Les devoirs qu’elles imposent sont trop respectables dans leurs motifs & dans leur fin, pour être une véritable chaîne. […] C’est une régle sûre en morale, que la fin que nous nous proposons dans une entreprise, nous rend dignes d’estime ou de blâme dans l’exécution. […] Supposons néanmoins pour un moment, que cette Actrice a sacrifié toute pudeur pour parvenir à ses fins. […] C’est pourquoi ils ne devoient satisfaire à cette ordonnance infamante, qu’à la fin de la Piéce.
Ce n’est point par la lecture des Romans, non plus que par le plaisir de la Comedie, que nous arriverons à ces deux fins : est-il rien de plus dangereux à notre innocence ? […] Elles excitent en nous des mouvemens semblables à ceux qui tombent sous nos yeux ; & c’est-là le but des Acteurs : car la fin qu’ils se proposent, c’est de plaire à ceux qui les écoutent ; & pour leur plaire ils exposent des sentimens qui s’accordent avec la corruption de ceux à qui ils parlent : & comme ils parlent à des gens dont la plupart ont l’esprit perverti, & le cœur gâté, ils leur representent des emportemens violens, ou de vengeance, ou de jalousie, ou d’ambition : ils joignent à cela de pernicieuses maximes, capables de corrompre les ames les plus innocentes. […] N’apprend-on point par là aux personnes qui auront la passion de se marier, de se servir des mêmes adresses pour arriver à leur fin ? […] Toute action dont on n’oseroit rendre graces à Dieu, comme en étant la premiére cause & la derniére fin, est encore moins permise à un Chrétien.
Cette Instruction, qui est produire par ce τὸ ἤθος, si estimé par les anciens Maistres, & que les gens de vostre grand Monde n’ont pas pris la peine de remarquer dans la Comedie de nostre Arioste, est la vraye fin de la Poësie representatiue. […] Le troisiesme Acte estant à la fin venu, où Cynthio vouloit continüer de discourir de la nature des passions ; & s’estant tiré le mieux qu’il auoit pû d’vn point de Morale, s’alloit jetter à corps perdu dans vne question de Physique, la patience échapa tout d’vn coup au bon Senateur. […] Il faut qu’il y ait de l’illusion & du charme ; de la fraude & de la tromperie dans les moyens qu’elle employe, pour arriuer à sa fin. […] C’est la tromperie, à mon auis, dont Gorgias le Leontin entendoit parler ; Et qu’il preferoit aux actions legitimes ; C’est cette tromperie, auec laquelle il disoit que celuy qui trompe est plus juste que celuy qui ne trompe pas ; & à laquelle il croyoit que les fins & les habiles se deuoient laisser piper, pour estre plus fins & plus habiles.
6 Spectaculorum fines virtus, & voluptas, quæstus. […] §. fin. de ser. corrup. lib. 11. […] Onomast. c. fin. […] §. fin. de ser. corrup. lib. 11. […] Onomast. c. fin.
Tous les Acteurs reprochent à l’Avare son avarice ; ils en font de même au Joueur, au Jaloux, au Négligent et à tous les autres personnages ridicules et vicieux qu’on entreprend de corriger sur le Théâtre : et à la fin de la Pièce chaque vice et chaque ridicule se trouve puni et corrigé : pourquoi ne fait-on pas la même chose lorsqu’on y traite la passion d’amour ? […] Car les amours les plus irréguliers sont toujours heureux à la fin par le mariage.
Le savoir à la fin dissipant l’ignorance, Fit voir de ce projet la dévote imprudence Despreaux art. […] Ecoutons je vous prie la fin de la quatrième session « Post hæc temeritatem illam reprimere volens, qua ad profana quæque convertuntur et torquentur verba et sententiæ sacræ scripturæ, ad scurrilia scilicet fabulosa, vana, etc. […] Le but de toute l’Ecriture est d’établir qu’il faut renoncer à soi-même, mépriser les richesses, n’aimer et ne craindre que Dieu : « Ecoutons la fin de toute parole, dit l’Ecclésiastique, Craignez Dieu, observez ses Commandements, c’est là tout l’homme. […] vers. fin. […] vers. fin.
