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34. (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « II. PARTIE. Où l’on répond aux Objections de l’Auteur de la Lettre. » pp. 89-140

Car c’est renoncer à Dieu que de s’amuser à ces vanités ; c’est se rendre prévaricateur de la foi chrétienne, que de rechercher après le Baptême les choses, auxquelles l’on a renoncé en le recevant (c’est-à-dire les plaisirs, et les pompes du monde). […] Cet éloquent Prêtre de Marseille qui vivait dans le V. siècle témoigne que de son temps, en recevant le Baptême, l’on avait accoutumé de renoncer particulièrement aux spectacles. […] Car en y allant, après y avoir renoncé, n’avouez vous pas que c’est de votre plein gré, et avec une entière connaissance que vous vous engagez une seconde fois dans ses liens ? […] Puisqu’il y a tant d’union entre la Comédie et les bals, et que les vanités et les pompes du diable, auxquels l’on a renoncé dans le baptême, ne paraissent pas avec moins d’éclat dans l’un que dans l’autre, il faut faire ici voir que selon les Pères de l’Eglise, les bals et les danses doivent aussi être interdits aux chrétiens. […] Ils renoncent aujourd’hui au diable, et demain ils le suivront, ils prendront aujourd’hu le part de Jésus-Christ, et demain ils le quitteront, le renonceront et le déshonnoreront.

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