A ne regarder les spectacles que comme un amusement, cette raison seule vous paraît suffire pour les condamner. […] La société serait d’ailleurs trop malheureuse, si tous ceux qui peuvent se suffire ainsi que vous, s’en bannissaient par un exil volontaire. […] La Tragédie suffit aux âmes plus délicates et plus sensibles ; quelquefois même, comme dans Médée et dans Atrée, l’impression est trop violente pour elles. […] Molière a voulu nous apprendre, que l’esprit et la vertu ne suffisent pas pour la société, si nous ne savons compatir aux faiblesses de nos semblables, et supporter leurs vices même ; que les hommes sont encore plus bornés que méchants, et qu’il faut les mépriser sans le leur dire. […] Vous savez, et ils le savent encore mieux que vous, que mon dessein n’a point été de les offenser ; et ce motif seul suffirait aujourd’hui pour me rendre sensible à leurs plaintes, et circonspect dans ma justification.