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368. (1671) La défense du traité du Prince de Conti pp. -

Je sais qu’il se trouvera quelques nouveaux Auteurs qui pourront tenir une doctrine contraire par des raisons purement philosophiques, et qui ne tendent qu’à énerver la pureté de la Morale Chrétienne ; mais le meilleur moyen de bien juger entre ces dogmes corrompus, et cet écrit, est de voir devant Dieu, laquelle de ces deux opinions on serait plus aisé d’avoir suivi à l’heure de la mort, lorsqu’on sera prêt de rendre compte à Dieu de toutes ses actions, et que nos richesses nous abandonnant, nous ne serons suivis que de nos œuvres bonnes ou mauvaises. » Ce sont les propres paroles de cet Illustre Prince, par lesquelles il fait paraître le zèle qu’il avait contre le dérèglement de la Morale corrompue. […] VIII. ne traitant que de la différence des Acteurs du Théâtre, et de leurs Noms, sont tout à fait inutiles, et hors de propos ; car cette distinction des différents Acteurs du Théâtre ne regarde point la Morale, qui ne les distingue que selon la différence de leurs vices, et qui les condamne tous selon qu’ils sont plus, ou moins vicieux. […] Et tout ce que nous lisons maintenant de la naissance de leurs Dieux, et de toutes leurs actions avait une intelligence mystique, ou dans les secrètes opérations de la nature, ou dans les belles maximes de la morale, ou dans les merveilles incompréhensibles de la Divinité.

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