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321. (1686) Sermon sur les spectacles pp. 42-84

N’est-ce pas aux Spectacles que toutes les vertus se cachent, que tous les vices se déploient, que la vengeance prend le nom de magnanimité, l’ambition celui d’héroïsme, l’orgueil celui d’élévation, l’impudicité celui de sentiment ? […] N’est-ce pas faire servir Dieu lui-même à l’iniquité, que d’entendre prononcer son saint nom par des personnages dont la profession l’outrage et le déshonore : « Servire me fecistis iniquitatibus vestris ? […] C’est dans ce Livre, et non ailleurs, que je puise, ô mon Dieu, les grandes vérités que j’ose annoncer ici en votre nom ; c’est dans ce Livre qu’on trouve les plus fortes preuves contre les Spectacles et contre ceux qui les fréquentent ; Livre éternel, Livre divin, où chaque page est un Arrêt qui proscrit les Théâtres comme étant la ruine de la Religion.

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