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28. (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — [Introduction] » pp. 2-10

Ce livre est amusant, les aventures en sont variées, la morale en est bonne, quoiqu’elle perde beaucoup dans la bouche de deux foux reconnus pour tels, & qu’elle soit défigurée par des vers galans, des images & des aventures licentieuses. […]  44, une critique judicieuse des drames espagnols, qui ne tombe pas moins sur les pieces françoises ; où, selon les brochures innombrables qui tous les jours innondent les théatres de Paris, se trouvent les mêmes défauts & de plus grands qu’à celui de Madrid, l’auteur se jette sur la morale, & dit : L’aversion que j’ai pour les comédies de notre temps, n’est pas moindre que celle que j’ai toujours eu pour les livres de chevalerie. […] Ce mêlange monstrueux de bien & de mal, de folie & de sagesse, d’absurdités & de bonne morale, est commun dans les pieces de théatre, où il est ordinaire de voir une sentence à côté d’un propos licencieux : ou croit que l’un sert de passeport & d’excuse à l’autre. […] Le mal l’emporte même beaucoup sur le bien : pour une ligne de bonne morale, il en est cent de mauvaise Mais le bien & le mal y fussent-ils mêlés à dose égale, quel seroit le plus efficace ?

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