Le Comédien ne respire que la licence et le plaisir ; le Pasteur des âmes, et le défenseur de la veuve, se réservent la justice et la piété : le langage comique répand partout le sel de la satire, l’amertume de la malignité ; le langage évangélique ne fait couler que le lait et le miel de la charité : les regards, les paroles, les démarches annoncent la dissolution et la frivolité des acteurs et des spectateurs ; et d’un autre côté peignent le recueillement et la religion de l’orateur et de l’auditeur chrétien, l’équité, la fermeté, la sagesse de l’oracle des lois. […] Une austère sagesse doit être l’âme des académies, et pour donner de l’émulation et une honnête hardiesse à des jeunes gens, il suffit de faire, comme à l’Université de Paris, des exercices classiques sur les Auteurs. » M. […] pourquoi les maîtres de la sagesse et de la piété en donnent-ils les premières impressions et les premiers préceptes ? […] Sur la garantie de leur règle, de leur sagesse, de leur piété, j’ai droit de m’inscrire en faux contre toutes les imputations de leurs ennemis. […] Sans elles on n’échappera pas à ses anathèmes, même dans le vénérable Institut ; on les y méritera encore plus parce qu’on ne se conformera pas à ces traits de sagesse qui l’ont rendu vénérable.