Celui qui y fait le personnage d’Athée s’y moque de Dieu ouvertement, et son fripon de Valet qui fait semblant d’y prendre le parti de la Religion et de défendre la vertu, s’en acquitte d’une manière si impertinente et si badine, que tous ses discours sont une nouvelle dérision. […] On demande si ces Comédiens peuvent s’engager au service d’un Prince hérétique par avarice ou par ambition, quoiqu’ils y passent plusieurs mois sans faire aucun exercice de la Religion Catholique, sans y recevoir les Sacrements, sinon en péril de mort, et sans entendre la Messe que rarement et en cachette ? […] La Religion y est partout insultée, quoiqu’on y introduise pour la défendre un misérable Valet, qui détruit par ses fades plaisanteries tout ce qu’il dit en sa faveur, afin de répandre un ridicule sur les choses les plus saintes. […] Ajoutons, dans le cas dont il s’agit, dans l’interdiction de l’impiété de cette Pièce, qui semble n’avoir été composée que pour déshonorer la Religion.