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210. (1731) Discours sur la comédie « SECOND DISCOURS » pp. 33-303

, le Prévôt de Paris donna dans sa maison et de son autorité privée la permission à quelques joueurs de farces, de jouer en public ; d’où il arriva quelque scandale. […] Le Parlement leur accorda ce qu’ils demandaient, mais à condition qu’ils répondraient des scandales qui pourraient arriver. […] En conséquence, il ordonne « aux Pasteurs et aux Confesseurs de ne point recevoir aux Sacrements les Comédiens et les Comédiennes, si ce n’est qu’ils aient fait Pénitence de leur péché, donné des preuves d’amendement, renoncé à leur état et réparé par une satisfaction publique telle qu’il jugera à propos de leur donner, le scandale public qu’ils ont donné. […] Il ordonne aux Confesseurs, sous peine de suspense, de différer l’absolution aux Fidèles, qui au mépris de son Mandement auront assisté à ces spectacles, et de le consulter sur la Pénitence qu’il jugera propre pour la réparation du scandale qu’ils auront donné. […] A l’heure même de la mort où l’Eglise use toujours d’une plus grande indulgence, on ne leur accorde le Viatique ou la sépulture, qu’après qu’ils ont publiquement tâché de réparer le scandale qu’ils ont donné par leur profession.

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