Et c’est là la récompense que Dieu lui destine : l’union éternelle à sa propre gloire ; la contemplation de ses perfections, accompagnée d’une joie qui l’inondera de sa plénitude, et qui sera sans fin comme sans affaiblissement. […] Brisez, Monsieur, ces plumes hardies, écrasez leurs blasphèmes, non par des raisonnements sérieux et théologiques ; il en paraît tous les jours d’excellents en ce genre, et dont la plupart ne sont point lus par ceux pour qui ils sont faits ; mais par les traits de cette plaisanterie fine et délicate que vous savez manier avec tant d’adresse sous le voile d’une allégorie ingénieuse, souvent plus persuasive que des arguments doctement froids et méthodiquement léthargiques. […] Demandons avec les plus vives instances au Dieu de la vérité et à l’Auteur de toutes lumieres, qu’il daigne l’éclairer avant la fin de sa carriere.
L’espace me manque pour parler de la fin de ce volume où l’auteur a rassemblé des détails piquants sur une foule de cérémonies des diverses églises de France, toutes plus ou moins analogues à ces mystères qui ont donné naissance à notre théâtre : je renvoie à l’ouvrage même le lecteur qui sera curieux de lire le récit des offices où chaque antienne était terminée en chœur par ce refrain harmonieux : Hin ! […] Entre les citations, une seule m’a paru étrange : c’est la fin d’un couplet du Gymnase dramatiqueh ; certes, M. […] [NDE] L’auteur fait référence à l’influence de la typographie anglaise de la fin du xviii e siècle sur les pratiques d’impression en France, notamment sur Firmin Didot, avec l’utilisation de caractères plus larges pour faciliter la lecture, et des marges plus importantes.
Elles embrassent pour cela vn commerce vniuersel dans toutes les parties de la Terre ; & la fin que ces Societez là se proposent est tres loüable & vtile. […] Encore vne fois la fin de la Comedie est bonne. […] C’est là aussi la fin que le Poëte se propose dans la Comedie, & c’est la méme fin du gouuernement des Comediens. […] Ie produiray à la fin du Liure la Declaration du Roy du 9. […] La Declaration du Roy pour cet etablissement sera couchée à la fin du Liure.
Les vertus morales persécutées sur notre Théâtre, 248 Les Héroïnes de nos Comédies aussi vertueuses que les Héros avec le même succès qu’eux, 250 Les jeunes personnes de condition ont des mœurs plus saines dans Plaute et dans Térence, 251 Vaine Justification de l’Astrologue Joué, dans sa Préface, 254 Sentiment d’Horace contraire à celui de l’Astrologue joué, 256 Exemple de Ben Jonson inutile pour justifier l’Astrologue Joué, 260 Autorité de Shakespeare opposé à l’Astrologue Joué, 263 Erreur de l’Auteur de l’Astrologue Joué, sur la différence qu’il met entre la Tragédie et la Comédie, 265, 266 Le divertissement n’est point la fin principale de la Comédie, 267 La Comédie et la Tragédie, quoique par une route différente, doivent tendre à une même fin ; qui est la réformation des mœurs, 268, et suiv.
Ainsi jusqu’à la fin le souvenir d’Hector est cher à Andromaque. […] Le Poète doit avoir grand soin de réserver le plus tragique pour la fin de la pièce, et pour en faire le dénouement, afin d’exciter de plus grandes passions dans l’âme des Auditeurs. S’il expose à la fin de la Tragédie deux grandes actions, l’âme partagée demeure incertaine, et ne sait à quels sentiments se fixer. […] Il y a des sujets simples, c’est-à-dire, dont le Héros est toujours heureux ou malheureux depuis le commencement jusqu’à la fin de la pièce. […] Quoique l’amour que l’on dépeint sur le Théâtre, ait souvent une bonne fin, cela n’empêche pas qu’il ne fasse de fort mauvais effets ; car il est toujours excessif et outré ; et que les témoignages passionnés d’un amour même légitime, blessent l’imagination des personnes un peu susceptibles.