Rien de plus solide ni de plus digne de la vraie Philosophie & de la Religion Chrétienne, que la plupart des réflexions que vous avez faites dans le quatrième Tome de vos Mélanges de littérature, &c. sur l’abus de la critique en matière de Religion. Je les adopte avec vous ; & je voudrois que vous les eussiez suivies dans le jugement que vous avez porté de Messieurs les Ministres de Genève, & de la Religion Protestante en général. […] Ce qui m’intéresse plus particulièrement, & la seule chose qui m’a mis la plume à la main, c’est le procès que vous intentez à la Religion Protestante en général, en assurant que la logique que vous connoissez à ses Ministres les conduit naturellement au Socinianisme. […] Mais, quand même vous croiriez nous honorer en nous accusant, je ne m’en tiendrois pas moins obligé à vous désabuser sur un article des plus essentiels de notre Religion.