Les moissons sont heureusement finies : l’aire du Père-de-famille regorge de froment : les travaux de la récolte ont été rudes ; on a supporté le poids de la chaleur : le repos succède, une Fête l’annonce : le premier objet de cette Fête, c’est Dieu : le Père-de-famille compose un Cantique d’actions de grâces : il en arrange les paroles avec une certaine régularité, parce qu’il est plus facile de faire des paroles qu’un air, & qu’il veut que son Cantique, prolixe comme toutes les productions des Vieillards, puisse se mettre sur le ton du premier Couplet. […] Il arriva que les infortunés destinés à périr à ce dernier Spectacle, passant devant l’Empereur, lui dirent ces paroles, capables de réveiller l’humanité au fond des cœurs : Ave, Imperator, morituri te salutant.