous les jugements de l’esprit le plus droit, aussi aisément qu’elle le porte à juger. […] D’ailleurs, pouvez-vous dire que des êtres que la dépendance rendait heureux, et qui n’étaient enchaînés que de fleurs, conservent encore le droit d’exiger beaucoup d’égards après s’être odieusement révoltés contre des maîtres qui ne leur demandaient que des désirs et de la constance ? […] En vérité, Monsieur, je n’oserais répondre sérieusement à tout cela, par respect pour le public, si son empressement pour tous vos écrits n’était pas tel que vos sentiments les plus erronés et les plus extraordinaires, reçoivent de votre célébrité le droit glorieux d’être combattus.

147. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE II. Réflexions sur le titre de l’ouvrage intitulé : Des Comédiens et du Clergé, et sur les charlataneries littéraires, politiques et religieuses. » pp. 52-86

N’est-on pas en droit de demander si les dénominations et les qualifications, si dignes de respect : Pères de la foi…, Missionnaires…, en deviennent plus recommandables lorsqu’on sait qu’elles servent à désigner les membres qui composent ces jacobinières jésuitiques de Montrouge, de Saint-Acheul, etc., etc., qui inondent la France et qui ont des clubs correspondants en Suisse et dans tous les gouvernements qui sont assez imprévoyants et assez faibles pour se laisser mener et subjuguer par ces espèces de coteries religieuses qui sont autant de foyers d’intrigue et d’ambition ? […] Le pouvoir absolu, ennemi irréconciliable de la liberté et des droits imprescriptibles et inaliénables des peuples, est nécessairement basé sur l’immoralité politique et se trouve dans un état perpétuel de fausseté et de mauvaise foi. […] Les plus grands ennemis des souverains sont les adulateurs et les prêtres qui leur souhaitent le pouvoir absolu, qui leur conseillent de se mettre au-dessus des lois et de déchirer les chartes ou les constitutions qui sont les pactes tutélaires des droits du souverain et du peuple.

148. (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE I. Condamnation de la Comédie par la sainte Ecriture, par les Conciles et par plusieurs raisons. » pp. 7-11

Le démon répondit : qu’il avait eu droit d’en user de la sorte ; puisqu’il l’avait trouvée dans un lieu qui lui appartenait.

149. (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE II. Anecdotes de Théatre.  » pp. 41-71

Les Ambassadeurs n’ont droit de mettre leurs armoiries, ou celles de leurs maîtres, que chez eux, non dans les lieux publics des villes où ils résident. […] On lui fait grace en faveur des talens, car elle ne prétend point la pome de la beauté, encore moins sa mere, actrice vieille & usée, qui jamais n’y eut droit ; toutes deux se disent mariées, mais leurs maris ne paroissent pas, elles en sont séparées. […] Silverius, fit élever à sa place le Pape Vigile, lui arracha, pour de l’argent, des lettres de communion avec les Evêques Eutichéens, par l’ascendant qu’elle sut prendre sur l’esprit du foible Justinien, & ternit la gloire d’un regne, que de grandes victoires, la destruction des Vandales en Affrique, des Goths en Italie, & sour-tout la compilation des loix anciennes dans le Digeste, des principes du droit dans les institutions, de très-belles loix assemblées dans le Code & dans les Novelles, rendront à jamais mémorable. […] Le premier lot sera une loge au premier rang, pour quinze ans ; le second, une loge au second rang pendant dix ans, d’autres lots des places à l’amphitéatre pendant quelques années, les petits lots dont le nombre est très-considérable, l’entrée au parterre pour quelque mois, ceux qui n’auront point de lot auront trois ou quatre billets de parterre, tous les billets sont de six livres, ce droit est personnel, & ne passe point à d’autre ; ainsi l’opéra ne perd rien, est payé d’avance, & gagne toutes les absences, c’est voler le public & le comédiens à venir.

150. (1733) Theatrum sit ne, vel esse possit schola informandis moribus idonea « Theatrum sit ne, vel esse possit schola, informandis moribus idonea. Oratio,  » pp. -211

Enfin le parti le plus juste ne l’emporta, qu’en voyant le parti opposé rester en possession de ses droits, & triompher par sa défaite même. […] Mais la Muse qui préside au Théatre, a la délicatesse de ne souffrir que des faits illustres & rares, parce qu’elle a le droit de n’en admettre aucun qui ne soit choisi, & que son choix est guidé par la prudence. […] Les bonnes mœurs seront satisfaites, & la liberté de la Scéne aura usé de ses droits. […] Quoi, vous vous arrogez le droit de juger souverainement de la Poësie & de l’Action, que vous n’avez pas le malheur d’approfondir par état, & que plusieurs de vous ignorent. D’où vient donc que vous n’auriez pas la noble audace d’user de vos véritables droits en faveur des bonnes mœurs, qui sont plus de votre ressort, & que vous connoissez d’ordinaire incomparablement mieux ?

151. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « Corrections et additions. » pp. 364-368

Il est vrai qu’il faudrait qu’il fût beaucoup plus réservé que Molière, & qu’il employât bien des soins & des ménagemens ; il serait sûr au moins de voir ses Ouvrages se distinguer de la foule, en poursuivant un vice qu’il est comme défendu de vouloir réprimer : la Comédie étendrait plus loin les droits qu’elle a de reprendre & de corriger.

152. (1691) Nouveaux essais de morale « XIV. » pp. 151-158

Comment donc ces Auteurs auront-ils droit d’espérer a la miséricorde de Dieu, pendant qu’ils ne feront rien qui serve à détruire les mauvais effets que peuvent faire leurs Comédies et leurs Romans dans la suite de tous les temps.

153. (1804) De l’influence du théâtre « PREFACE. » pp. -

Aux yeux de quelques personnes qui n’y feraient point assez d’attention, cette production, à cause d’une sorte de similitude dans le titre, pourrait offrir des traits de ressemblance avec l’ouvrage du cardinal Maury, qui, en nous donnant un excellent traité de l’Eloquence de la Chaire et du Barreau b, s’est récemment acquis de nouveaux droits à la reconnaissance publique et aux faveurs de la renommée.

154. (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre III. Que les Danses sont défendues aux Ecclésiastiques. » pp. 14-21

Mais il y a dans le Droit Canon des défenses plus expresses, et des prohibitions plus formelles de la Danse, pour ceux qui sont honorés de la Cléricature.

155. (1574) Second livre. Seconde épître. Cécile Cyprien à Donat [extrait] « letter » pp. 40-41

de voir contre toute alliance et droit de naîtree, une personne qui endure qu’elle soit dépucelée ?

156. (1825) Des comédiens et du clergé « Des comédiens et du clergé. —  dénombrement général du personnel et des revenus de l’ancien clergé séculier et régulier de france.  » pp. 351-362

Cent quinze abbayes d’hommes en règles, et presque toutes de nomination royale, et qui étaient encore des ordres de Saint Augustin, Saint Benoît, Citeaux, Prémontré et Feuillants : elles avaient un revenu de, 1.410.000 pour supplément en droits casuels, 90.000 … 1.500.000 Le nombre de religieux des abbayes citées aux articles 2, 3 et 4, se montait à 8.945 … 5°.

157. (1825) De quelques naïves coutumes « De quelques naïves coutumes. » pp. 262-266

Depuis que les systèmes modernes ont tout desséché, on n’assiste guère à de pareilles fêtes ; mais il n’y a pas plus de trente ans qu’au milieu des processions, les ânes entraient dans des cathédrales avec le droit d’y braire, permission qui depuis leur a été retirée.

158. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Sixième Lettre. De madame Des Tianges. » pp. 40-72

Elle m’a mise d’une humeur… En vérité, je ne saurais m’accoutumer à voir, à rencontrer par-tout de ces femmes qui ne sont à personne, & qui peuvent être à tout le monde ; de ces Beautés bannales, qui jouissent du droit exclusif de séduire… publiquement… sous la protection des Loix. […] L’amusement le plus naturel, le plus proportionné à l’humanité, dont le premier des droits est sans doute de s’amuser d’elle-même. […] Ils ont tous envisagé le Théâtre comme dangereux, non-seulement par ses Pièces, par la Musique, par les Danses, par le temps que les Spectacles consument, mais encore par le plaisir qu’ils procurent au Spectateur : c’est ainsi que par un excès de sévérité, ils n’ont fait que révolter l’homme raisonnable, qui sait bien qu’il peut se réjouir sans crime, que le plaisir est un don du Créateur, & qu’en prendre avec la modération convenable pour ne pas le détruire, c’est user du plus incontestable de ses droits.

159. (1705) Traité de la police « Chapitre IV. De la Comédie Française ; son origine, son progrès, et les Règlements qui ont été faits pour en permettre, corriger et discipliner les représentations, ou pour en assurer la tranquillité. » pp. 439-445

