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402. (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE VII. De la Dévotion des Comédiens. » pp. 160-179

Ne cherchons pas d’autre mérite au théatre le plus épuré, même selon la réforme de Marmontel.

403. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE II. Réflexions sur le titre de l’ouvrage intitulé : Des Comédiens et du Clergé, et sur les charlataneries littéraires, politiques et religieuses. » pp. 52-86

Cette volonté forte, en proie à ses propres caprices, ainsi qu’aux influences funestes de l’esprit de parti qui cherche à l’égarer, renferme toujours un germe de la destruction et toujours opère beaucoup plus souvent le mal que le bien.

404. (1756) Lettres sur les spectacles vol. 2 «  TABLE. DES MATIERES. Et des Personnes dont il est parlé dans les deux Volumes. » pp. 567-614

Ce qu’ils vont chercher aux Spectacles, a, 32-34 Stobée. […] Citation non suspecte, qui prouve que le suffrage des personnes vertueuses n’est pas celui que les Poëtes dramatiques cherchent à se concilier, b, 546.

405. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre VI [V]. Élizabeth d’Angleterre. » pp. 142-187

La Reine le vit, & s’y trouvant parfaitement belle, quoique dans des attitudes peu avantageuses pour sa vertu, elle défendit de le bruler, fit chercher & revenir le Peintre, & le récompensa magnifiquement. […] Le Duc lui écrivoit les lettres les plus tendres, en style de roman, Je suis un nouveau Jason, qui va chercher une toison d’or, mais la plus riche & la plus précieuse récompense.

406. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre II. Suite d’Elisabeth d’Angleterre. » pp. 33-82

Pour favoriser les Protestans des Pays-Bas & somenter les troubles de la Cour d’Espagne, Elisabeth qui ne cherchoit qu’à brouiller, fit proposer de se marier avec D. […] Faut-il chercher des conjectures quand on a l’aveu le plus précis ?

407. (1694) Lettre d’un théologien « Lettre d'un théologien » pp. 1-62

Saint Thomas Ubi sup. artic. 2. in corpora , saint Bonaventure, saint Antonin, et avant eux tous, Albert le Grand « Unum genus jocandi est illiberale, petulans flagitiosum obscanum. »avait dit que dans les Jeux il faut prendre garde à trois choses : La première et 1a principale est, que l’on ne cherche pas le plaisir dans des paroles, ou dans des actions déshonnêtes, comme on faisait du temps des Anciens ; Coutume malheureuse que Cicéron déplorait par ces paroles : « Il y a une manière de se jouer basse, insolente, criminelle et honteuse. » La seconde chose à laquelle il faut prendre garde, dit le Docteur Angélique, est, qu’en voulant donner quelque relâche à l’esprit, on ne perde entièrement la gravité de l’âme, ce qui faisait dire à saint Ambroise« Caveamus ne dum relaxare animum volumus solvamus omnem harmonis quasi concentum quemdam honorum operum. » : « Prenons garde qu’en voulant un peu relâcher notre esprit, nous ne perdions l’harmonie de notre âme, où les vertus forment un agréable concert. » Et la troisième condition que l’on demande dans nos Jeux aussi bien que dans toutes les actions de la vie, est qu’ils conviennent à la personne, au temps, au lieu, et qu’ils soient réglés par toutes les autres circonstances qui les peuvent rendre honnêtes. […] Je réponds à cela avec les propres paroles de saint Thomas« Musica in luctu importuna narration. » : « Que dans ces sortes de jeux le pénitent doit se comporter autrement que les autres, lui qui doit chercher les larmes de la pénitence : qu’il peut toutefois en user modérément comme d’une honnête récréation de l’esprit, ou pour entretenir la société entre ceux avec qui l’on est obligé de vivre. » D’où l’on peut inférer, qu’à la vérité les Chrétiens doivent moins fréquenter ces sortes de Spectacles pendant le Carême, non pas qu’ils soient défendus, mais parce que leur état les oblige à se mortifier en ce temps ; de plus que les Comédiens qui jouent tous les jours ne pèchent point, parce qu’étant dévoués au public, c’est moins pour leur divertissement qu’ils jouent que pour celui des autres ; et qu’ils peuvent jouer tous les jours, parce que tous les jours il se peut trouver des particuliers qui veulent prendre une récréation modérée.

408. (1600) Traité des Jeux comiques et tragiques « [Traité] » pp. 3-62

Or il est plus clair que le Soleil en plein midi, que le commandement susdit, ne peut être que moral, par les ridicules et monstrueuses conséquences, que l’on en pourrait tirer, s’il était pris pour Cérémonial ; Aussi n’y eut-il jamais homme de bon sens, qui l’ait pris pour tel : Et les anciens qui cherchent des allégories en tous passages, n’en peuvent trouver que de morales en celui-ci ; savoir est, que la femme ne doit exercer nul office viril ; que c’est là, que vise l’Apôtre, quand il défend à la femme d’enseigner en l’Eglise1 Tim. 2. […] I. cap. 33 ci , quelle fureur est ceci, non pas erreur, que vous cherchez des Théâtres, y entrez, les remplissez, faisant choses plus folles qu’auparavant ; pendant que les peuples d’Orient, plaignent votre ruine, pendant que de grandes villes, en pays lointains, en mènent deuil public ?

409. (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE IV. Spectacles singuliers. » pp. 106-127

Quand tout est prêt, le principal de la nation va chercher l’Elu dans la cabane où il est renfermé, ou plutôt enseveli, car il est censé mort pour être ressuscité.

410. (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE II. De la Danse. » pp. 30-51

On n’y cherche que la volupté ; ce mélange en est la coupe qui fait boire le poison jusqu’à la lie.

411. (1705) Traité de la police « Chapitre IV. De la Comédie Française ; son origine, son progrès, et les Règlements qui ont été faits pour en permettre, corriger et discipliner les représentations, ou pour en assurer la tranquillité. » pp. 439-445

ce qui Nous a été représenté par le Procureur du Roi, que certains personnages sans emploi, portants l’épée, qui ont en diverses occasions excité des désordres considérables en cette Ville ayant depuis peu de jours, avec la dernière témérité et un grand scandale, entrepris de forcer les portes de l’Hôtel de Bourgogne, se seraient attroupés pour l’exécution de ce dessein avec plusieurs vagabonds ; lesquels assemblés en très grand nombre, étant armés de mousquetons, pistolets et épées, seraient à force ouverte entrés dans ledit Hôtel de Bourgogne pendant la représentation de la Comédie qu’ils auraient fait cesser ; et ils y auraient commis de telles violences contre toutes sortes de personnes, que chacun aurait cherché par divers moyens de se sauver de ce lieu, où lesdits personnages se disposaient de mettre le feu, et dans lequel, avec une brutalité sans exemple, ils maltraitaient indifféremment toutes sortes de gens.

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