Est-ce là du plaisant & du fin ? […] Voilà ce que Boileau appelle, faire grimacer les figures, Quitter pour le bouffon l’agréable & le fin, Et sans honte à Térence allier Tabarin. […] Elmire est une tartuffe, une hypocrite de crime, comme Tartuffe un hypocrite de vertu ; ce qui n’est pas tolérable, même par jeu, même pour une bonne fin : Non sunt facienda mala ut eveniant bona, sur-tout dans un genre de vice où la seule perspective est dangereuse, les approches insoûtenables, le regard, le désir un crime devant Dieu : Qui viderit ad concupiscendum, jam mæchatus est in corde. […] Valère, qui au commencement de la piece est un imbécille, & à la fin un honnête homme, un homme d’esprit, qui offre généreusement son carrosse & mille louis, déclare qu’il a appris par un crime l’ordre donné contre Orgon. […] L’action n’a pû commencer que sur la fin de la matinée ; car dès la premiere scène la belle-mère & le frère, qui ne logent pas dans la maison, se trouvent rassemblés pour attendre Orgon qui arrive de la campagne, la femme & la fille sont toutes parées, & l’amant arrive bien-tôt après, ainsi qu’Orgon.
Triste fin d’un homme vaincu dans un Art dont il a été l’inventeur & le maître. […] Eupolis, un des premiers auteurs de cette Comédie si libre & si picquante, eût du par sa fin tragique, la faire cesser, s’il est vrai, comme le disent quelques Ecrivains, qu’Alcibiade le fit jetter dans la mer, & que c’est de lui dont Ovide veut parler dans ce vers, Comicus in mediis periit dum nabat in undis. […] Euripide pria le Peuple d’avoir patience, l’assurant que la fin de ce Personnage serviroit d’exemple. […] Les Poëtes prenant des sujets de fiction, ne pouvoient plus que désigner ceux qu’ils vouloient railler, & ils les désignoient de façon que la satire n’en devint que plus fine. […] Les Poëtes Tragiques étoient toujours en grand nombre, mais si médiocres, qu’on regrettoit Eschyle, Sophocle & Euripide, qu’on avoit déja regrettés sur la fin de la guerre du Peloponese, puisque dans les Grenouilles d’Aristophane, Bacchus alloit aux Enfers, pour rappeler un de ces illustres Morts, la ville ayant grand besoin d’un bon Poëte.
Ce n’est donc plus que dans les livres de Poétique que l’instruction est la fin du Poème dramatique ; cela n’est plus véritable, ni dans l’intention du Poète, ni dans celle du Spectateur. […] La créature y chasse Dieu du cœur de l’homme, pour y dominer à sa place, y recevoir des sacrifices et des adorations, y régler ses mouvements, ses conduites et ses intérêts, et y faire toutes les fonctions de Souverain qui n’appartiennent qu’à Dieu, qui veut y régner par la charité qui est la fin et l’accomplissement de toute la Loi Chrétienne. […] Mais il ne croit pas que sa vertu soit dans un degré assez haut, s’il ne fait monter sa piété vers Pompée, jusques à l’impiété et au blasphème envers les Dieux de l’antiquité ; car il la fait parler dans la première Scène du cinquième Acte aux cendres de son mari, en cette manière ; « Moi je jure des Dieux la puissance suprême, Et pour dire encore plus, je jure par vous-même ; Car vous pouvez bien plus sur ce cœur affligé, Que le respect des Dieux qui l’ont mal protégé. » Et sur la fin de la Scène quatrième du même Acte : « J’irai, n’en doute point, au partir de ces lieux, Soulever contre toi les hommes et les Dieux : Ces Dieux qui t’ont flatté, ces Dieux qui m’ont trompée, Ces Dieux qui dans Pharsale ont mal servi Pompée, Qui la foudre à la main l’ont pu voir égorger : Ils connaîtront leur crime, et le voudront venger ; Mon zèle à leur refus, aidé de sa mémoire, Te saura bien sans eux arracher la Victoire. » « Ce serait une fort méchante excuse à cette horrible impiété, de dire que Cornélie était Païenne ; car cela prouve seulement qu’elle se trompait, en attribuant la divinité à des choses qui ne la possédaient pas : mais cela n’empêche pas que supposé qu’elle leur attribuât la divinité, elle n’eût pas des sentiments effroyablement impies. […] Si ce discours peut ouvrir les yeux à quelqu’un, je serai parvenu à la fin que je me suis proposée. […] Mais il se plaint à la fin de cet Ouvrage par ces paroles : « Il est certain que depuis quelques années notre Théâtre se laisse retomber dans sa vieille corruption, et que les Farces impudentes, et les Comédies libertines, où l’on mêle bien des choses contraires aux sentiments de la piété et aux bonnes mœurs, ranimeront bientôt la Justice de nos Rois.
