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148. (1647) Traité des théâtres pp. -

Mais ayant donné connaissance à plusieurs que mon labeur était sous la presse, et l’impression d’icelui étant déjà à sa fin, il n’y avait plus lieu de le retenir. […] Tantôt on y introduira quelque homme perdu qui y usera de mille ruses pour séduire une femme, et triompher à la fin de sa chasteté. […] En fin après que les partisans des Théâtres se sont ainsi tournés de tous les côtés pour tâcher de les défendre, la force de la vérité tire d’eux une demi-confession. […] fs FIN. […] Comprendre : « les représentations causent cent fois plus de mal qu’il ne peut découler de bien d’une fin morale montrant que ces mauvaises pratiques n’ont pas eu une bonne issue ».

149. (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XXIII. Première et seconde réflexion sur la doctrine de Saint Thomas. » pp. 82-84

Ils se relevèrent quelque temps après sous une autre forme dont il ne s’agit pas ici ; mais comme l’on ne voit pas que Saint Thomas en ait fait aucune mention, l’on peut croire qu’ils n’étaient pas beaucoup en vigueur de son temps, où l’on ne voit guère que des récits ridicules d’histoires pieuses, ou en tout cas certains jongleurs, joculatores, qui divertissaient le peuple, et qu’on prétend à la fin que Saint Louis abolit, par la peine qu’il y a toujours à contenir de telles gens dans les règles de l’honnêteté.

150. (1758) P.A. Laval comédien à M. Rousseau « AU LECTEUR. » pp. -

Si l’on rencontre quelques fautes d’impression, c’est une suite de la promptitude avec laquelle les Ouvriers ont travaillé, je crois pourtant qu’elles y sont assez rares ; et; j’ai fait mettre à la fin du Volume un Errata pour corriger les plus grossieres.

151. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre I. De la Pudeur. » pp. 4-35

Il est plus surprenant encore qu’on fasse ces distinctions dans la religion Chrétienne, dont l’adorable auteur passoit pour fils d’un Charpentier, dont les premiers Pasteurs étoient de la lie du peuple, dont tous les Disciplès regenérés dans le même baptême, rachetés par le même sang, nourris du même corps, professant le même Evangile, destinés à la même fin, sont tous freres, & ne doivent avoir qu’un cœur & une ame. […] Chez les Romains, quand les mœurs furent entierement corrompues, le peuple demandoit à la fin du spectacle, comme la petite piéce, que les actrices se deshabillassent : Nudentur Mimæ. […] Mais à la fin tout se retrouve, & on meurt. […] Cette aisance, ou plutôt cette impudence est le fin de l’art, & le vrai mérite d’un Comédien. […] On compare la pudeur à l’Hermine, espece de Belette, qui se trouve dans les pays froids, dont le poil est extrêmement blanc & fin, & la peau prétieuse sert d’ornement aux personnes les plus élevées, & en les ornant, leur fait d’utiles leçons.

152. (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE III. L’insolence du Théâtre Anglais à l’égard du Clergé. » pp. 169-239

 » A la fin de cet Acte ; Bulle parle de la bigamie, et résout ainsi le cas. […] Le Grand Prêtre Joad est l’un des premiers rôles de son Athalie : le Poète a égard à la dignité du personnage, il le fait un homme de probité et de valeur, et lui conserve jusqu’à la fin un caractère éclatant. […] Le Relaps au contraire a pour fin de flétrir le Sacerdoce, et d’en anéantir le caractère autant qu’il est en son pouvoir : de façon que le tout pour le tout, il s’en faut bien que Shakespeare soit aussi criminel que lui. […] il épousa la fille du Roi : son crédit et son pouvoir allaient si loin qu’il mit fin à l’usurpation d’Athalie : il fut lui-même à la tête du rétablissement du légitime Monarque. […] L’Auteur immédiat de la Religion Chrétienne, les pouvoirs, les fonctions, la fin du Sacerdoce de ses Ministres, tout cela est bien plus relevé qu’il ne l’était dans le Judaïsme.

153. (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE X. » pp. 171-209

Ecoutons encore Tertulien, Mademoiselle, c’est lui qui s’est chargé de répondre : quiconque jouit1 tranquillement du Spectacle, sans s’écarter en apparence des Loix de la modestie, étant retenu par son âge ou par sa dignité, ou par la sévérité de son caractère, n’est pas aussi insensible au fond de l’ame, qu’il veut bien le supposer ; courroit-il à l’Amphithéâtre avec tant d’empressement, s’il ne prenoit aucune satisfaction à voir ce qui s’y passe : ce plaisir suppose l’affection & le consentement de la volonté, le mal a des progrès successifs, le poison ne fait pas son effet sur le champ, mais peu-à-peu, c’est une sémence qui demeure quelque tems en terre, & qui produit à la fin des fruits de mort, ut fructificent morti 1. […] Là, c’est un Dieu qui commande au néant, une seule de ses paroles suffit pour créer le monde ; ici, c’est l’homme rébelle, chassé du Paradis, déchu de sa gloire primitive, les ténébres de l’ignorance ont inondé son esprit, la corruption s’est glissée dans son cœur ; la plus excellente Créature qui vive sur la terre, est dominée par les êtres inférieurs qui sont chargés de le punir ; on lui promet un Redempteur dont la grace anticipée est accordée à tous les hommes, on assure un prix immortel à la vertu, & l’on ménace les impies d’une peine qui n’aura point de fin. […] Israël est puni d’une double captivité, qui met fin à son idolâtrie.

154. (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XXV. Quatrième, cinquième et sixième réflexion : passage exprès de Saint Thomas, et conciliation de ses sentiments. » pp. 88-92

Pour donc prouver quelque chose, et pour satisfaire à la première condition, d’abord il faudrait montrer, ou qu’il ne soit pas nuisible d’exciter les passions les plus dangereuses, ce qui est absurde ; ou qu’elles ne soient pas excitées par les délectables représentations qu’on en fait dans les comédies, ce qui répugne à l’expérience et à la fin même de ces représentations comme on a vu ; ou enfin que Saint Thomas ait été assez peu habile pour ne sentir pas qu’il n’y a rien de plus contagieux pour exciter les passions, particulièrement celle de l’amour, que les discours passionnés : ce qui serait la dernière des absurdités, et la plus aisée à convaincrez par les paroles de ce saint, si la chose pouvait recevoir le moindre doute.

155. (1733) Theatrum sit ne, vel esse possit schola informandis moribus idonea « Theatrum sit ne, vel esse possit schola, informandis moribus idonea. Oratio,  » pp. -211

Vestra omnium prima culpa est, Poëtæ Dramatici, qui à fine poësi dramaticæ posito aberratis. […] Si elle donne un libre cours aux fureurs du crime, elle lui reservera une fin imprevuë & funeste. […] Telle fut la fin qu’ils crurent devoir se proposer. […] qu’en user d’autre sorte, c’est s’écarter criminellement de la fin proposée au Poëte & à la Poësie du Théatre ? […] C’est pour cette fin qu’Apollon vous accorde des Vers si heureux, si aisés, si dociles à la Lyre.

156. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Huitième Lettre. De la même. » pp. 100-232

mais on n’évite pas assez ces fines équivoques, que Regnard crut devoir substituer aux expressions, souvent trop crues, de son Maître. […] Tout ce que ce genre a d’honnête, de fin, de délicat, nous le mettrions au Théâtre de la Nation : il ne porterait aucun préjudice au jeu des Acteurs, par les précautions, que l’on détaille au Titre suivant2. […] Les Laudicènes Romains & les Sophoclées des Grecs ne formaient un concours d’applaudissemens harmoniques, qu’à la fin des Pièces ; ils n’intérompaient jamais la représentation, Je sais bien que cet abus ne déplaît ni aux Auteurs ni aux Comédiens : mais joue-t-on la Comédie pour ces messieurs ou pour le Public ? […] Les chefs-d’œuvres engouent à la fin ; & je préférerais le Gentilhomme-de-Beauce, ou la Femme-Juge-&-Partie que je n’ai jamais vus, au Misanthrope, dont on m’a rassasié. […] Comment, dira-t-on, des jeunes-gens de la première distinction, s’exposeront-ils sur un Théâtre, au risque d’être jugés par le Peuple, & improuvés, comme vous permettriez qu’on le fit aux entr’actes & à la fin des Pièces ?

157. (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « V. Si la comédie d’aujourd’hui purifie l’amour sensuel, en le faisant aboutir au mariage.  » pp. 19-24

La postérité saura peut-être la fin de ce Poète comédien, qui en jouant son malade imaginaire ou son médecin par force reçut la dernière atteinte de la maladie dont il mourut peu d’heures après et passa des plaisanteries du théâtre parmi lesquelles il rendit presque le dernier soupir, au tribunal de celui qui dit : « Malheur à vous qui riez, car vous pleurerez »Luc, VI, 25.

158. (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XV. Les spectacles éteignent le goût de la piété. » pp. 133-137

L’harmonie de l’âme est entièrement dissipée à la comédie, puisqu’on y perd ordinairement les sentiments de la pudeur, de la piété et de la religion, si on y va souvent ; et elle est fort ébranlée, pour peu qu’on y aille, parce qu’elle excite et réveille les passions ; parce qu’elle fait ou doit faire cet effet dans tout le monde ; parce que c’est son but, sa fin et son dessein, et que ce n’est que par accident qu’elle ne le fait pas toujoursbd.

159. (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — PREMIERE PARTIE. — CHAPITRE IV. Des Femmes de Théâtre. » pp. 42-48

Si une fois le Théâtre était amené à ce point de perfection, qui ne manquerait pas à la fin de réunir tous les suffrages, l’inconvénient même des femmes, ou cesserait entièrement, ou serait considérablement diminué ; les bonnes mœurs, qui règneraient dans toutes les Pièces, n’instruiraient pas moins les Actrices que les Spectateurs ; et d’ailleurs on pourrait encore conserver les femmes, en prenant les précautions que l’on trouvera dans la Méthode de la Réformation, que je donnerai à la suite de ce Traité.

160. (1643) La discipline des Eglises prétenduement réformées « Chapitre XIV. Des règlements ou avertissements particuliers » pp. 381-625

[NDE] Nous reproduisons le texte de 1663, auquel est ajouté des références aux textes des Synodes, mais ajoutons à la fin une "censure" qui figure dans le texte de 1643 à la suite de ces articles, mais qui ne figure pas dans l'édition de 1663.

161. (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique —  CHAPITRE XII. De la Déclamation Théatrale des Anciens. » pp. 336-381

Nous sentons nos oreilles agréablement frappées par une prose nombreuse ; mais ferons-nous à Cicéron le procès que lui fait Quintilien, pour avoir écrit, quo me vertam nescio, parce que c’est la fin d’un trimetre, & d’avoir écrit pro misero dicere liceat, qui est un trimetre presque entier ? Ciceron dans son Livre de l’Orateur nous apprend l’attention qu’il avoit à placer les pieds qui conviennent au commencement, au milieu, & à la fin d’une Période, & il nous rapporte que cette Phrase, Patris dictum sapiens, temeritas Filii comprobavit, fut, quand il la prononça, extrêmement applaudie, à cause du Dichorée qui la termine. […] Nos oreilles seroient-elles offensées, si elles ne trouvoient pas à la fin de cette phrase un Dichorée ? […] Jucundam & in fine quasi tinnientem.

