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131. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre IX. Suite de la Rosiere. » pp. 213-230

Tout cela est très-bien, pourvu que les Seigneurs soient toujours d’un aussi bon caractere ; du moins la Religion est ici respectée. […] Ce Seigneur plein de religion fait une infinité de bien dans ces deux Paroisses. […] Vos compagnes qui ont mérité d’être vos émules, & dont la conduite me fait regretter, de n’avoir qu’une récompense à donner, (compliment banal des Académies dans la distribution des prix,) rendent un hommage sincere & flatteur à leur choix, la voix publique le confirme, un peuple nombreux célébre avec moi votre triomphe, & la Religion se plait à le consacrer en recevant aux pieds des Autels les honneurs qu’on rend à la plus vertueuse. […] Dans les nouveaux Colléges élevés sur leurs débris, on a fort peu de soin de la Religion des enfans ; les livres innombrables sur l’éducation, la plupart d’après l’Emile de Rousseau, à peine en disent un mot en passant, n’en prescrivent aucun exercice. […] S’il reste quelqu’ombre de Religion, ce n’est guères que la Religion naturelle, on en veut faire des Philosophes & non des Chrétiens, encore moins des Catholiques : un tel enseignement vérifie déjà la prédiction de J.

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