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44. (1666) La famille sainte « DES DIVERTISSEMENTS » pp. 409-504

Que c’est un moindre mal d’aller à la charrue un jour de Dimanche, que de danser. […] Il semble que l’un suit de l’autre ; du moins ils ont bien du rapport ; Nous ne sommes pas seulement obligés de fuir le mal, il en faut encore fuir le péril, et plus le mal est à craindre, plus le danger est à éviter : Le péril c’est l’approche du mal, qui craint la mort non seulement il ne l’approche point ; mais il s’en éloigne. […] Ce n’est point remédier au mal, si on ne leur ferme la bouche autant de fois qu’ils sont pour mal parler : La honte de leur condition n’empêche pas que leur liberté de tout faire et de tout dire ne porte son coup, et ne perde la jeunesse qui les voit et qui les entend. […] O que c’est un excellent moyen pour éviter le mal, que de l’ignorer ! […] C’était pour satisfaire cette passion enragée qui n’est jamais bien, que quand elle a mis les autres mal.

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