Il est évident que cela n’a pas besoin de preuves, que la représentation de la Comédie est bien plus vive, et fait beaucoup plus d’impression que celle d’un tableau ; et quand elle est jointe avec toutes les circonstances qui l’accompagnent, elle est bien plus dangereuse que ne serait une peinture. […] La seconde, quand il y aurait quelque chose de libre dans le corps de la Pièce ou dans ce qui la finit, cela ne pourrait rendre la Comédie mauvaise, que par rapport à ceux à qui elle serait une occasion prochaine de péché ; et non pas à l’égard de ceux qui vont à la Comédie sans en recevoir aucune impression, ni sans en remporter aucune mauvaise idée, et qui par conséquent sont hors de danger de péché. […] Il doit craindre que cette occasion ne l’engage au péché, et ne l’y porte insensiblement ; ou que peut-être ce ne soit un effet de son endurcissement et de l’abandon de Dieu, s’il ne sent pas les mauvaises impressions que cette occasion fait dans les autres. […] » Enfin ceux qui prétendent qu’en allant à la Comédie, elle ne leur fait aucune impression, ce que Saint Chrysostome ne croit pas, ils doivent bien prendre garde de se tromper : « Que les curieux, dit Saint Jean Chrysostome Idem in Ps. […] » Il est toujours certain que la Comédie amollit et attendrit le cœur, et le rend non seulement moins fort pour résister aux impressions des plaisirs défendus, mais encore elle éloigne l’homme Chrétien de la pratique de la pénitence qu’il est obligé de faire depuis le péché, et qui consiste dans une vie laborieuse et dure à soi-même. « Qui est-ce, dit Cassiodore Cassiod. lib.