Ainsi appliquant ce motif au sujet qui se presentait ; et voulant aussi calmer le Peuple et maintenir la tranquillité des spectacles, il permit par « Sentence à ces Comédiens Forains de jouer pendant la Foire saint-Germain seulement, et sans tirer à conséquence ; à la charge de ne représenter que des sujets licites et honnêtes, qui n’offençassent personne : comme aussi à condition de payer par chacune année qu’ils joueraient deux écus aux Administrateurs de la Confrérie de la Passion, Maîtres de l’Hôtel de Bourgogne : Et par la même Sentence faisant droit sur les Conclusions du Procureur du Roi, il fit défenses à toutes personnes de quelque condition qu’elles fussent, de faire aucune insolence en l’Hôtel de Bourgogne lorsque l’on y représenterait quelques jeux, d’y jeter des pierres, de la poudre, ou autres choses qui pussent émouvoir le Peuple à sédition, à peine de punition corporelle ; et que cette Sentence serait publiée à son de Trompe devant l’Hôtel de Bourgogne, un jour de Comédie, » et aux lieux que besoin serait ; ce qui fut exécuté. […] Roi ayant ci-devant permis à la Troupe de ses Comédiens Français de s’établir dans la rue des Petits-Champs, ils auraient acquis l’Hôtel de Lussan, et une maison contiguë audit Hôtel, appartenante aux Religieuses Carmelites de la rue du Boulloir, l’un et l’autre situés dans ladite rue des Petits-Champs : Savoir, ledit Hôtel par adjudication à eux faite en l’Assemblée des Créanciers du sieur Ménardeau de Beaumont, et de la Dame son Epouse, le vingt-sixième jour de Janvier dernier, sous le nom de Maître Denis Bechet, Notaire au Châtelet de Paris, pour la somme de cent mille livres, et ladite Maison par Contrat volontaire du cinquième Décembre dernier, pour la somme de seize mille livres, sous le nom du sieur du Boisguerin, lesquels Bechet et Dubois auraient fait leurs déclarations au profit desdits Comédiens, ledit jour cinquième Décembre, et le trentième jour de Janvier dernier ; sur le prix de laquelle maison acquise desdites Religieuses, lesdits Comédiens auraient payé la somme de six mille livres ; et en outre les droits de lods et ventes : et Sa Majesté ayant depuis trouvé plus à propos de permettre auxdits Comédiens, de faire leur établissement dans le Jeu de Paume de l’Etoile, rue des Fossés saint-Germain-des-Prez, Sa Majesté étant en son Conseil, a cassé et déclaré nuls et de nul effet lesdites adjudications et contrat de vente desdits jours cinquième Décembre, et vingt-sixième Janvier derniers, sans que les Créanciers desdits Sieur et Dame de Ménardeau, lesdites Religieuses, et tous autres, puissent pour raison de ce prétendre aucuns dépens, dommages et intérêts à l’encontre desdits Comédiens, ni dudit du Boisguerin : Voulant Sa Majesté que les sommes qui ont été payées à compte du prix desdites acquisitions, ensemble les droits de lods et ventes, soient rendues et restituées à ceux qui en auront fait le payement sans difficulté.

160. (1781) Lettre à M. *** sur les Spectacles des Boulevards. Par M. Rousseau pp. 1-83

Nationales ont le droit d’inspection sur toutes les Pieces qui se jouent aux Boulevards. […] D*** ci-devant cité, les portraits de ce grand homme, pour avoir droit de n’en plus faire. […] N’oublions jamais cette grande vérité : La Patrie a des droits sur le cœur de tous les hommesM. de la Dixmerie. […] de tous ses droits usante & jouissance . […] La perte du sieur Carlin est tout ce que l’on peut regretter dans cette suppression ; mais son grand âge, & ses longs services lui ont acquis, avec la bienveillance du Public, le droit de jouir actuellement du fruit de ses travaux.

161. (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 2. SIECLE. » pp. 81-106

Nous rejetons, dites-vous, les choses qui vous plaisent: Nous avons droit de le faire, puisque nos plaisirs ne sont pas les vôtres. […] Il répondit hardiment, j'ai eu droit de le faire, puisque je l'ai trouvée dans un lieu qui m'appartient: Une autre femme étant aussi allée à une Tragédie, la nuit suivante elle vit en songe un suaire, et il lui sembla qu'on lui reprochait la faute qu'elle avait commise d'avoir assisté à cette Tragédie, en lui représentant même le nom de l'Acteur; ce qui l'effraya tellement qu'elle mourut cinq jours après: Combien d'autres exemples y a-t-il de ceux qui suivant le party du Démon dans les Spectacles, ont secoué le joug du Seigneur, car personne ne peut servir deux Maîtres: Quel commerce peut-il y avoir entre la lumière et les ténèbres; entre la vie, et la mort.

162. (1684) Epître sur la condemnation du théâtre pp. 3-8

Des poèmes si beaux, chaque fois qu’on les joue, Exercent sur nos cœurs les droits de Bourdaloue : Celui qui de son Dieu tendait à s’éloigner, S’y sent, par le plaisir, doucement ramener.

163. (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — TROISIEME PARTIE. — Tragédies à conserver sur le Théâtre de la Réformation. Avant Propos. » pp. 118-127

Au surplus, parmi les gens de Lettres il y en a qui sont, plus que tous les autres, en droit de me critiquer sur ce point : ce sont les Auteurs dramatiques.

164. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre V.  » pp. 129-160

   Toi qui sais étendre l’espace Et limiter l’immensité ; Toi dont le vaste sein embrasse Le moment & l’éternité Le tems & l’espace sont deux choses très-differentes, qui n’ont aucun droit l’une sur l’autre. […] Les femmes, dit-on, ne sont ni élevées à la magistrature, ni instruites dans le droit : on se trompe, qui sait mieux le droit, qui est plus véritablement magistrat, que l’actrice qui forme les magistrats, dicte leurs Arrêts : On se louoit autrefois de la chasteté de la langue française, grace à la Comédie, & aux Femmes qui vont y apprendre à parler ; leur nouveau Dictionnaire feroit rougir les hommes les moins devots, s’ils ne devenoient femmes avec elles. […] C’est un pays singulier où les femmes ont usurpé les droits de la divinité, & regnent impérieusement, quoique dans un Etat Monarchique.

165. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre III. Suite de Mêlanges. » pp. 84-120

Comme ils se sont formés en académies, conferent les dégrés de bachelier & de docteur, élevent leurs métiers au sang des arts libéraux, & prétendent le disputer aux plus grands artistes, les Chapeliers avoient droit de partager ces honneurs. […] Cette célebre compagnie est entrée dans les vues de ce grand homme, & dans son certificat a déclaré authentiquement, que dans les combinaisons à faire pour couper les différentes pieces d’un habit quelconque, qui sont la plupart d’une figure irréguliere, & les couper avec moins de perte possible d’étoffe, les principes de la géométrie sont nécessaires, & qu’à l’exemple du Peintre le Tailleur doit diviser l’étoffe en carreaux, savoir combien de carreaux sont contenus dans chaque piece, & compasser les morceaux volans , ou volés, qui restent après la coupe, qu’on appelle déchet ; il doit connoître aussi toutes sortes d’étoffes, leur fabrique, leurs tissus, pour en prendre le droit fil , &c. Tous les autres métiers ont autant de droit à la gloire. […] N’ont-ils pas droit aux fleurons de leurs couronnes ?

166. (1782) Le Pour et Contre des Spectacles « Seconde lettre contre les spectacles. » pp. 60-145

J.C. vous a donné droit aux moyens de sanctification, qu’il vous à merités par l’effusion de tout son sang. […] Une mere n’en doit point à sa fille, j’ai le droit de lui commander, c’est a elle à m’obéir, c’est mon enfant, c’est tout dire. […] Avez-vous plus de droit sur Mademoiselle votre fille, que l’Eglise n’en a sur vous ? […] Mais, Mr, lui dis-je, si l’on vous refusoit l’entrée à la Comédie, & si l’on ajoutoit que ce n’est pas pour vous, qu’on joue : ne répondriez-vous pas, qu’on joue pour vous, comme pour les autres, qu’ils n’y ont pas plus de droit que vous, & que vous l’avez acheté comme eux ? […] Le délassement dabord n’est que pour ceux qui se sont au moins un peu sérieusement occupés, le fainéant, & les faiseurs de riens n’ont aucun droit au délassement.

167. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre VI.  » pp. 193-217

Ils ont la naissance, le mérite, l’élégance qui y donnent droit ; ils portent à leurs écussons la mitre & la crosse, on ne leur dispute pas le tapis, le carreau, le fauteuil ; il y auroit de l’humeur de leur refuser la queue. Les Dignitaires des Chapitres, les Curés de ville, tous les grands Vicaires & tous les Ecclésiastiques élégans ont autant de droit à la queue. […] Quelques Ordres de Chevalerie passent ces bornes, & donnent à leur grand Commandeur le droit de queue au bout du manteau, ce qui figure mal avec le casque & l’épée.

168. (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE VI. De l’indécence du Théatre. » pp. 114-137

Tel est encore le caractère des farces qu’on joue toûjours après la piece sérieuse, pour ne pas laisser prescrire les droits de la licence. […] Ce goût de licence & de malignité est l’habit & l’air à la Françoise dont on charge ces ouvrages étrangers qu’on naturalise, & qui donne droit de se les approprier. […] Je ne sais si les Comédiens Espagnols font autant d’éloges de leur charité que les François de l’imposition qu’on a mise sur eux en faveur de l’Hôtel-Dieu, à peu près comme si des joueurs vantoient leur zèle pour l’École militaire, parce qu’ils payent le droit des cartes, & les libertins de Naples leur amour pour les pauvres, parce qu’on prend quelque chose sur les profits des Courtisannes.

169. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE V. Des Pièces tirées de l’Ecriture sainte. » pp. 96-119

Dieu l’avait expressément ordonné ; le Grand Prêtre avait seul droit d’entrer dans le Saint des Saints une fois l’année ; l’Arche d’alliance était toujours couverte, il en coûta la vie à cinquante mille Bethsabites pour avoir osé la regarder ; lors de la publication de la loi il fut défendu, sous peine de mort, d’approcher du mont Sinaï. […] Le saint Concile de Trente, « voulant réprimer la témérité avec laquelle on détourne à des choses profanes, à des inutilités, des fables, des bouffonneries, les paroles et les sentences de l’Ecriture sainte, pour empêcher cette irrévérence et ce mépris, défend à toute sorte de personnes d’employer jamais, de quelque manière que ce soit, les paroles de Dieu à de pareils usages, et il veut que ces téméraires profanateurs soient punis par les Evêques des peines de droit ou arbitraires. » (Temeritatem illam reprimere volens, etc. […] » Combien de fois les impies ont-ils pris droit de l’expression de l’épithalame sacrée de Salomon dans les Cantiques, pour débiter plus hardiment des obscénités sous le voile de la sainteté des Ecritures, et autoriser la licence par l’exemple prétendu des Saints !

