C’est là l’esprit ; ce sont les ordres de l’Eglise, & singulierement de l’Eglise de Paris ; le Rituel y est exprès, nous l’avons prouvé, liv. 1. […] Ce ne sont que des Fantaisies, c’est-à-dire, des vers frivoles sans ordre, sans suite, qui n’ont de mérite que la licence qui y regne ; il faut pourtant que l’Auteur ait donné quelque marque de conversion.
Il faut que par-tout la scène, prostituée au libertinage, soit une école de galanterie, que l’amour tienne le sceptre, donne des leçons, corrompe les mœurs, renverse l’ordre, assure l’empire aux femmes, l’esclavage aux hommes, décide de la paix & de la guerre, viole les droits divins & humains, & soit enfin l’unique divinité. […] Il est vrai que par une longue liste de Casuistes de tous les ordres & de tous les états, le P.
Instruisons-nous dans cette école si noble et si digne des enfants de Dieu, si nous nous plaisons à la beauté et à la magnificence des spectacles, désirons de voir cette sagesse éternelle, qui atteint avec force depuis une extrémité du monde jusqu’à l’autre, et qui place avec tranquillité chaque chose dans l’ordre où elle doit être ; car qu’y a-t-il de plus admirable que cette puissance spirituelle et invisible qui a formé et qui gouverne tout ce monde corporel et spirituel ? Et qu’y a-t-il de plus beau que l’ordre avec lequel elle le conduit et les ornements dont elle le pare ?
Tout le monde sait ce qu’était la Comédie dans les derniers siècles ; une plume habile2 nous a exposé avec ordre, et la honte de sa naissance, et le progrès de ses désordres. […] Je parcourrai ensuite celles que mes premières réflexions n’auront pas combattues, mais sans me gêner à le faire par ordre ni par division. Il est des matières dont tous les objets ont tant de ressemblance, qu’il n’est guère possible de les diviser heureusement ; il est d’ailleurs plus difficile qu’on ne pense d’avoir de l’ordre. […] Car s’il est bien constant qu’il serait indécent que le Théâtre copiât l’extérieur d’un Monastère, on ne peut disconvenir qu’il serait du bon ordre qu’il en eût la pureté intérieure.
On peut aussi peu le disputer au clergé ; Julien y fut admis, reçut les ordres mineurs & en remplit les fonctions avec édification, & bâtit une église à frais communs avec son frere Gallus, qui ne se démentit jamais.
Puisque les principales Passions des humains restent toujours au même dégré, il est clair qu’une fois qu’on les aura mises sur la Scène, on ne pourra plus y faire paraitre que des Passions du second ou du troisième Ordre : ce n’est point un peu de couleur, une ombre plus ou moins forte ajoutée à un Tableau qui lui prête le mérite de la nouveauté.
J'espère qu'il touchera leur conscience, et qu'il leur persuadera aisément de sortir volontairement, leur faisant connaître qu'il n'y a que ceux qui se portent à faire cette pénitence, qui soient véritablement dans l'Eglise : au contraire ceux qui vivant dans le dérèglement demeurent dans notre communion, quoi qu'ils soient ici présents de corps, ils en sont néanmoins séparés, plus véritablement que ceux qu'on a mis dehors, de telle sorte qu'il ne leur est pas encore permis de participer à la sainte Table, car ceux qui selon les Lois divines ont été chassés de l'Eglise, et demeurent dehors, donnent quelque bonne espérance par leur conduite qu'après s'être corrigés des péchés pour lesquels ils ont été chassés de l'Eglise, ils y rentreront avec une conscience pure ; mais ceux qui se souillent eux-mêmes, et qui étant avertis de se purifier des tâches qu'ils ont contractées par leurs crimes, avant que d'entrer en l'Eglise, se conduisent avec impudence, ils aigrissent l'ulcère de leur âme, et rendent leur mal plus grand; car il y a bien moins de mal à pécher, qu'à ajouter l'impudence au crime qu'on a commis, et à ne vouloir pas obéir aux ordres des Prêtres.
Il a vu que dans la nature toutes les choses qui sont rangées auec un si bel ordre y sont toutes nécessaires, mais diversement ; les unes pour l’utilité, les autres pour la beauté et l’ornement, et d’aucunes pour le plaisir.
Les sots y sont les victimes des méchans… Cet homme trouble tout l’ordre de la Société… il tourne en dérision les respectables droits des peres sur leurs enfans, des maris sur leurs femmes, des maîtres sur leurs serviteurs. » Si Moliere avoit besoin de justification à cet égard, quelque foible que soit ma plume je la sentirois assurément assez forte pour l’entreprendre. […] Nous n’avons cessé de leur repéter qu’elles ne sont faites dans l’ordre de la nature et; de la société que pour nous amuser, et; tout au plus veiller aux soins grossiers et; nécessaires d’un ménage ; après cela nous aurons la barbarie de leur reprocher qu’elles ne savent rien. […] Vous voudriez réduire le genre humain à regarder toutes les délices qu’on peut gouter ici bas, comme des êtres contraires à la vertu et; au bon ordre ; ainsi vous nous exaltez la vie purement champêtre, à peu près comme le doit faire une églogue. […] En exaltant la sagesse du Gouvernement, l’ordre de la Police, la beauté du pays, il ne cessoit à son retour de nous entretenir de l’accueil gracieux dont les jeunes gens, et; même les principales maisons l’avoient favorisé. […] « L’art de la déclamation étoit si considéré à Rome, que les jeunes gens de la plus haute naissance, se mêloient parmi les Comédiens, récitoient avec eux devant le peuple ; et; ces mêmes peres qui condamnoient à la mort leurs enfans, pour avoir vaincu sans leurs ordres, les accabloient de caresses et; de présens quand ils avoient mérité des applaudissemens.
Le Président Henault est un homme aimable & plein d’esprit, il s’est fait un nom par un abrégé de l’histoire de France, où regne beaucoup d’ordre & de méthode, semé de réflexions fines & judicieuses, d’un style élégant & naturel, d’un ton de modération & d’impartialité ; quoique dans le fonds, flatteur, courtisan & nationnal ; il vouloit plaire & il a plû. […] Le Président Henault & cent autres ont fait des abrégés d’histoire, des tables chronologiques, où les noms des Princes & des hommes célébres, sont distribués par ordre de datte, de dignité & de matieres.