Cette précision du plaisir de l'émotion, et du désordre de la passion, enchérirait sur les horreurs du quiétisme. […] Les horreurs du théâtre Anglais sont assorties au massacre des Rois, au chaos de l'irréligion, aux fureurs du suicide. […] Il ajoute judicieusement : « On a beau dire qu'on n'introduit jamais des scélérats sur la scène sans en donner de l'horreur. […] Si l'on avait sincèrement horreur du péché, en fréquenterait-on le séjour, en aimerait-on le souvenir, en parerait-on l'image, en diminuerait-on la difformité, en émousserait-on les remords ? […] Le plaisir du théâtre est précisément le contraire de la contrition, son esprit, son langage l'opposé de celui de la pénitence ; l'adultère, le meurtre, l'intrigue, la fourberie, la vengeance, etc. qui jouent constamment les plus grands rôles, elle s'en accuse, les déteste, et voudrait au prix de tout les anéantir, elle n'y pense qu'avec horreur, fallût-il mourir mille fois plutôt que de les commettre ou de s'y exposer.