170. (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre IV. Que la représentation des Poèmes Dramatiques ne peut être défendue par la raison des anciens Pères de l'Eglise. » pp. 90-103

exemples de plus loin, on sait que dans les derniers temps les Spectacles étaient en si bonne estime, et si fréquentés qu'il y avait deux places d'honneur dans le Théâtre, l'une à la main droite pour le Pape, et l'autre à la main gauche pour l'Empereur, et que les Vénitiens ayant fait l'accommodement d'Alexandre III et de Frédéric II reçurent du Pape plusieurs privilèges, en reconnaissance de la retraite qu'ils lui avaient donnée, et de la pacification des affaires d'Italie, et entre autres le droit d'avoir la troisième place pour leur Duc du Théâtre du Pape.

171. (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XXX. Profanation du dimanche : étrange explication du précepte de la sanctification des fêtes. » pp. 109-116

Mais laissons les raisonnements aussi faibles que profanes de cet auteur : quiconque voudra défendre les comédies du dimanche par ses raisonnements ou par d’autres, quels qu’ils soient, qu’il nous dise quel privilège a le métier de la comédie par-dessus les autres, pour avoir droit d’occuper le jour du Seigneur, ou de s’en approprier une partie ?

172. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre IX. Suite de la Rosiere. » pp. 213-230

Tous les ans au mois de mai se tiennent les grands jours : les peres & les meres de familles, s’assemblent devant le Juge qui reçoit leur suffrage ; celui qui pendant l’année s’est attiré quelque reproche est exclus du droit de le donner. […] C’est elle du moins elle seule qui décidera des récompenses éternelles ; tous les succès dramatiques y ont peu de droit, en sont une exclusion.

173. (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE V. Du Mensonge. » pp. 100-113

Un cœur droit, un honnête homme, à tout moment contraint, déconcerté, ne sauroit ni représenter ni goûter un tissu de mensonges. […] Non, j’ose le dire, un amateur du théatre ne sauroit être droit & sincère ; tout lui dit : Par un si bel exemple apprenez à mentir.

174. (1756) Lettres sur les spectacles vol. 2 «  HISTOIRE. DES OUVRAGES. POUR ET CONTRE. LES THÉATRES PUBLICS. —  HISTOIRE. DES OUVRAGES. Pour & contre les Théatres Publics. » pp. 101-566

« Si je m’enhardis, Madame, de vous appeller en la cause que je défends, c’est que j’ai considéré que bien souvent le bon droit a besoin d’aide. […] Voici quels étoient les motifs de sa demande : « Je crois, dit-il, qu’un Poëte a autant de droit d’être reçu dans votre Maison qu’à la Comédie. […] Le Gouvernement civil a souvent cru avoir des raisons pour tolérer les Spectacles ; mais de droit & dans le for intérieur, ils n’en sont pas moins défendus. […] Les droits de l’amitié sont-ils mieux connus & plus respectés ? […] On arrivoit à la vieillesse, sans avoir de vices à quitter ; & par ce moyen, les vieillards étoient plus en droit d’être écoutés par les jeunes gens.

175. (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XXIX. Nouvel abus de la doctrine de Saint Thomas. » pp. 102-108

[saint Thomas d’Aquin, Commentaire des Sentences, livre IV, distinction 16, article 2, réponse à questiuncula 2] « empêchent la récollection des pénitents, et que leur état étant un état de peine, l’église a droit de leur retrancher par la pénitence, même des choses utiles, mais qui ne leur sont pas propres » ; sans y apporter d’autre exception que « le cas de nécessité : ubi nécessitas exposcit » ; comme serait dans la chasse s’il en fallait vivre : tout cela conformément aux canons, à la doctrine des saints, et au Maîtreaf des sentencesMag. 4. dist.16 [Pierre Lombard (= magister sententiarum), Sentences, livre IV, distinction 16].

176. (1705) Traité de la police « Chapitre II. De l’origine des Histrions, des Troubadours, des Jongleurs, et des autres petits spectacles qui ont précédé en France l’établissement des grandes pièces de Théâtre, et des Règlements qui les ont disciplinés. » p. 436

néanmoins qui se reformèrent s’y rétablirent, et y furent soufferts dans la suite du règne de ce Prince, et des Rois ses Successeurs : nous en avons la preuve dans un tarif qui fut fait par saint Louis, pour régler les droits de péage, qui se payaient à l’entrée de Paris sous le Petit Châtelet ; l’un des articles porte, que le « Marchand qui apporterait un Singe pour le vendre, payerait quatre deniers ; que si le singe appartenait à un homme qui l’eût acheté pour son plaisir, il ne donnerait rien : que s’il était à un joueur, il en jouerait devant le Péager, et que par ce jeu, il serait quitte du péage, tant du singe, que de tout ce qu’il aurait acheté pour son usage.

177. (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE IX. » pp. 158-170

C’est aux Pauvres à qui tout gain honteux appartient de plein droit, c’est-à-dire, celui que l’on a reçu pour une cause illicite.

178. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre troisiéme. — Chapitre III. But que le Spectacle moderne doit se proposer. » pp. 123-132

L’Opéra-Bouffon devrait appartenir de droit au menu Peuple, de même que la Comédie est destinée au gens riches & distingués.

179. (1710) Instructions sur divers sujets de morale « INSTRUCTION II. Sur les Spectacles. — CHAPITRE II. Réponse aux objections qu'on tire de saint Thomas pour justifier les Spectacles, et aux mauvaises raisons qu'allèguent ceux qui croient pouvoir les fréquenter sans péché. » pp. 55-63

Le Théâtre pour être fréquenté n'en est pas moins défendu : Et nous serons toujours en droit de dire avec saint Augustin à ceux qui le fréquentent : « Vous portez le nom de Fidèle, et vos œuvres démentent ce nom, parce que vous ne gardez pas les promesses que vous avez faites.

180. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Livre second. » pp. 2-7

Ils n’ont pas moins reçu l’épée pour frapper le coupable, que la balance pour peser les droits de l’innocent, et le bandeau sur les yeux pour ne faire acception de personne.

181. (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE V. Eloge de Moliere. » pp. 154-202

La Fontaine étoit de l’Académie, il eut le bonheur de se convertir, il pleura amérement son péché, reçut tous les sacremens, l’Académie y envoya ses Députés, & fit pour lui un service : Moliere est mort sur le théatre, in flagranti delicto, sans donner le moindre signe de pénitence, & on lui a justement refusé la sépulture ecclésiastique ; mais en revanche l’Académie lui a érigé un brillant mausolée dans le temple de la gloire, dont elle a la clef, non dans le temple de la religion & de la vertu, où elle ne prétend pas avoir le même droit. […] Désavoué par la patrie, & privé du droit de citoyen. […] Aucun de ces titres ne donne aux amateurs du Théatre le droit de réclamer contre les oracles de l’ancienne Académie. […] Le second discours, aussi justement flétri par l’autorité souveraine, est trop plein du même esprit pour n’avoir pas droit au concours. […] Que n’est-on pas en droit de louer, si le vice & l’irréligion, réduits en art, donnés en spectacle, enseignés avec éclat, insinués avec adresse par un homme sans mœurs, à la tête d’une troupe de débauchés, sont proposés pour matiere d’éloge, & honorés d’une couronne par le premier Corps littéraire, établi Juge du mérite, & composé de tout ce qu’il y a de plus distingué par la naissance, les dignités & les talens : comme si une Assemblée du Clergé ou le College des Cardinaux faisoit prêcher, écoutoit & récompensoit le panégyrique de Luther & de Calvin, sous prétexte qu’ils avoient de l’esprit, de la science, des talens, & bien plus que n’en eut Moliere.

182. (1671) La défense du traité du Prince de Conti pp. -

Il leur recommanda premièrement de prendre garde de mesurer les affaires par le droit, et non par son autorité. […] D’éviter surtout d’entreprendre sur les droits de l’Eglise : et d’y donner promptement la main quand ils sont clairs, et même douteux. Et de se servir peu de prescriptions contre l’Eglise, lorsque le droit est bien établi. […] Les Comédiens que les Romains comprenaient sous les noms d’Histrions, et de Scéniques, étaient notés de l’infamie de droit à cause de leur profession : Mais ceux d’entre eux qui avaient d’ailleurs de bonnes qualités, encore qu’ils fussent notés de l’infamie de droit, à cause de leur métier, n’étaient pas notés de l’infamie de fait. […] Si les Romains eussent cru que tous les Jeux et les Spectacles étaient des choses de Religion ; les maris n’eussent point eu droit de répudier leurs femmes pour y être allées sans leur permission.

183. (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE II. Du Mariage. » pp. 30-54

L’espérance d’un droit futur ne donne aucun droit présent sur la personne, & la condition que l’esprit pourroit intérieurement y mettre, ne réalise rien dans l’objet, & le consentement que l’on y donne rend le plaisir présent & réalise le péché. […] en est-il qui sur ces principes puisse maintenir la bonne intelligence & ne soit un joug insupportable que tout a droit de briser ?

184. (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE II. Théatres de Société. » pp. 30-56

Aussi quel plaisir d’avoir à ses ordres une troupe de Nymphes, de vivre familièrement avec tant de Princesses, d’avoir droit à leur reconnoissance, de se trouver à leurs exercices, de présider à leur toilette, de décider de leur parure, d’apprécier leurs talens & leurs graces ! Ce corps d’actionnaires a passé avec la ville un bail à ferme ; elle leur a cédé la salle du spectacle avec ses accompagnemens, décorations, magasins, & tous les droits d’entrée, & a promis protection & main forte pour y maintenir le bon ordre. […] Les profits de cette société sont aussi considérables que les droits d’entrée aux portes de la ville, quoique la ferme soit plus chargée, & on ne dérogera point en affermant le domaine de Thalie.

185. (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE I. De l’Amour. » pp. 4-29

Tertullien rapporte un fait arrivé de son temps, qui est fort semblable : Une femme possedée du Démon ayant été exorcisée, on demanda au Démon où & de quel droit s’étoit-il emparé de cette femme : Je l’ai saisie chez moi, dit-il ; elle m’appartient, je l’ai trouvée à la comédie. […] Je n’ai ni intérêt, ni envie, ni droit de prononcer sur ce grand procès ; je ne parle qu’en historien. […] Cent volumes de galanterie ne feroient pas un livre médiocre ; les mêmes choses y sont ressassés, ce n’est qu’un jeu de dames, de des ou de cartes, qu’on ne fait que mêler & démêler, toujours mêmes figures, même marche à droit ou à gauche.

