À cet exemple on peut ajoûter celui de David, qui excité par des motifs de religion & de piété, dansa devant l’arche du Seigneur pour témoigner la joie qu’il avoit de la voir entrer dans la ville de Jérusalem. […] C’est un abus que les Saints Pères ont combattu comme formellement opposé aux maximes de la religion. […] Saltet, sed adulteræ filia ; Danse qui voudra, mais cela ne convient qu’à la fille d’une adultère : quant à la mère qui est sage & reconnue pour chaste, son emploi doit être d’apprendre à sa fille, non la danse, mais la religion & la morale de Jésus-Christ, Quæ verò pudica, quæ casta est, religionem doceat, non saltationem. […] Il ne nous reste donc plus qu’à conclure que tous ceux à qui Dieu a mis son autorité entre les mains, sont obligés en conscience de s’opposer de toutes leurs forces à une si mauvaise coûtume, qui ressent beaucoup plus le paganisme que la religion chrétienne.