162. (1665) Réponse aux observations touchant Le Festin de Pierre de M. de Molière « Chapitre » pp. 3-32

Elle est, dit-il, tout à fait scandaleuse et diabolique ; on y voit un enfant mal élevé qui réplique à son père, une religieuse qui sort de son couvent, et à la fin ce n’est qu’une raillerie que le foudre qui tombe sur ce débauché. […] Et quoique ses vers ne soient remplis que de pensées aussi honnêtes qu’elles sont fines et nouvelles, doit-on s’étonner si vous avez tâché de montrer à notre illustre monarque que ses ouvrages causaient un scandale public par tout son royaume, puisque vous savez qu’il est si sensible du côté de la piété et de la religion ?

163. (1632) Les Leçons exemplaires de M.I.P.C.E. « Livre III, Leçon X. LA COMEDIENNE CONVERTIE. » pp. 461-479

Une sacrée fureur qui élevant le courage de Rosoria au-dessus d’elle-même l'a fait venir à la fin de l’action vêtue encore à la façon de Sainte Cécile, se jeter aux pieds de la Reine, et les embrassant étroitement et baignant de ses larmes avec une voix interrompue de sanglots qui émouvaient à compassion les entrailles d’un chacun elle lui a fait cette harangue. […] Je m’assure que vous n’avez point vu de telle conversion à la fin des sermons que vous avez ouïs et si cette ville est remplie de beaucoup de pécheresses qui auraient plus de besoin de faire pénitence que l’innocente et Chaste Rosoria. « Certes dis-je à Monsieur l’Ambassadeur, voila un changement admirable de la droite de Dieu, oui la droite de Dieu a relevé le courage de cette fille ô que c’est une chose puissante qu’une forte inspiration, à raison de quoi le S.

164. (1607) Prologue de La Porte, Comédien

Le troisième est Johannes Vigneriusu en son Institution au traicté de la Tempérance vers la fin, verset 12, au titre De Eutrapeliâ. […] [NDE] Bartolomeo Fumi (Bartholomaeus Fumus, fin XVe-ca 1555), dominicain italien, Summa, sive Aurea armilla, Venise, O. 

165. (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE V. Réforme de Fagan. » pp. 110-128

La comédie fut ensevelie avec l’empire de Rome, & ne reparut en Orient qu’à la fin du septieme siecle, à l’occasion des Iconoclastes. […] Etoit-il supportable aux yeux des Philosophes Payens que sur la fin de l’empire les théatres fussent bâtis plus superbement que les Temples, & que les jeux du cirque fussent plus brillans que les cérémonies religieuses ? […] A la fin de l’empire en Occident au cinquieme siecle, & en Orient au quinzieme, quand Mahomet II prit Constantinople, il n’y avoit plus ni Temples ni Philosophes Payens ; les théatres de Pompée, de Scaurus, de Marcellus, les plus magnifiques de tous, ne subsistoient plus.

166. (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique —  CHAPITRE VI. Histoire de la Poësie Dramatique chez les Romains. » pp. 145-175

Les Piéces d’Andronicus firent oublier aux Romains les Satyres : ils n’en voulurent plus d’autres, tant que les Poëtes jouerent eux-mêmes dans leurs Piéces ; mais lorsque ces Représentations eurent été abandonnées à des Personnes viles, les Jeunes Gens de Rome n’ayant plus la même considération pour les Acteurs, reparurent sur le Théâtre, pour réciter à la fin de la Piéce sérieuse, quelques Vers badins. Ces nouvelles Satyres, furent nommées par cette raison Exodia, d’un mot Grec qui signifie fin, & furent associées aux Piéces nommées Atellanes, d’Atella Ville de Toscane. […] Socrate dit le contraire à la fin du Banquet : mais comme c’est après avoir bu dans une coupe très-profonde, & devant deux Auditeurs qui aiment mieux s’endormir que de le refuter, je crois, malgré l’autorité de Socrate, qu’il est presque impossible que le même homme excelle également dans deux Genres aussi opposés que le Terrible, & le Plaisant.

167. (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique — CHAPITRE IX. Défauts que les Etrangers ont coutume de reprocher à notre Tragédie. » pp. 231-259

J’en ai rapporté un morceau à la fin de mes Remarques sur cette Piéce. […] Antigone pour avoir donné la sépulture au cadavre de son frere, est condamnée à mort, dans le moment qu’elle doit épouser Hémon, qui lorsqu’il apprend la fin cruelle de sa future Epouse, va se tuer sur son corps : cependant ces deux Amans ne parlent point de leur Passion dans cette Piéce, & ne se trouvent jamais ensemble sur la Scene. […] Ce que j’ai dit à la fin de mes Remarques de la maniere dont elle a été imitée dans un Oratorio, & de la fidelle traduction de l’Abbé Conti, & de celle qu’on annonce de l’Espagne, prouve une estime générale, & voici ce que Riccoboni en a dit après avoir examiné tous les Théâtres de l’Europe : Je donne à Athalie le pas sur toutes les Tragédies modernes.

168. (1666) Réponse à la lettre adressée à l'auteur des Hérésies Imaginaires « Ce I. avril 1666. » pp. 1-12

Vous dites pourtant quelque chose sur la fin votre lettre. […] Il n’ignore pas que ce qu’il y a de plus fin dans l’éloquence, les grâces les plus naturelles, les manières les plus tendres et les plus capables de toucher, se trouvent dans ces sortes d’ouvrages. […] Desmarets après avoir passé sa vie à faire des romans et des comédies, a sauté tout d’un coup jusqu’au plus haut degré de la contemplation, et de la spiritualité la plus fine.

169. (1697) Histoire de la Comédie et de l’Opéra « HISTOIRE ET ABREGE DES OUVRAGES LATIN, ITALIEN ET FRANCAIS, POUR ET CONTRE LA COMÉDIE ET L’OPERA — CHAPITRE IV. » pp. 78-112

» Il faut croire que c’et un remords de conscience qui la fait rétracter ; mais je crois que s’il avait écouté attentivement tous les remords de ce témoins intérieur, il aurait rétracté à la fin de sa Lettre, tout ce qu’il y avait avancé, et il aurait épargné les travaux de beaucoup d’Ecrivains. […] C’était la fin qu’il s’était proposée, soit par la comparaison de la Comédie avec les champignons si décriés par les Médecins, soit par le dénombrement des vices qui en sont les suites funestes et ordinaires, comme les querelles, les envies, les moqueries, les folles amours. […] Le prétexte du mariage est bien développé par la remarque solide ; que le remède des réflexions ou du Mariage vient trop tard, que déjà le faible du cœur est attaqué s’il n’est vaincu, et que l’union conjugale est trop grave et trop sérieuse pour passionner un Spectateur qui ne cherche que le plaisir ; que le Mariage n’est la fin des Comédies que par façon et pour la forme.

170. (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — TROISIEME PARTIE. — Tragédies à conserver. » pp. 128-178

Il arrive presque toujours, dans les Ouvrages dramatiques d’aujourd’hui, que les désordres de cette passion sont récompensés ou conduisent à une fin heureuse : dans Andromaque, au contraire, ils sont punis avec toute la sévérité qu’ils méritent. […] En effet, une fille qui consent que son Amant l’enlève, dans l’instant qu’elle est à l’Autel pour en épouser un autre que son père lui a destiné, et qui à la fin se trouve réduite par la mort de son mari à se tuer elle-même, ne peut, je pense, que présenter une leçon bien utile aux jeunes personnes ; puisque malheureusement il s’en trouve qui ne craignent pas de s’exposer au sort de Servilius et de Valérie. […] Je n’ai rien à dire non plus contre l’amour de Plisthène et de Théodamie ; c’est plutôt l’effet d’une sympathie naturelle, qu’une véritable passion ; puisqu’il se trouve à la fin qu’ils sont frère et sœur : cependant cet amour a servi infiniment à l’Auteur, que je trouve très louable de l’avoir imaginé, et encore plus d’en avoir sû faire un si bon usage : car, outre qu’il n’offre rien qui blesse la bienséance la plus austère, les deux Amants sont d’ailleurs occupés de motifs trop importants pour s’amuser à filer des Scènes de tendresse ; aussi l’Auteur les a-t-il évitées avec grand soin, et ne s’est servi de l’amour que pour donner plus de force à la compassion de Plisthène, qui sans cela ne devrait s’intéresser que médiocrement à la vie du père de Théodamie, ne sachant pas qu’il fût aussi le sien.

171. (1665) Observations sur une comédie de Molière intitulée Le Festin de Pierre « Observations sur une comédie de Molière intitulée Le Festin de Pierre » pp. 1-48

Et cet homme de bien appelle cela corriger les mœurs des hommes en les divertissant, donner des exemples de vertu à la jeunesse, réprimer galamment les vices de son siècle, traiter sérieusement les choses saintes ; et couvre cette belle morale d’un feu de charte, et d’un foudre imaginaire, et aussi ridicule que celui de Jupiter, dont Tertullien raille si agréablement ; et qui bien loin de donner de la crainte aux hommes, ne pouvait pas chasser une mouche ni faire peur à une souris : en effet, ce prétendu foudre apprête un nouveau sujet de risée aux Spectateurs, et n’est qu’une occasion à Molière pour braver en dernier ressort la Justice du Ciel, avec une âme de Valet intéressée, en criant « mes gages, mes gages m » : car voilà le dénouement de la Farce : ce sont les beaux et généreux mouvements qui mettent fin à cette galante Pièce, et je ne vois pas en tout cela, où est l’esprit ? […] L’Hérésie qui a fait tant de ravages dans cet Etat, n’a plus de mouvement ni de force, et si elle respire encore, s’il lui reste quelque marque de vie, l’on peut dire avec assurance qu’elle est aux abois, et qu’elle tire continuellement à sa fin. […] FIN.

172. (1758) Lettre à Monsieur Rousseau sur l'effet moral des théâtres « Lettre à Monsieur Rousseau sur l'effet moral des théâtres, ou sur les moyens de purger les passions, employés par les Poètes dramatiques. » pp. 3-30

Si Dom Sanche n’était, jusqu’à la fin, que le fils d’un Pêcheur ; si ce fils d’un Pêcheur ne se trouvait pas tout à coup, je ne sais comment, l’héritier légitime du trône d’Aragon ; si ce fils d’un Pêcheur ne devenait Roi que parce qu’il aurait mérité de l’être par ses vertus, je crois que la pièce aurait bien pu être sifflée : mais on ne reprocherait pas à l’Auteur de n’avoir pas fait servir son art à déraciner l’une des plus extravagantes et des plus anciennes préventions des hommes. […] D’abord, je conviens que je suis un de ces partisans du théâtre, qui vous diront que si les Auteurs abusent du pouvoir d’émouvoir les cœurs, cette faute doit être attribuée aux Artistes, et nullement à l’art même : et j’avoue qu’en consultant mon cœur, à la fin de plusieurs pièces dramatiques, je me suis senti plus disposé à régler mes passions, qu’après avoir lu tous les Moralistes anciens et modernes : j’avoue aussi ingénument que je ne conçois pas comment « le théâtre purge les passions qu’on n’a pas, et fomente celles qu’on a. » Cette métaphysique est trop au-dessus de mon faible entendement : je la respecte donc, et me contente de prouver qu’il purge en nous les passions, que nous avons, par des moyens plus sûrs, quoique plus agréables, qu’aucun de ceux qu’ont employés tous les Philosophes, et tous les Ecrivains sacrés et profanes. […] Vous soupçonnez que les crimes de Phèdre et de Médée pourraient bien ne pas être plus détestés à la fin de ces pièces, qu’au commencement : et satisfait de votre doute, vous vous écriez impétueusement, « que toutes ces vaines prétentions approfondies sont puériles et dépourvues de sens ! 

173. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre premier.  » pp. 2-36

On auroit du faire le même honneur à Corneille, à Quinault, à Lulli, on le fera à Racine, à Crébillon, & dans la suite immense des siécles au grand Voltaire jusqu’à la fin du monde ; mais il me semble qu’on ne devroit pas prendre leur mort pour époque, il faudroit choisir quelque événement brillant de leur vie : car leur mort n’est pas brillante. […] Il fut fait, après la mort de Moliere, une piéce qui se trouve à la fin de son théatre, intitulée l’Ombre de Moliere, qui vaut mieux que l’Assemblée de l’Abbé Schrone. […] Le premier acteur, sans récueillir les suffrages, prend la parole, à la fin de la piéce, c’étoit dans son rôle, s’érigeant en juge souverain, il prononce sur son mérite, & la déclare digne de la plus brillante couronne, une couronne de laurer descend du Ciel, le premier acteur la reçoit, & la pose sur la tête du poëte, qui s’y étoit préparé, & l’attendoit avec humilité ; il la reçut avec joie. […] Après le Mauvais succès de la piéce, ce double couronnement étoit comique, il fut célébré par les sifflets, & tint lieu de la petite piéce qu’on donne à la fin, pour consoler des horreurs de la grande. […] C’est un homme unique dans l’Univers, il n’a pas eu son pareil depuis le déluge, il a composé quarante opéras, il coule de sa plume de la musique sans fin, comme les eaux du Danube, il est récherché de tous les Potentats ; le Sophi, le Mogol, l’Empereur de la Chine & du Japon vont l’enlever à l’Europe ; cet homme cependant est si humble, & si désintéressé, il a une si haute idée de l’opéra de Paris, qu’il prie à genoux les directeurs de vouloir bien recevoir & jouer un opéra François, qu’il a essayé de faire ; car il fait le François mieux que l’Allemand ; cet Orphée Autrichien, a un goût, une vénération que rien n’égale pour cette langue, qu’il met sans façon au-dessus des langues mortes & vivantes, pour la belle musique de toute espece ; car il s’est essayé dans toutes les langues, & ses opéras Chinois sont admirables ; il veut bien se contenter de la part qu’on donne aux musiciens, offrant de prendre sur son compte le voyage, & le séjour de Paris, & d’envoyer même auparavant sa piéce à examiner à tout l’orchestre parisien, &c.

174. (1769) Dissertation sur les Spectacles, Suivie de Déjanire, Opéra en trois actes, par M. Rabelleau pp. -71

De même en parlant des Spectacles des Romains, la jeunesse de Rome , dit-il représentoit publiquement à la fin des grandes pieces les Attellanes ou exodes sans déshonneur ; l’opprobre tomboit moins sur la représentation même, que sur l’état où l’on en faisoit métier . […] Germain ; les paroles de Benserade, à la fin duquel on représenta les deux premiers actes de Mélicerte & le Sicilien, ou l’amour peintre : en 1669, le ballet de Flore de Benserade, la Princesse d’Elide & Pourceaugnac : en 1670, le divertissement royal ou les amans magnifiques, le bourgeois gentilhomme, la Bérenice de Racine, dont le sujet lui fut donné par Madame Henriette d’Angleterre : en 1671, Psiché tragi-comédie, composée par ordre du Roi par Moliere, Corneille, Quinault & Lulli, exécutée dans la salle des Thuilleries construite exprès : en 1672, Bajazet de Racine, &c. […] Sur la fin de cette année, il se fit un changement dans les deux troupes. […] L’une représente une intrigue conduite à sa fin par toutes les nuances, les finesses & l’art du dialogue : l’autre, en s’exprimant dans un degré d’éloignement qui suppose dans le spectateur l’impossibilité d’entendre les interlocuteurs, ne lui devient intelligible que par les situations & par des intérêts assez grands & assez vifs, pour que les gestes puissent suppléer au défaut des paroles. […] Les personnages ne doivent entrer sur la scène, y rester & en sortir qu’animés & transportés des sentimens les plus grands, les plus vifs & les plus délicats : alors les interlocutions du dialogue deviennent peu de chose, toutes les scènes ne sont plus qu’un composé de monologues enchaînés avec art l’un à l’autre ; la fin de chaque acte amene naturellement des fêtes & des danses, & l’ensemble de ce spectacle doit former une illusion d’autant plus parfaite, qu’il joint à la cadence des vers & aux charmes de la poésie, la mélodie du chant, l’harmonie des accords, & tout l’enchantement de la Musique, soutenu par l’éclat brillant & le prestige de la peinture.

175. (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE II. L’Impiété du Théâtre Anglais. » pp. 93-168

 » Vers la fin de cette Pièce, on badine sur les apparitions miraculeuses ; et pour s’en moquer d’une manière plus sensible, on fait tout à coup apparaître un Diable sur le Théâtre. […] On ne voit pas quelle peut être la fin du Poète dans cet abus de l’Écriture ; si ce n’est d’égaler Mustapha à Moïse, et la victoire d’un parti séditieux à un aussi grand miracle que le fut la délivrance des Israélites. […] Vous croiriez le Chevalier Paul Plyant à la fin de son rôle après avoir longtemps insulté à la Providence : mais comme si ce n’en était point assez pour contenter tout le monde, il enfante un nouveau monstre d’impiété plus affreux encore que les premiers : P. 19. […] A la fin de la Pièce, le Poète qui parle dans le Chœur expose ces aventures tragiques, en montre l’origine, et déclare que c’est Créon même qui a été puni de la sorte pour ses hauteurs et son irréligion. […] Mais la fin de cette Pièce est une excellente moralité.

176. (1675) Entretien sur les tragédies de ce temps pp. 1-152

Pourquoi donc voulez-vous qu’on ne puisse se passer de cette passion, si les Héros dont j’ai parlé, ont plu malgré l’entêtement où l’on est, et s’ils ont plu par d’autres passions, ne peut-on pas trouver, sans l’amour, de quoi soutenir une action depuis le commencement jusqu’à la fin ? […] Ce ne serait pas les Savants, puisqu’une Tragédie arrive à sa fin par les autres passions, encore mieux que par l’amour. La fin d’une Tragédie est d’exciter la pitié et la crainte ; est-il nécessaire pour me faire craindre, qu’un homme ait de l’amour, et ne peut-on avoir pitié que d’un Amant malheureux ? […] Si l’on plaît aux Savants, on plaira bientôt à la Cour, où il y a des Savants aussi bien qu’ailleurs ; et je puis dire, que les Savants de la Cour valent bien les autres, puis qu’avec la Science ils joignent un certain caractère d’esprit, fin et délicat, qui sert admirablement pour bien juger. […]   FIN.

177. (1731) Discours sur la comédie « SECOND DISCOURS » pp. 33-303

Fin de la première partie. […] Fin de la seconde partie. […] Fin de la troisième Partie. […] Fin de la cinquième Partie. […] Fin du second Discours.

178. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre VII. Parallèle du Poème épique avec les Pièces du nouveau genre. » pp. 107-112

L’Auteur de Sancho-Pança fait aussi des merveilles. « A la fin finale j’arrivons. » Je défie qu’on trouve là de l’enflure.

179. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [Q] » pp. 444-446

Le Burlesque & la Parodie sont deux genres bien différens : la Parodie est une plaisanterie fine, capable d’amuser & d’instruire les esprits les plus sensés & les plus polis ; le Burlesque, est une bouffonnerie misérable, qui ne peut plaire qu’aux méchans.

180. (1756) Lettres sur les spectacles vol. 2 «  HISTOIRE. DES OUVRAGES. POUR ET CONTRE. LES THÉATRES PUBLICS. — NOTICES. PRÉLIMINAIRES. » pp. 2-100

La fin de la Tragédie est de nous intéresser par des émotions de terreur & de pitié, purgées de ce qu’elles ont de trop dur ou de fâcheux, quand les malheurs sont réels ; & la fin de la Comédie est de corriger les mœurs. […] Au reste, la Poésie n’a de mauvais que l’abus qu’on en peut faire, & qui provient de ce que son unique fin est de plaire. […] Bossuet, s’y augmenta sans fin par le faste, par les débauches & par la fainéantise qui en résulte toujours. […] Nous aurons lieu de donner vers la fin de ce volume une note qui prouve que la Ville de Marseille a encore des Citoyens qui se font honneur de cette pureté de mœurs de leurs ancêtres. […] Les hommes & les femmes entendoient encore en France, dans le sixieme siecle, la langue Latine ; mais vers la fin du huitieme siecle, la décadence du Latin augmenta encore plus, de maniere que Marculphe ne se cachoit pas, que les Sçavans traiteroient de folie le mauvais Latin de sa collection de formules, velut deliramenta reputabunt.

181. (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique —  CHAPITRE XI. Les Grecs ont-ils porté plus loin que nous la perfection de la Tragédie ? » pp. 316-335

Nos Poëtes obligés depuis la suppression des Chœurs à donner plus d’étendue à l’Action, & ne pouvant soutenir le même feu des Passions dans une Action étendue, ont réuni ces deux espéces de Tragédie, dont l’une étoit appellée par les Grecs Pathétique, & l’autre ηθἱκη ; ils nous occupent par les peintures de ces grands caracteres, soutenus depuis le commencement jusqu’à la fin, par des délibérations que font tranquillement entre eux, des Personnages assis, comme Auguste avec ses Conseillers, Ptolomée avec les siens, Mithridate avec ses Fils, Scenes que ne connoissoit point la Tragédie Grecque, où il y a plus de mouvemens que de discours. […] Le défaut ordinaire de notre Tragédie est de n’être point assez Pathétique, & de remettre presque toujours à la fin, l’Ame dans sa tranquillité.

182. (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE VI. Où l’on examine si le Bal public proposé par M. Rousseau ne serait pas plus préjudiciable aux mœurs de Genève, que le spectacle qu’il proscrit. » pp. 211-224

Vos fêtes publiques ennuieront à la fin ; vos exercices ne peuvent être des amusements journaliers pour des gens accablés déjà de fatigue par leurs travaux ordinaires. […] FIN.

183. (1782) Le Pour et Contre des Spectacles « Seconde lettre contre les spectacles. » pp. 60-145

D’ailleurs l’Idolatrie ne regnoit plus en Occident, avant la fin du cinquieme siécle, & elle étoit entiérement abolie en Orient, avant la fin du sixieme. […] Le poison le plus fin n’est-il pas le plus mortel ? […] Si vers la fin du sixieme siécle, la Comédie n’étoit qu’une pernicieuse leçon d’impudicité, comment a-t-elle pu avoir alors tant de partisans ? […] La résistance à la grace cessera-t-elle d’être un péché, parce qu’on en abusera jusqu’à la fin ? […] Et la petite piéce, qu’on donne à la fin, n’est-elle pas ordinairement infame ?

184. (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE VIII. Sentiment de S. Thomas. » pp. 178-198

On y supplée en France par les danses, les fêtes des entr’actes, & la petite piece à la fin. […] Elle est en ce sens bonne ou mauvaise, selon la fin, l’usage, les circonstances. […] Ainsi le théatre regardé dans la pratique réelle, dans l’ordre moral, tel qu’il devroit être & ne sera jamais, tel qu’il ne devroit pas être & qu’il est & sera toujours, avec les circonstances qui précèdent, accompagnent, suivent la représentation, la fin qu’on s’y propose, les dispositions avec lesquelles on y va, les effets qu’il produit, d’une chose indifférente par sa nature, devient un divertissement très-dangereux, très-mauvais, qu’on ne peut se permettre en conscience.

185. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre III. De la Musique Française & Italienne. » pp. 252-286

Notre style marche d’un pas égal, rien ne l’arrête : il est semblable au ruisseau qui coule sur un sable fin. […] Si la voix commence seule, l’instrument répète en écho le chant ; ce chant bisarre roule de corde en corde, de ton en ton, de mode en mode, & l’on ne saurait dire à la fin de quel mode il est. […] Le Maître de musique de l’Empereur, répondit à son tour : que par-tout où se trouvait son Maître, il pouvait prétendre le pas ; & que la musique Française devait être plus considérable que sa source ; de même qu’un ruisseau, faible d’abord, va toujours en grossissant, & devient à la fin un vaste fleuve.

186. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE II. Réflexions sur le titre de l’ouvrage intitulé : Des Comédiens et du Clergé, et sur les charlataneries littéraires, politiques et religieuses. » pp. 52-86

On est autorisé à en juger ainsi d’après ses projets insensés, qui, à force d’être gigantesques, immodérés, et mal dirigés, du moins vers la fin de son règne, se rapetissent en disparaissant presque aussitôt qu’ils ont été conçus. […] Sur l’extrême déclin de sa carrière, il s’est montré médiocre dans l’adversité, car il fut assez simple, ou plutôt assez aveugle, pour ne pas pressentir la dure et inévitable réclusion qu’il a subie jusqu’à la fin de ses jours. […] Je suis bien éloigné de partager l’aveugle acharnement de tous les partis, qui veulent renverser les ministres actuels ; on connaîtra mes motifs en lisant la Notice que j’ai placée à la fin du présent chapitre.

187. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE VIII. De la Comédie les jours de fête. » pp. 159-179

Tout cela est expliqué fort au long dans le commentaire du Président Brisson : « Quamdiu cœlestis lumen lavacri, imitantia novam sancti baptismatis lucem candida vestimenta testantur. » Il n’y a point de fête qui outre la fin générale du culte de Dieu, si opposée à celle du théâtre, n’ait aussi son esprit particulier qui ne le combat pas moins. […] Elles sont défendues par le texte du précepte, les mauvaises par son esprit et sa fin. […] leur parlerais-je de l’esprit et de la fin d’une loi dont ils méprisent les dispositions les plus expresses ?

188. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre II. Des différens genres qu’embrasse le nouveau Théâtre. » pp. 14-20

On en voit dont une idée burlesque, une musique légère & brillante, font le principal mérite ; on en voit dans lesquels l’esprit & la plus fine galanterie nous séduisent tour-à-tour.

189. (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Idée des spectacles anciens et nouveavx. — Idée des spectacles novveavx. Livre II. — Chapitre IX. Des Exercices, ou Reveuës Militaires. » pp. 197-204

Sur tout aupres de Paris où il y a toûjours un grand nombre de troupes, il seroit de la gloire du Roy de faire un Camp exprés avec les accompagnemens & necessaires & commodes : Car aprés tout, sa valeur qui luy fait aymer la guerre ; & sa puissance qui le rend formidable à tout le monde, doivent à toute la terre, cette preuve de sa grande Ame & de sa Magnificẽce, & pour ne ceder en rien aux Romains, ny pour le merite des grãdes actions, ny pour la gloire des belles pensées, il faut que ce jeune Conquerant ait auprés de sa principale Ville, & à la veuë de son Louvre un Camp de pareille reputation, & à pareille fin que celuy de Mars.

190. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE IV. Du Clergé considéré comme protecteur et fondateur des Comédiens du troisième âge en France, et comme en ayant lui-même exercé la profession. » pp. 113-119

Les deux premiers prennent fin à l’époque de Charlemagne.

191. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre III.  » pp. 75-112

Ce n’est qu’en France, & à la fin du dernier siecle, qu’on a hasardé, & de nos jours qu’on dit hautement que Louis XIV, Louis XV marchent d’un pas égal avec Moliere & Racine ; que la salie de l’Opéra fait autant d’honneur que les Invalides & l’Ecole Militaire. […] A travers ce bourbier il éclate des étincelles d’esprit, des saillies plaisantes, des images vives, des allusions fines, des critiques justes, des expression énergiques. […] & c’est l’ouvrage de son compositeur, qu’à la fin le livre demasque. […] Fuyez, si vous pouvez, les traits     Qui partent à sa bouche ; Elle pique, & s’envole après :     C’est une fine mouche. […] Le reste de ses Œuvres sont des Contes extravagans de Féeries, qui n’ont ni commencement, ni suite, ni fin, dans le goût des mascarades & des farces de Malezieux & de Mille & une nuit de Galande. 2.° Des galanteries, c’est-à-dire, des vers pour trente femmes de la connoissance, à qui il répete les insipides fadeurs des Romans qui composent le phébus des toilettes.

192. (1691) Nouveaux essais de morale « XIV. » pp. 151-158

Oui on s’empresse de donner des louanges aux plus fins empoisonneurs des âmes, pendant que l’on condamne aux plus rigoureux supplices un homme pour avoir ôté la vie du corps à un autre par le poison.

193. (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XXXI. Réflexions sur la vertu qu’Aristote et Saint Thomas après lui ont appelée Eutrapelia. Aristote est combattu par Saint Chrysostome sur un passage de Saint Paul. » pp. 117-123

Après avoir purgé la doctrine de Saint Thomas des excès dot on la chargeait, à la fin il faut avouer avec le respect qui est dû à un si grand homme, qu’il semble s’être un peu éloigné, je ne dirai pas des sentiments dans le fond, mais plutôt des expressions des anciens pères sur le sujet des divertissements.

194. (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre IX. Les spectacles nuisent au bonheur et à la stabilité des gouvernements. » pp. 96-101

Le peuple suivit l’exemple des grands, et la fin des troubles de la république fut celle de la liberté.

195. (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE IV. Extrait des Lettres de M. Clément. » pp. 85-106

Quoiqu’il n’y ait rien d’approfondi, & que les loix de la décence y soient souvent violées, un style léger & saillant, une critique fine, amusante, & ordinairement juste, en sont tout le mérite. […] C’est un tissu d’obscénités depuis le commencement jusqu’à la fin (dont on donne des leçons aux femmes). […] Ses œuvres sont un cours complet de galanterie, non pas grossiere, elle en seroit moins dangereuse, mais la plus fine, la plus artisée, la plus insinuante, qui conduit également au crime.

196. (1639) Instruction chrétienne pp. -132

Considération de la fin des spectacles comiques et tragiques, et du plaisir qu’on y prend. Pour bien juger d’une action, il est nécessaire de bien entendre la fin que se proposent tant ceux qui l’exercent, que ceux qui la recherchent et l’approuvent. En celle-ci, où il y a des acteurs et des spectateurs et auditeurs, il n’est pas malaisé de connaître le but et la fin des uns et des autres. […]   FIN. […] Les Constitutions apostoliques sont un recueil de prescriptions composé à la fin du IVe s.

197. (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Suite du Clergé Comédien, » pp. 52-67

Mais sa mort mit fin à ses fureurs. […]         Le plus délicat, le plus fin,         Veut vous manger jusqu’au pepin.

198. (1772) Spectacles [article du Dictionnaire des sciences ecclésiastiques] « Spectacles. » pp. 150-153

C’est le langage même, c’est la peinture des passions, mais peinture fine, naïve, pathétique, animée, & dont les traits délicats n’en sont que plus dangereux. […] Le théâtre, quelque épuré qu’on le suppose, est donc la véritable école des vices & des passions ; & la censure du vice, jointe à l’éloge de la vertu qu’on voit à la fin de quelques comédies, est un foible antidote contre le poison qu’on a bu avec délices durant toute une piece dans une délicate & séduisante peinture.

199. (1603) La première atteinte contre ceux qui accusent les comédies « LA PREMIÈRE ATTEINTE CONTRE CEUX QUI ACCUSENT LES COMÉDIES » pp. 1-24

En tout ce qu’il a dit pour reprendre les actes indignes et les abus qui se sont commis lors que le monde était en la plus obscure nuit de ses ténèbres, et l’idolâtrie au dernier degré de l’erreur, aucun Catholique n’y veut contredire, ayant la vérité pour guide, et la vertu pour fin, ils y ajouteront encore ; mais il apprendra s’il lui plaît que leur intention ne fut jamais de représenter aux fêtes des Saints les jeux des Païens pour faire revivre leurs abominations. […] Mais s’il est ainsi, comme il est vraisemblable, que l’homme d’entendement ne se laisse jamais vaincre d’un plaisir ridicule, et borne celui qu’il prend et donne aux autres, comme s’il s’était imposé lui-même la loi pour entretenir ceux qu’il veut réjouir, de propos, aussi décent que délectables ; c’est en quoi le docte est reconnu de l’ignorant ; l’un pour toute fin n’a que le ris, et ne se soucie de quel prix il l’achète : et l’autre n’en veut séparer 1’honnêteté.

200. (1760) Critique d’un livre contre les spectacles « REMARQUES. SUR LE LIVRE DE J.J. ROUSSEAU, CONTRE LES SPECTACLES. » pp. 21-65

« Pour moi je crois entendre chaque Spectateur dire en son cœur à la fin de la Tragédie : Ah ! […] « Je voudrais qu’en général, dans les bals que je propose, toute personne mariée y fût admise au nombre des spectateurs et des juges, sans qu’il fût permis à aucune de profaner la dignité conjugale en dansant elle-même : car à quelle fin honnête pourrait-elle se donner ainsi en montre au public ?

201. (1756) Lettres sur les spectacles vol. 2 «  HISTOIRE. DES OUVRAGES. POUR ET CONTRE. LES THÉATRES PUBLICS. —  HISTOIRE. DES OUVRAGES. Pour & contre les Théatres Publics. » pp. 101-566

On la trouvera à la fin de ce vol. […] Dans le troisieme chapitre, il examine la fin des Acteurs & celle des Spectateurs. […] La fin que se propose le spectateur est la volupté. […] On la trouvera imprimée en entier à la fin de ce volume. […] Le Peuple suivit l’exemple des Grands, & la fin des troubles de la République fut celle de la liberté.

202. (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « IV. S’il est vrai que la représentation des passions agréables ne les excite que par accident.  » pp. 10-18

Ainsi tout le dessein d’un poète, toute la fin de son travail, c’est qu’on soit comme son Héros épris des belles personnes, qu’on les serve comme des divinités ; en un mot qu’on leur sacrifie tout, si ce n’est peut-être la gloire, dont l’amour est plus dangereux que celui de la beauté même.

203. (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — Avertissement » pp. 72-80

Y a-t-il une Ecole d'athéisme plus ouverte que le Festin de Pierre, où après avoir fait dire toutes les impiétés les plus horribles à un athée, qui a beaucoup d'esprit, l'Auteur confie la cause de Dieu à un valet, à qui il fait dire, pour la soutenir, toutes les impertinences du monde ; Et il prétend justifier à la fin sa Comédie si pleine de blasphèmes, à la faveur d'une fusée, qu'il fait le ministre ridicule de la vengeance divine; même pour mieux accompagner la forte impression d'horreur qu'un foudroiement si fidèlement représenté doit faire dans les esprits des spectateurs, il fait dire en même temps au valet toutes les sottises imaginables sur cette aventure.

204. (1731) Discours sur la comédie « MANDEMENT DE MONSEIGNEUR L’EVEQUE DE NIMES, CONTRE LES SPECTACLES. » pp. 352-360

FIN.