186. (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE III. Réformation de l’Abbé de Blesplas. » pp. 55-81

qu’il s’étoit formé dans plusieurs villes du royaume des corps de Fermiers de la comédie, sous le nom d’Actionnaires, qui recevoient à leur profit les droits d’entrée, & étoient chargés d’entretenir à perpétuité le spectacle. […] Par une noble émulation une autre troupe d’Actionnaires, mais simples bourgeois, s’est formée à même temps, & pour s’étayer de l’autorité du Prince, lui a fait entendre qu’on avoit empiété sur ses droits. […] quel Orateur qu’un saint Religieux qui déploie son éloquence pour obtenir le droit exclusif de fournir des Comédiens à une grande ville !

187. (1822) De l’influence des théâtres « [De l’influence des théâtres] » pp. 1-30

Je cherche sur les murs du bureau des déclarations si une officieuse affiche ne m’indiquerait point dans le voisinage un modeste restaurateur ; jugez de mon étonnement en apercevant, entre une récompense honnête et une consultation… dont la nature ne revient pas à ma mémoire, mais je crois bien qu’il ne s’agissait point du droit, encore une affiche de spectacle ! […] Le lorgnon braqué sur la même ligne, deux transparents m’offrirent l’acrobate Saqui54, occupant le bâtiment du privilégié Sallé55 qui, je ne sais pourquoi, n’inspire pas à ses héritiers l’idée de réclamer un droit incontestable, et les Funambules56, genre de spectacle, partagé entre la danse de corde et la pantomime. […] [NDE] Sous l’ancien régime, les privilégiés sont ceux à qui le pouvoir accorde le droit de monter tel ou tel type de spectacle.

188. (1825) Des comédiens et du clergé « Des comédiens et du clergé. —  De certaines processions ou cérémonies religieuses, pratiquées par le clergé, et qui sont ou ont été beaucoup plus nuisibles au culte et a la morale publique que les comédies représentées sur nos théâtres.  » pp. 201-340

Une tirelire est portée par ces diables, qui vous la présentent, et ce que vous leur donnez forme une bourse commune, à laquelle le roi Hérode a droit de co-participation. […] Le bras droit porte la figure d’un Jésus, attachée par-dessus ; le tout est surmonté d’une grande têtière assez proportionnée, à la barbe vénérable, avec une grande auréole. […] Le recteur suivi des quatre facultés ; De théologie ; De droit ; De médecine ; Et des arts ; « 43. […] Charles VIII confirma ce privilège en consentant formellement à son exercice ; Louis XII, en 1512, donna des lettres de confirmation ; Henri IV donna la fameuse déclaration de 1597, qui fixa les droits du chapitre par rapport au privilège. Le chapitre de Rouen a joui jusqu’à la révolution du droit de délivrer des prisonniers le jour de cette cérémonie, à laquelle cependant depuis plusieurs années on ne portait plus l’image hideuse du monstre Gargouille.

189. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Avertissement. » pp. -

Antiochus & Séleucus, dans une des plus belles scènes de Rodogune, se cédent mutuellement, & avec une générosité noble, le droit d’aînesse & le thrône.

190. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Causes de la décadence du goût sur le théâtre. — Chapitre XI. De l’amour & de ses impressions dans le Poéme Tragique. » pp. 165-178

Quand ils auroient fait plusieurs bonnes piéces dans le genre simple, les succès qu’ils y auroient obtenus leur donneroient droit de s’essayer sur l’autre.

191. (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — Extrait des Registres de Parlement, du 22 Avril 1761. » pp. 210-223

On ajoute que l’Eglise ne doit que combler d’éloges son courage mâle, vraiment & héroïquement chrétien, qui l’anime à réclamer les droits qui lui sont acquis, &c.

192. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre V. De la Parodie. » pp. 78-89

IL y a deux sortes de Parodies dramatiques, l’une où les Acteurs parlent tout simplement, & l’autre qui se chante : cette dernière, de beaucoup plus ancienne, appartient de droit au Spectacle moderne par sa nature & par son genre.

193. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Dix-Huitième Lettre. De madame D’Alzan. » pp. 287-295

Oui, Mademoiselle, c’est avec un plaisir infini, que je vais me revêtir des droits que vous m’offrez : je veux vous traiter comme la sœur de mon épouse : & c’est chez madame D’Alzan, dans son appartement, en sa présence, que je desire de vous entretenir ce soir.

194. (1710) Instructions sur divers sujets de morale « INSTRUCTION II. Sur les Spectacles. — CHAPITRE III. Qu'une Mère est très coupable de mener sa fille aux Spectacles. Que c'est une erreur de croire que la Comédie soit destinée à corriger les mauvaises mœurs. Que rien au contraire n'est plus propre à les corrompre. » pp. 65-75

« Un fils, dit saint Augustin, doit obéir en tout à son père, excepté contre la Loi de Dieu, et quand dans cette circonstance un fils préfère Dieu à son père, le père n'a pas droit de se mettre en colere contre son fils. » « Il n'est permis de désobéir à ses parents que quand il s'agit d'obéir à Dieu », « In ea re sola filius non debet obedire patri suo, si aliquid pater ipsius jusserit contra Dominum Deum ipsius.

195. (1749) Maximes pour se conduire chrestiennement « Des Plaisirs, et en particulier des Spectacles. » pp. 233-248

Etudiant le Droit à Rome, quelques-uns de ses condisciples lui proposèrent un jour d’aller avec eux à l’Amphithéâtre.

196. (1760) Critique d’un livre contre les spectacles « FRAGMENT D’UNE LETTRE A ME. DE ****. SUR LES SPECTACLES. » pp. 82-92

Une de nos espèces d’Automates, sans aucun fonds propre, Dogmatistes, Formalistes, Compilateurs et Dissertateurs, qu’on nomme Savants, se sont arrogés le droit de donner des préceptes sur un Art qui n’a de loi que la nature : ils ont jeté les Auteurs dans un labyrinthe de règles embarrassantes et ridicules : ils leur ont mis des entraves jusqu’à la façon de rendre leurs idées ; continuellement resserrés et contraints dans la froide et pénible méthode, le but leur échappe : cette méthode, si étrangère aux passions, produit quantité de petites beautés de détail, mais qui ne sortant pas essentiellement du sujet, forment un ensemble de pièces de rapport, sans force, et incapable de causer de grandes émotions.

197. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre II.  » pp. 36-74

Tous les Romans ont droit à de pareilles généalogies, à peu près comme la plupart des nobles. […] Le mot Virginei vultus qu’on leur donne est un mensonge, il est rare que même une débutante y ait droit ; on leur a fait acheter leur reception, car pour celles qui ont servi quelque temps sur le Teatre, il n’en est point qui porte un visage vierge, la virginité s’en est depui longtemps envolée. […] Qu’on cherche une Actrice dont on puisse louer la chasteté, qui n’ait eu qu’un amant, car pour le mari, la plupart n’en ont pas ; en est-il à quoi on n’ait droit de dire, comme le Sauveur à la Samaritaine, vous avez eu cinq hommes fut votre compte, & celui avec qui vous vivez n’est pas votre mari ? […] Les Princesses, les Dames du premier rang n’ont elles pas droit de porter ces ornemens ?

198. (1686) La Comédie défendue aux chrétiens pour diverses raisons [Traité des jeux et des divertissemens] « Chapitre XXV » pp. 299-346

a « Je croi (dit-il) que ceux qui s’habillent en femmes publiquement, sont infames selon le droit, & incapables de faire testament & de servir de témoins en Justice ; & je ne sçai si je les dois appeller ou de fausses femmes, ou de faux hommes ; mais il est sans doute que nous les pouvons nommer des farceurs & de vrais infames. » Le Concile du Dôme de Constantinople en 692b. les a excommuniez en ces termes. […] c « Nous défendons aux Ecclesiastiques tous divertissemens scandaleux, comme sont les danses, les mascarades, les bals & semblables, qui scandalisent le peuple & avilissent la dignité de leur caractere, & même d’y estre presens, à peine d’estre punis selon la rigueur du Droit. » Les Statuts Synodaux de Sensd en 1658. […] g « Nous défendons aux Ecclesiastiques tous divertissemens scandaleux, comme sont les danses & semblables, qui scandalisent le peuple & avilissent la dignité de leur caractere, & même d’y estre presens, à peine d’estre punis selon la rigueur du Droit. » Des Statuts & Réglemens du Diocese d’Evreuxa en 1644. […] Biblioth. du Droit François sur le mot Masques.

199. (1670) Du delay, ou refus de l’absolution [Les Instructions du Rituel du diocèse d’Alet] « Du delay, ou refus de l’absolution. » pp. 128-148

Si vostre œil droit vous est un sujet de scandale & de chute, arrachez le, & jettez le loin de vous ; car il vaut bien mieux pour vous qu’une partie de vostre corps perisse, que non pas que tout vostre corps soit jetté dans l’enfer. […] L’ignorance qui peut excuser est, quand on ignore les choses qu’on n’a pu ny deu sçavoir, n’y estant point obligé par son estat & sa profession, telles que sont les choses de fait, & plusieurs de celles qui ne sont que de droit humain.

200. (1825) Encore des comédiens et du clergé « TABLE DES MATIERES. » pp. 229-258

Page 77 Du pouvoir absolu, considéré comme l’ennemi irréconciliable de la liberté et des droits imprescriptibles et inaliénables des peuples. […] Des comédiens français rétablis dans leurs droits civils et religieux a raison de leur profession, et entièrement affranchis des anathèmes et des excommunications de l’église.

201. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « LIVRE PREMIER. CHAPITRE I. Le Clergé peut-il aller à la Comédie ? » pp. 10-27

« Nolite diligere mundum, neque ea quæ in mundo sunt. » Nos lois, plus indulgentes que les lois Romaines, ne parlent point du Clergé, ou plutôt elles supposent que le droit Romain fait loi dans le royaume, et qu’il n’est pas nécessaire d’en renouveler les dispositions. […] L’interprétation de Diana pour l’éluder est singulière : il prétend que ce chapitre se trouvant sous le titre de honestate Clericorum, il faut le rapporter à la rubrique, ce qu’on appelle, selon le quolibet du Droit, expliquer le noir par le rouge ; qu’ainsi il ne doit être regardé que comme un règlement de bienséance et d’honnêteté, c’est-à-dire un conseil qui n’oblige point sous peine de péché.

