La nature étant la même par-tout, & dans tous les hommes, savans & ignorans, grands & petits, peuple & non peuple, il n’était pas possible qu’avec le tems, les Spectacles n’eussent pas lieu dans la société humaine : mais de quelle espèce devaient-ils être, pour faire la plus grande impression de plaisir ? […] » La seconde conséquence est que les Spectacles du corps doivent faire une impression plus vive, plus forte : les secousses qu’ils donnent à l’âme doivent la rendre ferme, dure, quelquefois cruelle. Les Spectacles de l’âme au contraire, font une impression plus douce, propre à humaniser, à attendrir le cœur, plutôt qu’à l’endurcir. […] Cependant les Représentations théâtrales ne sont que trop souvent nuisibles ; c’est une triste vérité, que l’on ne saurait se dissimuler, puisque l’expérience paraît la confirmer chaque jour, & que jusqu’à présent, leurs impressions dangereuses ont balancé leur utilité.