REFUTATION D’UN ECRIT FAVORISANT LA COMEDIE Il paraît depuis peu dans le Public, à la tête des Pièces de Théâtre du Sieur Boursaut, une Lettre qui est tout à la fois et une Apologie de la Comédie telle qu’elle se représente en ce temps, et une Approbation avec éloges des Ouvrages de cet Auteur a. […] Qu’il me soit permis de me servir de l’exemple de la Peinture, qui m’est plus familière : Il y a eu des temps où cet Art si beau était dans un négligé surprenant ; comme il y a environ trois cens ou quatre cens ans : tout ce qu’on savait faire alors, était des étoffes, et quelque peu de têtes et de mains ; c’était là tout ce qu’on voyait dans les Tableaux et dans les Tapisseries, et pour lors tous les Religieux et les Solitaires s’en mêlaient sans scrupule : ils ornaient leurs Manuscrits de toutes sortes d’Histoires ; c’étaient des Ouvrages qui font pitié à présent, et qu’ils trouvaient parfaitement beaux. […] L’achevé d’imprimer de la Réfutation date du 15 juin 1694, soit six mois après la publication des Pièces de théâtre du Sieur Boursault en tête desquelles était parue la lettre du père Caffaro.