Qu’est-ce que les peintures, les statues, les poësies qui nous restent de ces temps gothiques ? […] quel arrêt contre les décorations & les peintures répandues dans toutes les salles de spectacle, où on ne connoît pas de décence ! […] La peinture même des choses les plus obscènes n’est pas mauvaise. […] Les représentations théatrales sont même plus dangereuses ; ce sont des peintures animées des passions, où des hommes & des femmes, vivant, agissant avec toutes les graces & les attraits du vice, sentent, expriment, font sentir tout ce que sentiroit le personnage qu’ils jouent. […] Qui ne sent la différence des romans avec les livres de médecine, des peintures lascives avec les planches anatomiques, des discours licencieux avec la confession de ses péchés ?