202. (1731) Discours sur la comédie « TROISIEME DISCOURS » pp. 304-351

Il défend à toutes personnes de faire jamais servir l’Ecriture Sainte à de semblables choses, et ordonne aux Evêques de punir par les peines de droit ou arbitraires, les téméraires violateurs de ce Décret, aussi bien que de la parole de Dieu. […] Quoiqu’ils fassent, la Comédie sera toujours regardée par les vrais Chrétiens, comme un lieu contagieux, où la plupart des jeunes gens vont puiser la corruption du cœur, et quelque apparence de piété qu’aient les pièces de Théâtre, on sera toujours en droit de renouveler la délibération du Parlement de Paris sous François I. en 1541. où les pièces de dévotion qu’on jouait alors sont interdites ; « parce que les Auteurs de ces pièces jouant pour le gain, ils devaient passer pour Histrions, Joculateurs ou Bateleurs ; que les assemblées de ces jeux donnaient lieu à des parties ou assignations d’adultère et de fornication, et que cela fait dépenser de l’argent mal à propos aux Bourgeois et aux Artisans de la Ville. […] Que les Comédiens soient donc persuadés, que si la police les tolère à présent, elle n’en est pas moins en droit d’abolir leurs Jeux.

203. (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE VII. » pp. 115-130

C’est le reproche que nous sommes en droit de faire à Moliere.

204. (1697) A Monseigneur de Harlay, Archevêque de Paris « A MONSEIGNEUR DE HARLAY, ARCHEVEQUE DE PARIS, DUC ET PAIR DE FRANCE  » pp. 394-406

Il est rapporté dans les Ecrits du Cardinal Bessarion, Patriarche de Constantinople, dont Baronius fait mention dans ses Annales Ecclésiastiques, que le Pape Alexandre III, après avoir terminé ses différends avec l’Empereur Frédéric premier, surnommé Barberousse, accorda plusieurs privilèges aux Vénitiens, en considération de l’asile qu’ils lui avaient donné pendant la guerre ; et particulièrement le droit d’avoir la troisième place pour leur Duca au Théâtre du Papeb.

205. (1715) La critique du théâtre anglais « AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR. » pp. -

Je confesse que j’ai usé en ces rencontres et en quelques autres pareilles, du privilège accordé à tout Traducteur ; ce privilège étant aussi établi et aussi consacré que ce qu’on appelle, le Droit des Gens.

206. (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — SIXIEME PARTIE. — Comédies a corriger. » pp. 295-312

Valère de son côté peut s’excuser auprès d’Elise, en disant que son intention a été uniquement de gagner la bienveillance d’Harpagon, ce à quoi il est déjà presque parvenu, quoi qu’il ne soit que depuis deux jours auprès de lui, parce qu’il n’a perdu aucune occasion de flatter sa passion pour l’argent ; il peut ajouter que son dessein est de persuader à son père, avec le temps, de consentir à marier sa fille, chose à laquelle peut-être il ne penserait jamais pour s’épargner la dot qu’il faudrait lui donner en la mariant : qu’en attendant il aurait le temps d’avoir des nouvelles de ses parents, comme on lui en faisait espérer, et qu’en cas qu’il parvint à les trouver, il se flattait que le goût qu’Harpagon aurait pris pour lui le déterminerait aisément en sa faveur par préférence à ses Rivaux ; d’autant plus qu’il croirait être en droit de lui moins donner qu’à tout autre.

207. (1658) L’agent de Dieu dans le monde « Des théâtres et des Romans. CHAPITRE XVIIII. » pp. 486-494

Aussi pour gagner les attentions on représente sur les théâtres un Héros avec toutes les belles qualités qui sont les présages des grandes fortunes, ensuite on en fait un conquérant qui se jette dans les combats, qui s'asujettit les Princes et les peuples par le sort des armes, et par les adresses de la police, sans autre droit que la force.

208. (1756) Lettres sur les spectacles vol.1 pp. -610

Il les renvoya à l’Archevêque de Paris, pour qu’ils fussent traités suivant le Droit, ut provideat eis de jure. […] de Voltaire est une espece de fanatisme que je serois en droit de dénoncer au tribunal de la Raison. […] D…, Licencié en Droit, à M. […] De quel droit venez-vous donc vous plaindre aujourd’hui de l’opinion publique ? […] Ne tient-il qu’à secouer le joug d’une loi, pour se croire en droit de la juger ?

209. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre VIII. Du Stile. » pp. 287-319

C’est un Roi qui parle : Le bonheur est de le répandre, De le verser sur les humains, De faire éclore de mes mains Tout ce qu’ils ont droit d’en attendre. […] C’est un Passage dangéreux ; il faut payer le droit de Passage.

210. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE III. Des Pièces de Collège. » pp. 48-67

Qu’a de commun le désespoir d’Hermione avec la science du droit, ou les fureurs d’Oreste avec les livres saints ? […] Sur la garantie de leur règle, de leur sagesse, de leur piété, j’ai droit de m’inscrire en faux contre toutes les imputations de leurs ennemis.

211. (1697) Histoire de la Comédie et de l’Opéra « HISTOIRE ET ABREGE DES OUVRAGES LATIN, ITALIEN ET FRANCAIS, POUR ET CONTRE LA COMÉDIE ET L’OPERA — CHAPITRE IV. » pp. 78-112

On a écrit de Rome, que les Comédiens de Paris qui se présentèrent à la Confession au Jubilé de l’année dernière 1696. croyant que c’était un temps de grâce pour eux, comme pour les autres pécheurs, parce que les Confesseurs avaient le pouvoir d’absoudre des cas réservés ; surpris néanmoins que les Confesseurs leur eussent refusé l’absolution, s’ils ne promettaient par écrit de ne plus monter sur le Théâtre, avaient présenté une Requête au Pape, dans laquelle ils remontrent qu’ils ne représentent à Paris que des Pièces honnêtes, purgées de toutes saletés, plus propres à porter les Fidèles au bien qu’au mal, et inspirant de l’horreur pour le vice et de l’amour pour la vertu ; et ils prient le Pape de répondre si les Evêques ont droit de les excommunier. Cette Requête a été lue et examinée dans la Congrégation du Concile, parce que cette affaire regarde la discipline et les décisions des Conciles : et les Comédiens ont été renvoyés à M. l’Archevêque de Paris, afin qu’il les traite suivant le droit et les canons des Conciles, « Ut provideat eis de jure. 

212. (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — [Introduction] » pp. 2-9

Ce n’étoit que des chœurs, dit-on, qui pensoient ainsi : le reste de la piée a-t-il droit de se livrer au vice ?

213. (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre XII. Du Dimanche et des jours des Fêtes. » pp. 54-66

Nous aurons soin, et tâcherons d’appuyer tout ce que nous avancerons sur l’autorité de ceux qui ont droit, et obligation de régler les fidèles ; afin qu’on ne croie pas que nous disions rien de nous-mêmes.

214. (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XX. Spectacles condamnés par les saints Pères et par les saints conciles. » pp. 168-178

Pleurons donc, conclut ce Père17, pendant que les païens se récréent, afin que nous ayons droit de nous réjouir, lorsqu’ils seront plongés dans les larmes.

215. (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — PREMIERE PARTIE. — CHAPITRE II. De la passion d’amour sur le Théâtre. » pp. 18-35

Vis-à-vis d’elle la nature même perd ses droits : la gloire et le propre intérêt lui sont également sacrifiés.

216. (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — DEUXIEME PARTIE. — REGLEMENTS. Pour la Réformation du Théâtre. » pp. 99-116

Avant qu’une Pièce nouvelle puisse être présentée au Conseil, qui seul a droit de la recevoir, il faudra qu’elle ait passé par quatre examens particuliers.

217. (1733) Traité contre les spectacles « REMARQUES. SUR LE TRAITÉ. CONTRE LES SPECTACLES. » pp. 247-261

Ces étages étaient coupés en quelques endroits par des escaliers pour la commodité du passage des spectateurs ; et comme ces escaliers tendaient droit au centre de l'amphithéâtre, ils donnaient une forme de coin à ce grand amas d’étages dont nous venons de parler, et que les anciens appelaient cunei spectaculorum.

218. (1819) La Criticomanie, (scénique), dernière cause de la décadence de la religion et des mœurs. Tome II « La criticomanie. » pp. 1-104

Que doit-il résulter de ce scandale inouï pour les jeunes spectateurs, ou pour les enfants qui, d’instinct, d’après le mouvement de leur cœur, et d’après leur éducation, doivent regarder comme de droit naturel le devoir d’aimer leurs parents, et le précepte de les respecter comme indispensable, absolu et tel que leur propre intérêt et la honte d’y manquer devraient du moins empêcher des enfants d’aller jusqu’à outrager ainsi l’auteur de leurs jours ? […] Il aurait mieux valu aussi leur rappeler que de bons parents, avant de se révolter et d’en venir à des extrémités fâcheuses contre leurs enfants ingrats et dénaturés, souffrent long-temps, meurent quelquefois de chagrin ; que de bons enfants, qui ont moins droit d’exiger, ne sont pas obligés à moins de combats et d’égards pour leurs parents indifférents et injustes, dont, au reste, l’insensibilité ne résiste pas toujours aux efforts constants de la tendresse, ou du respect filial ; et que probablement leur père se souviendra enfin qu’ils sont ses enfants, s’ils n’oublient pas qu’il est leur père ; et puis ajouter que si, en attendant que l’amour paternel se réveille dans son cœur, ils se trouvent dans le besoin, alors ils doivent penser qu’appartenant à un père disgracié de la nature, il est raisonnable qu’ils s’assimilent aux enfants d’un père disgracié de la fortune, et suivent les exemples qu’ils en reçoivent de se servir soi-même, de se contenter de peu, de ne pas désirer de superflu, de travailler s’il le faut, se rendre utile aux autres, tirer parti de ses talents et de son industrie ; ou de se jeter dans les bras de sa famille, de ses amis, invoquer leur appui. […] Les satires, dans un sens philosophique, qui font triompher les droits de la nature de ceux des préjugés sont donc plus utiles dans cette circonstance aussi.

