Si c’était une chose si mauvaise et inutile que la Comédie, les Républiques les mieux policées en permettraient-elles l’exercice ? […] La Comédie n’étant donc mauvaise de soi, qui la voudra blâmer et la traiter plus rigoureusement que les Philosophes Moraux qui l’ont mise au nombre des plaisirs légitimes et des voluptés innocentes, comme la peinture, la sculpture et la musique ? […] En cela on peut connaître la perversité de l’homme qui applique les meilleures choses en des mauvais usages. La raison est une chose fort excellente, mais elle devient mauvaise quand les hommes en abusent aussi bien que de la volupté.