» , dit-il, qu’un homme fait d’aller aux spectacles, est la marque par laquelle les Païens reconnaissent qu’il est devenu Chrétien, pour nous marquer que l’instinct de la Religion Chrétienne doit éloigner du Théâtre ceux qui en font profession. […] Y a-t-il rien, dit encore le même Tertullien, de plus agréable que d’être réconcilié avec Dieu, d’avoir une parfaite connaissance de la vérité, que de reconnaître ses erreurs, et d’avoir la rémission de ses péchés passés. […] Ce Jugement que l’Eglise a porté contre la Comédie, a paru si certain dans la Tradition, que les hérétiques mêmes l’ont reconnu, et en ont fait un point de discipline, dans le Livre de la Discipline des Eglises réformées en France, imprimé en l’année 1675. chap. 14. des Règlements, n. 28. « Il ne sera permis aux fidèles d’assister aux Comédies, vu que de tout temps cela a été défendu entre les Chrétiens, comme apportant corruption de bonnes mœurs. » Ce sont les paroles de ce Livre. […] » Il s’ensuit de tout ce qui a été exposé ci-dessus, que de la manière dont les Pères et les Canons de l’Eglise ont parlé de la Comédie et des Comédiens, que les Evêques se sont expliqués dans leurs Rituels, et s’expliquent encore aujourd’hui ; on doit être persuadé que la Comédie, comme elle se joue par les Comédiens, a toujours été reconnue jusqu’à présent pour une chose mauvaise, qui excite les passions, et tend à corrompre les bonnes mœurs, soit par la représentation, soit par les différentes circonstances qui l’accompagnent.