205. (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — TROISIEME PARTIE. — Tragédies à conserver sur le Théâtre de la Réformation. Avant Propos. » pp. 118-127

Je ne connaissais pour lors aucun Ecrivain qui pût m’aider à rectifier ou appuyer mes opinions ; mais, comme on acquiert de nouvelles lumières par l’étude, je trouvais dans la suite quelques Auteurs qui avaient pensé comme moi, et un entre autres qui, depuis le commencement jusqu’à la fin de son ouvrage, fait sentir le faux des préceptes d’Aristote.

206. (1838) Principes de l’homme raisonnable sur les spectacles pp. 3-62

… La nécessité de se nourrir, ne pouvant servir d’excuses à ceux qui mangeraient volontairement des viande vénimeuses, parce qu’elles sont contraires à la fin du manger, qui est de conserver la vie du corps ; le besoin que l’on a de se délasser quelquefois ; ne peut ainsi excuser ceux qui prennent la Comédie pour divertissement, puisqu’elle imprime de mauvaises qualités dans l’esprit, qu’elle excite les passions, et dérègle toute l’âme. […] Sa conscience, mieux éclairée, lui fit éprouver, jusqu’à la fin de ses jours, le regret d’avoir travaillé pour le Théâtre. […] « Le Théâtre purge les passions qu’on n’a pas, et fomente celles qu’on a. » « Que l’on consulte l’état de son cœur à la fin d’une Tragédie. […] FIN.

207. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre III. Suite de Mêlanges. » pp. 84-120

Ainsi peignit-il demi-nuë la belle Marquise de Ganges, dont la fin fut si tragique. […] Il faut l’étendre légerement derriere le dernier rang des cheveux du bord de la perruque, les avancer sur le front, les retirant obliquement sur eux-mêmes : ce qui forme une bordure heureuse adhérante à la peau, aussi fine qu’on voudra . […] Il n’y a rien là de bien sublime & de bien fin : mais c’est le sublime de la vérité. […] Moliere est plus varié, plus fécond, plus original, plus fin : chaque bonne scène de ses pieces vaut mieux qu’une bonne fable de Lafontaine.

208. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre VIII. Du Clergé comédien. » pp. 176-212

On dit que Rieupeiroux rentra aussi en lui-même, & il est vrai qu’il composa sur la fin de ses jours plusieurs pieces pieuses qui le supposent. […] Ce Gacon qui avoit quitté l’Oratoire, & qui, sur la fin de ses jours, prit l’habit Ecclésiastique, valoit encore moins & par ses talens & par sa conduite ; il se convertit aussi, & abandonna le métier de Satyrique, branche du Théatre ; Nous avons souvent parlé de l’Abbé de Chaulieu, ce libertin trop célébre qui deshonora la noblesse de sa naissance & la saintete de son Etat, de ses maîtresses, de ses débauches, de ses ouvrages obscènes, de la profanation des revenus de ses riches Bénéfices, à la gloire de qui, pour quelques vers délicats, élégans & faciles, des chrétiens sacrifient la religion & les mœurs, au lieu de publier, imprimer & réimprimer ce qui n’auroit pas dû voir le jour ; la vertu demandoit que ses poésies fussent ensevelies avec lui dans le même tombeau. […] Toi seule peut de ma vieillesse banir la fatale tristesse Qui noircit la fin de mes jours. […] La Champmelé se convertit aussi, mais ce ne fut qu’à la fin de ses jours.

209. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre I. Des Parfums. » pp. 7-32

Montagne dans ses Essais dit de lui-même qu’il aime fort les bonnes odeurs, & ne peut souffrir les mauvaises ; que c’est une de ses folies, qu’il les distingue de plus loin que personne, & se compare au chien de chasse qui a l’odorat le plus fin ; namque sagacius odoror quam canis ubi lateat , il aime ou haït outre mesure tout ce qui est outre mesure n’est plus dans l’ordre. […] Les odeurs comme les saveurs sont des choses naturelles que Dieu accorde à l’homme, & même à tous les animaux dont plusieurs même ont l’odorat plus fin que l’homme, quoiqu’aucun ne fasse usage de parfums. […] Depuis ces voyages du Levant entrepris, il est vrai par religion & louables par l’intention & la fin qui en fut le mobile ; mais malheureusement époque funeste des vices que produit le luxe.

210. (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE VI. De l’indécence du Théatre. » pp. 114-137

Mais la fine épicerie en dédommage des palais moins grossiers, mais pour le moins aussi friauds de volupté. […] Heureux celui de nos successeurs qui le premier aura le plaisir d’annoncer la fin de nos erreurs sur nos opinions par rapport à l’art du théatre ! […] L’Auteur finit par ces mots, la fin de nos erreurs sur nos opinions : expression louche, qui ne rend pas ce qu’il veut dire.

211. (1687) Instruction chrétienne pour l’éducation des filles « CHAPITRE XIII. Des jeux, des spectacles, et des bals, qui sont défendus aux Filles Chrétiennes. » pp. 274-320

Mais ce qui vous oblige, malgré vous, d’abandonner ce malheureux divertissement, c’est une foule et un nombre presque infini de péchés, qui composent une longue chaine, dont on a de la peine à voir la fin. […] C’est là où la calomnie la plus fine et la mieux inventée est la plus agréable, quoiqu’elle soit la plus piquante, la raillerie y est le jeu le plus innocent, cependant elle cause de si vifs ressentiments, que les années entières ne suffisent pas pour les apaiser. […] La mort est une furieuse, qui ne garde aucune mesure, elle moissonne les fleurs en boutons, et joint quelquefois le commencement de la vie à la fin dans la plus tendre jeunesse, sans se mettre en peine si on y trouvera à redire.

212. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE VI. Du sérieux et de la gaieté. » pp. 128-149

 » Lui à qui le Sage déclare qu'il vaut mieux aller dans une maison de deuil que dans une partie de plaisir, parce que dans l'une l'homme y apprend sa fin et celle des choses de la terre, et dans l'autre il en perd l'idée : « J'ai regardé le ris comme une erreur, et j'ai dit à la joie, pourquoi me trompez-vous ? […] Se soutenir huit ou dix fois, c'est un prodige, et les plus triomphantes même, on s'en lasse à la fin. […] Tout ennuie à la fin, les livres les plus amusants, les conversations les plus gaies, les fêtes les plus brillantes, les parties de plaisir les mieux assorties, la comédie elle-même, où l'on va, dit-on, se désennuyer.

213. (1685) Dixiéme sermon. Troisiéme obstacle du salut. Les spectacles publiques [Pharaon reprouvé] « La volonté patiente de Dieu envers Pharaon rebelle. Dixiéme sermon. » pp. 286-325

en effet M. si vous voulés estre des juges équitables, & vous defaire de toutes sortes de preventions, vous tomberés d’accord avec moy, que la comedie est un dangereux reste de l’idolatrie abbatuë, & du paganisme agonisant, de quelque côté que vous la puissiez considerer ; soit du côté de son invention & de son origine, soit du côté de sa fin & de ses representations, soit du côté de ses Acteurs & de ses personnages. […] La raison est, que si dans la pensée de ce même Pere, il y a une secrette idolatrie renfermée dans chaque peché mortel, parce que le pecheur établissant sa derniere fin dans la creature, luy rend un honneur qui n’est dû qu’au Createur, idololatriam admittit, quicumque delinquitTertull. […] , dit Tertullien ; c’est à dire qu’elle est un reste du Paganisme, qui en a retenu tout le venin & toute la corruption, non seulement dans son institution & dans son autheur, mais encore dans sa nature & dans ses circonstances, dans sa fin & dans ses representations. […] Quatriémement, parce que la sainteté est la fin de nôtre predestination, elogit nos ante mundi constitutionem ut essemus sancti . […] Tellement donc que Dieu ne s’estant proposé pour fin des plus grands ouvrages qu’il a fait hors de luy-même, que nôtre sainteté, aussi bien que sa gloire, il a employé tous les moyens que sa sagesse a pû inventer, & que sa bonté nous a pû fournir pour reussir dans ce dessein.

214. (1667) Lettre sur la Comédie de l'Imposteur « Lettre sur la Comédie de l’Imposteur » pp. 1-124

Qualité commune presque à tous les bigots, qui, pour l’ordinaire, ayant peu de moyens et beaucoup d’ambition, sans aucun des talents nécessaires pour la satisfaire honnêtement, résolus cependant de l’assouvir à quelque prix que ce soit, choisissent la voie de l’hypocrisie, dont les plus stupides sont capables et par où les plus fins se laissent duper. […] Enfin la manière dont il met fin à la conversation est un bel exemple de l’irraisonnabilité, pour ainsi dire, de ces bons Messieurs, de qui on ne tire jamais rien en raisonnant, qui n’expliquent point les motifs de leur conduite, de peur de faire tort à leur dignité par cette espèce de soumission, et qui, par une exacte connaissance de la nature de leur intérêt, ne veulent jamais agir que par l’autorité seule que leur donne l’opinion qu’on a de leur vertu. […] Cependant on fait tant, qu’on l’oblige à vouloir bien essayer ce qui en sera, ne fût-ce que pour avoir le plaisir de confondre les calomniateurs de son Panulphe : c’est à cette fin que le bonhomme s’y résout, après beaucoup de résistance. […] La raison de cela est, que selon mon principe nous estimons Ridicule ce qui manque extrêmement de Raison : or quand des moyens produisent une fin fort différente de celle pour quoi on les emploie, nous supposons avec juste sujet, qu’on en a fait le choix avec peu de raison ; parce que nous avons cette prévention générale, qu’il y a des voies partout, et que quand on manque de réussir, c’est faute d’avoir choisi les bonnes. Ainsi parce qu’on voit que Panulphe ne persuade pas sa Dame, on conclut que les moyens dont il se sert ont une grande disconvenance avec sa fin, et par conséquent qu’il est ridicule de s’en servir.

215. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE V. De la protection spéciale sanctionnée par le Pape, accordée aux Comédiens du troisième âge, par l’autorité spirituelle, et par l’autorité temporelle. » pp. 120-129

Pour appuyer des prétentions aussi excessives, cette secte impie et régicide, accorde encore aux prêtres le droit d’employer des anathèmes et des excommunications dont les effets sont civils, politiques ou matériels dès ce bas monde, et peuvent susciter des guerres de religion ; ils se croient autorisés à employer enfin tous les moyens, même les plus criminels et les plus inhumains, pour parvenir à leurs fins.

216. (1752) Essai sur la comédie nouvelle « HISTOIRE DES OUVRAGES. Qui ont paru pour et contre la Comédie, depuis le 17e Siècle. » pp. 161-175

On peut ajouter aux Ouvrages de ces saints Personnages, le Mandement de M. l’Evêque de Nîmes contre les Spectacles, du 8 Septembre 1708, qui est imprimé à la fin du Traité du P.

217. (1807) Préface pour une édition des deux lettres à l'auteur des Imaginaires « [Chapitre 2] » pp. 78-82

Il dit donc que « je suis un jeune poète » ; il déclare que « tout est faux dans ma Lettre, et contre le bon sens, depuis le commencement jusqu’à la fin ».

