On n’a jamais condamné les poésies sur des sujets pris de l’Ecriture, il y en a une infinité : mais on a toujours blâmé la comédie, comme très-dangereuse à la Religion & aux mœurs. Il connoît peu sa morale des deux Religions. […] Les Livres saints méritent trop notre vénération pour les y exposer, & notre sainte Religion trop d’amour & de zele pour rien souffrir qui puisse lui nuire. […] Dans le poëme d’Abel, où l’on fait profession de suivre l’Ecriture sainte, c’est une erreur contre la Religion. […] Celui-ci a respecté la Religion dans ses écrits : c’est dommage qu’une imagination vive, un esprit, un style de Théatre ait répandu l’ivraie au milieu du bon grain, & gâté un bon fonds.