Dans le premier cas, le confesseur est obligé de condescendre ; dans le second cas, il ne le peut pas, et voilà comment s’explique la différente manière d’agir des confesseurs. […] L’adresse de cacher le grossier ne sait qu’y attirer la volonté d’une manière plus délicate. […] Mais tout cela, dira-t-on, paraît sur le théâtre comme une faiblesse, « Quand on l’accorderait ainsi, aux défenseurs des spectacles, ils ne pourraient nier qu’il y paraît comme une belle, une noble faiblesse, comme la faiblesse des héros et des héroïnes, enfin comme faiblesse si artificieusement changée en vertu qu’on l’admire, qu’on l’applaudit sur tous les théâtres, et qu’elle doit faire une partie essentielle des plaisirs publics ; et cette noble faiblesse de quelque manière qu’on la tourne et qu’on la dore, dans le fond, ce sera toujours, quoiqu’on puisse dire, la concupiscence de la chair. […] Ce que nous venons de dire en réfutation des objections qu’on fait en faveur du théâtre, devrait suffire pour éloigner à tout jamais des spectacles toute personne honnête, qui respecte encore la foi et les mœurs ; mais dans une question que la passion cherche à obscurcir de toutes les manières, on ne dira jamais assez. […] « Les parents, continue-t-il, pour l’ordinaire plus occupés de l’extérieur que du fond de l’éducation de leurs enfants ne s’attachent qu’à leur apprendre les manières et l’usage du monde, où ils ont grand soin de les produire.