La meilleure école de peinture ne formera que des peintres ; il ne peut sortir que des musiciens de la plus savante académie de musique, le théâtre ne peut faire que des comédiens. […] Retranchons les vignettes, les culs de lampe, les titres des actes et des scènes, les espaces inutiles, les noms des acteurs répétés dix fois dans une page, dont chacun emporte trois ou quatre lignes ; supprimons les monosyllabes oui, non, mais, ouais ; les phrases commencées et interrompues, qui ne signifient rien ; les liaisons triviales, entrez, sortez, on frappe, dont chacune tient fièrement sa ligne, et est honorée du nom d’un acteur, cette réduction est équitable ; il ne faut pas un génie bien transcendant pour enfanter ces prodiges.