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346. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre VIII. Du Clergé comédien. » pp. 176-212

(Languet) blâma celles de Marivaux qui pourtant n’étoit qu’un Laïque, lorsqu’à sa réception il lui porta la parole comme Directeur, il est vrai que son zele fut tourné en ridicule par tous les suppots du théatre. […] On a fait aux Italiens, le 13 d’août, la Parodie des éloges que deux Eveques avoient prononcé à l’Académie Françoise à l’honneur de l’Abbé de Voisenon, plus fait pour le Théatre que pour le Clergé, plus digne de l’encens de Thalie que de celui de l’Eglise ; on y a joué Fleur d’Epine, Comédie en musique, parole de ce digne Abbé, musique de Madame Louis, femme de l’Architecte, avec qui il étoit fort lié ; association de travail avec une femme sans exemple au Théatre & encore plus étrangere au Sanctuaire. […] Les nouveaux Breviaires ont supprimé ces paroles de l’Hymne Romaine composée par saint Ambroise ; ainsi l’Abbé de Voisenon couronné des lauriers académiques & de mysteres dramatiques de la main des Evêques & de celles des actrices, inscrit dans l’Almanach du Théatre & dans la liste des quarante, passera doublement à l’immortalité ; ces deux titres devoient l’exclure, mais dans ce lieu ils s’étayent mutuellement.

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