218. (1705) Sermon contre la comédie et le bal « I. Point. » pp. 178-200

Les volages amateurs du monde qui ne vivent que de la vie des sens, et n’ont des yeux qu’à la tête le verront alors tel qu’il est, mais pour leur confusion et leur désespoir éternel, présentement ils substituent ses créatures en sa place, ils y cherchent cet agrément, cette joie, cette paix, ce repos qui ne se trouvent qu’en lui seul ils prétendent fixer leur mobilité, en un mot, ils ne conçoivent point d’autre réalité que celle d’une figure qui passe, et ils y rapportent tout comme à leur dernière fin ; quel abus, quelle impiété ! […] Elle fait encore un effet plus malin sur le cœur que sur l’esprit, car si elle gâte ce dernier, elle corrompt l’autre en y excitant les passions et les remuant avec d’autant plus de promptitude et de vivacité, qu’elle y trouve de correspondance, c’est là son but et sa fin principale, c’est ce qui lui attire les applaudissements des spectateurs, la plupart acteurs secrets dans la pièce ; autrement ils s’ennuient, ils languissent, ils s’endorment, et comme dans la lecture ou le chant des Psaumes, on entre dans tous les mouvements et les saintes passions du chantre sacré, qu’on prie avec lui, qu’on gémit, qu’on se réjouit, qu’on passe de l’espérance à la crainte, de la tristesse à la joie, des plaintes aux remerciements, de la frayeur à l’assurance, du trouble à la paix, ici on entre encore plus naturellement dans les divers mouvements des acteurs introduits sur la Scène, le lecteur ou le spectateur est transporté hors de lui-même, tantôt il se sent le cœur plein d’un feu martial, et s’imagine combattre, tantôt agité de mouvements plus doux, il est amoureux, il estime, il craint, il désire, il n’y a point de passion dont il ne sente les atteintes et les émotions.

219. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre II. Est-il du bien de l’Etat que les Militaires aillent à la Comédie ? » pp. 20-34

Une armée de petits-maîtres n’a jamais embelli de ses exploits les fastes du monde : la toilette ne prépare pas à la tranchée, les parfums et les essences ne se mêlent pas avec la sueur : comment se résoudre à couvrir du casque une tête artistement frisée, chef-d’œuvre d’un habile baigneurh, et à charger d’une cuirasse une chair délicate et fleurie, une taille fine et déliée, accoutumée à du linge fin, à une soie précieuse, à de brillantes broderies !

220. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre IV. Le Peuple doit-il aller à la Comédie ? » pp. 60-74

Le célèbre Molière, l’homme du monde qui en avait le moins de besoin, puisqu’il était et si fécond en fines plaisanteries, et si riche des libéralités de la Cour, et si intéressé pour sa gloire à ne pas s’avilir par la bassesse des propos, Molière a échoué à cet écueil. […] « C’est par là que Molière illustrant ses écrits, Peut-être de son art eût emporté le prix ; Si moins ami du peuple en ses doctes peintures, Il n’eût point fait souvent grimacer les figures, Quitté pour le bouffon l’agréable et le fin, Et sans honte à Térence allié Tabarin. » M’écouterait-on, si je représentais que l’esprit d’irréligion, si funeste à tout le monde, et si commun au théâtre, se répand plus facilement dans le peuple, moins en garde contre la séduction, moins en état d’en repousser les traits et d’en démêler les pièges, lui dont la piété moins éclairée et plus simple confond aisément les objets, tient beaucoup plus à l’extérieur, et par conséquent peut être ébranlée à la moindre secousse, surtout quand on lui arraché les appuis nécessaires de l’instruction et des exercices de religion, en substituant le spectacle aux offices, et lui faisant oublier dans ses bouffonneries le peu qu’il sait de catéchisme, qu’on l’éblouit par le faste du spectacle, qu’on l’amollit par les attraits des Actrices, qu’on le dissipe par la science du langage ?

221. (1759) Remarques sur le Discours qui a pour titre : De l’Imitation par rapport à la Tragédie « Remarques sur le discours qui a pour titre : De l’Imitation par rapport à la Tragédie. » pp. 350-387

Saint Augustin se reproche les larmes trop agréables qu’il avoit versées au Théatre, ou en lisant dans Virgile la fin tragique de Didon ; & il n’y a personne qui n’ait fait l’expérience de la douceur que l’on goûte à s’attendrir sur des malheurs qu’on pleure sans y être véritablement intéressé. […] C’est que l’homme réunit en soi des goûts qui paroissent opposés l’un à l’autre, mais qui ne le sont point en effet, parce qu’ils partent du même fonds d’amour propre, & que par des routes différentes, ils tendent également à la même fin, c’est-à-dire, à satisfaire sa vanité. […] J’y découvre encore une nouvelle source d’un plaisir plus fin & plus spirituel, qui n’est bien connu que des Spectateurs capables de réflexion, mais qui ne laisse pas de se faire sentir à ceux même qui réfléchissent le moins, & qui les affecte toujours quoiqu’ils n’en sçachent peutêtre pas la cause ; je veux parler ici de ce qu’on appelle dans la Peinture l’effet du tout ensemble, ou de la composition & de l’ordonnance du Tableau. J’entends par ces termes appliqués à la Tragédie, cet art du Poëte Tragique, par lequel il construit si habilement toutes les parties de son Poëme, qu’elles se tiennent comme par la main, & que les divers événements qu’il y fait entrer, conspirent l’un avec l’autre, & tendent tous à la même fin. […] La déclamation, le geste, le mouvement des Acteurs, augmentent cet enchantement, sur-tout quand ils sont soutenus de ce qu’Aristote appelle les secours ou les instruments de l’imitation, & dont il fait la troisiéme partie de sa division générale ; je veux parler ici de la Musique & de la Décoration qui tendent à la même fin que tout le reste, & qui y tendent presque par les mêmes impressions.

222. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre IV.  » pp. 113-155

Catherine possédoit dans un dégré éminent toutes les qualités d’une Actrice, toutes les ruses d’une femme d’intrigue, tous les détours du plus fin courtisan. […] Elle avoit une taille fine, une démarche majestueuse, & dansoit noblement, une voix harmonieuse, parloit & chantoit agréablement, & s’exprimoit avec dignité ; ses gestes étoient décens & pathétiques, son air modeste, ses regards tendres & insinuans, elle écrivoit bien, surtout des dépêches pour ses affaires. […] Elle jouoit avec la même facilité toute sorte de rôles, prenoit toute sorte de visages, de figures, d’habits, de maintien, pleuroit, rioit, portoit le deuil, & donnoit des fêtes, louoit, blâmoit, caressoit & faisoit enfoncer le poignard ; dévotion & débauche, magnificence & simplicité, hauteur & bassesse, licence & modestie, tout lui étoit bon, tout lui étoit familier, elle étoit propre à tout, parloit avec la même aisance & la même hardiesse d’affaires d’Etat & de mascarades, de guerre & de galanterie ; le plus fin Conrtisan ne pouvoit la penêtrer, les plus rares politiques étoient ses dupes ; elle faisoit la guerre au Prince de Condé, & lui écrivoit pour le remercier d’avoir pris les armes contre le Roi son fils, armoit contre le Roi d’Espagne, & lui demandoit sa protection, faisant massacrer les Protestans, & leur accordant la liberté de conscience, manquant à toutes les promesses avec la même facilité qu’elle les avoit faites. […] Ses enfans furent assiegés de gens sans religion & de femmes galantes, & firent une triste fin. […] Cette fille d’honneur mourut bientôt après, & fit une fin digne des leçons qu’on lui avoit données.

223. (1758) Lettre de J. J. Rousseau à M. D’Alembert « JEAN-JACQUES ROUSSEAU. CITOYEN DE GENÈVE, A Monsieur D’ALEMBERT. » pp. 1-264

A la fin le feu pénétra jusqu’à lui. […] Grâce au Ciel voici la dernière : je suis à la fin de cet écrit. […] FIN. […] Rousseau, à la fin de ce Recueil.] ». […] Voyez la fin de cet essai, au sujet des filles de Lacédémone.

224. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre X. Des Décorations. » pp. 336-344

On voit dans toutes les Villes de Province & même dans la plus-part des Spectacles de Paris, le rideau de l’avant Scène ne se baisser à la fin des Pièces qu’après qu’on en est averti par un grand coup de sifflet.

225. (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre XII. Que la représentation des Comédies et Tragédies ne doit point être condamnée tant qu'elle sera modeste et honnête. » pp. 237-250

Ce qui n'est pas véritable ; au contraire, nous lisons dans la vie des Pères que Saint Paphnuce apprit par révélation qu'un certain Acteur de son temps serait quelque jour égal en la possession de la gloire du Ciel. » Et pour réponse à cette objection cet illustre Théologien dit, « Que le divertissement est nécessaire à l'entretien de la vie humaine, et que pour y parvenir on peut établir quelques emplois licites, comme l'art et le ministère des Histrions ; que quand on le fait pour cette fin, on ne peut pas dire que leur exercice soit défendu, ni qu'ils soient en état de péché quand ils le font avec quelque modération, c'est-à-dire, sans y mêler des paroles malhonnêtes, et des actions impudentes, pourvu que ce soit en des temps, et parmi des affaires qui n'y répugnent pas.

226. (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XXIX. Nouvel abus de la doctrine de Saint Thomas. » pp. 102-108

ae , on en trouve un de saint Césaire Archevêque d’Arles, où il répète trois et quatre fois, que celui « qui chasse pendant le carême : horum quadraginta dierum curriculo : ne jeûne pas encore, poursuit-il, qu’il pousse son jeûne jusqu’au soir », selon la coutume constante de ce temps-là : « il pouvait bien avoir mangé plus tard ; mais cependant il n’aura point jeûné au Seigneur : potes videri tardius te refecisse, non tamen Domino jejunasse » : ce saint écrivait à la fin du sixième siècle.

227. (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre V. Remarques Angloises. » pp. 133-170

Les éloges gigantesques qu’on en fait les élevent sur des échasses, les commentaires innombrables qu’on a donné y déterrent tout le fin de l’art. […] En effet, les parties fines, le soupers délicieux sont bien plus agréables au flambeau ; les beautés y sont plus piquantes, on s’y livre plus à son aise à tous ses désirs, & on trouve moins de résistance ; on est plus à couvert des témoins & des reproches ; &, en cas de surprise, il est aisé de se dérober & de tendre des piéges. […] Dans le cinquieme discours, il blâme avec raison, comme une grande folie, qu’on n’ose point faire des actes de religion devant le monde, prier Dieu soir & matin, au commencement & à la fin des repas, parler des choses saintes, en un mot tous les exercices du Christianisme. […] Quand le combat eut commençé, & qu’elle entendit le cliquetis des armes, elle se voila & demeura voilée jusqu’a la fin.

228. (1781) Lettre à M. *** sur les Spectacles des Boulevards. Par M. Rousseau pp. 1-83

Mais que produira, à la fin, cette conduite si déréglée de la jeunesse de Paris ? […] Cet appétit insatiable, & cette soif inextinguible de la volupté, doivent causer à la fin, comme l’observe, M. […] Sans scrupule & sans remords, il renverse d’un seul coup, pour parvenir à ses fins, la base sur laquelle pose l’édifice de la société humaine. […] Encore un coup, qu’auriez-vous fait aux Auteurs des Pièces du Rempart, vous qui auriez chassé de l’enceinte de votre Ville, cet Euripide si célèbre, s’il ne vous eût représenté, qu’à la fin de la Piece on verrait périe misérablement le Panégyriste des richesses ? […] Ces parties, que les jeunes gens appellent fines, sont toujours fort grossieres, puisque la débauche y préside.

229. (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE IX. » pp. 158-170

Voyez l’Arrêt du Parlement à la fin de cet Ouvrage.

230. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre troisiéme. — Chapitre III. But que le Spectacle moderne doit se proposer. » pp. 123-132

C’est la fin à laquelle il doit tendre.

231. (1752) Lettre à Racine « Lettre à Racine —  LETTRE A M. RACINE, Sur le Théatre en général, & sur les Tragédies de son Père en particulier. » pp. 1-75

Comme productions de son esprit, on sait qu’elles lui étoient devenues sur la fin de ses jours parfaitement indifférentes. […] Quel tort cela feroit-il à sa mémoire, après la vie édifiante qu’il a menée depuis l’âge de trente-huit ans jusqu’à la fin de ses jours ? […] 6 Dans la première de ces deux Pièces il est si théatral, si terrible, ceux qu’il agite font une fin si malheureuse, que leur exemple est plus capable d’épouvanter que de séduire. […] Le précis de cette morale salutaire est compris dans les quatre Vers qui terminent la Tragédie : Par cette fin terrible & dûe à ses forfaits, Apprenez, Roi des Juifs, & n’oubliez jamais Que les Rois dans le ciel ont un juge sévère, L’innocence un vengeur, & l’orphelin un père. […] Le tems qui détruit tout, hors la vérité, confond à la fin l’injustice & l’erreur.

232. (1666) La famille sainte « DES DIVERTISSEMENTS » pp. 409-504

La vertu qui a été établie de Dieu pour être la directrice aussi bien de notre loisir que de nos occupations, peut bien donner du lustre à une bonne action ; elle peut même donner de la bonté à une action indifférente en la rapportant à une bonne fin, mais elle ne donnera jamais ni lustre, ni bonté à une action mauvaise. […] La magnificence de ses Noces fut conclue par un Ballet général, où toute la Noblesse du pays voulut avoir part : comme on était sur la fin de la dernière entrée : La mort parut, comme on a coutume de nous la dépeindre, et acheva la dernière cadence. […] LeIn l. fin. de religio. et sumptibus funer. […] Le Roi en voulut être : Leur habit était velu, de couleur de cheveux, bien gommé et bien poissé ; après avoir dansé jusqu’à se lasser, comme tout allait à la fin, un de leurs vêtements prit feu. […] In l. fin. de religio. et sumptibus funer.

233. (1788) Sermons sur les spectacles (2) « Sermons sur les spectacles (2) » pp. 6-50

Le suicide est aux yeux de la raison comme à ceux de la religion une foiblesse & un crime : il est sur le théâtre un acte de magnanimité ; il est presque la fin ordinaire des héros malheureux. […] Nous n’en connoissons point d’autres que celles dont l’Evangile est la règle, dont la grace de Jésus-Christ est le principe, dont la gloire de Dieu est la fin. […] Laissez-les enfin à ces ennemis de la croix de Jésus-Christ, qui n’ont de pensée & d’affection que pour la terre & pour ses vains plaisirs, qui mettent leur gloire dans ce qui fait leur confusion & leur honte, & dont la fin sera la damnation éternelle.

234. (1700) IV. Sermon des spectacles, comedies, bals, etc. [Sermons sur tous les sujets de la morale chrétienne. Cinquiéme partie] « IV. Sermon des spectacles, comedies, bals, &c. » pp. 95-126

Je dis donc premierement, pour la résolution de cette question si delicate, & qui n’est pas sans difficulté qu’il faut consulter la situation de vôtre cœur, & que c’est mal raisonner de la grandeur du peril où l’on s’expose, que d’en juger par la nature, ou par l’institution de ces spectacles, ou par la fin qu’ont eû ceux qui les ont inventez les premiers ; au lieu de les considerer dans l’usage qu’on en fait, ou dans la maniere ordinaire qu’ils se passent ; & j’ajoûte que le peu de soin que la plûpart des gens du monde apportent à éviter l’occasion du peché, me donne un juste sujet de craindre que le danger du peché mortel ne soit pas capable d’arrêter leur curiosité, ni la passion qu’ils ont pour une chose, où il est facile d’y tomber. […] les cajoleries, les complimens, les têtes à têtes, & tout ce que la galanterie a de plus fin, n’y est-il pas mis en usage ? […] Il n’est pas moins inutile d’ajoûter, que quoyque l’on ne voye guere de pieces de Theâtre sans amour, & que pour l’y faire entrer, on n’a pas même égard à la verité de l’Histoire, pourvû qu’on ne sorte point de la vray-semblance ; neanmoins on n’y represente que des passions legitimes, qui ont pour fin le Mariage, que Dieu même a authorisé, & institué le premier ; parce que l’esprit de ceux qui les voyent representer, ne s’attache qu’à ce qui luy plaît, & fait abstraction des circonstances qui les peuvent justifier ; car ce n’est pas une chose que les Acteurs puissent regler dans ceux qui écoutent, ni arrêter dans les limites qui sont permises, comme fait le Poëte dans ses Vers ; au contraire les spectateurs n’en reçoivent souvent que ce qu’elles ont de criminel ; & elles agissent ensuite selon la difference des dispositions qu’elles rencontrent ; & l’on peut dire, que souvent la representation d’une passion couverte de ce voile d’honnêteté, a plus infailliblement son effet, que les autres les plus illegitimes, parce qu’on est moins sur ses gardes, qu’on s’en défie, & qu’on s’en défend le moins ; aussi agit-elle plus à coup sûr, & sans qu’on se précautionne des remedes qui pourroient en empêcher l’impression : d’où il s’ensuit que ces spectacles sont toûjours dangereux pour tout le monde, & qu’un Chrétien ne doit jamais se fier à sa propre vertu.

235. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre VI. Du Fard. » pp. 143-168

On voit à la fin du miroir de la beauté, une espece d’Herbier, qui renferme plus de 200 figures de plantes, qui, par leur suc, leurs qualités, leur mélange, leur distilation, peuvent, selon lui, servir à l’embellissement. […] Il faut telle couleur à la Blonde, telle à la Brune, telle à la Pale, telle à la Rouge, &c. on croit d’abord que le hazard, la mode & le caprice placent les rubans, tout cela sans doute y entre pour beaucoup ; mais l’essentiel & la fin de l’art, c’est le choix & la position des couleurs savamment appropriées à celle du visage, pour l’animer ou la tempérer, & la faire sortir avec avantage. […] Sa mere qui ne valoit pas mieux qu’elle, & qui avoit été sa maîtresse de libertinage, eut une fin aussi tragique ; elle s’étoit abondonnée au comédien Mnester.

236. (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre V. Suite des Parfums. » pp. 112-137

On les trouve en deux endroits à la fin du 12 Liv. […] Quand Cléopatre alla voir Antoine, la galere qu’elle montoit, & toutes celles qui l’escortoient en remontant le Cydnus, brûloient des parfums sans fin. […] Jerome, peignant dans son style énergique les Ecclésiastiques petits maîtres parmi tant d’autres traits de mondanité qui les caractérisent, leur reproche les parfums & la frisure : Huic cura de vestibus si bene oleant, si crines Calamistri vestigio rotentur  ; & ailleurs écrivant à Lavinius, Diacre élégant, il lui reproche son linge fin, les habits de soie, les bonnes odeurs, ce qu’il appelle l’élégance d’une Acteur de comédie : Comptus & venustatus velut è comediâ .

237. (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre IV. Suite d’Anecdotes Ecclésiastiques. » pp. 106-132

Une étoffe fine & d’une couleur brillante, des escarpins bien bouclés, des cheveux frisés & poudrés, des bas bien rendus & parfaitement à la mode. […] Les écoliers font à la fin de l’année des Exercices littéraires en public : ce qui est très-utile, & leur donne de l’émulation. Mais devineroit-on qu’on y reçoive des femmes, que les femmes y interrogent les enfans, & leur fassent des argumens ; que de temps en temps les violons & les flûtes interrompent l’Exercice, & jouent un intermedes & qu’à la fin on y chante des airs d’opéra, on y exécute les plus belles danses, que le président homme grave & en dignité, y applaudisse, & fasse tenir le bal en sa présence.

238. (1738) Sentimens de Monseigneur Jean Joseph Languet Evéque de Soissons, et de quelques autres Savans et Pieux Ecrivains de la Compagnie de Jesus, sur le faux bonheur et la vanité des plaisirs mondains. Premiere partie « Sentimens de quelques ecrivains De la Compagnie de Jesus, Touchant les Bals & Comedies. Premiere Partie. — Entretien troisieme. Le danger des Bals & Comedies découvert par l’Auteur des Sermons sur tous les sujets de la morale Chrétienne de la Compagnie de Jesus. » pp. 26-56

Je dis premierement, pour la résolution de cette question si delicate, & qui n’est pas sans difficulté qu’il faut consulter la situation de vôtre cœur, & que c’est mal raisonner de la grandeur du peril où l’on s’expose, que d’en juger par la nature, ou par l’institution de ces spectacles, ou par la fin qu’ont eû ceux qui les ont inventez les premiers ; au lieu de les considerer dans l’usage qu’on en fait, ou dans la maniere ordinaire qu’ils se passent ; & j’adjoûte que le peu de soin que la plûpart des gens du monde apportent à éviter l’occasion du peché, me donne un juste sujet de craindre que le peché mortel ne soit pas capable d’arrêter leur curiosité, ni la passion qu’ils ont pour une chose, où il est facile d’y tomber. […] les cajoleries, les complimens, les têtes à têtes, & tout ce que la galanterie a de plus fin, n’y est-il pas mis en usage ? […] Il n’est pas moins inutile d’ajoûter, que quoyque l’on ne voye guere de pieces de Theâtre sans amour, & que pour l’y faire entrer, on n’a pas même égard à la verité de l’Histoire, pourvû qu’on ne sorte point de la vray-semblance ; neanmoins on n’y represente que des passions legitimes, qui ont pour fin le Mariage, que Dieu même a authorisé, & institué le premier ; parce que l’esprit de ceux qui les voyent representer, ne s’attache qu’à ce qui lui plaît, & fait abstraction des circonstances qui les peuvent justifier ; car ce n’est pas une chose que les Acteurs puissent regler dans ceux qui écoutent, ni arrêter dans les limites qui sont permises, comme fait le Poëte dans ses Vers ; au contraire les spectateurs n’en reçoivent souvent que ce qu’elles ont de criminel ; & elles agissent ensuite selon la difference des dispositions qu’elles rencontrent ; & l’on peut dire, que souvent la representation d’une passion couverte de ce voile d’honnêteté, a plus infailliblement son effet, que les autres les plus illegitimes, parce qu’on est moins sur ses gardes, qu’on s’en défie, & qu’on s’en défend le moins ; aussi agit-elle plus à coup sûr, & sans qu’on se précautionne des remedes qui pourroient en empêcher l’impression : d’où il s’ensuit que ces spectacles sont toûjours dangereux pour tout le monde, & qu’un Chrétien ne doit jamais se fier à sa propre vertu.

239. (1686) Sermon sur les spectacles pp. 42-84

Comment ne redoutez-vous pas un plaisir, qu’on ne vous fait sentir qu’en remettant sur la Scène des empereurs, des Rois, des Héros qui ne sont plus, c’est-à-dire, des hommes dont la mémoire doit vous avertir de votre dernière fin, et vous dégoûter pour jamais de tout ce qui respire la mollesse et la vanité ? […] Le cœur séduit commence à désirer qu’il n’y ait point d’enfer, et à la fin il se le persuade. […] où l’on s’imagine être vivant, et où l’on est véritablement mort, état où l’on persévère ordinairement jusqu’à la fin des jours, état qui est celui du plus grand nombre ; et Dieu veuille, mes Frères, que ce ne soit pas le vôtre, et qu’actuellement même que je vous fais voir le danger des Spectacles, vous ne murmuriez pas en secret contre la sévérité de cette morale, comme si elle n’était pas celle de l’Evangile, et comme si j’exagérais sur cette matière, uniquement à dessein de vous effrayer.

