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104. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE IV. Des Pièces pieuses. » pp. 68-95

Ne pouvant abolir le théâtre, ils ont cru, ad duritiam cordis, que c’était du moins diminuer le mal, et tirer quelque fruit du plus mauvais terroir. […] Ainsi mal à propos, pour faire l’apologie du théâtre, et donner du ridicule au Clergé, imputerait-on à l’Eglise des excès qu’elle a toujours réprouvés. Elle fut mal obéie : ce qui est du goût de la passion ne s’abolit pas aisément. […] Si ces Auteurs ont voulu servir la Religion, ils ont mal réussi, ils n’ont fait au contraire que l’avilir, en dégradant les objets les plus respectables. […] On peut parler des crimes, peindre des criminels, pourvu qu’on le fasse décemment ; les paroles, les couleurs ne font ni bien ni mal.

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