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510. (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Idée des spectacles anciens et nouveavx. — Idée des spectacles novveavx. Livre II. — Chapitre XI. Du Balet. » pp. 209-318

Ainsi la Tragedie & le Balet sont deux sortes de Peintures, où l’on met en veüe ce que le Monde ou l’Histoire ont de plus illustre ; où l’on déterre, & où l’on étale les plus fins & les plus profonds mysteres de la Nature & de la Morale, & tout ce qui peut nous estre inconnû, soit par le reculement des temps, soit par l’ignorance ou par le peu de curiosité de nos Peres. […] Il peut dans une nuit representer les plus beaux jours de quelques jeunes Amans : Etaler aux yeux les richesses des diverses saisons : Abreger & reduire à son poinct les diverses Monarchies du Monde : Representer & comprendre dans un mesme dessein les Assyriens & les Perses, les Grecs & les Romains, les Chinois & les Europeens. […] L’on ne peut pas dissimuler en ce Siecle, que l’on n’ait veu des Titres, soit de Livres, soit des Comedies les plus extravagans du monde, & qui auroient pû servir avec plus de justesse à un Sujet tout contraire.

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