240. (1819) La Criticomanie, (scénique), dernière cause de la décadence de la religion et des mœurs. Tome I « La criticomanie — Autres raisons à l’appui de ce sentiment, et les réponses aux objections. » pp. 154-206

Je hasarderai à la fin du second volume quelques idées qui pourront peut-être concourir avec les moyens déjà indiqués, à cette réformation depuis long-temps demandée. fin du tome premier.

241. (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre VI. Machiavel. » pp. 198-214

& aller plus surement à ses fins. […] Tout le systême de Machiavel, bien analysé, se réduit à trois points : 1°. s’emparer de ce qui est à notre bienséance, royaumes, provinces, terres, autorité ; 2°. employer tous les moyens possibles, sans s’embarrasser de la religion, de la probité, de la conscience, des promesses, des traités ; 3°. en arborer cependant les apparences, en faire profession, tout promettre, pour endormir les gens & venir plus aisement a ses fins : ce n’est que la friponnerie mise à couvert & réduite en systême.

242. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Causes de la décadence du goût sur le théâtre. — Chapitre II. Du Théâtre Moderne, & de celui des François. Celui-ci comparé au Théâtre Grec. » pp. 25-38

Le savoir hérissé étoit un autre ridicule, mais le bon goût & une satyre fine, les corrigerent habilement.

243. (1710) Instructions sur divers sujets de morale « INSTRUCTION II. Sur les Spectacles. — CHAPITRE III. Qu'une Mère est très coupable de mener sa fille aux Spectacles. Que c'est une erreur de croire que la Comédie soit destinée à corriger les mauvaises mœurs. Que rien au contraire n'est plus propre à les corrompre. » pp. 65-75

Ceux qui se déclarent les défenseurs de la comédie, lui attribuent une fin si utile, et si honorable ; mais ils se trompent.

244. (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « VIII. Crimes publics et cachés dans la comédie. Dispositions dangereuses et imperceptibles : la concupiscence répandue dans tous les sens.  » pp. 30-40

Quelquefois la corruption vient à grands flots : quelquefois elle s’insinue comme goutte à goutte : à la fin on n’en est pas moins submergé.

245. (1823) Instruction sur les spectacles « Conclusion. » pp. 195-203

FIN.

246. (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — PREMIERE PARTIE. — CHAPITRE PREMIER. Comparaison des Théâtres anciens avec les modernes. » pp. 2-17

Il a paru de nos jours plusieurs Ouvrages excellents sur cette matière qui tendent à la même fin : Mais, comme la perfection est un bien qu’il est plus facile de désirer que d’obtenir, on est souvent obligé de s’en tenir aux motifs et aux remontrances qui peuvent engager à réformer en quelque chose les désordres ; puisque ce serait en vain que l’on entreprendrait de détruire la racine même de la corruption.

247. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre prémier. — Chapitre III. Origine des Théâtres. » pp. 22-49

Delà l’invention des paroles & du dialogue dans les Piéces ; il me semble voir chaque père de famille, le front couronné de pampre & de lierre, assister à ces jeux naïfs, marquer les entre-Actes, ou la fin des Scènes, par d’amples libations du divin jus de la treille ; & applaudir en bégayant, aux rustiques plaisanteries de leurs Drames naissans. […] On pense pourtant qu’elle ne prit une certaine forme qu’à la fin du quinzième siècle.

248. (1670) Du delay, ou refus de l’absolution [Les Instructions du Rituel du diocèse d’Alet] « Du delay, ou refus de l’absolution. » pp. 128-148

Cherchez devant toutes choses le royaume de Dieu , c’est a dire ma gloire, & vostre salut, & soyez assurez que le reste vous sera accordé  ; leur faisant entendre neanmoins que quand Dieu permettroit pour exercer leur patience, & pour accroître leur merite, qu’ils se vissent reduits dans la derniere pauvreté pour un temps, & mesme pour toute leur vie, il vaudroit mieux estre pauvre, & faire son salut, que d’estre à son aise en ce monde, & se trouver à la fin de ses jours engagé dans une eternité malheureuse. […] Si les chutes estoient frequentes, on pourroit l’éprouver deux ou trois mois, à la fin desquels si on reconnoissoit un veritable amendement causé par la fidelité du penitent, & par la violence qu’il a faire sur soy-mesme, on pourroit luy donner l’absolution, parcequ’il auroit donné des preuves effectives de sa conversion, & de sa penitence : mais s’il ne s’estoit abstenu de tomber dans son peché, que parcequ’il auroit esté eloigné des occasions, sans avoir contribué à cet eloignement ; par exemple, s’il s’estoit trouvé en un lieu, ou avec des personnes qui ne luy en laissoient pas la liberté ; ou s’il estoit tombé dans quelque maladie ; ou s’il estoit arrivé quelque rencontre semblable qui eust eloigné ces occasions, il faudroit alors prendre un plus long delay, pendant lequel on pourroit avec plus de loisir observer si le changement de son cœur seroit veritable.

249. (1731) Discours sur la comédie « PREMIER DISCOURS SUR LA LETTRE DU THEOLOGIEN DEFENSEUR DE LA COMEDIE » pp. 2-32

Ce Prêtre a beau faire ensuite quelques efforts pour montrer que la Comédie doit être mise au nombre des choses indifférentes ; il détruit lui-même à la fin de sa Lettre tous les arguments qu’il avait proposés. […] Ce qui est admirable, c’est qu’après avoir avoué si nettement, qu’il quittait le sentiment des Pères, il a bien osé s’appliquer à la fin de sa Lettre, ces paroles du Fils de Dieu, « ma doctrine n’est pas ma doctrine Page 61.

250. (1632) De spectaculis theatralibus pp. 339-351

Ut huic quæstioni fiat satis, quædam sunt præmittenda, de fine talium ludorum, quem sibi tam actores, quam spectatores proponunt ; quem ad voluptatem et delectationem accommodatum esse nemo negabit. […] Quid si tamen actores illi intra modestiæ fines contineantur, et in sacris locis, sacras tantum referant historias ?

251. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre VI. Dorat. » pp. 141-175

Ce Silene sortant du cabaret, avec une troupe d’ivrognes, & tout délabré, étourdissant par des discours sans suite, balbutiant de la morale : ne voilà-t-il pas un modele bien fin & bien noble à proposer dans un poëme didactique ? […] Un chien est donc aussi habile que lui, il a un instinct plus fin encore sans le savoir. […] Disoit Grecour, quelle fine satyre !

252. (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE IV. Traité de la Danse de Cahusac. » pp. 76-104

 4. rapporte un long fragment de Lucien, qui d’un compositeur de ballets fait un homme universel, un génie sublime, mémoire excellente, esprit vif, conception facile, oreille fine, goût sûr, jugement droit, imagination féconde, il doit avoir tout. […] Il choisit la danse, la mit à la mode, feignit de l’aimer, & fit venir les deux plus habiles danseurs qui eussent jamais paru ; tout s’en occupa, Rome ne tourna plus ses regards sur le gouvernement qu’on lui avoit ravi, & subit le joug : politique fine, qui étoit dans son caractère. […] Et comme dans les bons tableaux il ne doit pas y avoir de couleurs oisives, d’objets inutiles, si ce n’est dans des bordures ou des lignes de séparation, la danse ne peut être un hors-d’œuvre, un trait étranger au tableau, que dans les entractes, comme autrefois, ou à la fin, comme une petite piece après la grande.

253. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE IV. Des Pièces pieuses. » pp. 68-95

Le savoir à la fin dissipant l’ignorance, Fit voir de ce projet la dévote imprudence. […] Fuir les occasions, les rechercher ; mortifier ses sens, les satisfaire, s’occuper de la présence de Dieu, l’oublier ; veiller sur soi, se dissiper ; penser aux fins dernières, en écarter l’idée ; s’humilier et se détacher de tout, nourrir l’orgueil, l’ambition, la cupidité ; pardonner, se venger ; plaire à Dieu, plaire au monde, etc., voilà deux morales dont la religion et la comédie présentent le contraste perpétuel. […] C’est le Démon qui donne aux Comédiens la mission : Allez, leur dit-il, enseignez le vice à toutes les nations, apprenez-leur à faire ce que je vous enseigne et que je vous fais faire à vous-mêmes ; je vous suggérerai ce que vous aurez à dire, et je serai avec vous jusqu’à la fin des siècles.

254. (1694) Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie « Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie. » pp. 1-45

Afin qu’il n’y manque rien le Théologien s’imagine que son sentiment est le même que celui d’Albert le Grand ne pouvant comprendre, que ce Docteur loue des actions indifférentes en elles-mêmes, produites par un bon principe, et rapportées à une bonne fin : des actions que la reconnaissance envers Dieu produit : au lieu que la Comédie ( j’entends toujours celle qui est reçue parmi nous) n’est point indifférente, n’a pour principe que la corruption du cœur humain, n’a pour fin que d’exciter des passions toujours injustes ; ou quelque fin qu’on lui donne ne produit jamais que des fruits de malédiction, comme je l’ai déjà fait voir.

255. (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE VII. » pp. 115-130

Ce langage n’est point en la seule bouche de Moliere, c’est le refrain périodique du Théâtre ; l’original est dans l’Ecriture ; mais c’est le langage de ces impies que la Justice divine abîma en un déluge de feu, dans les délicieuses contrées de la Pentapole, puisque la1 vie est si courte, disoient-ils, & notre fin incertaine, usons des créatures, enyvrons-nous des vins exquis, que notre jeunesse ne se passe point sans en avoir cueilli la fleur ; prenons les roses du printemps pour nous en faire des couronnes, avant qu’elles se fanent ; que tous les lieux de délices retentissent de nos douces clameurs, & portent les marques de notre joie & de nos excès.

256. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Madame de Longueville. » pp. 40-83

La piété devança sa raison, son enfance ne fut occupée qu’à des saints exercices ; la prison de son pere, la fin tragique du Connétable de Montmorenci son oncle la détacherent des vanités du monde. […] Attendez de la Providence la fin de la tempête qui semble abymer votre maison, elle peut d’une parole faire taire les vents, & vous conduire au port, même par un naufrage, & semble avoir pris à tache d’humilier les Princes : les foudres ne tombent que sur les cedres. […] Si elles causoient la fin de ma vie, elle me paroîtroient plutôt les instrumens de mon bien que les effets de mon mal. […] La vue du tombeau de son oncle, dont la fin tragique lui avoit fait verser tant de larmes, lui représentoit vivement la vanité du monde, & les exemples de toutes les vertus dans sa veuve touchoient infiniment son cœur.

257. (1759) Lettre d’un ancien officier de la reine à tous les François sur les spectacles. Avec un Postcriptum à toutes les Nations pp. 3-84

Eh, que l’on crie donc à la fin : plus d’amour, plus d’amour ! […] L’oublierez-vous jusqu’à la fin ? […] Acteurs & Spectateurs, à la fin du spectacle le plus bruyant, nous rentrons dans un vuide affreux ; & toutes nos ames naturellement Chrétiennes, sont forcées de dire avec S. […] que nous cause ton théâtre d’aujourd’hui, & par conséquent pour desirer d’en voir la fin : que seroit-ce si on les envisageoit des yeux de la foi ? […] FIN.

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