Le but même de la Comédie engage les Poètes à ne représenter que des passions vicieuses : car la fin qu' ils se proposent est de plaire aux spectateurs, et ils ne le sauraient faire qu'en mettant dans la bouche de leurs acteurs des paroles et des sentiments conformes à ceux des personnes qu'ils font parler, et à ceux des personnes devant qui ils parlent.
La nécessité que nous avons de réparer la défaillance de nos corps par la nourriture ne peut pas servir d'excuse à ceux, qui mangeraient volontairement des viandes, qui imprimeraient une qualité venimeuse; qui troubleraient les humeurs, et y causeraient une intempérie: parce que cette sorte de nourriture serait contraire à la fin du manger, qui est de conserver la vie du corps.
La nécessité que nous avons de réparer la défaillance de nos corps par la nourriture, ne peut pas servir d'excuse pour manger volontairement des viandes qui imprimeraient une qualité venimeuse, qui troubleraient les humeurs, et y causeraient une intempérie; parce que cette sorte de nourriture serait contraire à la fin du manger, qui est de conserver la vie du corps.
Vers la fin du mois de Décembre de la précédente année 1693, quelques difficultés s’étant formées dans une Paroisse de Paris touchant la Comédie, on jugea à propos de consulter en Sorbonne quelques Docteurs, pour les prier d’en dire leur sentiment.
Celui-ci, pour lui ôter cette mauvaise opinion, prend successivement & à l’insçu de l’autre, divers costumes sous lesquels il se présente à lui, d’abord en jockei, ensuite en cocher, ensuite en jardinier, en solliciteuse de procès, en homme ruiné qui emprunte de l’argent ; à la fin il se découvre et fait convenir le jeune homme qu’il l’a trompé. […] Certes, ses faiseurs n’ont point hérité des graces douces et fines, qui enchantent dans l’Oracle, dans Pygmalion, même dans Zénéide. […] Desirez-vous de savoir ce que deviennent à la fin ces enfans de l’un & de l’autre sexe ? […] Point de ces détours ingénieux que le Spectateur peu fin ne pourroit peut-être pas deviner. […] C’est presque toujours à une fin douloureuse et prématurée qu’aboutit la débauche, dont ces théâtres sont le foyer.
Ce qui rend à irriter la concupiscence combat directement cette fin.
FIN.
« Vicinos, et proximes vestros jugiter admonete ut semper quod bonum est, et honestum loqui studeant ; ne fine detrahendo, malum loquendo, et in sanctis festivitatibus choreas ducendo, cantica luxuriosa, et turpia proferendo, de lingua sua, unde debuerant Deum laudare, inde sibi vulnera videantur infligere. […] à la fin de son Livre contre les Hérétiques, le sixième Concile, et plusieurs autres, défendent aux Chrétiens ces mêmes pratiques. […] « Vicinos, et proximes vestros jugiter admonete ut semper quod bonum est, et honestum loqui studeant ; ne fine detrahendo, malum loquendo, et in sanctis festivitatibus choreas ducendo, cantica luxuriosa, et turpia proferendo, de lingua sua, unde debuerant Deum laudare, inde sibi vulnera videantur infligere.