219. (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE III. Extrait de quelques Livres.  » pp. 72-105

Théologie, Philosophie, Droit Canon ou Civil ; on a fait comme le Père Castel, sur les mathématiques, des abrégés en table, ou arbres encyclopédiques, où chaque matiere, chaque question est arrangé méthodiquement. […] Personne ne peut lui en disputer le mérite & la gloire, en joignant toutes ces qualités au talent du théatre qu’il avoit exercé dès sa jeunesse, il eût réussi mieux qu’un autre à remplir son projet d’histoire théatrale, & animer sur la scéne ce qu’il avoit dit dans son abrégé : nous aurions une histoire de France ; de la façon de Melpomene qui auroit usurpé les droits de sa sœur fameuse dans l’histoire. […] Les payens alloient droit au crime, & ne connoissoient point cette débauche adoucie & voilée, qui ne présente & ne parle que sentiment, quoiqu’elle ne se livra pas moins à la chair.

220. (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre I. Diversités curieuses. » pp. 5-37

Je gagnai beaucoup d’argent, mon valet en fut jaloux ; il crut avoir droit à partage, comme étant en société avec moi. […] Ignace qui, quoique boiteux, veut faire marcher le monde droit . […] En vain repoussant l’artifice, Le droit est dans son plus beau jour, Et le bandeau de la justice Est souvent celui de l’amour.

221. (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE III. L’insolence du Théâtre Anglais à l’égard du Clergé. » pp. 169-239

Il ne s’agit que d’accorder à un homme le prix qu’il demande ; et on se rédime aussi aisément des droits de l’Eglise que de ceux de l’Etat. […] Ce caractère serait-il déchu du droit qu’il eut autrefois à l’estime des hommes ? […] En Espagne, les Evêques sont communément plus riches que partout ailleurs ; et les richesses attirent de la considération : les Prélats y jouissent de leurs terres avec les mêmes droits que les gens de qualité qui sont au service, et sont dispensés de toute comparution personnelle.

222. (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE IV. De la Médisance. » pp. 80-99

La vengeance déchire un ennemi, l’ambition renverse un concurrent, l’envie ne peut souffrir de rival, la malignité se repaît du mal des autres, l’impiété blasphême la religion dans ses Ministres, la vertu dans ses disciples, la foi dans ses défenseurs, la révolte attente sur l’autorité dans ceux qui l’exercent, sur les droits de la société, en troublant la paix par les divisions qu’elle y seme, les guerres qu’elle y entretient. […] J’ai droit d’en conclure qu’elles doivent encore plus s’abstenir du théatre, & qu’il est de l’intérêt du public de le leur interdire.

223. (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE VIII. Comédie du Tartuffe. » pp. 161-179

.° Cet Orgon lui-même est un personnage indécent, que son imbécillité & ses vices rendent méprisable, quoiqu’on le fasse souvent parler avec esprit & de bon sens, & qu’on le dise zélé pour appuyer les droits du Roi (service qu’il est difficille de comprendre). […] Moliere, dit-on, avoit étudié en droit & suivi le barreau.

224. (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE VII. De la Dévotion des Comédiens. » pp. 160-179

Vos bienfaits me donnent droit de vous présenter mes hommages. […] La Confrairie des Pénitens blancs de cette ville, érigée sous l’invocation du Saint Esprit, a obtenu du Roi un droit pour l’établissement d’un opéra ; & pour former des Acteurs & Actrices, spectateurs & spectatrices, elle s’est chargée d’enseigner gratuitement la musique ; & pour marquer au Roi sa reconnoissance d’un bienfait si précieux pour des Pénitens, ils ont fait des processions, chanté des grand’messes, exposé le S.

225. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre III. De la Musique Française & Italienne. » pp. 252-286

L’Opéra-Bouffon nous rétablit dans nos droits. […] Celui du Pape eut le droit de parler le prémier.

226. (1694) Réfutation d’un écrit favorisant la Comédie pp. 1-88

et que selon la doctrine de saint Paul, ce n’est pas celui qui est faible qui doit se surmonter pour imiter celui qui est plus fort ; mais celui qui est plus fort, qui doit relâcher de ses droits pour s’accommoder au plus faible. […] Je ne fais point fort sur cet endroit de Tertullien, où il dit, qu’une femme Chrétienne étant entrée dans le lieu des Spectacles, devint possedée du démon, et que le malin esprit étant obligé par la force des Exorcismes de l’Église, de rendre raison de cette usurpation qui paraissait si injuste, il répondit, qu’il avait trouvé cette femme dans un lieu qui était à lui, et qu’il avait eu droit de s’en saisir. […] Ce qui fait voir qu’il n’y a pas un temps où on les doive souffrir approcher des Sacrements, puisqu’on n’aurait pas droit de les leur refuser à la mort, s’ils n’en avaient pas été retranchés pendant leur vie. […] faut éviter sur toutes choses le scandale qui arriverait, si on portait le saint Viatique à ceux qui en sont indignes, comme sont les Usuriers publics, les Concubinaires, les Comédiens, ceux dont les crimes sont publics, ou qui sont excommuniés, ou dénoncés par leur nom ; s’ils ne se sont auparavant purgés par la Confession Générale, et s’ils n’ont satisfait à l’injure publique, comme il est de droit. […] Ce n’est pas pour autoriser le jeu de hasard, que je parle de la sorte : À Dieu ne plaise que je veuille autoriser ce que l’Église a condamné ; mais je prétends que si on fait plus de quartier à ceux qui commettent cette espece de péché, ceux qui tombent dans un autre, n’ont pas droit de se plaindre quand on les traite selon les règles de la justice.

227. (1694) Décision faite en Sorbonne touchant la Comédie, avec une réfutation des Sentiments relachés d’un nouveau Théologien, sur le même sujet « Décision faite en Sorbonne touchant la Comédie. » pp. 1-132

Leur possession est certaine, il faut donc des raisons certaines pour les en déposséder ; or il ne se trouve rien de certain ni d’incontestable jusqu’à présent, qui puisse les faire déchoir de ce droit. […]  » Dans le Code des Canons d’Afrique, Canon 129, qui est tiré du Concile de Carthage de l’année 419, et qui est inséré dans le Droit Canon, on défend aux infâmes tels que sont les Comédiens de pouvoir former des accusations. « Toutes personnes, dit le Canon47 , qui ont quelque tache d’infamie, c’est-à-dire, les Comédiens et les autres gens de profession honteuse, ne seront point reçus à former d’accusations. […] Les Evêques dans leur Rituels ou dans leurs Instructions touchant les Comédiens n’ont point fait un droit nouveau, ils ont suivi en cela les Pères de l’Eglise et les Conciles dont on a rapporté ci-devant les autorités. Dans le Droit Canonique98, ils sont réputés infâmes et irréguliers ; or l’infamie et l’irrégularité que les Comédiens contractent, n’est point une infamie ou une irrégularité pareille à celle que contractent, par exemple, ceux qui se marient deux fois que l’on appelle Bigames, ou qui sont dans de certains emplois de Justice : celle-ci ne suppose point de péché : elle est, comme parle le Droit, une irrégularité par défaut99 de Sacrement ou de douceur, mais l’autre suppose toujours un péché : c’est pourquoi les Canonistes l’appellent une infamie ou une irrégularité ex delicto, c’est-à-dire, fondée sur quelque péché.

228. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Seconde partie « Causes de la décadence du goût sur le théatre. — Chapitre XXII. De l’usage du Théatre relativement au Comédien. » pp. 104-121

C’est un tyran qui nous force à tout ce qu’il lui plaît : sans droit, sans motifs, il exige une entiére soumission.

229. (1825) Des Comédiens et du Clergé « article » pp. 60-68

Par conséquent, la comédie fut donc instituée, approuvée et consentie par les autorités suprêmes du royaume. » Il n’y a plus qu’un mot à dire maintenant, car les comédiens, qui se succédèrent depuis cette époque jusqu’au grand homme à qui le curé de Saint-Eustache refusa la sépulture chrétienned, tinrent tous directement leurs droits des Confrères privilégiés, et furent obligés de faire une réserve sur leurs bénéfices pour payer l’autorisation qui leur était accordée. 

230. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre VI [V]. Élizabeth d’Angleterre. » pp. 142-187

A ce titre le théatre a droit de monter sur le tribunal. […] Malgré l’indécence & le ridicule que nous y trouvons, on a vu regner des bâtards & des femmes, sur-tout en Angleterre, où l’on reconnoit leur droit à la couronne, que notre loi Salique proscrit. […] Si la Reine a droit de sieger au Parlement, pourquoi en exclure les Miladis ? […] & que les femmes ne puissent pas gouverner le patrimoine qu’elles ont apporté, & dont elles étoient Souveraines, dont les Rois ne jouissent que comme exerçant leurs droits.

231. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre IV. Henri IV. » pp. 121-168

Les Economies royales sont pleines des mandemens du Roi pour des dépenses inutiles, & d’édits bursaux portant exaction de mille petits droits. […] On ne doit pas être surpris du succes de ce drame : l’idée de produire sur la Scène comique aux Italiens, le Héros qui régna sur la France, Et par droit de conquête, & par droit de naissance , dans le moment le plus périlleux, le plus décisif, a certainement le mérite de la singularité la plus hardie. […] Le Parlement lui faisant des remontrances, lui dit que cette compagnie étoit son bras droit.

