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92. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre VIII.  » pp. 195-221

Il fut frappé en Angleterre, une médaille contre Innocent X, qu’on accusoit de trop écouter Dona Olympia, sa belle-sœur ; d’un côté on voyoit le portrait de cette Dame, coëffée à l’ordinaire, ayant la thiare en tête, & les clefs de Saint Pierre à la main, de l’autre, le portrait du Pape, ayant les cheveux frisés, poudrés, tressés comme une femme, tenant d’une main un fuseau, & de l’autre une quenouille, & dans l’exergue, nouvel Hercule. Sur ce plan on fit une estampe sur un Prélat François, qui passoit pour aimer une actrice, & l’écouter un peu trop ; d’un côté on voyoit l’actrice magnifiquement & peu modestement parée, à l’ordinaire, ayant la croix pectorale, la mitre en tête, la crosse à la main, & donnant la bénédiction. […] Caffaro, Théatin, qui est à la tête du théatre de Boursaut, quoique condamnée par l’Archevêque de Paris, & rétractée par son auteur ; & l’Oraison du P.  […] En France les femmes toujours sujettes, sont exclues de la Couronne ; au théatre François, les hommes toujours soumis, sont exclus du gouvernement ; ils ont mis la couronne sur la tête des Dames, ils ont pris la quenouille.

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