Pourquoi donc un Théologien vient-il aujourd’hui, contre une expérience universelle, abuser du langage des saints Docteurs, pour autoriser des Spectacles qu’ils n’ont jamais regardés qu’avec horreur, en y supposant les circonstances qui s’y trouvent de nos jours, aussi bien que de leur temps ? […] Et quel scrupule se peut-on faire d’aller chercher de l’horreur pour le vice, et de l’amour pour la vertu, s’il est vrai que la Comédie inspire l’une et l’autre ? […] Premièrement, « il s’en est informé à des personnes lesquelles avec l’horreur qu’elles ont du péché, ne laissent pas d’assister aux Spectacles. […] » C’est apparemment une horreur qui ne les rend pas fort délicats : c’est même une horreur merveilleuse ; car elle fait ce qu’on n’aurait jamais pensé, elle rend compatible la crainte du péché avec une volonté constante et positive de contenter ses sens.