232. (1771) Sermons sur l’Avent pp. 103-172

J’ai déja montré, qu’il ne l’est pas ; & j’ajoûte, que ceux qui le prennent n’ont aucun droit de se divertir ; car dans les principes de la Religion, le divertissement n’est permis, qu’à ceux qui ont le corps ou l’esprit lassé par un long & penible travail, & la pluspart des personnes dont nous parlons, sont dans une oisiveté perpetuelle, qui seule suffit pour les damner, selon la Doctrine des Peres après l’Evangile, sola otiositas sufficit ad damnationem. Et comment auroient-ils le droit de se divertir, puisqu’en se tenant aux termes précis de l’Apôtre, ils n’ont pas même celuy de manger, si quis non vult operari, non manducet. […] Le travail du corps ou de l’esprit estant la pénitence générale imposée à tout le genre humain, ny riches ny pauvres n’en sont dispensez : & les pécheurs sur tout n’ont droit de recevoir la nourriture, qu’aux conditions que la Justice divine veut bien la leur accorder, & la principale de ces conditions c’est le travail.

233. (1768) Observations sur la nécessité de la réforme du Théatre [Des Causes du bonheur public] «  Observations sur la nécessité de la réforme du Théâtre. » pp. 367-379

Nos Auteurs sans doute se font gloire de suivre les regles prescrites par le célebre Philosophe Grec ; or s’ils les suivent, la vertu doit reprendre tous ses droits.

234. (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre VIII. Erreurs des Modernes sur ce sujet. » pp. 165-186

Et Quintilien remarque en parlant de Démétrius qu'il représentait excellemment les honnêtes femmes, et celles qui avaient de l'âge avec de la gravité, parce qu'il avait la voix agréable, et une adresse particulière à remuer les mains, à faire les exclamations à faire ses gestes du côté droit, et faire paraître sa robe en entrant comme pleine de vent, à quoi sa taille et son port servaient beaucoup.

235. (1825) Encore des comédiens et du clergé « NOTICE SUR LE MINISTERE FRANÇAIS EN 1825. » pp. 87-100

En effet, indépendamment des préjugés qui leur sont propres et auxquels ils ne sont que trop souvent asservis, ils doivent encore caresser ceux des différents partis qu’ils ont promis de servir et auxquels ils doivent leur élévation ; ils sont de plus obligés de respecter, jusqu’à l’adulation même, les opinions du prince qui leur accorde sa confiance et qui seul a droit de les nommer et de les renvoyer selon son bon plaisir.

236. (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XVI. Il y a des divertissements plus utiles et plus décents que les spectacles. » pp. 138-149

La vertu seule a droit de faire des heureuxbf. » Outre que les spectacles n’offrent pas un délassement convenable, ni digne d’un chrétien, ils n’offrent pas même un délassement physique.

237. (1731) Discours sur la comédie « TABLE DES MATIERES CONTENUES DANS CE VOLUME. »

Ambroise engage l’Empereur Valentinien I. à défendre aux femmes Chrétiennes le métier de Comédiennes, 105. son zèle à décrier les Spectacles, 160. refuse les présents du Préfet Symmaque, 294 Ammien Marcelin, déclame contre le grand nombre de danseurs, 349 Antioche achète le droit de représenter les Jeux Olympiques, 57.

238. (1752) Essai sur la comédie nouvelle « ESSAI SUR LA COMEDIE MODERNE. » pp. 1-160

Mais je les prends moins en Théologien et en Casuiste qu’en homme raisonnable, qui n’a besoin, pour les combattre, que des faits et du raisonnement, et qui, indépendamment des droits de la Religion, ne cherche qu’à faire valoir ceux de la vérité. […] Les mœurs regardent l’âme, et consistent moins dans une certaine politesse, dans de certaines manières consacrées par le bel usage, que dans un cœur droit et pur, une conduite sage et réglée. […] Le Brun, que dans les Etats les mieux policés, il y a certains abus, certains dérèglements qu’il serait trop dangereux de vouloir extirper ; qu’on est obligé prudemment de laisser croître l’ivraie avec le bon grain ; que si les Puissances supérieures semblent influer et fournir en quelque sorte à l’accroissement de cette mauvaise semence, c’est un mystère qu’il faut respecter par une sage discrétion, et non pas entreprendre témérairement de le sonder ; que les plus grands Prélats, depuis Constantin jusqu’à Justinien, n’ont point fait un crime aux Empereurs de n’avoir pas aboli les Théâtres ; que le Gouvernement de la France est trop bien entendu, trop sage, et trop prudent, pour qu’il se prête à l’innovation que se promet M.F. et qu’au surplus les raisons d’Etat et de Politique ne peuvent pas ôter à l’Eglise le droit de condamner ces abus et ces dérèglements tolérés. […] On exposait dans ces deux Requêtes, et principalement dans celle de 1701, ce que M.F. expose dans ses Observations, que la Comédie condamnée dans les derniers siècles n’est point celle qui existe dans celui-ci ; que l’on était en droit dès lors (en 1701) d’espérer de l’Eglise l’absolution des Comédiens, et que les motifs qui ont occasionné les respectables décisions des Conciles, n’existaient plus. […] On n’a pas voulu non plus, comme on l’a annoncé au commencement de cet Ouvrage, employer le secours de la piété, réclamer les droits de la Religion, ni combattre la Comédie suivant les maximes de l’Ecriture, et les instructions des saints Pères de l’Eglise ; elles auraient fourni des armes encore plus victorieuses que celles dont on s’est servi.

239. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre VII. Troisieme suite du Fard. » pp. 171-194

Il est vrai qu’il peut n’y avoir que de la légereté, sans dessein de séduire personne, & le péché ne seroit alors que véniel, comme le remarque le même auteur ; mais il est rare que l’intention ne soit criminelle ; quoiqu’il en soit du motif, que le Prêtre qui donne la Communion ne peut démêler, & qu’il a droit de soupçonner mauvais, puisque l’action est mauvaise, le seul état où l’on oseroit paroitre dans le lieu Saint, pour une action si sainte, donne droit d’exclure la personne qui se présente si indécemment.

240. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre I. Continuation des Mêlanges. » pp. 7-31

La Religion & la vérité ont droit de se plaindre d’une idée qui lui est familière, qu’on dit poëtique, parce que les poëtes l’ont employée mille & mille fois ; c’est l’idée de l’âge d’or. […] Depuis qu’ils se croient des Messieurs & des Dames (de haut parage) ils se sont arrogé le droit de juger les auteurs & leurs ouvrages.

241. (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE III. Suite du Mariage. » pp. 55-79

Ce temps expiré, vous userez de vos droits avec une intention pure & sainte, & dans la crainte du Seigneur, non par un mouvement de passion, mais par le désir de participer aux bénédictions que Dieu accorde aux enfans d’Abraham : Accipiet virginem cum timore Domini, amore filiorum magis quàm libidine ductus. […] Plagiaires éternels les uns des autres, & d’eux-mêmes, les pieces, les rôles, les scènes, sont comme les Acteurs, qui ne font que changer de noms ou d’habits, se placer à droit ou à gauche, sur-tout pour le mariage, qui est le fond de toutes les comédies.

242. (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE VII. Suite de l’Indécence. » pp. 138-160

La gaze légère qui pique la curiosité & laisse tout-entrevoir, le sel ingénieux qui plaît & enfonce le trait plus avant, en mettant en apparence les droits de la modestie à couvert, rassurent la pudeur que la licence eût révolté, & met à son aise le libertinage que la pudeur eût combattu. […] Le porte-faix pour son argent a droit de leur répondre : Ici tous sont égaux, je ne te dois plus rien ; Je suis sur mon fumier comme toi sur le tien.

243. (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE I. Réformation de Moliere. » pp. 4-28

M. de Chamfort est embarrassé de concilier l’Académie avec elle-même, & avec le gouvernement éclésiastique & civil, & de justifier l’indécence qui priva des honneurs littéraires un de nos plus célébres écrivains, un citoyen vertueux des droits de citoyen & à la vie & à la mort, car il est vrai que Moliere a vécu dans l’infamie légale, & Corneille en homme d’honneur, qu’il est mort sans aucune marque de religion, qu’il a été privé de la sépulture éclésiastique, & Corneille en bon Chrétien. […] Il a voulu comprendre dans la juridiction du Théatre le droit qu’a l’Eglise de reprendre les hypocrites.

244. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre III. De l’Indécence. » pp. 21-58

Voici une allusion bien fine : Bonne mère, à vos droits la cour ayant égard, Vous adjuge la récréance. Ce terme est consacré au Droit, il signifie un jugement qui met en possession d’une chose litigieuse jusqu’à l’entière décision du procès.

245. (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE II [bis]. De la Comédie considerée dans elle-même, et dans sa nature. » pp. 29-54

Si donc tout cela est bon et honnête, l’on a droit de dire que la Comédie est telle ; c’est ce qu’il faut voir en détail. […] Jésus-Christ ayant acquis avec justice sur tous les Chrétiens le droit d’être le principe et la fin de toutes leurs actions, en qualité de leur Créateur et de leur Rédempteur ; est-il jamais venu en l’esprit à un Comédien en montant sur le théâtre, de dire : C’est pour plaire à Dieu que je vais faire cette action.

246. (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE III. De la Comédie. » pp. 92-118

Ce sont ces Egrefins insolents qui vivent ordinairement du bout de leur fusil et qui se croient en droit de battre et d’insulter les Paysans, parce qu’ils ont celui de tuer exclusivement un Lièvre, que Molière a voulu jouer ; demandez à tous ces braves Cadets que la gloire retient dans les Armées, s’ils se reconnaissent dans Sotenville et quel cas ils font eux-mêmes des Gentilhommes qui ressemblent à ce Personnage. […] La Vérité est-elle donc si sévère qu’elle ne permette pas un peu de dissimulation sur des bagatelles ; ou si elle ne permet pas cette complaisance, a-t-elle prescrit de défendre ses droits d’une manière brusque et impolie ?

247. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre IV. Bassesse légale du métier de Comédien. » pp. 75-100

Il est certain qu’un Gentilhomme qui aurait la bassesse de se faire Comédien, dérogerait et perdrait sa noblesse, qu’il devrait être imposé à la taille et payer le droit de franc-fief, qu’il ne devrait plus avoir d’armoiries ni porter l’épée, et ne pourrait être reçu dans aucun corps où il faut faire preuve de noblesse. […] Lorsque Floridor, dont Piganiol rapporte l’exemple, fut attaqué par les traitants pour le droit de franc-fief, il ne défendit sa noblesse qu’en disant n’être monté sur le théâtre que pour son plaisir, sans faire corps avec la troupe, ni tirer aucune part des représentations.

248. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre III. Du Cardinal de Richelieu. » pp. 35-59

La condamnation de l’Académie, où même il ne fut pas question de cet article, et qui d’ailleurs n’avait aucun droit de prononcer sur ces matières et de punir ce scandale, était un faible contrepoison à une si pernicieuse morale, contre laquelle l’autorité royale ne pouvait trop sévir, et qui ne faisait que surprendre encore plus par la nouveauté et la publicité d’une si singulière procédure, qui réveillait l’attention de tout le monde. […] Boisrobert écrivait régulièrement, Corneille répondait ; il représentait avec de grands compliments, qu’« un si petit objet n’était pas digne de l’Académie, qu’un libelle qui ne méritait pas de réponse ne méritait pas de jugement », qu’une si grande complaisance autoriserait la jalousie, qu’on importunerait tous les jours l’Académie, et que dès qu’il paraîtrait quelque chose sur le théâtre, le moindre Poète se croirait en droit de faire un procès à l’Auteur devant son tribunal.

249. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre premier.  » pp. 4-42

Le Mercure, Août 1770, fait fort peu de cas de la comédie Italienne, de la Bague enchantée du fameux Goldoni, que les Italiens estiment beaucoup ; il paroit par le détail qu’on en donne, que c’est une piéce très-médiocre, prise à droit & à gauche, d’autres piéces. […] Que le Penulus de Plaute fut joué dans la fête que donna Julien, frere de Leon, au peuple Romain qui lui avoit donné le droit de Citoyen, & qu’il le fit avec tant de magnificence, qu’il ne pensa pas que les Romains eussent des spectacles plus magnifiques. […] On voit aussi en Italie des filles professant dans l’Université, enseigner la Philosophie, le Droit, la Medecine.

250. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre II. De l’Opéra-Sérieux. » pp. 184-251

La Salle est très-souvent remplie ; mais le public n’y court avec affluence que par ce qu’il lui faut un amusement ; & que par ce que tout Paris ne peut pas jouir à la fois des Spectacles qui sont en droit de lui plaire. […] Pourquoi le Compositeur a-t-il le droit de faire graver sa musique, & les paroles du Poème, tandis que le prémier Auteur ne retire d’autres profits de son Ouvrage que celui des représentations ? […] Celui-ci possède l’Art de se varier, il nous découvre à chaque instant des beautés nouvelles : on est en droit de reprocher à celui-là une triste uniformité ; il met plus volontiers en action des Paysans & des Ouvriers, des Ouvriers & des Paysans.

251. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Causes de la décadence du goût sur le théâtre. — Chapitre VIII. Des caractères & des Mœurs Tragiques. » pp. 131-152

Cette adresse du Poëte la dispense de répondre précisément sur le choix que ces Princes la pressent de faire de l’un d’eux, & amène cette belle Scène, où ces freres disputent de générosité, s’abandonnent réciproquement le droit d’aînesse & le Trône.

252. (1825) Des comédiens et du clergé « Table des matières, contenues dans ce volume. » pp. 409-427

., société de pèlerins qui s’était réunie pour jouer les saints mystères, pag. 85 ; obtiennent en 1402 des lettres patentes de Charles VI, pag. 90 ; et de François 1er en 1518, pag. 94 ; sont obligés par arrêt du parlement de Paris, de 1548, de ne plus établir leurs comédies que sur des sujets profanes, pag. 101 ; succèdent entièrement aux confrères de la Passion, pag. 103 ; obtiennent des privilèges, p. 107 ; leurs pièces soumises aux procureurs du roi, pag. 108 ; ils sont admis au Louvre et protégés du roi Louis XIV, pag. 112 ; la législation change en leur faveur, pag. 114 ; jouissaient à l’exclusion des autres classes du privilège de conserver leur noblesse, pag. 116 ; leurs droits comme citoyens dans l’Etat, pag. 125 ; leur profession étant instituée et protégée par les lois civiles et les diplômes du prince, ils n’en sont plus comptables au clergé, pag. 131 ; l’abjuration que le clergé exige de leur profession, ainsi que le refus de sépulture, qu’il leur fait à leur décès, sont des délits que les procureurs du Roi doivent poursuivre devant les tribunaux, pag. 134 et 282 ; ils font l’aumône aux cordeliers, aux capucins, aux augustins, qui la leur demandent par placet, et qui promettent de prier Dieu pour leur chère compagnie, pag. 175 ; les comédiens n’étant pas excommuniés dénoncés, le clergé ne peut leur faire l’application des anathèmes, pag. 182 ; saints et saintes honorés par l’Eglise romaine, et qui ont été comediens, pag. 193 ; piété et bienfaisance de Beauchâteau comédien, pag. 365*.

253. (1733) Dictionnaire des cas de conscience « Comédie. » pp. 765766-806

Leur possession est certaine ; il faut donc des raisons certaines pour les en déposséder : or il ne se trouve rien de certain et d’incontestable jusqu’à présent, qui puisse les faire déchoir de ce droit. […]  » Dans le Code des Canons d’Afrique, l’an 129. qui est tiré du Concile de Carthage de l’année 419. et qui est inséré dans le Droit Canon, on défend aux infâmes, tels que sont les Comédiens, de pouvoir former des accusations. « Toutes personnes, dit ce Canon Codice Canon. […] Les Evêques dans leurs Rituels et dans leurs Instructions touchant les Comédiens n’ont point fait un Droit nouveau : Ils ont suivi en cela les Pères de l’Eglise, et les Conciles dont on a rapporté ci-devant les autorités. Dans le Droit Canonique Cap. […] ils sont réputés infâmes et irréguliers : or l’infamie et l’irrégularité que les Comédiens contractent, n’est point une infamie et une irrégularité pareille à celle que contractent par exemple ceux qui se marient deux fois, ce que l’on appelle Bigames, ou ceux qui sont dans de certains emplois de Justice ; celle-ci ne suppose point de péché ; elle est, comme parle le Droit, une irrégularité par défaut « Ex defectu Sacramenti vel lenitatis.

254. (1753) Compte rendu de Ramire « Compte rendu de Ramire » pp. 842-864

Il ne craint point d’avancer, que ces Abbés, qui suivent les spectacles, ne sont rien moins que la bonne odeur du Clergé, & qu’ils n’ont aucun droit aux récréations les plus innocentes, en vertu de leurs fatigues apostoliques, ou de leurs occupations ascétiques.

255. (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « EXTRAIT Du Journal de Trevoux ; Mois d’Avril 1753. Art. XXXIX. » pp. 59-70

Il ne craint point d’avancer, que ces Abbés, qui suivent les spectacles, ne sont rien moins que la bonne odeur du Clergé, & qu’ils n’ont aucun droit aux récréations les plus innocentes, en vertu de leurs fatigues apostoliques, ou de leurs occupations ascétiques.

256. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Quatorzième Lettre. De madame D’Alzan. » pp. 260-274

Tout est permis, hors le crime, à celle qui reclame des droits aussi saints.

257. (1665) Lettre sur les observations d’une comédie du sieur Molière intitulée Le Festin de Pierre « APOSTILLE » pp. 33-57

La pièce de Molière va causer des désordres épouvantables, et le zélé réformateur des ouvrages de théâtre, le bras droit des tartufes, l’observateur enfin qui a écrit contre lui, parle à la fin de son ouvrage comme un désespéré qui se prend à tout.

258. (1726) Projet pour rendre les spectacles plus utiles à l’Etat « Projet pour rendre les spectacles plus utiles à l’Etat » pp. 176-194

Pour contenir les Auteurs et les Comédiens dans les règles des bienséances et des bonnes mœurs, il est à propos que deux de ces Commissaires de spectacles aient deux places de droit des plus commodes pour assister quand ils pourront aux représentations comme Censeurs publics.

259. (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. L’Arétin, le Tasse, l’Arioste. » pp. 38-79

Ses obscénités, sou libertinage, son effronterie, son irréligion, sa causticité, sa présomption avec les connoissances les plus superficielles, la bassesse de ses sentimens & de sa conduite, lui donneroient incontestablement le droit de filiation dans toutes les troupes de comédiens. […] A quatre ans dans les classes, il étonnoit ses maîtres, effaçoit tous ses condisciples ; à sept ans il composa le poëme de Renaud, prélude de la Jérusalem délivrée ; a dix-sept ans il avoit fait les trois cours de Philosophie, de Théologie & de Droit civil & canon, & en soutint avec applaudissement les theses générales ; savoit le grec & le latin aussi-bien que sa langue naturelle. […] Le Tasse voulut faire entendre qu’il se repentoit, non de ses amours, de ses piéces de théatre, mais d’avoir donné du temps à l’étude du droit & de la théologie, au lieu de le donner à la poësie.

260. (1759) Lettre de M. d'Alembert à M. J. J. Rousseau « Chapitre » pp. 63-156

Dites, Monsieur, si vous le voulez, qu’il est le plus facile de tous ; mais ne cherchez pas à lui enlever le droit de nous attendrir ; il me semble au contraire qu’aucun genre de pièces n’y est plus propre ; et s’il m’est permis de juger de l’impression des autres par la mienne, j’avoue que je suis encore plus touché des scènes pathétiques de l’Enfant prodigue p, que des pleurs d’Andromaque et d’Iphigénie. […] Mais les malheurs de la vie privée n’ont point cette ressource à nous offrir ; ils sont l’image fidèle des peines qui nous affligent ou qui nous menacent ; un Roi n’est presque pas notre semblable, et le sort de nos pareils a bien plus de droits à nos larmes. […] C’est là où l’amour-propre ne peut se faire illusion ni sur les succès, ni sur les chutes ; et pourquoi refuserions-nous à un Acteur accueilli et désiré du public, le droit si juste et si noble de tirer de son talent sa subsistance ?

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