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56. (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Suite du Clergé Comédien, » pp. 52-67

N’eût-il que son apostasie, jamais le vrai sage ne regardera comme un grand homme un parjure, un lâche, un rébelle à son Dieu, qui abandonne la vraie religion pour adorer des faux dieux, contre les lumieres les plus évidentes de la raison naturelle. […] Les philosophes n’aiment pas plus les juifs que les chrétiens ; ils ne veulent point de religion révélée, ils combattent les livres de Moïse, des prophetes, les cérémonies. […] Cet évenement, l’un des plus certain de l’antiquité, n’est aujourd’hui contesté que parce qu’il favorise la religion chrétienne. 3°.  […] Il reste de ce libello divers fragmens dans les apologistes de la religion, qui sont remplis de la plus noire & de la plus injuste malice. […] Mais il a méprisé les saints livres, combattu, persécuté le christianisme, favorisé le judaïsme, professé le polythéïsme, toléré toutes les autres religions, agi & parlé en cynique, affecté les mœurs & le nom de philosophe.

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